TOP 4 des pirates les plus féroce de l'histoire

TOP 4 des pirates les plus féroce de l'histoire

En 1724 paraît à Londres un volume signé du capitaine Charles Johnson : A General History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates. C'est ce livre, et non les registres de l'Amirauté, qui a fixé pour trois siècles la liste des pirates les plus féroces de l'histoire.

Le classement qui suit s'appuie sur ce que les archives confirment : dates de procès, itinéraires, navires nommés, tonnages. Il sépare aussi trois choses que le mot « féroce » mélange en permanence : le butin accumulé, la terreur mise en scène et la violence décrite par un témoin.

Volume ancien relié de cuir bleu à coins usés, posé près d'une loupe en laiton et d'une carte marine pliée.
Volume ancien relié de cuir bleu à coins usés, posé près d'une loupe en laiton et d'une carte marine pliée.

Tu verras pourquoi Barbe Noire domine le palmarès des emblèmes bien plus que celui des crimes, quel critère utiliser selon ce qu'on cherche, et comment distinguer, sur un pavillon qu'on accroche chez soi, un motif reconstitué d'un décor générique.

Les points qui comptent
  • Le palmarès de référence vient d'un livre de 1724 attribué à Charles Johnson : plusieurs épisodes n'ont aucune confirmation d'archive.
  • Barbe Noire (Edward Teach, mort le 22 novembre 1718) doit sa place à une mise en scène de la terreur, pas à un nombre de victimes : aucune source ne lui attribue le meurtre d'un prisonnier.
  • Bartholomew Roberts, dit Black Bart (1682-1722), est le plus prolifique : plus de 400 navires pris en trois ans, et plusieurs pavillons personnels documentés.
  • Henry Morgan (v. 1635-1688) n'était pas un pirate mais un corsaire mandaté ; il est mort lieutenant-gouverneur de la Jamaïque, anobli.
  • François l'Olonnais reste le seul dont la cruauté soit longuement décrite par un témoin embarqué, Alexandre Olivier Exquemelin.
  • Pour afficher un capitaine identifiable chez soi, le squelette au cœur transpercé attribué à Teach est le motif le plus lisible à distance.

1724 : le livre qui a fabriqué le palmarès des pirates féroces

Presque tous les « top 4 » que tu croiseras descendent d'un même ouvrage, publié à Londres en 1724 sous le nom de capitaine Charles Johnson. Le succès a été immédiat, les rééditions nombreuses, et l'identité réelle de l'auteur reste discutée.

Ce que le volume apporte de solide est vérifiable ailleurs : des noms de capitaines, des dates de procès, des itinéraires, des navires. Johnson avait accès à des comptes rendus de tribunaux d'Amirauté et à des dépositions de marins rescapés. Là où il faut ralentir, c'est sur les dialogues, les scènes de torture racontées comme si l'auteur y était, et les biographies entières de capitaines dont aucune archive ne garde trace.

Le cadre chronologique aide à comprendre l'explosion du phénomène. L'âge d'or de la piraterie court de 1650 à 1730 environ, et son pic se situe juste après le traité d'Utrecht, signé en 1713. La paix revenue, les marines de guerre désarment : des milliers de marins entraînés, dont beaucoup avaient servi à bord de navires corsaires, se retrouvent sans solde dans les Caraïbes. Nassau devient leur base.

Reste à trancher un vocabulaire que les classements écrasent. Le pirate attaque pour son compte et risque la corde. Le corsaire agit sous lettre de course délivrée par un État, contre les navires d'une nation ennemie nommée, et rend des comptes. Le flibustier désigne les écumeurs des Caraïbes du XVIIe siècle, souvent français ou anglais, à mi-chemin des deux statuts. Le boucanier vient d'une pratique terrestre, celle des chasseurs de bêtes sauvages d'Hispaniola qui fumaient la viande sur des boucans avant de prendre la mer. Deux des noms les plus cités dans les palmarès des pirates les plus féroces n'étaient pas des pirates du tout.

Tout ce qui suit se raconte au passé. La criminalité maritime d'aujourd'hui est un délit, un sujet d'actualité, et n'a rien à voir avec l'objet de cet article.

Ce point est détaillé dans Pirates! (ludococcinelle.org).

Edward Teach, dit Barbe Noire : deux ans de carrière, trois siècles de réputation

Barbe Noire a exercé environ deux ans, de 1717 à 1718. Sa place au sommet des classements ne vient ni d'un butin record, ni d'un massacre documenté, mais d'une stratégie d'intimidation qui obtenait des redditions sans combat.

Il serait né à Bristol avant 1690, sous le nom d'Edward Teach ou Thatch, les sources hésitent sur l'orthographe comme sur la date. Il apparaît d'abord dans la course, au service de la couronne anglaise pendant la guerre de Succession d'Espagne, puis à Nassau dans l'entourage de Benjamin Hornigold. En novembre 1717, il s'empare du négrier français La Concorde, le rebaptise Queen Anne's Revenge et l'arme lourdement : les récits d'époque parlent d'une quarantaine de canons et d'environ trois cents hommes répartis sur sa petite flotte.

En mai 1718, il bloque le port de Charleston pendant plusieurs jours et rançonne la ville, sans l'assaut qu'elle redoutait. Quelques semaines plus tard, le Queen Anne's Revenge s'échoue près de Beaufort Inlet, en Caroline du Nord. Une épave localisée en 1996 au même endroit est étudiée depuis par les services patrimoniaux de l'État, qui en conservent l'artillerie et le mobilier de bord (voir le département du patrimoine de Caroline du Nord).

La férocité, chez lui, était un outil de travail : barbe longue tressée, mèches lentes allumées glissées sous le chapeau, plusieurs pistolets portés en bandoulière sur des baudriers. L'effet visé était la reddition immédiate, parce qu'un abordage coûte des hommes et abîme la cargaison. Le point que les palmarès sautent régulièrement : aucune source connue ne lui attribue le meurtre d'un prisonnier. Il meurt au combat le 22 novembre 1718 à Ocracoke, face au détachement du lieutenant Robert Maynard. Ce qu'il aurait laissé derrière lui a nourri des siècles de recherches, et j'ai détaillé ce dossier dans l'article sur le trésor de Barbe Noire.

Pistolet à silex, coutelas, bicorne noir et carte marine posés sur les planches usées d'un pont.
Pistolet à silex, coutelas, bicorne noir et carte marine posés sur les planches usées d'un pont.

Le pavillon qu'on lui attribue montre un squelette cornu tenant un sablier ou une lance, pointée vers un cœur transpercé d'où tombent trois gouttes de sang. Aucune toile d'époque n'a été conservée, mais c'est ce dessin qui circule depuis le XVIIIe siècle et qui domine aujourd'hui les rayons de pavillons pirates. Sur une toile hissée, la lisibilité du motif à distance compte plus que le détail : un emblème à fort contraste, squelette entier, sablier, cœur transpercé, reste identifiable à cinq mètres, ce qui dépend directement de la densité d'impression, une sérigraphie HD tenant mieux les noirs profonds qu'un tirage pâle.

Le repère Un pavillon destiné à sortir dehors se juge à trois choses avant le motif : une toile qui supporte les intempéries, des coutures d'ourlet nettes, et une bande de renfort sur le guindant avec des œillets métalliques. Sans ces trois éléments, une drisse tendue déchire le tissu en une saison. Deux œillets suffisent d'ailleurs à couvrir les deux usages, drisse sur un mât et crochets sur un mur, sans jamais percer la toile.

Bartholomew Roberts, le pirate le plus prolifique de l'âge d'or

Si le critère retenu est le butin, le vainqueur ne fait pas débat : plus de 400 navires capturés entre 1719 et 1722. Personne d'autre n'approche ce chiffre sur une période aussi courte.

Gallois né en 1682, John Roberts servait comme second sur un navire de traite quand l'équipage de Howell Davis l'a capturé. Six semaines plus tard, Davis tué, les hommes l'élisent capitaine. Il prend le prénom de Bartholomew et commence une campagne qui va du Brésil à Terre-Neuve, puis jusqu'à la côte de Guinée.

Sa productivité tient largement à la discipline qu'il impose. Le code de bord attribué à son équipage règle le partage des parts, interdit les jeux d'argent à bord, fixe un couvre-feu pour les lumières et prévoit l'indemnisation des blessés. Un équipage qui ne se déchire pas manœuvre mieux et fait plus de prises.

Roberts est aussi le capitaine dont les pavillons personnels sont les mieux documentés, notamment celui où il se tient debout sur deux crânes marqués ABH et AMH, pour A Barbadian's Head et A Martinican's Head, après ses démêlés avec les autorités de la Barbade et de la Martinique. Si tu veux creuser ce point, j'ai consacré un article entier à son drapeau et à ses variantes. Il tombe le 10 février 1722 au large du cap Lopez, face au HMS Swallow. Les historiens datent souvent de là la fin de l'âge d'or.

Henry Morgan, le corsaire que Londres a anobli

Morgan figure dans presque tous les palmarès, alors qu'il opérait sous lettre de course anglaise depuis Port Royal. Ses expéditions relevaient de la guerre irrégulière contre l'Espagne, avec l'accord tacite du gouverneur de la Jamaïque.

Portobelo en 1668, Maracaibo en 1669, Panama en 1671 : ce sont des raids terrestres d'ampleur militaire, avec des centaines d'hommes débarqués, des places fortes prises et des villes rançonnées, et non des attaques de navires en pleine mer. Son navire amiral, le célèbre bateau pirate la Satisfaction, s'est perdu sur un récif à l'approche du Chagres pendant la campagne de Panama.

Ce qui lui a valu sa réputation de cruauté, c'est un livre : De Americaensche Zee-Roovers, publié à Amsterdam en 1678 par Alexandre Olivier Exquemelin, qui avait servi comme chirurgien parmi les flibustiers. Les traductions anglaises, parues quelques années plus tard sous le titre Buccaneers of America, lui prêtent des exactions sur les habitants de Panama. Morgan a attaqué ses éditeurs londoniens en diffamation, et obtenu des excuses publiques.

Sa fin de vie règle la question du statut : anobli, nommé lieutenant-gouverneur de la Jamaïque, il est mort en 1688 à Port Royal, où il siégeait dans les instances qui jugeaient désormais les pirates. La frontière entre piraterie et service de l'État était d'abord politique.

Précision Quatre noms ne font pas un classement objectif. Selon le critère retenu, l'ordre change complètement : par nombre de prises, Roberts domine ; par cruauté attestée par un témoin, c'est l'Olonnais ; par taille de flotte commandée, Ching Shih écrase tout le monde ; par notoriété et par emblème, Barbe Noire reste devant depuis 1724.

Ceux que les classements en quatre noms laissent de côté

Quatre figures manquent presque toujours, et chacune corrige un biais du palmarès classique.

  • François l'Olonnais (v. 1630-1669), flibustier français de Tortuga : c'est le seul dont la cruauté soit longuement décrite par un témoin embarqué, Exquemelin, qui rapporte des supplices infligés à des prisonniers espagnols. Le même auteur écrivait pour un public friand d'horreurs, et sa précision documentaire varie d'un chapitre à l'autre. Il aurait disparu dans le golfe du Darién.
  • Calico Jack, Anne Bonny et Mary Read: leur dossier est un vrai dossier judiciaire, jugé à Saint Jago de la Vega, en Jamaïque, en novembre 1720. Rackham est pendu, les deux femmes échappent à l'exécution en invoquant leur grossesse. J'ai raconté leurs parcours séparément dans les articles sur Anne Bonny et sur Calico Jack.
  • Ching Shih (1775-1844), en mer de Chine méridionale, à la tête d'une confédération dont les estimations parlent de plusieurs centaines de jonques et de dizaines de milliers d'hommes. Elle négocie sa reddition en 1810 et meurt libre. Absente de tous les palmarès occidentaux, parce que Charles Johnson n'écrivait pas sur Canton.
  • William Kidd, pendu en 1701 à Execution Dock, à Wapping : corsaire mandaté, condamné pour piraterie sur un dossier contesté, notamment parce que les lettres de course produites en sa faveur n'ont pas été versées au procès.

Un dernier point, souvent oublié dans ces récits de férocité : ces hommes ne montaient presque jamais de grands navires. Ils préféraient les sloops et les goélettes, coques rapides et faible tirant d'eau, capables de se glisser dans des baies où une frégate de la Royal Navy ne pouvait pas entrer. La peur du pavillon compensait le manque d'artillerie.

Deux maquettes en bois de voiliers gréés, voiles de toile écrue et haubans, posées sur un plan gris en studio.
Deux maquettes en bois de voiliers gréés, voiles de toile écrue et haubans, posées sur un plan gris en studio.

Pavillon attesté, pavillon reconstitué, pavillon de fiction : savoir ce qu'on accroche

Aucune toile d'époque attribuée à Barbe Noire ou à Roberts n'est conservée. Ce que nous avons, ce sont quelques dessins publiés au XVIIIe siècle et des descriptions de témoins. Tous les pavillons vendus aujourd'hui sont donc des reconstitutions ou des créations récentes, et non des toiles du XVIIIe siècle.

Les motifs devenus des standards

Le crâne et les tibias croisés forment le fonds commun. Le squelette entier apparaît chez plusieurs capitaines. Le sablier renvoie au temps qui manque à celui qu'on somme de se rendre. Le cœur transpercé et le sabre levé complètent le répertoire. Ces motifs se combinent, et un même capitaine pouvait hisser plusieurs pavillons selon la circonstance.

Trois styles à ne pas mélanger sur un mur

L'emblème historique reconstitué, celui de Teach ou de Roberts, raconte un capitaine daté. Le motif de fiction, qu'il vienne de Pirates des Caraïbes, de One Piece ou d'Assassin's Creed, appartient à une œuvre et à son public. Le décor générique, crâne stylisé sans attribution, remplit un mur sans référence. Les trois sont légitimes, ils ne se prouvent pas l'un par l'autre. Un pavillon d'équipage de manga accroché à côté d'un emblème du XVIIIe siècle crée surtout de la confusion pour le visiteur qui te demandera « c'est qui, lui ? ».

Noir ou rouge

Les récits d'époque rapportent un usage assez constant : le pavillon noir hissé signifiait qu'une reddition immédiate laissait la vie sauve, le pavillon rouge annonçait qu'aucun quartier ne serait donné. Les sources sont des témoignages de marins, pas un règlement écrit, et les usages variaient d'un équipage à l'autre.

Choisir son pavillon de capitaine : les critères avant les modèles

La première question à trancher porte sur l'endroit, avant le choix du motif. Un mur d'intérieur, un mât de jardin, un mât de bateau, un fond de photo pour une soirée costumée ou une chambre d'enfant n'appellent ni la même toile ni la même fixation.

  1. Définis l'usage avant le motif : dedans, dehors, ou les deux selon la saison.
  2. Vérifie la fixation: bande de renfort et deux œillets métalliques pour passer une drisse ou des mousquetons ; tringle fine, pinces ou crochets pour un mur.
  3. Regarde la toile et les coutures si le pavillon sort : polyester, ourlets piqués, comportement au vent.
  4. Juge l'impression: densité du noir, netteté des contours, et vérifie si le motif est visible d'un seul côté ou des deux.
  5. Choisis l'attribution: un emblème identifiable si tu veux pouvoir nommer le capitaine, un motif générique si tu cherches d'abord un décor.
  6. Mesure le mur: une toile de 90 x 150 cm occupe déjà une belle surface, et un format plus grand demande un pan dégagé, sans interrupteur ni cadre à contourner.

Six pavillons et stickers pirates comparés selon les critères d'accrochage et de motif

Six pièces du catalogue, décrites d'après ce que leur fiche indique, avec ce à quoi elles ne conviennent pas. Les dimensions ne sont pas précisées partout : quand elles manquent, je le signale au lieu de les inventer.

Pièce Motif et attribution Impression / support Fixation Intérieur / extérieur Pour qui
Drapeau Pirate Barbe Noire Squelette armé et cœur transpercé, emblème attribué à Edward Teach Sérigraphie HD, toile résistante aux intempéries, coutures solides Bande blanche renforcée + 2 œillets métalliques Les deux Passionné d'histoire maritime qui veut un capitaine identifiable
Drapeau Pirate navire de guerre Trois-mâts sur deux sabres croisés, registre illustratif Sérigraphie HD, toile résistante aux intempéries Bande blanche renforcée + 2 œillets laiton Les deux Déco maritime de bureau ou de salon
Drapeau Pirate Noir Jolly Roger blanc aux sabres croisés, sans attribution Sérigraphie HD sur fond noir, 90 x 150 cm Bande blanche renforcée + 2 œillets laiton Les deux Premier pavillon, soirée costumée
Drapeau Pirate Noir et Blanc Jolly Roger au poignard entre les dents, générique Sérigraphie HD, contraste bicolore Bande blanche renforcée + 2 œillets laiton Les deux Chambre, mur clair, motif plus graphique
STICKERS PIRATE - DRAPEAU PIRATE Jolly Roger en adhésif mural Vinyle résistant à l'eau, 54 x 42 ou 73 x 57 cm Collage, aucun perçage Intérieur Mur qu'on ne perce pas, location
Drapeau Pirate Original Jolly Roger au bandana rouge, inscription sur le rhum Sérigraphie HD, toile résistante aux intempéries Bande blanche renforcée + 2 œillets Les deux Ensemble déjà pourvu d'un Jolly Roger classique

Drapeau Pirate Barbe Noire

Le seul des six à porter un emblème rattaché à un capitaine nommé : squelette armé et cœur transpercé. Sérigraphie HD, coutures solides sur toile résistante aux intempéries, bande blanche renforcée et deux œillets métalliques, donc utilisable sur une drisse comme sur un mur. Sa limite : le dessin est chargé, il demande un peu de recul pour être lu, ce qui le rend moins convaincant sur une petite cloison de couloir. Drapeau Pirate Barbe Noire

Bande blanche renforcée et coutures doubles sur la lisière d'une toile marine, posée sur un banc en bois près d'un cordage.
Bande blanche renforcée et coutures doubles sur la lisière d'une toile marine, posée sur un banc en bois près d'un cordage.

Drapeau Pirate navire de guerre

Un trois-mâts surplombant deux sabres croisés, plus illustratif qu'emblématique. Il s'accorde bien avec une déco maritime déjà installée, maquettes, cartes marines, tableaux de bateaux. Même construction que les autres toiles : sérigraphie HD, coutures solides, deux œillets en laiton. Il ne conviendra pas à qui cherche un Jolly Roger reconnaissable de loin, le navire se perd davantage à distance qu'un crâne. Drapeau Pirate navire de guerre

Drapeau Pirate Noir

Le classique : crâne blanc et sabres croisés sur fond noir, 90 x 150 cm, la seule des toiles dont la description donne les dimensions. Pour un premier pavillon, un anniversaire ou une soirée, c'est la valeur simple. Il n'apporte aucune attribution historique : si tu veux pouvoir dire de quel capitaine vient le motif, regarde ailleurs. Drapeau Pirate Noir

Drapeau Pirate Noir et Blanc

Motif plus dessiné, crâne au poignard entre les dents et sabres croisés, avec un contraste franc qui tient bien sur un mur clair ou dans une chambre. C'est le plus graphique du lot. En revanche, son traitement stylisé l'éloigne des emblèmes du XVIIIe siècle : ce n'est pas le pavillon à choisir pour illustrer un capitaine réel. Drapeau Pirate Noir et Blanc

STICKERS PIRATE - DRAPEAU PIRATE

Un Jolly Roger en vinyle, résistant à l'eau, en 54 x 42 cm ou 73 x 57 cm, prévu pour la décoration d'une chambre. Aucune fixation, aucun trou, ce qui règle le problème d'un mur de location ou d'un plâtre fragile. Il ne se transpose pas sur un mât, ne se décroche pas pour une fête, et sa pose demande un mur lisse et propre. STICKERS PIRATE - DRAPEAU PIRATE

Drapeau Pirate Original

Crâne au bandana rouge et inscription sur le rhum, registre franchement humoristique. C'est un complément pour un ensemble qui possède déjà un Jolly Roger sérieux, ou une pièce d'ambiance pour un bar de garage. Il ne tiendra pas le rôle d'emblème principal si tu tiens au versant historique. Drapeau Pirate Original

Entre ces six pièces, mon arbitrage se fait sur un point simple : est-ce que le pavillon doit pouvoir être nommé ? Si tu veux qu'un visiteur puisse t'entendre dire « c'est le motif attribué à Teach, le sablier et le cœur transpercé », un seul des six le permet, et il répond aussi aux trois points de tenue vus plus haut, toile pour l'extérieur, coutures, œillets.

Ce n'est pas le bon choix pour tout le monde. Dans une chambre d'enfant, le squelette cornu et les gouttes de sang peuvent être trop chargés : le motif noir et blanc, plus graphique, ou le sticker mural passent mieux. Et si ton mur est déjà occupé par des pavillons d'équipages de One Piece, ajouter un emblème du XVIIIe siècle brouillera l'ensemble plus qu'il ne l'enrichira.

Sur ce point, Qui sont les 5 pirates les plus connus de l'Histoire ? (geo.fr) donne des repères vérifiables.

Hisser, accrocher et entretenir un pavillon sans l'abîmer

Sur un mât, deux mousquetons ou deux nœuds de drisse passés dans les œillets suffisent. La drisse doit être tendue, pas forcée : un guindant surtendu tire sur les coutures et finit par déchirer la bande de renfort. Par grand vent, on amène le pavillon, comme à bord.

Sur un mur, la solution la plus propre est une tringle fine glissée dans la bande de renfort, ou deux crochets accrochés aux œillets. Laisse la toile légèrement détendue : plaquée à fond, elle marque des plis nets qui ne s'effacent plus. Ce qui use un pavillon d'intérieur, c'est le frottement contre un angle de mur ou le passage d'une porte ; à l'extérieur, c'est le soleil direct prolongé et l'humidité qui stagne dans un pli.

Pour le lavage, un passage à la main en eau tiède et un séchage à plat, à l'ombre, restent le plus sûr. Pas de sèche-linge sur une toile sérigraphiée. Quand la description ne donne pas de consigne d'entretien, tiens-t'en à ce protocole minimal.

Un mot sur la composition d'un ensemble. Mon premier drapeau pirate a été découpé dans un morceau de drap noir, avec ma mère, pour un anniversaire déguisé quand j'avais neuf ans, en 1993 ; il est resté punaisé au-dessus de mon lit jusqu'au collège. Punaiser une toile fonctionne pour un décor de fête, mais les trous ne se referment pas et la toile se déchire aux angles : deux crochets aux œillets valent mieux dès qu'on veut la garder. Pour le reste, garde les registres séparés, un pavillon historique d'un côté, les équipages de fiction de l'autre, et tu peux comparer les formats dans la collection de drapeaux pirates, motifs historiques et pavillons d'équipages y étant classés séparément.

Si l'ensemble sert une fête, les sabres en mousse ou gonflables et les accessoires de costume complètent la décoration : ce sont des objets de jeu, ils ne se portent pas sur la voie publique.

Les questions qui reviennent

Qui est le pirate le plus sanguinaire de tous les temps ?

Sur la base des sources écrites, François l'Olonnais est celui dont la cruauté est le plus longuement décrite, par Exquemelin, qui naviguait parmi les flibustiers et rapporte des supplices infligés à des prisonniers espagnols. Ce récit reste un texte à charge, écrit pour un lectorat européen avide de détails horribles, et aucune archive judiciaire ne vient le confirmer point par point. Barbe Noire, malgré sa réputation, n'a pas de meurtre de prisonnier documenté à son nom.

Qui est le pirate le plus puissant de l'histoire ?

Ching Shih, en mer de Chine méridionale au début du XIXe siècle, a commandé la flotte la plus nombreuse jamais réunie sous une autorité pirate : les estimations parlent de plusieurs centaines de jonques. Pour l'âge d'or atlantique, le titre revient à Bartholomew Roberts, avec plus de 400 navires pris en trois ans et plusieurs bâtiments sous ses ordres simultanément.

Qui est le pirate le plus dangereux ?

Cela dépend du point de vue. Pour un capitaine marchand de 1720, le plus dangereux était Roberts, simplement parce que la probabilité de le croiser était la plus forte. Pour les autorités coloniales, c'était Barbe Noire, dont la seule présence au large d'un port suffisait à paralyser le commerce, comme à Charleston en mai 1718.

Qui sont les 10 pirates les plus connus ?

Les dix noms qui reviennent le plus souvent : Barbe Noire, Bartholomew Roberts, Henry Morgan, Calico Jack Rackham, Anne Bonny, Mary Read, William Kidd, François l'Olonnais, Ching Shih et Henry Every. Sept sur dix figurent déjà dans le volume de 1724, ce qui explique la stabilité de cette liste depuis trois siècles. Ching Shih n'y est entrée que bien plus tard, par des sources chinoises.

Quelle est la différence entre un pirate, un corsaire et un flibustier ?

Le pirate agit pour son compte, hors de tout mandat, et risque la pendaison s'il est pris. Le corsaire dispose d'une lettre de course délivrée par un État, n'attaque en principe que les navires d'une nation ennemie désignée et partage ses prises avec l'armateur et la couronne. Le flibustier désigne les écumeurs des Caraïbes du XVIIe siècle, qui passaient d'un statut à l'autre selon les traités du moment, comme Morgan.

À quoi ressemblait le drapeau de Barbe Noire, et peut-on l'accrocher chez soi ou le hisser sur un bateau ?

Le motif qui lui est attribué, connu par des dessins du XVIIIe siècle, montre un squelette cornu tenant un sablier ou une lance pointée vers un cœur transpercé. Chez toi, il s'accroche sans difficulté, sur une tringle passée dans la bande de renfort ou sur deux crochets aux œillets. À bord, c'est différent : le pavillon national obéit à des règles de port et de place, et un pavillon de fantaisie ne s'y substitue pas ; renseigne-toi auprès des affaires maritimes avant de hisser quoi que ce soit sur une hampe de bateau.

Comment laver un pavillon en toile sans abîmer l'impression ?

À la main, dans une eau tiède avec un peu de savon doux, sans frotter le motif, puis séchage à plat ou sur une corde à l'ombre. Le sèche-linge et l'eau chaude sont à éviter sur une toile polyester imprimée, et le repassage direct sur l'impression aussi : si tu veux effacer les plis, passe le fer à basse température sur l'envers, avec un linge entre les deux. Quand les consignes d'entretien ne sont pas indiquées, ces gestes restent les plus sûrs.

Combien de temps tient un pavillon hissé dehors toute l'année ?

Cela dépend surtout du vent et de l'exposition, pas du motif. Un pavillon laissé en permanence sur un mât venté s'effiloche par le battant, à l'opposé du guindant, en une à deux saisons : c'est le bord libre qui claque et qui lâche le premier. Amener la toile par gros temps et la rentrer l'hiver change tout, bien plus que n'importe quelle qualité de couture. À l'intérieur, le seul ennemi réel est le soleil direct, qui pâlit les noirs sur plusieurs années.

« Tout homme a une voix dans les affaires du moment, et un droit égal aux provisions fraîches et aux liqueurs fortes saisies. » Article premier du code de bord de Bartholomew Roberts, tel qu'il est rapporté dans A General History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates, Londres, 1724.

Un dernier repère avant de choisir : mesure le mur ou le mât d'abord, le motif ensuite. Une toile de 90 x 150 cm remplit un pan de mur nu au-dessus d'un bureau, mais paraît petite au bout d'une drisse de six mètres, où l'œil ne retient plus que la silhouette et le contraste. Si tu veux comparer plusieurs emblèmes avant de trancher, les Pavillons pirates de la boutique sont rangés par motif, des capitaines de l'âge d'or aux Jolly Roger génériques.