Pirates et corsaires célèbres RSS

ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons18 min de lecture · 8 septembre 2026 Le 23 mai 1701, après sa pendaison à Execution Dock, le corps de William Kidd a été enduit de goudron et suspendu dans une cage de fer à Tilbury Point, à l'entrée de la Tamise. Il y est resté des années, bien visible des équipages qui remontaient le fleuve vers Londres. C'est cette mise en scène, plus que ses prises, qui l'a installé au rang de pirate légendaire. Carte marine et boussole sur un rebord de fenêtre donnant sur un navire voilier...

Plus

ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons13 min de lecture · 8 septembre 2026 John Julian n'était probablement pas mohegan. C'est l'étiquette qui circule le plus, et c'est la partie la moins solide de son dossier. Ce que les archives donnent, en revanche, est net : un jeune homme d'ascendance métissée, désigné comme « Indian » dans les papiers coloniaux, né vers 1701, pilote du Whydah Gally sous Samuel Bellamy à seize ans environ, survivant du naufrage d'avril 1717, jamais jugé, vendu comme esclave, et très probablement le « Julian the Indian » exécuté à Boston en mars 1733. Tant qu'on...

Plus

ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons18 min de lecture · 8 septembre 2026 En avril 1621, un capitaine anglais nommé Thomas Jones ramène le Discovery vers la Virginie et se retrouve mis en cause par la Virginia Company : on lui reproche d'avoir détourné et pillé des cargaisons pendant la traversée. C'est, à ma connaissance, le seul Thomas Jones dont le nom apparaisse dans un dossier maritime avec un soupçon de piraterie derrière. Aujourd'hui, taper ce nom renvoie d'abord à un peintre paysagiste gallois, à un running back de NFL et à un chanteur né à...

Plus

ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons17 min de lecture · 8 septembre 2026 En 1618, sept ans après les faits, quatre survivants du Discovery comparaissent devant la justice anglaise. On leur reproche d'avoir abandonné leur capitaine, Henry Hudson, dans une chaloupe, sur une mer glacée du nord du Canada. Ils ressortent libres. Les preuves manquaient, les témoins étaient morts, et les côtes qu'ils rapportaient valaient plus, pour les armateurs de Londres, que la peine de quatre hommes. Hudson savait tenir une route. Il n'a jamais su tenir un équipage. Cette distinction éclaire ses quatre voyages...

Plus

ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons19 min de lecture · 8 septembre 2026 En 1565, Élisabeth Ire accorde à John Hawkins des armoiries dont le cimier représente un captif africain ligoté. Ce n'est pas une lecture rétrospective ni une interprétation tardive : c'est le blason que le marchand demande, obtient et fait peindre, en revendiquant publiquement le commerce qui l'a enrichi. Navire à voiles du XVIe siècle navigant en mer agitée, observé depuis le pont d'un autre bateau par temps couvert. Le personnage se résume souvent à une formule, « premier négrier anglais », ou à une autre,...

Plus