Le drapeau de Bartholomew Roberts : l'emblème distinctif de Black Bart

Le drapeau de Bartholomew Roberts : l'emblème distinctif de Black Bart

Le 22 août 1720, la Boston Gazette reprend la déposition d'un capitaine rançonné et décrit le pavillon du navire qui l'a arraisonné : « a Black Flag with Death's head and a cutlass in it ». Fond noir, tête de mort, coutelas. C'est l'un des rares témoignages écrits d'un pavillon pirate rédigés du vivant de l'homme qui le hissait, et il concerne Bartholomew Roberts.

Le drapeau de Bartholomew Roberts n'existe pourtant pas au singulier. Les sources lui attribuent au moins trois motifs, et le plus identifiable n'est pas une tête de mort : c'est le capitaine lui-même, debout, sabre à la main, un crâne sous chaque pied, avec deux séries d'initiales qui désignent la Barbade et la Martinique.

Drapeau noir en polyester étalé sur une table en bois, crâne et sabres croisés imprimés en blanc, bordure de cordelette dorée.
Drapeau noir en polyester étalé sur une table en bois, crâne et sabres croisés imprimés en blanc, bordure de cordelette dorée.

Tu trouveras plus bas de quoi séparer ces trois pavillons, savoir d'où vient chacun et ce qu'il vaut comme source, et un repère concret de format et de fixation si tu veux en accrocher un chez toi ou le hisser dehors.

En bref
  • Bartholomew Roberts, de son vrai nom John Roberts (1682, Casnewydd Bach, pays de Galles - 10 février 1722, près du cap Lopez, au Gabon), passe à la piraterie en 1719 après la mort d'Howell Davis.
  • Le premier pavillon décrit dans la presse coloniale, le 22 août 1720, est sobre : fond noir, tête de mort et coutelas.
  • Le motif le plus reconnaissable, dit ABH/AMH, le montre debout, sabre à la main droite, un crâne sous chaque pied : « A Barbadian's Head » et « A Martinican's Head ».
  • Un troisième dessin lui est attribué : le capitaine trinquant avec un squelette qui tient un sablier ou un dard.
  • Aucun de ces pavillons n'est conservé : on les connaît par des descriptions, des dépositions et des gravures postérieures.
  • Pour en afficher un aujourd'hui : motif figuratif lisible, 90 x 150 cm, toile polyester et deux œillets si tu comptes le hisser dehors.

John Roberts, du Pembrokeshire au cap Lopez : ce que l'on sait vraiment de Black Bart

Il naît le 17 mai 1682 à Casnewydd Bach, près de Haverfordwest, dans le Pembrokeshire gallois, sous le nom de John Roberts. Le prénom Bartholomew est un nom d'emprunt, peut-être choisi en écho au flibustier Bartholomew Sharp. Le surnom « Black Bart » n'apparaît pas dans les descriptions contemporaines de sa carrière ; les sources consultées ne permettent pas d'en dater précisément l'apparition.

Avant 1718, on ne tient rien de solide sur lui. Il apparaît ensuite comme second d'un sloop de la Barbade, puis embarque sur la Princess of London, un navire négrier. En 1719, l'équipage d'Howell Davis capture ce bâtiment sur la côte de Guinée et le retient à bord. Davis meurt quelques semaines plus tard dans une embuscade à Príncipe, et l'équipage élit Roberts capitaine. Il a trente-sept ans et il vient de passer de force, puis de son plein gré, de l'autre côté.

Suivent deux années d'activité très dense entre les Antilles, les bancs de Terre-Neuve et les côtes de l'Afrique de l'Ouest. Les récits lui prêtent plusieurs centaines de prises, dont une vingtaine de navires saisis dans une même rade à Terre-Neuve. Il a la réputation d'un capitaine sobre, attaché à la discipline de bord, thé plutôt que rhum, ce qui ne change rien à la nature de ces deux années : des abordages sur des marchands et des négriers, avec la violence qui allait avec. Sa fin est datée : le 10 février 1722, au combat contre le HMS Swallow, près du cap Lopez. Beaucoup d'historiens prennent cette date comme le point d'arrêt de l'âge d'or de la piraterie (1650-1730). Pour vérifier l'état civil et les dates, la notice qui lui est consacrée au Dictionary of Welsh Biography reste la référence la plus commode.

Pour aller plus loin sur ce point : Bartholomew Roberts, sur worldhistory.org.

Boston Gazette, 22 août 1720 : la plus ancienne description écrite de son pavillon

La ligne de la Boston Gazette est courte et sans ornement : un pavillon noir portant une tête de mort et un coutelas. Elle vient d'une déposition de capitaine relâché, relayée par la presse coloniale de Nouvelle-Angleterre. C'est à peu près la seule catégorie de source qui décrive un pavillon pirate au moment où il flotte.

Ce que cela apprend est utile : Roberts a commencé avec un motif ordinaire pour son époque, dans la série des pavillons noirs à tête de mort, avant d'en faire dessiner de plus élaborés. La chronologie compte, parce qu'on lui attribue aujourd'hui, en bloc, des dessins qui n'ont pas coexisté.

Aucun de ces pavillons n'a été conservé. Ni pour Roberts, ni pour ses contemporains, à de très rares exceptions près. Tout ce qu'on possède, ce sont des textes, des minutes de procès et des gravures exécutées après coup. Autrement dit, une image du drapeau pirate de Roberts vue aujourd'hui est une reconstitution graphique faite à partir d'une description écrite, avec les choix du dessinateur qui vont avec : épaisseur du trait, posture, taille des crânes.

D'où ça vient Les gazettes coloniales publiaient les déclarations des capitaines rançonnés parce que l'information intéressait directement les armateurs et les assureurs : savoir quel navire attaquait, avec quel pavillon, sur quelle route. Ces entrefilets de quelques lignes forment aujourd'hui l'essentiel du corpus contemporain sur les pavillons pirates.

ABH et AMH : le pavillon qui nommait la Barbade et la Martinique

En février 1720, les autorités de la Barbade arment un sloop et un brigantin pour le traquer. Roberts s'en tire de justesse, avec des pertes. La Martinique arme à son tour. À partir de là, les récits lui prêtent un pavillon d'un genre très particulier : le capitaine représenté en pied, un sabre dans la main droite, un crâne sous chaque pied, avec les lettres ABH et AMH.

La lecture communément retenue est « A Barbadian's Head » et « A Martinican's Head ». Une tête de Barbadien, une tête de Martiniquais. Deux colonies désignées par leur nom, sur un pavillon de mer. Dans l'iconographie pirate connue, c'est un cas rare : la plupart des motifs menacent un adversaire quelconque, celui-ci répond à deux gouvernements identifiés.

Charles Johnson, dans son Histoire générale des plus fameux pyrates parue à Londres en 1724, raconte que Roberts fit pendre à la vergue le gouverneur de la Martinique après la prise de son navire. L'épisode est repris partout depuis trois siècles ; il repose sur ce seul récit, et Johnson est un auteur dont on ne sait pas grand-chose, y compris son identité réelle. Je le donne comme un récit d'époque, largement diffusé, pas comme un fait établi.

Un point pratique découle de ce dessin. Un motif figuratif, avec un personnage entier, un sabre et deux crânes, ne s'identifie pas aussi vite qu'un crâne et deux os. Il demande une impression nette et un format suffisant : en dessous de 60 x 90 cm, les mains, la garde du sabre et les initiales se referment dès qu'on recule de trois mètres. Le 90 x 150 cm est le format de référence pour ce genre de dessin, sur un mur comme sur une hampe.

Trinquer avec la Mort : le motif du capitaine et du squelette

Le troisième dessin qu'on lui attribue met en scène deux figures : Roberts d'un côté, un squelette de l'autre, chacun tenant un verre. Le squelette porte un sablier, parfois un dard, et les deux personnages sont dans certaines versions reliés par une ancre ou par un cœur transpercé. On l'appelle souvent le pavillon du toast.

Le sablier n'est pas un ornement. Dans les pavillons noirs de cette décennie, on l'associe généralement au temps qui reste au navire visé pour amener ses couleurs et se rendre. Plusieurs capitaines contemporains l'utilisent, ce qui donne à ces dessins un fonds commun d'éléments : crâne, os, sablier, arme blanche, cœur.

Les images qui circulent aujourd'hui descendent des gravures publiées dans les éditions de Johnson, exécutées par Benjamin Cole, puis redessinées au XIXe et au XXe siècle. D'une reprise à l'autre, la posture change, le verre devient une chope, le dard devient une lance. C'est pour cette raison qu'on trouve autant de variantes du même pavillon sans qu'aucune ne soit plus fidèle que l'autre.

Trois pavillons, un même capitaine : reconnaître qui est qui sur un mur

La confusion la plus fréquente n'oppose pas les trois motifs de Roberts entre eux, mais Roberts et Calico Jack. Un crâne posé sur deux coutelas croisés, vendu sous le nom de « drapeau de Bartholomew Roberts », est le motif attribué à John Rackham. Le repère est simple : chez Roberts il y a un personnage entier debout, chez Barbe Noire un squelette cornu, chez Calico Jack une tête de mort seule.

Deux drapeaux noirs à crâne et sabres croisés suspendus par des cordes à une barre de bois, sur un mur de béton gris.
Deux drapeaux noirs à crâne et sabres croisés suspendus par des cordes à une barre de bois, sur un mur de béton gris.
Capitaine Motif attribué Source ou date de référence Ce qu'il annonçait au navire visé
Bartholomew Roberts (premier pavillon) Fond noir, tête de mort et coutelas Boston Gazette, 22 août 1720 Pavillon noir classique, reddition immédiate attendue
Bartholomew Roberts (pavillon ABH/AMH) Capitaine debout, sabre à la main droite, un crâne sous chaque pied, initiales ABH et AMH Récits et gravures rapportés à partir de 1720-1722 Vengeance nommée contre la Barbade et la Martinique
Bartholomew Roberts (pavillon du toast) Le capitaine trinquant avec un squelette au sablier ou au dard Charles Johnson, Histoire générale des plus fameux pyrates, 1724 Le temps compté avant l'abordage
Barbe Noire (Edward Teach) Squelette cornu, sablier, lance pointée vers un cœur qui saigne Iconographie tardive, attribution discutée Menace de mort en cas de résistance
Calico Jack (John Rackham) Tête de mort sur deux coutelas croisés Motif attribué, devenu le pavillon pirate le plus copié Signal générique d'abordage
Jolly Roger générique Crâne et deux os croisés Symbole de synthèse popularisé aux XIXe et XXe siècles Aucun capitaine identifiable, usage décoratif

Deux précisions valent pour l'achat comme pour la lecture d'une photo. Sur un pavillon imprimé d'un seul côté, le motif apparaît inversé au verso : le sabre passe dans la main gauche. Cela ne vient pas d'un défaut de fabrication mais du procédé : une impression simple face donne toujours ce résultat. Et il faut distinguer le pavillon historique reconstitué, le pavillon de fiction (Assassin's Creed, Pirates des Caraïbes) et le pavillon d'équipage de manga, où chaque équipage de One Piece a son propre emblème, que le commerce mélange sans arrêt.

Si tu veux comparer Roberts à un autre motif figuratif de la même génération, j'ai détaillé le cas du pavillon de Thomas Tew, avec son bras armé: même logique de dessin parlant, source encore plus mince.

Choisir un pavillon de Bartholomew Roberts : format, impression, fixation

Trois critères suffisent : la taille du dessin, la netteté de l'impression, et la façon dont le pavillon tient à son support. Le reste relève du goût.

Le format d'abord. Le 90 x 150 cm est la taille standard des pavillons décoratifs, et elle convient bien à un motif chargé. En dessous, le personnage se réduit à une tache blanche. Au-dessus, la surface devient difficile à tendre proprement sur un mur d'appartement.

L'impression ensuite. Sur un dessin blanc contrasté sur fond noir, tout se joue sur la propreté des contours. Une sérigraphie nette garde le sabre, les doigts et les orbites lisibles ; une impression baveuse transforme les crânes en boules.

La fixation enfin. Une bande latérale renforcée permet de passer une tringle, une drisse ou un simple cordon, et deux œillets métalliques en laiton évitent de tirer directement sur le tissu quand on hisse ou qu'on décroche. C'est ce détail, plus que la matière annoncée, qui fait la différence entre un pavillon qu'on peut manipuler souvent et une tenture qu'on cloue une fois pour toutes. La toile polyester à coutures franches supporte le vent et l'humidité d'un mât de jardin, là où un tissu d'intérieur type satin gondole et se délave.

Bande d'entête blanche renforcée, œillets en laiton et cordage fin passé dans l'un d'eux, sur un plan de travail en bois.
Bande d'entête blanche renforcée, œillets en laiton et cordage fin passé dans l'un d'eux, sur un plan de travail en bois.

Si tu cherches précisément le motif ABH/AMH, avec le personnage debout et les deux crânes, plutôt qu'un Jolly Roger passe-partout, c'est ce dessin-là qu'il faut vérifier sur la photo avant tout le reste.

Deux réserves. La description ne précise ni le grammage de la toile, ni si l'impression est recto seul ou recto/verso, ni si les initiales ABH et AMH figurent sur le dessin : si ces points comptent pour toi, pose la question avant de commander. Et si tu voulais un motif simple, très graphique, lisible de loin dans une chambre d'enfant, un crâne et deux sabres croisés reste plus adapté que ce dessin dense.

Hisser, tendre ou encadrer : trois usages, trois montages

Un pavillon accroché à un mur et un pavillon hissé sur un mât ne subissent pas les mêmes contraintes. Le premier demande une surface plane et une tringle ; le second demande deux points de fixation solides et l'habitude de l'amener quand ça souffle.

  1. Mesure ton mur. Un 90 x 150 cm occupe environ 1,4 m², soit un pan entier au-dessus d'un bureau. Centre le personnage à hauteur d'œil quand tu es assis, pas debout.
  2. Tends-le au lieu de le punaiser. Une tringle fine passée dans la bande latérale, deux crochets, et le tissu reste plat. Les punaises dans le corps du tissu laissent des trous qui filent.
  3. Dehors, passe par les œillets. Deux mousquetons sur une drisse, jamais un nœud serré directement dans l'ourlet. Amène le pavillon par gros temps : ce sont les claquements répétés qui usent les coutures et effilochent le guindant.
  4. Pour une fête, prévois l'usage temporaire. Hors de portée d'un enfant qui va tirer dessus, et décroché en fin de soirée.
  5. Entretien. Rinçage à l'eau claire, séchage à plat et à l'ombre. Le noir se délave au soleil direct, et le sèche-linge est à éviter sur du polyester imprimé.

Aux fêtes maritimes de Brest, j'ai passé quatre jours à regarder des pavillons hissés pour de vrai sur des mâts qui bougeaient. Un pavillon en usage vit autrement qu'un pavillon punaisé : il se vrille, il retombe le long du mât, il ne montre son dessin en entier qu'une seconde sur trois. C'est aussi pour ça que les descriptions de 1720 sont si sommaires. Un capitaine marchand qui voit arriver un pavillon noir à un mille de distance en retient la forme générale et rien de plus.

Un geste simple Avant de fixer le pavillon dehors, passe une main le long de la bande latérale et repère le sens des œillets. Celui du haut prend l'effort de traction, celui du bas maintient le guindant tendu. Un pavillon accroché par un seul œillet se déchire au niveau du second en quelques semaines de vent.

À bord d'un bateau, la règle est autre : le pavillon national reste le pavillon d'identification, et il ne se remplace pas. Un pavillon pirate n'a de place qu'en fanion décoratif, sous la corne ou frappé sur un pataras, en plus et jamais à la place. Pour un cas précis, ce sont les affaires maritimes qui répondent.

Prolonger le sujet : ses navires, son code de bord, et ce qu'on ignore encore

Roberts a navigué sur des sloops rapides avant de commander des bâtiments de plus fort tonnage, dont plusieurs successivement rebaptisés Royal Fortune. Le sloop, avec son faible tirant d'eau, sa voilure simple et son comportement au près, convenait à la course pour des raisons purement techniques : il rattrapait un marchand, il se faufilait dans des passes où une frégate ne pouvait pas le suivre. J'ai un faible pour ces petites coques, plus que pour les trois-mâts de l'imagerie. Le blog en détaille plusieurs types, et la collection bateaux pirate permet de mettre un modèle réduit en face du nom.

Son équipage est aussi connu pour un code de bord, transmis par Johnson : partage du butin par parts, indemnisation des blessés, règles sur le jeu et sur les lumières à bord. Document précieux, mais qui nous arrive par la même main que l'histoire du gouverneur pendu, avec les mêmes réserves.

Ce qui reste incertain mérite d'être dit une fois clairement : on ignore l'aspect exact du tissu, les couleurs secondaires éventuelles, et le nombre total de pavillons que Roberts a réellement fait hisser en deux ans. Les trois motifs recensés sont ceux que les sources décrivent, pas nécessairement toute sa garde-robe de pavillons.

Si tu veux voir comment ce motif se situe à côté de ceux de Barbe Noire, de Condent ou de Tew, la collection drapeaux pirate les rassemble par capitaine, avec les dimensions de chaque modèle.

Questions fréquentes

Quel est le vrai symbole pirate ?

Il n'existe pas de symbole unique. Le crâne et les deux os croisés sont une image de synthèse popularisée aux XIXe et XXe siècles ; les capitaines de l'âge d'or hissaient chacun un dessin différent, souvent composé à partir d'un même stock d'éléments : crâne, squelette, sablier, arme blanche, cœur percé. Le point commun réel, c'est le fond noir, qui annonçait qu'on laissait la vie sauve en cas de reddition immédiate, le pavillon rouge signifiant l'inverse.

Quelle est la signification du drapeau de Barbe Noire ?

Le motif qu'on lui attribue montre un squelette cornu tenant un sablier et pointant une lance vers un cœur qui saigne. On y lit habituellement une menace en deux temps : le temps qui reste pour se rendre, et ce qui attend l'équipage qui résiste. L'attribution à Edward Teach lui-même est discutée : elle repose sur une iconographie postérieure à sa mort, pas sur une description contemporaine comme celle dont bénéficie Roberts.

Quelle est l'histoire de Bartholomew Roberts ?

Né John Roberts en 1682 au pays de Galles, il est marin de commerce puis second sur un navire négrier lorsque l'équipage d'Howell Davis le capture en 1719. Élu capitaine à la mort de Davis, il opère deux ans entre les Antilles, Terre-Neuve et l'Afrique de l'Ouest, avec un nombre de prises considérable. Il est tué au combat le 10 février 1722 face au HMS Swallow, près du cap Lopez, et son corps est jeté à la mer selon sa volonté.

Hisser un pavillon pirate sur un bateau, est-ce autorisé en France ?

Un navire doit arborer son pavillon national, qui sert à l'identifier, et rien ne le remplace. Un pavillon pirate n'a donc de place qu'en fanion décoratif, en plus du pavillon national et à un autre endroit du gréement. En pratique, sur un bateau de plaisance à quai ou en promenade, il ne pose pas de difficulté tant que l'identification du navire reste correcte ; pour une situation précise, contacte la délégation à la mer et au littoral de ton département.

Que veulent dire les lettres ABH et AMH sur le drapeau de Black Bart ?

Elles sont lues comme « A Barbadian's Head » et « A Martinican's Head », soit une tête de Barbadien et une tête de Martiniquais, en référence aux crânes placés sous les pieds du personnage. Elles répondent aux expéditions armées par la Barbade puis par la Martinique pour le capturer en 1720. C'est l'un des rares pavillons pirates connus qui vise des adversaires nommés plutôt qu'un navire quelconque.

Quelle taille de pavillon choisir pour un mur ou pour un mât ?

Le 90 x 150 cm convient aux deux usages et reste la taille la plus courante : sur un mur, il occupe environ 1,4 m², ce qui correspond à un pan au-dessus d'un bureau ou d'une tête de lit ; sur une hampe de jardin ou de balcon, il se déploie sans être ingérable au vent. Les formats plus petits conviennent aux motifs simples, mais ferment les détails d'un dessin figuratif comme celui de Roberts. Pour l'extérieur, vérifie surtout la présence des deux œillets et d'une bande de suspension renforcée.

« Une vie joyeuse et brève, voilà quelle sera ma devise. » » Propos attribués à Bartholomew Roberts par Charles Johnson, A General History of the Pyrates, Londres, 1724.