Navires et bateaux pirates RSS
La goélette : Le navire rapide et agile qui est devenu le favori des pirates
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons17 min de lecture · 8 septembre 2026 Le mot « goélette » apparaît en français vers 1740, probablement formé sur « goéland ». Le gréement, lui, est plus vieux que le mot : il naît dans les chantiers néerlandais au tournant des XVIe et XVIIe siècles, sous le nom de schoener, pour naviguer entre les bancs de sable de la mer du Nord. Voilier aux multiples mâts navigue en mer avec voiles gonflées sous un ciel nuageux et menaçant. Un bateau bas sur l'eau, fin, taillé pour longer la côte : le vocabulaire dit déjà...
Sampan : ce petit bateau fluvial prisé des pirates
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons16 min de lecture · 8 septembre 2026 En 1810, à Canton, Zheng Yi Sao négocie sa reddition avec les autorités mandchoues. Elle commande alors une confédération de flottes organisée en bannières de couleur, dans le delta de la rivière des Perles, et cette force ne tenait pas seulement à quelques grosses jonques armées : elle reposait aussi sur une nuée de petites embarcations fluviales, Sampans compris, qui portaient les hommes, le riz, les nouvelles et le butin. Voilier traditionnel ancré dans le brouillard matinal d'un fleuve, ses voiles repliées se...
Le Saettia : Le navire marchand rapide qui a trouvé sa voie dans la piraterie
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons16 min de lecture · 8 septembre 2026 Une nouvelle du Décaméron met en scène des hommes qui achètent une saettia sous couleur de commerce, puis l'arment en secret pour courir sur les autres. Le détail vaut mieux qu'un long développement : ce petit trois-mâts latin de Méditerranée passait du fret à la course sans changer de coque, ni de gréement, ni presque d'équipage. Cartes marines et télescope sur un bureau face à un navire à voiles à l'horizon au coucher du soleil. La saettia n'a donc jamais été un « navire...
Le Quinquereme : Le puissant navire de guerre que les pirates craignaient et commandaient parfois
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons14 min de lecture · 8 septembre 2026 Polybe donne les chiffres d'une quinquérème romaine des guerres puniques : 300 rameurs, 120 fantassins, 50 marins. Environ 470 hommes sur une coque estimée à une quarantaine de mètres, large de cinq à sept. Tout le reste découle de là. Voilier naviguant en Méditerranée au coucher de soleil avec vagues écumantes et côte rocheuse en arrière-plan. Avec ces proportions, un navire ne poursuit pas une barque le long d'une côte. Il transporte de l'infanterie et il l'amène au contact. C'est pour ça que...
Le Prao : L'Outrigger agile qui est devenu l'arme secrète des pirates
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons14 min de lecture · 8 septembre 2026 Pourquoi un bateau à balancier de la mer de Sulu, sans pont continu ni artillerie de bordée, pouvait-il rattraper un navire marchand européen ? Le prao tient sa vitesse de trois éléments de construction qui se repèrent à l'œil nu : un flotteur latéral, une coque dissymétrique, et une voile triangulaire tendue entre deux espars. Repérer ces détails permet d'identifier un prao sur une gravure ancienne, dans un documentaire ou sur une maquette. Une précision avant d'entrer dans le détail : en français, « le prao »...