Thomas Jones : L'énigme des mers

Thomas Jones : L'énigme des mers

En avril 1621, un capitaine anglais nommé Thomas Jones ramène le Discovery vers la Virginie et se retrouve mis en cause par la Virginia Company : on lui reproche d'avoir détourné et pillé des cargaisons pendant la traversée. C'est, à ma connaissance, le seul Thomas Jones dont le nom apparaisse dans un dossier maritime avec un soupçon de piraterie derrière.

Aujourd'hui, taper ce nom renvoie d'abord à un peintre paysagiste gallois, à un running back de NFL et à un chanteur né à Treforest. La confusion est logique : le patronyme est l'un des plus répandus du pays de Galles, et les archives anglaises du XVIIe siècle en comptent des dizaines.

Cet article sépare les homonymes, expose ce que les sources permettent réellement de dire du capitaine, puis passe au concret : comment reconnaître un pavillon de capitaine attesté d'un motif inventé récemment, et quoi regarder sur une toile avant de l'accrocher.

L'essentiel
  • « Thomas Jones » est un nom d'homonymes : le peintre gallois (1742-1803), le running back né en 1978, le chanteur Tom Jones né en 1940, et un capitaine du XVIIe siècle.
  • Le seul Thomas Jones lié à des accusations de pillage est un capitaine anglais actif autour de 1615-1625, associé au Falcon puis au Discovery, mis en cause par la Virginia Company.
  • Aucun pavillon personnel ne lui est attribué par une source d'époque. Les emblèmes qu'on lui prête en ligne sont des dessins récents.
  • Entre course et piraterie, la différence tient à un document : la lettre de marque, et le passage de la prise devant une cour d'amirauté.
  • Les pavillons réellement décrits par des sources contemporaines sont peu nombreux : Thomas Tew, Emanuel Wynne, Barbe Noire, Bartholomew Roberts, Calico Jack.
  • Pour un mur ou une hampe : format 90 x 150 cm, deux œillets sur bande renforcée, toile polyester, motif lisible à plusieurs mètres.

Trois Thomas Jones célèbres, et pourquoi la recherche mène rarement à la mer

Trois personnalités occupent presque tous les résultats sur ce nom, et aucune n'a navigué sous pavillon noir. Un peintre, un joueur de football américain, un chanteur. Le capitaine, lui, tient en quelques lignes dans des registres de compagnie.

  • Thomas Jones, peintre (1742-1803), né près de Cefnllys, dans le Radnorshire, élève de son compatriote Richard Wilson. Il est surtout connu pour de petites vues de toits et de murs peintes à Naples entre 1780 et 1783, redécouvertes au XXe siècle.
  • Thomas Jones, running back, né le 19 août 1978 à Big Stone Gap en Virginie, en NFL de 2000 à 2011, sélectionné au Pro Bowl à l'issue de la saison 2008.
  • Tom Jones, chanteur, né le 7 juin 1940 à Treforest, au pays de Galles.
  • Un capitaine anglais du XVIIe siècle, celui qui nous intéresse ici, dont on ne connaît ni le portrait, ni la date de naissance, ni la fin.

Ce n'est pas un hasard. Jones est un patronyme gallois formé sur un prénom, comme Davies ou Williams, et il se compte par milliers dans les rôles d'équipage et les registres portuaires anglais. Un même nom peut désigner cinq hommes différents dans une décennie, sur cinq navires différents, sans qu'aucun greffier n'ait jugé utile de préciser lequel.

Quand quelqu'un cherche ce nom sur un site consacré à la piraterie, il cherche en général trois choses : un capitaine, un navire, un pavillon. Les deux premiers existent, à l'état de fragments. Le troisième, non. Et c'est une information utile avant d'aller regarder les Pavillons de capitaines historiques: tous les noms qui circulent ne sont pas adossés à un emblème décrit quelque part.

Un point de méthode, qui servira plus loin. Un pavillon se juge d'abord à sa lisibilité à trois ou quatre mètres : fond sombre, symbole massif, très peu de détails fins. C'était sa fonction en mer, être reconnu d'un pont à l'autre, et c'est aussi ce qui décide de l'effet sur un mur de salon.

Pavillon noir tendu sur un mur gris, crâne et os blancs restant lisibles à plusieurs mètres de distance.
Pavillon noir tendu sur un mur gris, crâne et os blancs restant lisibles à plusieurs mètres de distance.

Sur ce point, Thomas Jones (1910-1972) (persee.fr) donne des repères vérifiables.

Capitaine Thomas Jones (v. 1615-1625) : le seul dossier maritime consistant

Ce Thomas Jones commande des navires marchands anglais armés, le Falcon puis le Discovery, dans les années 1620. Il transporte des passagers et des marchandises vers les colonies d'Amérique, et il finit mis en cause par la Virginia Company pour des captures et des détournements de cargaison.

Le Discovery est un petit navire déjà ancien à l'époque, utilisé sur la route de Virginie. Sur le voyage aller-retour de 1620-1621, plusieurs correspondances de la compagnie évoquent des cargaisons prises dans les Antilles et revendues au profit du capitaine. Les termes varient d'un document à l'autre, et c'est justement le problème : la même action peut y être décrite comme un pillage ou comme une prise de guerre selon qui écrit.

Une détention suit ces accusations. Les registres de la compagnie, consultables dans la collection numérisée Records of the Virginia Company of London de la Library of Congress, conservent ce type de correspondances et de comptes rendus de séances. On y trouve des griefs, des noms de navires, des sommes. On n'y trouve pas de récit suivi, ni de jugement pour piraterie clairement identifiable au nom de cet homme.

Autre source de confusion, fréquente : Christopher Jones, maître du Mayflower, mort en 1622. Deux Jones, deux navires marchands partis vers la même côte à quelques mois d'écart. Les notices populaires les mélangent régulièrement, et attribuent au capitaine du Discovery des épisodes qui appartiennent à l'histoire de la colonie de Plymouth.

Les sources se limitent à peu de chose : des registres de compagnie, quelques dépositions, aucune biographie contemporaine, aucun portrait, aucune description de pavillon. Tout le reste relève de l'hypothèse.

Dans la pratique Quand une notice te présente un pirate avec une date précise mais sans nom de navire, c'est presque toujours un signe que l'auteur a recopié une autre notice. Le nom du navire est la donnée qui circule le moins bien dans les récits inventés, parce qu'elle est vérifiable dans les rôles d'armement et les registres portuaires.

Piraterie ou course : ce que change une lettre de marque

Un corsaire agit avec une commission délivrée par une puissance : la lettre de marque. Elle nomme le capitaine, le navire, l'ennemi autorisé, et impose de faire juger chaque prise devant une cour d'amirauté qui répartit les parts. Sans ce papier, ou après son expiration, la même capture devient un crime.

La lettre de marque scellée à la cire rouge, posée sur un bureau de chêne près d'un encrier de laiton.
La lettre de marque scellée à la cire rouge, posée sur un bureau de chêne près d'un encrier de laiton.

Ce basculement est très courant au XVIIe siècle. Un capitaine arme en course pendant une guerre, la paix est signée, sa commission tombe, et l'équipage n'a plus de revenu. Certains rentrent. D'autres continuent, avec un document périmé qu'ils exhibent quand on le leur demande. Des ports complaisants, dans les Antilles, sur la côte américaine ou dans l'océan Indien, achètent les cargaisons sans poser de questions.

Un homme comme Thomas Jones se situe dans cette zone grise. Il commande un navire de commerce armé, dans un cadre légal, et il est accusé d'avoir dépassé ce cadre. Une accusation portée par des actionnaires mécontents n'est pas une condamnation pour piraterie. La distinction compte : elle explique pourquoi son nom n'apparaît pas dans les recueils de procès qui ont fait la matière première des histoires de pirates.

Quatre mots reviennent sans arrêt et ne sont pas interchangeables.

  • Corsaire: capitaine muni d'une commission d'État, en temps de guerre, jugé par une cour d'amirauté.
  • Flibustier: terme employé pour les hommes des Antilles au XVIIe siècle, aux statuts variables selon les périodes et les gouverneurs.
  • Boucanier: à l'origine un chasseur installé à Hispaniola, qui fume la viande sur un boucan, avant que le mot ne glisse vers les équipages de course.
  • Forban: celui qui agit hors de tout mandat, sans commission d'aucune sorte.

Le test que j'applique en lisant une notice tient en une question : qui a donné l'ordre, et devant qui cet homme devait-il rendre des comptes. Si la réponse n'existe pas dans le texte, l'auteur emploie « corsaire » et « pirate » comme des synonymes de style.

Légendes tardives autour du nom, et comment les trier

Autour de ce Thomas Jones circulent des récits de trésor enfoui et de double vie coloniale, apparus dans la littérature populaire du XIXe et du XXe siècle. Aucun ne cite d'archive. Le mécanisme est classique : un nom courant attire les anecdotes orphelines détachées d'autres capitaines.

Le signal d'alerte le plus fiable reste la citation d'« historiens maritimes » sans nom, sans institution et sans publication. Un chercheur réel a une université, un musée ou un livre daté derrière lui. Une phrase attribuée à un expert anonyme sert à donner du poids à une invention.

  1. Cherche le navire. Un capitaine sans navire nommé n'a pas d'existence documentaire. Si le texte dit « son bateau », passe ton chemin.
  2. Cherche l'année. Pas « au début du XVIIIe siècle », mais 1693, 1718, 1722. Les archives datent, les légendes arrondissent.
  3. Cherche le document. Registre de compagnie, minutes de procès, journal de bord, lettre. Et l'endroit où il est conservé : National Archives, Library of Congress, fonds d'un musée maritime.
  4. Sépare le motif de l'homme. Qu'un capitaine ait existé ne prouve pas qu'un pavillon lui soit attribuable. Ce sont deux questions distinctes, et la seconde a beaucoup moins de réponses.

Appliquées à ce nom, ces quatre vérifications laissent debout un capitaine, deux navires, une décennie et un dossier d'accusations. C'est peu, et je préfère le dire ainsi plutôt que de combler les trous.

Pavillons attestés et pavillons inventés

Un pavillon noir hissé en mer servait à obtenir une reddition sans combat. Il devait donc se reconnaître à plusieurs centaines de mètres, sur une toile qui claque et se déforme. D'où des motifs simples : une forme blanche, un contour net, rien de plus.

Le premier Jolly Roger décrit par une source officielle est celui d'Emanuel Wynne, signalé en 1700 par un commandant de la Royal Navy au large des îles du Cap-Vert : crâne, os croisés, sablier. Ensuite viennent quelques emblèmes rapportés par des témoins, des dépositions de procès ou le recueil de Charles Johnson publié en 1724. Cela fait, en tout et pour tout, une petite dizaine de motifs.

Sur le reste du catalogue mondial des pavillons dits « historiques », l'attribution est traditionnelle, tardive, parfois créée par un illustrateur du XXe siècle. Ce n'est pas disqualifiant, à condition de savoir de quel style on parle. Je range mes murs de cette façon : d'un côté les emblèmes rattachés à un capitaine documenté, de l'autre les univers de fiction, One Piece, Pirates des Caraïbes, Assassin's Creed, qui ont leurs propres règles et n'ont pas besoin d'archives pour être aimés.

Ce que montrent les éléments du motif

Le bras armé du sabre était compris comme une menace directe et une promesse de rapidité. Le sablier renvoyait au temps qui reste avant l'abordage. Le cœur transpercé et les gouttes de sang, présents sur plusieurs pavillons décrits, servaient eux aussi à effrayer l'équipage d'en face. Sur la question voisine de la couleur, j'ai détaillé ce que signalait la toile rouge dans L'article consacré au drapeau rouge des pirates, parce que le noir et le rouge n'annonçaient pas la même chose.

Capitaine Période active Motif décrit par les sources Niveau d'attestation Lisibilité à distance
Thomas Tew V. 1692-1695 Bras blanc tenant un sabre, fond noir Emblème largement documenté et repris Très bonne : une seule forme massive
Emanuel Wynne V. 1700 Crâne, os croisés, sablier Signalé par un rapport de la Royal Navy Bonne : trois éléments séparés
Barbe Noire (Edward Teach) 1716-1718 Squelette cornu, sablier, cœur transpercé Attribution ancienne, détails discutés Moyenne : motif chargé
Bartholomew Roberts 1719-1722 Capitaine debout sur deux crânes (ABH, AMH) Décrit par des témoignages d'époque Moyenne : silhouettes fines
Calico Jack (John Rackham) 1718-1720 Crâne et deux sabres croisés Attribution traditionnelle Très bonne : symétrie nette
« Thomas Jones » XVIIe siècle Aucun motif décrit dans les archives Non attesté Sans objet

Choisir un pavillon qui tient : toile, œillets, format, montage

Le format de référence du pavillon décoratif est le 90 x 150 cm. Il couvre un pan de mur sans le saturer, il tient sur une hampe de jardin, et il se plie à plat sans marquer la toile. En dessous, le motif se perd sur un grand pan de mur ; au-dessus, il faut un vrai dégagement.

La différence entre une toile à hisser et un poster imprimé tient à trois détails : une bande latérale renforcée, deux œillets métalliques posés dedans, et un ourlet cousu sur les autres bords. Le polyester, lui, supporte l'humidité et se remet à plat après avoir été mouillé, ce que ne fait pas un tissu léger non traité.

Sur un mur, deux crochets suffisent, passés dans les œillets, avec la toile légèrement tendue : trop tendue, elle marque aux angles ; pas assez, elle gondole. Sur une hampe ou une drisse, les œillets prennent le mousqueton directement. Compte 30 à 40 cm au-dessus d'un canapé ou d'un bureau pour que le motif reste au niveau du regard quand on est debout.

Pour l'entretien, un lavage à la main à l'eau froide, sans essorage machine, et un séchage à plat. Une toile laissée dehors en permanence finit par se décolorer et s'effiler en chute : la rentrer après un week-end de fête ou une semaine de vacances allonge nettement sa durée de vie.

Pour le pavillon de Thomas Tew vendu chez Piraterie Shop : polyester, dimensions 90 x 150 cm, sérigraphie HD, coutures annoncées comme résistantes aux intempéries, bande blanche renforcée pour la suspension et deux œillets métalliques en laiton. Le motif est un bras blanc tenant un sabre sur fond noir. La description ne précise pas le grammage de la toile ni si l'impression est traversante : à vérifier au moment de choisir si tu comptes l'accrocher devant une fenêtre, où le dos sera visible.

Si tu es arrivé jusqu'ici en cherchant un capitaine du XVIIe siècle et que tu veux repartir avec un emblème qui tient debout historiquement, le choix se réduit vite. Il faut un motif décrit par une source d'époque, une forme unique lisible de loin, et une toile montée pour être suspendue.

Il ne conviendra pas à tout le monde. Pour une chambre d'enfant, un motif de fiction reconnaissable amuse davantage qu'un bras armé qu'il faudra expliquer. Et si ton mur disponible fait moins d'un mètre de large, une affiche encadrée ou un sticker tiendra mieux la place qu'une toile de 150 cm de long qui débordera de chaque côté.

Thomas Tew, le capitaine dont l'emblème est réellement connu

Thomas Tew part de Newport, dans le Rhode Island, au début des années 1690, avec une commission délivrée aux Bermudes. Il commande l'Amity, un sloop, et met le cap non pas sur les Caraïbes mais sur la mer Rouge, où passent les navires de pèlerins et de commerce moghols.

En 1693, il capture un de ces navires et rentre à Newport avec un butin considérable, ce qui lui vaut un accueil discret des autorités coloniales et une réputation immédiate. Sa commission ne couvrait rien de tout cela : le glissement décrit plus haut, du mandat expiré à la prise illégale, se voit ici presque à la page près. Il repart vers 1695 et meurt au cours de ce second voyage, en mer Rouge, sur une attaque contre un navire moghol.

L'Amity était un petit gréement, et cela explique sa façon d'opérer : peu de tirant d'eau, une vitesse au près qui permet de choisir son moment, un équipage réduit à nourrir. J'ai un faible pour ces coques rapides, plus que pour les grands trois-mâts de guerre que la fiction met en avant. Le sloop est le bateau qui rend possible une carrière comme celle de Tew.

Son pavillon, le bras armé du sabre sur fond noir, est repris depuis plus d'un siècle dans les ouvrages illustrés. Le motif se comprend sans notice : un geste, une arme, une menace. C'est probablement pour cette raison qu'il a survécu aussi bien, alors que des emblèmes plus détaillés se sont perdus.

Hisser, accrocher, offrir : quelques cas concrets

Sur un mur intérieur, un pavillon de 90 x 150 cm se pose à l'horizontale au-dessus d'un bureau ou d'un canapé, ou à la verticale sur un mur étroit entre deux portes. Deux crochets suffisent, l'important étant que la toile soit tendue de la même façon des deux côtés pour que le motif ne parte pas de travers.

Toile noire tendue entre deux crochets muraux, au-dessus d'un bureau en bois avec carte ouverte et cordages.
Toile noire tendue entre deux crochets muraux, au-dessus d'un bureau en bois avec carte ouverte et cordages.

En extérieur, sur un mât de jardin, un balcon ou un camp, tout est plus simple à terre que sur l'eau. À bord d'un bateau, le pavillon national reste la seule question réglementée, et un pavillon de fantaisie ne le remplace pas : pour un usage en mer, la référence est la réglementation du pavillon national, à vérifier auprès des affaires maritimes.

Pour un anniversaire ou un carnaval, la toile sert de fond de décor derrière la table, pas d'accessoire porté : elle est trop grande pour être manipulée par un enfant, et une cape prévue pour ça fera mieux l'affaire. Le pavillon tient le mur, le reste se joue du côté des Déguisements adaptés à l'âge.

En cadeau à quelqu'un qui aime l'histoire maritime, l'association qui fonctionne le mieux est un emblème documenté et une maquette du type de navire correspondant : un sloop ou une goélette pour un capitaine des années 1690, pas un vaisseau de ligne. Les Navires miniatures se choisissent d'abord sur la mâture, avant la forme de la coque.

Un mot sur le vocabulaire, enfin. Ces toiles sont des reproductions décoratives d'emblèmes historiques, imprimées récemment. Ni pièces d'époque, ni objets de collection au sens strict. Le reste des motifs, capitaines réels et équipages de fiction confondus, se parcourt dans la Collection de drapeaux pirates, si tu veux comparer les formats et les emblèmes disponibles.

Bon à savoir avant de choisir

Qui est Thomas Jones ?

Le nom désigne plusieurs personnes sans lien entre elles : un peintre paysagiste gallois (1742-1803), un running back de NFL né en 1978, le chanteur Tom Jones né en 1940, et un capitaine marchand anglais du début du XVIIe siècle. C'est ce dernier qui intéresse l'histoire maritime, pour avoir été accusé de pillage de cargaisons par la Virginia Company.

Thomas Jones était-il vraiment un pirate ?

Rien ne permet de l'affirmer. Les registres de la Virginia Company le mettent en cause pour des captures et des détournements pendant ses voyages vers la Virginie, et une détention a suivi, mais on ne connaît pas de condamnation pour piraterie à son nom. Il n'existe aucune biographie contemporaine, aucun portrait et aucune description de pavillon le concernant.

Quelle est la différence entre un pirate et un corsaire comme Thomas Tew ?

Le corsaire dispose d'une lettre de marque qui l'autorise à attaquer les navires d'une nation ennemie, et doit faire juger ses prises devant une cour d'amirauté. Tew avait obtenu une commission aux Bermudes, mais ses attaques en mer Rouge contre des navires moghols n'entraient pas dans ce cadre : il est passé du côté de la piraterie caractérisée. Le statut se joue sur le document et sur la cible autorisée, pas sur la manière de combattre.

Comment laver et ranger un pavillon en polyester ?

Lavage à la main à l'eau froide, sans javel, sans essorage en machine, puis séchage à plat ou sur un fil sans pince au milieu du motif. Pour le rangement, un pliage en trois dans le sens de la longueur évite les plis marqués en travers du dessin. Une toile qui a passé plusieurs mois dehors s'use surtout par la chute, le bord opposé aux œillets : c'est là qu'il faut regarder l'effilochage.

Tom Jones est-il malade ?

La question revient après des reports de concerts, mais il n'existe pas d'information médicale confirmée à donner ici, et ce n'est pas le sujet d'un site consacré à la piraterie. Les annonces officielles de l'artiste et de son équipe restent la seule source fiable sur ce point.

Que fait Tom Jones aujourd'hui ?

Il continue sa carrière de chanteur, avec des albums et des tournées, et il a été coach dans l'émission The Voice UK. Aucun lien avec le capitaine du Discovery: la confusion vient uniquement du patronyme.

Quelle est l'origine ethnique de Tom Jones ?

Il est gallois, né à Treforest près de Pontypridd, dans une famille de mineurs de charbon du sud du pays de Galles. Il a évoqué en interview la possibilité d'une ascendance plus lointaine, sans que cela repose sur une généalogie établie publiquement.

Devant un pavillon vendu sous un nom de capitaine, demande trois choses : le navire, l'année, et l'endroit où le document est conservé. Si les trois manquent, tu regardes un dessin récent, ce qui n'empêche pas de l'accrocher, à condition de savoir ce qu'on accroche.