Histoire et vie à bord RSS

ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons17 min de lecture · 8 septembre 2026 En septembre 1717, la couronne britannique publie une proclamation de grâce royale : tout pirate qui se rend avant une date fixée est pardonné, dettes de sang comprises. Des dizaines d'hommes de Nassau acceptent. La période n'a pas pris fin dans une bataille rangée, elle a commencé à s'éteindre par un texte administratif signé à Londres. Voilier à trois-mâts naviguant en mer agitée sous un ciel orageux, avec falaises côtières en arrière-plan. L'âge d'or de la piraterie est l'expression employée pour désigner, en...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons17 min de lecture · 8 septembre 2026 En 1724 paraît à Londres A General History of the Pyrates, signée d'un capitaine Charles Johnson dont personne n'a jamais établi l'identité. Chapitre après chapitre, ce livre raconte Barbe Noire, Bartholomew Roberts, Anne Bonny, Calico Jack. Il mélange dépositions de procès, ouï-dire de port et passages entièrement inventés. Presque tous les livres de piraterie publiés depuis en descendent, même quand ils ne le disent pas. Ce guide trie quatre familles d'ouvrages : la source du XVIIIe siècle, l'essai historique contemporain, le roman d'aventure...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons15 min de lecture · 8 septembre 2026 Dans L'Île au trésor, publié en 1883, Robert Louis Stevenson donne à Long John Silver un perroquet nommé Capitaine Flint, qui crie « Pièces de huit ! » d'un bout à l'autre du roman. L'oiseau posé sur l'épaule vient de là : d'un personnage écrit plus d'un siècle et demi après l'âge d'or de la piraterie. Reste la question de départ. Quels animaux à bord des navires pirates sont réellement attestés, et par quelles sources ? Les archives maritimes, les récits de voyage et les romans ne...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons17 min de lecture · 8 septembre 2026 Dans la charte attribuée à Bartholomew Roberts, telle que la rapporte A General History of the Pyrates en 1724, un article prévoit 800 « dollars » prélevés sur le fonds commun pour l'homme qui perd un membre pendant l'action, et des sommes proportionnelles pour les blessures moindres. Le compte du butin commençait donc par les blessés, avant les parts de l'équipage. L'indemnisation en cas de blessures n'était ni une faveur du capitaine, ni un droit reconnu quelque part : c'était une clause de contrat privé,...

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ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons23 min de lecture · 8 septembre 2026 En 1724 paraît à Londres un volume signé du capitaine Charles Johnson : A General History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates. C'est ce livre, et non les registres de l'Amirauté, qui a fixé pour trois siècles la liste des pirates les plus féroces de l'histoire. Le classement qui suit s'appuie sur ce que les archives confirment : dates de procès, itinéraires, navires nommés, tonnages. Il sépare aussi trois choses que le mot « féroce » mélange en permanence : le butin accumulé,...

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