John Hawkins : Négociant, navigateur et commandant de la marine
En 1565, Élisabeth Ire accorde à John Hawkins des armoiries dont le cimier représente un captif africain ligoté. Ce n'est pas une lecture rétrospective ni une interprétation tardive : c'est le blason que le marchand demande, obtient et fait peindre, en revendiquant publiquement le commerce qui l'a enrichi.

Le personnage se résume souvent à une formule, « premier négrier anglais », ou à une autre, « héros de l'Armada ». Les deux sont trop courtes. Hawkins est un entrepreneur maritime adossé à l'État, dont l'héritage technique tient dans deux choses : un type de galion plus bas sur l'eau et une administration navale remise d'aplomb après 1578.
Ce qui suit sépare ce qui est attesté de ce qui est romancé, donne le détail des trois expéditions de traite dans un tableau, décrit les instruments réellement embarqués au XVIe siècle, et explique pourquoi la biographie utile n'est pas la même selon qu'on s'intéresse au commerce triangulaire, à la charpente de marine ou à la fonction publique.
- John Hawkins (Plymouth, 1532 – large de Porto Rico, 12 novembre 1595) fut successivement négociant, navigateur, corsaire, marchand d'esclaves, puis trésorier de la marine anglaise.
- Trois expéditions de traite entre 1562 et 1569 : il achète et capture des captifs en Afrique de l'Ouest et les revend de force aux colonies espagnoles des Caraïbes.
- La bataille de San Juan de Ulúa, en septembre 1568, tourne au désastre et durcit pour vingt ans la rivalité anglo-espagnole. Hawkins et son parent Francis Drake s'en échappent.
- Trésorier de la Navy à partir de 1578, il fait construire des galions plus bas, plus fins, mieux armés en artillerie de bordée.
- Il est fait chevalier en mer pendant la campagne de l'Armada, en 1588, et meurt de maladie sept ans plus tard, lors d'une expédition de course aux Caraïbes.
- Sa mémoire est discutée à Plymouth même : la ville a engagé en 2020 le changement de nom du square qui portait son nom.
Plymouth, 1532 : naître dans une famille de marchands armateurs
John Hawkins naît à Plymouth en 1532, dans une famille qui arme déjà des navires. Son père, William Hawkins, a conduit dans les années 1530 des voyages vers la côte du Brésil, ce qui plaçait la maison familiale parmi les rares entreprises anglaises capables de monter une traversée atlantique.
Être marchand, à cette époque et dans ce port, ne veut pas dire tenir boutique. Il faut trouver un navire, réunir des investisseurs, négocier l'assurance du risque de mer, recruter un équipage, prévoir la nourriture pour plusieurs mois et rentrer avec une cargaison qui rembourse le tout. La partie navigation est une compétence parmi d'autres.
Hawkins épouse Katherine Gonson, fille de Benjamin Gonson, alors trésorier de la marine. Ce mariage compte autant que ses premières routes vers les Canaries, où il se constitue un réseau de correspondants espagnols. Il entre par là dans l'appareil d'État, et c'est ce même poste de trésorier qu'il occupera plus tard.
Les historiens qui ont travaillé sur ses papiers décrivent un négociateur méthodique, attentif aux comptes, plutôt qu'un homme de coup de main. Cette réputation-là explique mieux sa carrière que n'importe quelle scène d'abordage.
Sur ce point, John Hawkins (worldhistory.org) donne des repères vérifiables.
1562-1569 : trois traversées et l'entrée de l'Angleterre dans la traite atlantique
Entre 1562 et 1569, Hawkins organise trois expéditions qui suivent le même schéma : capturer et acheter des captifs sur la côte de Guinée, traverser l'Atlantique, les vendre de force aux colons espagnols des Caraïbes, revenir avec du sucre, des cuirs et de l'argent. C'est un crime de masse, documenté par ses propres comptes et par les archives espagnoles, et il faut le nommer ainsi.
La première expédition part en octobre 1562 avec le Salomon, le Jonas et le Swallow. Le nombre de personnes déportées varie selon les sources et selon les récits publiés plus tard : plusieurs centaines, sans certitude sur le chiffre exact. Les profits, eux, sont suffisants pour attirer des investisseurs londoniens sur les voyages suivants, et la Couronne elle-même y prend part.
La formule « premier négrier anglais » demande une nuance. Des marins anglais avaient déjà touché la côte de Guinée avant lui, et Portugais et Espagnols pratiquaient la traite depuis des décennies. Ce que fait Hawkins, c'est monter l'opération à l'échelle d'une entreprise financée depuis Londres, avec des navires d'État, une comptabilité et des retours réguliers. Il n'ouvre pas la voie, il l'organise.
Le deuxième voyage, en 1564-1565, mène la flotte de la Guinée à la côte du Venezuela, puis en Floride, où Hawkins fait escale auprès des huguenots français de René de Goulaine de Laudonnière, installés à Fort Caroline et à bout de vivres. Il leur cède un navire. Ce détail est souvent raconté comme un geste chevaleresque ; c'est aussi une transaction.
Le troisième voyage, parti en 1567, embarque un jeune parent nommé Francis Drake, qui commande le Judith. Une tempête dans le golfe du Mexique abîme le Jesus of Lübeck et force la flotte à chercher un port de radoub. Ce sera San Juan de Ulúa.
Ce point est détaillé dans Sir John Hawkins Archives - Not Even Past (notevenpast.org).
Les trois expéditions de traite de John Hawkins (1562-1569)
| Expédition | Dates | Navires principaux | Itinéraire | Issue |
|---|---|---|---|---|
| Première | 1562-1563 | Salomon, Jonas, Swallow | Plymouth – Guinée – Hispaniola | Plusieurs centaines de captifs déportés et vendus ; profits élevés, une partie des cargaisons de retour saisie en Espagne |
| Deuxième | 1564-1565 | Jesus of Lübeck, Salomon, Tiger, Swallow | Guinée – côte du Venezuela – Floride – Angleterre | Ventes imposées aux colons espagnols sous la menace ; escale auprès des huguenots de Laudonnière |
| Troisième | 1567-1569 | Jesus of Lübeck, Minion, Judith (Drake) | Guinée – Caraïbes – San Juan de Ulúa (Mexique) | Attaque espagnole en rade, perte du Jesus of Lübeck, retour de deux navires seulement et d'une poignée d'hommes |
San Juan de Ulúa, septembre 1568 : le désastre qui change tout
En septembre 1568, la flotte anglaise entre dans la rade de San Juan de Ulúa, devant Veracruz, pour réparer. Le lendemain arrive la flotte annuelle d'Espagne, avec le nouveau vice-roi à son bord. Un accord de non-agression est conclu, puis rompu par les Espagnols.
L'attaque se déclenche à courte distance, dans un mouillage encombré où les navires anglais ne peuvent pas manœuvrer. Le Jesus of Lübeck, trop endommagé, est abandonné avec une partie de la cargaison. Seuls le Minion et le Judith s'échappent.

Le retour est atroce. Le Minion, surchargé et sans vivres, débarque une centaine d'hommes sur la côte mexicaine à leur demande ; beaucoup seront capturés, jugés, certains livrés à l'Inquisition. Une poignée d'hommes seulement rentre en Angleterre.
L'épisode nourrit vingt ans d'hostilité. Drake en tire une carrière de course contre les possessions espagnoles, avec l'accord tacite puis explicite de la Couronne. Et c'est ici que la distinction juridique compte : un corsaire agit avec une lettre de marque délivrée par un souverain, en temps de guerre ou de représailles, et rend des comptes sur ses prises ; un pirate agit pour lui, contre tous, et risque la corde. Hawkins et Drake relèvent du premier cas. Si tu veux le détail des cadres juridiques et des grandes rencontres en mer, j'en donne plusieurs exemples dans mon tour des batailles navales les plus dures.
Trésorier de la marine à partir de 1578 : la refonte technique des navires anglais
En 1578, Hawkins succède à son beau-père comme trésorier de la Navy. Le poste consiste à payer, entretenir, radouber, ravitailler et faire construire. C'est de cette place, et non du pont d'un navire, qu'il pèse le plus sur l'histoire navale anglaise.
Le travail ne se fait pas dans le calme. Hawkins se heurte aux chantiers et aux fournisseurs, propose des contrats forfaitaires pour l'entretien de la flotte, se fait accuser de malversation, et voit sa gestion examinée à plusieurs reprises. Une partie de ces accusations vient de gens dont il coupait les marges.
Techniquement, il soutient un type de coque que les Anglais appellent race-built: châteaux avant et arrière abaissés, rapport longueur sur largeur augmenté, œuvres mortes réduites. Le maître charpentier Matthew Baker travaille dans la même direction à la même époque. Un navire plus bas prend moins de vent, tient mieux le cap au près et roule moins, donc pointe mieux son artillerie.
Le changement de charpente accompagne un changement de doctrine. La bataille en mer ne se gagne plus en accostant l'ennemi pour l'aborder, mais en tirant des bordées à distance et en manœuvrant pour rester au vent. C'est un choix d'artilleur autant que de constructeur.
La part administrative de ce travail passe inaperçue et décide pourtant des campagnes : un navire dont les fonds sont sains, dont la poudre est sèche et dont l'équipage est nourri se bat ; un navire bien dessiné mais mal ravitaillé reste au mouillage. Ceux qui aiment comparer les coques d'une époque à l'autre trouveront de quoi occuper une étagère du côté des bateaux pirates miniatures, où les proportions des galions se voient bien mieux que sur une gravure.
Armada de 1588 et dernier voyage de 1595 : la fin d'une carrière
Pendant la campagne de 1588, Hawkins sert comme vice-amiral et commande le Victory. Il est fait chevalier en mer après les combats au large des côtes flamandes. Les navires qu'il a fait construire ou refondre servent la tactique anglaise : harcèlement au canon, refus de l'abordage, usure de la flotte espagnole poussée vers le nord.
Deux ans plus tard, avec Drake, il participe à la création du Chatham Chest, une caisse alimentée par une retenue sur la solde des marins et destinée aux blessés et aux invalides. Il fonde également à Chatham un hospice pour les marins pauvres. Cette part de sa vie est rarement racontée et elle est pourtant attestée par les statuts de la fondation.
En 1595, il repart aux Caraïbes avec Drake, dans une expédition de course mal préparée qui vise Porto Rico et les convois d'argent. Hawkins tombe malade pendant la traversée et meurt le 12 novembre 1595, au large de San Juan de Porto Rico. Drake meurt à son tour deux mois plus tard, au large de l'isthme de Panama.
Son fils, Richard Hawkins, poursuit la lignée : navigateur, il tente en 1593 un voyage vers le Pacifique et se fait capturer par les Espagnols au large du Pérou, puis publie le récit de sa campagne après sa libération.
Ce qu'il y avait à bord : compas, loch, sonde et cartes au XVIe siècle
Un navire de Hawkins traverse l'Atlantique sans longitude fiable. La position se calcule par estime : cap tenu, vitesse estimée, temps écoulé, dérive corrigée à l'expérience. Le seul instrument dont personne ne se sépare est le compas.
Le compas de route est logé dans un habitacle en bois placé devant la barre, éclairé la nuit par une lampe. Sa rose est divisée en 32 quarts, et l'homme de barre gouverne « au quart » plutôt qu'en degrés. La déclinaison magnétique est connue des pilotes, mais mal cartographiée : on sait que l'aiguille ne montre pas le nord vrai partout, on ne sait pas encore de combien selon les régions. C'est à Londres, en 1581, que Robert Norman publie The Newe Attractive et décrit l'inclinaison de l'aiguille.
Le reste de l'équipement tient en peu de choses :
- Le loch à bateau: une planchette lestée jetée par l'arrière, une ligne à nœuds, un sablier pour compter. William Bourne en décrit l'usage dans A Regiment for the Sea, en 1574.
- L'astrolabe de mer et l'arbalestrille: deux façons de mesurer la hauteur du soleil ou de l'étoile polaire pour obtenir la latitude.
- La sonde de plomb: un poids garni de suif à sa base, qui ramène du sable ou de la vase et donne la profondeur à l'approche des côtes.
- Les cartes et le routier: les portulans et les rutters portugais, recopiés, achetés ou volés aux pilotes, valaient plus cher qu'une cargaison.
Ce que je trouve frappant dans cette liste, c'est la hiérarchie. L'astrolabe reste dans un coffre et sort une fois par jour, par temps clair. Le compas est consulté en permanence, par tous les temps, par tous les hommes de quart. Un boîtier de quelques centimètres, une aiguille qui se stabilise vite, un nord lisible d'un coup d'œil : ce format-là a traversé les siècles sans changer de logique, et c'est encore celui des boussoles pirates de jeu qu'on met aujourd'hui dans la main d'un enfant.
Faire vivre cette histoire avec des enfants : orientation, chasse au trésor, jeu de rôle
Deux choses se transmettent bien à un enfant à partir de cette biographie, et une troisième ne se déguise pas. La traite atlantique se raconte au passé, avec des mots simples et justes : des marchands ont enlevé et vendu des êtres humains, c'était un crime, il y avait des victimes. Aucune aventure là-dedans, aucun costume à en tirer.

Ce qui se transmet très bien, en revanche, c'est la navigation : lire une rose des vents, trouver le nord, tenir un cap. À la base nautique où je travaille, on fait souvent ce petit exercice avec des groupes avant de mettre les Optimist à l'eau, et je vois chaque fois le même basculement quand un enfant comprend que l'aiguille ne montre pas « devant » mais toujours la même direction, quoi qu'il fasse avec son corps.
- Poser le vocabulaire: nord, sud, est, ouest, et la rose dessinée à la craie au sol ou sur une feuille.
- Faire tourner l'enfant sur lui-même, boussole à plat dans la paume, jusqu'à ce qu'il constate que l'aiguille, elle, ne bouge pas.
- Repérer le nord de la maison ou du jardin et lui associer un point fixe visible, un arbre, un portail.
- Placer cinq balises et donner une direction cardinale pour les plus jeunes, un cap en degrés et un nombre de pas pour les plus grands.
- Terminer sur une cache: la dernière balise donne le lieu du coffre, pas le coffre lui-même, sinon les enfants coupent tout droit.
- Faire recompter le parcours à l'envers par un enfant volontaire : c'est là qu'on voit s'il a compris ou s'il a suivi les autres.
Un instrument de jeu se juge à sa prise en main plus qu'à son décor. Un boîtier d'une dizaine de centimètres, tenu à plat, se consulte en marchant, et sa taille lui évite de disparaître dans l'herbe. La matière moderne s'assume : ce n'est pas une pièce d'époque, c'est un objet d'usage destiné au jeu et à l'apprentissage.
Elle ne conviendra pas à un adulte qui cherche un instrument de randonnée ou de relèvement : pour lire un cap précis sur une carte, il faut une boussole à plaquette avec cadran gradué et règle, ce qui n'est pas l'objet ici. Et si le but est la vitrine plutôt que le jeu, un modèle de collection en laiton donnera un tout autre poids en main.
Pour le reste du dispositif, une carte dessinée à la main, brûlée sur les bords, fonctionne mieux qu'une carte imprimée, et un coffre en bois pour la cache finale évite la déception du sachet en plastique posé sous un buisson. J'ai détaillé un déroulé complet, minutage compris, dans mon article sur les dix activités d'anniversaire pirate.
Négociant, corsaire ou pirate : dire juste, et la mémoire disputée de Hawkins
Quatre mots circulent en désordre dès qu'on parle de cette période. Le marchand arme un navire et commerce, licitement ou non. Le corsaire détient une lettre de marque d'un souverain et attaque les navires ennemis en rendant compte de ses prises. Le flibustier désigne les équipages des Caraïbes au siècle suivant. Le pirate agit sans mandat, contre tous, et n'a aucun statut légal.
Hawkins relève des deux premières catégories, jamais de la dernière, et jamais de l'imagerie du Jolly Roger. Les pavillons noirs à tête de mort appartiennent à l'âge d'or de la piraterie, entre 1650 et 1730 environ, soit un siècle et demi après lui. Un article qui montre Hawkins sous un pavillon de Bartholomew Roberts mélange deux époques sans rapport.
Sa mémoire est aujourd'hui discutée dans sa ville. En 2020, Plymouth a engagé le changement de nom du square qui portait son nom. En 2006, un de ses descendants, Andrew Hawkins, avait présenté des excuses publiques en Gambie au nom de sa famille. Ces gestes ne relèvent pas de l'histoire mais de la façon dont une ville portuaire décide de nommer ses places, et les deux débats méritent d'être tenus séparés.
Pour aller plus loin, la biographie de référence en anglais est celle de Harry Kelsey, Sir John Hawkins : Queen Elizabeth's Slave Trader (Yale University Press, 2003). Les notices du National Maritime Museum, à Greenwich, et les archives de Plymouth donnent le détail des navires et des dates ; la notice de l'Encyclopædia Britannica consacrée à Sir John Hawkins suffit pour une première mise en ordre chronologique.
Côté objets, si l'exercice d'orientation t'a donné envie d'aller plus loin avec des enfants, les modèles réunis dans la collection de boussoles de Piraterie Shop se distinguent surtout par leur taille et leur finition, deux critères faciles à comparer avant de choisir.
Les questions qu'on me pose
Qui était John Hawkins et pourquoi est-il célèbre ?
John Hawkins était un négociant et navigateur anglais de Plymouth, né en 1532 et mort en 1595. Il est connu pour trois raisons distinctes : avoir organisé les premières expéditions anglaises de traite atlantique entre 1562 et 1569, avoir réformé la construction et l'administration de la marine anglaise comme trésorier de la Navy à partir de 1578, et avoir servi comme vice-amiral pendant la campagne de l'Armada en 1588.
John Hawkins était-il un pirate ou un corsaire ?
Ni l'un ni l'autre au sens strict pendant l'essentiel de sa carrière : il était d'abord marchand armateur, puis officier de la Couronne. Il a mené des opérations de course, c'est-à-dire des attaques autorisées par un souverain contre des navires ennemis, notamment lors de son dernier voyage de 1595. La piraterie, elle, se pratique sans mandat et se juge devant un tribunal ; ce n'est pas son cas.
Quel lien de parenté unissait John Hawkins et Francis Drake ?
Ils étaient parents par les Hawkins de Plymouth, et Drake est souvent présenté comme un cousin issu de germains de John Hawkins. Le lien précis reste discuté selon les généalogistes. Ce qui est certain, c'est que Drake a fait ses premières traversées atlantiques sous les ordres de Hawkins, notamment sur le Judith lors du troisième voyage.
Que s'est-il passé à la bataille de San Juan de Ulúa en 1568 ?
La flotte de Hawkins, entrée dans la rade mexicaine pour réparer, y a été attaquée par la flotte espagnole après la rupture d'un accord de non-agression. Le Jesus of Lübeck a été perdu, seuls le Minion et le Judith ont pu sortir, et le retour s'est fait dans la famine, avec une centaine d'hommes débarqués sur la côte mexicaine. L'épisode a durci pour deux décennies les relations entre l'Angleterre et l'Espagne.
Quel a été le rôle de John Hawkins contre l'Armada espagnole de 1588 ?
Il a servi comme vice-amiral, à bord du Victory, et a été fait chevalier en mer pendant la campagne. Son apport principal était antérieur : les galions bas et fins construits ou refondus sous sa charge depuis 1578 permettaient la tactique anglaise du tir de bordée à distance, sans chercher l'abordage.
Une boussole de jeu pour enfant, ça tient combien de temps et comment s'en occuper ?
Le geste utile est de la ranger à l'écart des aimants et des objets métalliques, et de la vérifier avant une sortie en la comparant à une seconde boussole ou à une carte : si les deux aiguilles ne montrent pas la même direction, l'une des deux a pris un choc. Sur le modèle de 13 x 6 cm, la taille est aussi ce qui évite de la perdre dans un jardin.
Avant de raconter Hawkins à quelqu'un, décide de quelle carrière tu parles : le marchand de captifs, le constructeur de galions ou le trésorier de la Navy. Les trois sont le même homme, mais ce sont trois histoires qui ne se prouvent pas l'une par l'autre.