Navires et bateaux pirates RSS

ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons16 min de lecture · 8 septembre 2026 « Man'o'war » n'est pas un modèle de bateau. C'est une contraction de man-of-war, du jargon de la Royal Navy, qui désigne un navire de guerre et, le plus souvent, un vaisseau de ligne. L'équivalent français est vaisseau de haut-bord. Pont en bois d'un voilier avec cordage, boussole et tissu, face à l'océan agité sous un ciel nuageux. La confusion vient de là : on traite le mot comme on traite « sloop » ou « goélette », c'est-à-dire comme un plan de coque et un gréement. Résultat, on...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons16 min de lecture · 8 septembre 2026 À Concarneau, le Corentin sort encore en mer. C'est un trois-mâts gréé de voiles au tiers, lancé en 1991 d'après les plans de l'Aimable Irma, un caboteur de 1840. Pour voir à quoi ressemblait un lougre, ce voilier que les fraudeurs de la Manche préféraient à tout autre, c'est aujourd'hui le meilleur poste d'observation en France. Le lougre est un voilier de travail européen, employé au cabotage, à la pêche, à la contrebande, puis à la course. Sa réputation de bateau rapide...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons14 min de lecture · 8 septembre 2026 En octobre 1856, des fonctionnaires chinois montent à bord d'un petit navire mouillé devant Canton, l'Arrow. Sa coque est de construction européenne, ses voiles sont chinoises, son immatriculation britannique à Hong Kong vient d'expirer. Ce navire est une lorcha, et la querelle sur son pavillon sert de prétexte au déclenchement de la seconde guerre de l'Opium. Objets marins et textiles sur un rebord de fenêtre donnant sur un port brumeux avec voiliers traditionnels à l'aube. Le lorcha est un hybride : une coque...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons16 min de lecture · 8 septembre 2026 Le mot « drakkar » n'a jamais été prononcé sur un pont scandinave. Il a été forgé en France au XIXe siècle à partir du pluriel suédois drakar, « dragons », et il s'est installé dans les manuels, puis dans les affiches et les maquettes. Les équipages, eux, disaient langskip: navire long. Ce n'est pas un détail de vocabulaire. Le drakkar viking désigne aujourd'hui une famille de coques très différentes les unes des autres, du petit karvi de treize mètres au grand navire de guerre de...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons18 min de lecture · 8 septembre 2026 Le 2 septembre 31 av. J.-C., à Actium, les navires légers de la flotte d'Octave l'emportent sur les gros bâtiments d'Antoine et de Cléopâtre. Parmi eux, des liburnes, coques longues et basses venues de l'Adriatique. Après la bataille, le mot fait fortune à Rome, au point de finir par désigner à peu près n'importe quel navire de guerre. C'est là que commencent les ennuis pour qui veut savoir à quoi ressemblait ce bateau. Selon les auteurs et les siècles, la liburne compte...

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