Histoire et vie à bord RSS
Les sociétés secrètes de pirates : Mythes ou réalités ?
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons17 min de lecture · 8 septembre 2026 Le cryptogramme attribué à Olivier Levasseur, dit La Buse, exécuté à Saint-Paul de La Réunion en 1730, tient sur dix-sept lignes de symboles. Des croix, des chiffres, des lettres retournées, un alphabet de substitution comme il en circulait depuis le XVIe siècle. C'est ce document, recopié et diffusé bien plus tard, qui a nourri l'idée d'une fraternité pirate initiatique. Les sociétés secrètes de pirates reviennent dans les romans, les jeux et les documentaires à sensation. Derrière le mot, il y a trois...
Les légendes maritimes et les pirates : Sirènes, monstres et fantômes
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons18 min de lecture · 8 septembre 2026 Le 9 janvier 1493, au large d'Hispaniola, Christophe Colomb note dans son journal avoir aperçu trois sirènes. Il précise qu'elles ne sont pas aussi belles qu'on les peint. Les naturalistes qui ont relu le passage y voient des lamantins, animaux au museau lourd que l'on croise dans ces eaux et dont la silhouette, vue de loin et de haut, tient debout dans l'eau. C'est la clé de presque toutes les légendes maritimes: une observation réelle, mal identifiée, racontée le soir, recopiée, puis...
Les tatouages pirates : Significations et traditions
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons17 min de lecture · 8 septembre 2026 En 1769, à Tahiti, les hommes de l' Endeavour notent un mot qu'ils n'avaient jamais entendu : Tatau. Joseph Banks, le naturaliste embarqué avec James Cook, décrit dans son journal les marques piquées dans la peau des habitants, leur emplacement, leur régularité. Le terme passe dans l'anglais, puis dans le français. Cordages enroulés et poulies sur le pont en bois d'un navire au crépuscule face à la mer.Presque tout le répertoire qu'on appelle aujourd'hui Tatouages pirates descend de ce contact maritime du XVIIIe...
Les esclaves et la piraterie : Des destins entrecroisés
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons19 min de lecture · 8 septembre 2026 En 1719, dans l'océan Indien, l'équipage d'Olivier Levasseur dit La Buse comptait à peu près autant d'hommes noirs que de Français, si l'on suit le récit du capitaine Johnson repris plus tard par l'historien Marcus Rediker. Le chiffre est fragile et la source discutable, mais il place le sujet au bon endroit : les esclaves et la piraterie appartiennent à la même histoire économique, celle de l'Atlantique et de l'océan Indien entre 1650 et 1730. Compas et carte marine sur le pont, navire...
L'économie pirate : Le butin, les échanges et les richesses
ECErwan CadiouRédacteur du blog, amateur de vieux gréements et de pavillons19 min de lecture · 8 septembre 2026 Sur le Royal Fortune, le navire de Bartholomew Roberts, la répartition du butin était écrite avant d'appareiller : deux parts pour le capitaine et le quartier-maître, une part et demie pour le maître, le bosco et le canonnier, une part pleine pour chaque matelot, et 800 dollars espagnols prélevés sur la caisse commune pour un homme ayant perdu un membre au combat. C'est Charles Johnson qui rapporte ces articles en 1724, et sa fiabilité fait débat, mais la logique se retrouve dans d'autres...