Les grenades et explosifs pirates
Novembre 1718, au large d'Ocracoke, en Caroline du Nord. Le sloop du lieutenant Maynard vient bord à bord avec celui de Barbe Noire. Avant l'abordage, l'équipage pirate jette sur le pont adverse des bouteilles de verre bourrées de poudre, de plomb et de bouts de mèche, allumées à la main. Le récit de l'affrontement décrit une fumée épaisse, quelques hommes touchés, et un combat qui se règle ensuite au sabre et au pistolet.
Les grenades et explosifs pirates tiennent en trois familles seulement : la grenade proprement dite, le pot à feu incendiaire et le stinkpot fumigène. Le reste appartient à la guerre d'État ou à la légende.

Tu vas trouver ici de quoi les distinguer, avec un tableau des six engins embarqués à l'époque, le geste réel du lanceur et le critère que je regarde en premier quand on me parle d'un explosif de marine : non pas sa puissance, mais l'effet qu'on cherchait à produire sur le pont d'en face.
- La grenade pirate de l'âge d'or (1650-1730) est une sphère de fonte, une bouteille de verre épais ou un pot d'argile rempli de poudre noire, fermé par une mèche et lancé à la main.
- Trois familles distinctes : la grenade explosive, le pot à feu incendiaire et le stinkpot, engin fumigène au soufre destiné à faire fuir l'équipage.
- Le délai d'allumage n'était pas calibré : quelques secondes selon la longueur de mèche, d'où des accidents fréquents à bord.
- L'objectif tactique n'était pas de couler le navire convoité, puisqu'on ne détruit pas la cargaison qu'on veut voler, mais de créer la panique avant l'abordage.
- Les brûlots, navires sacrifiés et incendiés lancés sur une flotte, restent l'usage explosif le plus destructeur attesté, davantage militaire et corsaire que pirate.
- Après la fumée venait la lame : le sabre d'abordage reste l'arme centrale du combat rapproché.
À quoi ressemblait vraiment une grenade pirate ?
À une boule de fonte creuse de 5 à 10 cm de diamètre, percée d'un trou unique, remplie de poudre noire et fermée par un bouchon de bois traversé par une mèche. Rien de plus. Poids courant : de quelques centaines de grammes à un peu plus d'un kilo.
Au-delà de ce poids, l'engin ne se lance plus assez loin pour être utile, surtout depuis un pont qui bouge. C'est la contrainte qui commande tout le reste : le diamètre, l'épaisseur de la paroi, la quantité de poudre. La fonte se casse en gros morceaux irréguliers, quelques éclats lourds partis dans des directions imprévisibles, très loin de la fragmentation régulière des munitions modernes. Un homme pouvait être tué net, un autre à deux mètres de là s'en tirer avec des brûlures.
Beaucoup d'engins pirates n'étaient pas des grenades réglementaires mais des bricolages de bord. Une bouteille de verre épais, de la poudre récupérée sur une prise, une poignée de clous ou de grenaille de plomb, un morceau de mèche lente : l'ensemble se monte en quelques minutes sur un coffre, à l'abri du vent. Les équipages qui vivaient de captures n'avaient pas de manufacture derrière eux, ils avaient ce que contenaient les soutes des navires pris.

Ce que l'archéologie navale permet de dire reste limité, mais intéressant. Sur des épaves de la période, dont celle attribuée au Queen Anne's Revenge retrouvée en Caroline du Nord, les fouilles ont remonté de l'artillerie, des projectiles et du petit matériel de combat rapproché. Les traités d'artillerie navale du XVIIIe siècle, eux, décrivent la grenade à main comme une munition normale de bord, rangée par caisses, avec la consigne de la tenir à l'écart de la soute à poudre.
Un détail à garder pour la suite : après le jet, tout se réglait à moins de deux mètres. C'est pour cela que les lames d'abordage étaient courtes ou fines, tenues d'une seule main, l'autre restant libre pour un cordage ou un pistolet. Les sabres d'abordage et leurs fourreaux répondent tous à cette contrainte de place, y compris les répliques d'aujourd'hui.
Quels explosifs les pirates utilisaient-ils à part la grenade ?
Trois autres engins apparaissent dans les sources : le pot à feu, incendiaire, le stinkpot, fumigène et suffocant, et le brûlot, navire entier sacrifié. Les deux premiers se lançaient à la main comme une grenade, le troisième relevait d'une opération de flotte.
Le pot à feu (firepot) est un récipient d'argile ou de fer garni d'un mélange de poudre, de poix et de soufre. On l'allume, on le lance sur le pont ou dans le gréement adverse, et il répand un feu collant très difficile à noyer. Sur un navire en bois, avec du chanvre goudronné partout et de la toile sèche au-dessus, c'est l'engin le plus dangereux du lot, y compris pour celui qui le lance.
Le stinkpot n'explose pas. C'est un pot de terre rempli de soufre et de matières qui dégagent une fumée âcre, jeté sur un pont ou dans une écoutille pour faire tousser, pleurer et remonter les hommes de l'entrepont. On le trouve aussi bien dans la pratique européenne que dans les mers de Chine, où les équipages de jonques l'employaient de la même manière. C'est une arme de dispersion, sans plus d'ambition que cela.

Le brûlot change complètement d'échelle : un navire ancien, chargé de combustible, allumé et lâché au vent sur une flotte au mouillage, l'équipage évacuant en chaloupe. La nuit du 7 au 8 août 1588, huit brûlots anglais lancés sur l'Armada espagnole devant Calais ont suffi à faire couper les câbles et rompre la formation, sans qu'un seul galion soit brûlé. L'effet est psychologique avant d'être matériel, et l'usage reste militaire et corsaire plus que pirate : sacrifier un bateau, quand on vit de ses prises, n'a aucun sens économique.
Reste le sabotage à la barrique de poudre placée dans une soute. On en trouve la menace plus souvent que la trace. Barbe Noire aurait plusieurs fois promis de faire sauter son propre navire plutôt que de se rendre ; cela figure dans les récits, l'événement non. Quant aux ports minés et aux îles piégées des romans et des films, aucune source de la période ne les documente. Si le sujet des pièges t'intéresse, je l'ai creusé à part dans l'histoire des mines et pièges à pirates, où la limite entre technique attestée et légende se voit bien.
Le tableau ci-dessous récapitule les engins explosifs et incendiaires embarqués à l'âge d'or de la piraterie, avec le risque pris par ceux qui les mettaient en œuvre.
| Engin | Contenu | Effet recherché | Portée et mise en œuvre | Risque pour l'équipage lanceur |
|---|---|---|---|---|
| Grenade à main (sphère de fonte) | Poudre noire, parfois plomb et clous | Souffle, éclats, panique sur le pont | Lancée à la main, quelques dizaines de mètres, mèche allumée | Élevé : mèche imprévisible, roulis |
| Grenade improvisée (bouteille de verre) | Poudre, grenaille, mèche | Éclats de verre, effet moral | Jetée depuis la hune ou le bastingage | Élevé : casse prématurée |
| Pot à feu (firepot) | Poix, soufre, poudre | Incendie du pont et du gréement | Lancé bord à bord | Très élevé : le feu passe aux deux navires |
| Stinkpot | Soufre, matières fumigènes | Fumée suffocante, dispersion de l'équipage | Lancé sur le pont ou dans les écoutilles | Modéré : fumée rabattue par le vent |
| Brûlot | Navire entier chargé de combustible | Destruction d'une flotte au mouillage | Navire sacrifié, lâché au vent | Perte du navire, équipage évacué en chaloupe |
| Canon de pont ou pierrier | Charge de poudre, boulet ou mitraille | Démâtage, balayage du pont | Tir à distance avant l'accostage | Faible, hors accident de poudre |
Comment allumait-on et lançait-on une grenade sur un pont mouvant ?
Avec une mèche lente tenue dans la main gauche, un comptage approximatif et un jet en cloche par-dessus le bastingage. La portée utile ne dépasse pas quelques dizaines de mètres, ce qui réserve l'engin à la phase où les deux coques se touchent presque.
Le geste, dans l'ordre :
- Préparer la mèche avant l'approche, coupée court pour un jet immédiat, plus longue si l'on veut que l'engin roule sur le pont avant d'éclater.
- Tenir le boutefeu ou un bout de corde incandescent dans la main libre, à l'abri des embruns et loin de toute caisse de poudre.
- Allumer au dernier moment, quand le navire visé est à portée de jet, pas avant.
- Compter une ou deux secondes, à l'oreille et à l'habitude, jamais à la montre.
- Lancer en cloche, pour que l'engin retombe sur le pont plutôt que de rebondir sur la muraille et revenir à l'eau, ou pire, sur son propre bordé.
- Se baisser derrière le bastingage, la fumée protégeant autant qu'elle gêne.
Les hommes postés dans les hunes avaient le meilleur poste : à la verticale du pont ennemi une fois les deux navires accolés, ils lâchaient leurs engins sans avoir à viser. C'est aussi le poste le plus exposé, avec de la toile et du cordage goudronné à portée de main.

Le danger venait rarement de l'adversaire. Mèche trop courte, coup de roulis au moment du jet, poudre humide qui fuse au lieu de détoner, éclat de verre qui part du mauvais côté : les accidents à bord sont mentionnés partout où l'on parle de ces engins. Les caisses de grenades étaient d'ailleurs rangées à distance de la sainte-barbe, la soute à poudre, précaution élémentaire quand une seule étincelle mal placée envoie le navire par le fond.
Pourquoi les pirates ne faisaient-ils pas simplement sauter le navire visé ?
Parce que la proie valait par sa coque, sa cargaison et parfois par son équipage, qu'on recrutait. Détruire le navire, c'était perdre le butin, le sloop qu'on aurait pu revendre et les hommes qu'on cherchait à embarquer.
Une prise intacte se négocie dans un port complaisant, se réarme, ou remplace un bateau fatigué. Plusieurs capitaines de l'époque ont changé de navire quatre ou cinq fois en deux ans, à chaque fois pour une prise plus rapide. Les petits gréements maniables, sloops et goélettes, étaient les plus recherchés, et un incendie mal maîtrisé les mettait hors d'usage en une heure.
D'où la tactique dominante : obtenir la reddition sans combat. Pavillon hissé, réputation qui précède, sommation, coup de canon d'avertissement, et les engins bruyants comme argument sonore. Un capitaine marchand qui voyait des grenades tomber sur son pont et son gréement prendre feu comparait vite le coût d'une résistance à celui d'une cargaison perdue. Le déroulé complet de cette mécanique, du repérage à la fouille des cales, je l'ai détaillé dans l'article sur l'abordage et la capture d'un navire.
L'incendie assumé existe, mais dans trois cas seulement : les représailles contre un équipage qui a résisté ou dénoncé, la fuite quand il faut abandonner un bateau devenu inutile, et le combat contre un navire de guerre lancé aux trousses, où il n'y a plus de butin à espérer.
Sur ce point, Grenades | Le Canada et la Première Guerre mondiale (museedelaguerre.ca) donne des repères vérifiables.
Quels capitaines ont réellement employé ces engins ?
Barbe Noire est le cas le mieux documenté, avec les bouteilles explosives d'Ocracoke en 1718. Pour le reste, les mentions viennent des journaux de bord des victimes et des minutes de procès de piraterie, où l'on décrit ce qui a été jeté sur le pont plus que ce qui était stocké dans les soutes.
Ces engins n'ont rien d'exotique : ils appartiennent au matériel courant de la guerre navale du temps. Les marines royales française, anglaise et espagnole embarquaient des grenades à main et des pots à feu, et une partie des équipages pirates s'était formée à leur bord avant de déserter. Beaucoup d'hommes de l'âge d'or de la piraterie avaient servi pendant la guerre de Succession d'Espagne, puis se sont retrouvés sans solde à la paix d'Utrecht en 1713. Ils ont emporté leurs gestes avec eux.
La légende, elle, a beaucoup brodé. Dépôts de poudre secrets sur des îlots, cales piégées, explosions qui coupent un navire en deux au dernier plan : c'est du récit populaire, pas de l'archive. Quand une source hésite, il vaut mieux le dire : sur le nombre exact de bouteilles lancées à Ocracoke, par exemple, les versions ne concordent pas, et personne ne peut trancher aujourd'hui.
Que se passait-il une fois la fumée retombée, et avec quelle arme ?
Le combat se terminait à la main, sur un pont encombré de cordages, de caisses et de fumée. La grenade ouvre la séquence, elle ne la conclut jamais : quelques secondes après le jet, les premiers hommes sautaient à bord, et là seule comptait la lame.
Le pistolet à silex, lui, tirait un coup. Un seul. Rechargé debout sur un pont qui bouge, autant dire jamais. Les équipages en portaient plusieurs à la ceinture ou en bandoulière, et une fois vides ils servaient de masse. C'est ce qui explique la primauté du sabre et du coutelas dans tous les récits d'abordage.
Une lame d'abordage se reconnaît à trois choses. Sa longueur d'abord, maîtrisable dans un espace où l'on ne peut pas reculer de trois pas. Sa tenue à une main ensuite, l'autre servant à s'accrocher à un hauban. Sa garde surtout : coquille, arceau ou pièce cylindrique enveloppant les doigts, tout ce qui protège la main dans une mêlée où l'on voit mal. Entre un coutelas trapu de marine, large et court, et une lame fine d'inspiration mousquetaire, la différence est autant d'usage que d'allure : la première encaisse, la seconde vise juste.
Un sabre n'allait pas non plus sans son fourreau. Le fourreau assorti conditionnait le transport, l'accrochage au ceinturon et, aujourd'hui, la conservation d'une réplique en acier posée en vitrine ou emportée en reconstitution. Si tu cherches à représenter la phase qui suit la fumée plutôt que la fumée elle-même, c'est cette pièce-là qu'il faut, et pas un engin factice.
Elle ne conviendra pas si tu cherches la silhouette large et courte du coutelas de marine : la lame fine tire vers le duel à terre plus que vers la mêlée de bordage. Et ce n'est pas un accessoire à mettre entre les mains d'un enfant : pour un anniversaire ou un carnaval, un sabre en mousse ou gonflable est la seule option raisonnable, l'acier restant en hauteur et hors de portée.
Comment évoquer les explosifs pirates dans une reconstitution, une déco ou une fête sans bêtise ?
Par des objets factices et par le décor, jamais par de la pyrotechnie. Une sphère de résine peinte façon fonte, un petit tonnelet marqué à la craie, un cordage et une lanterne suffisent à raconter la scène sur une table ou une étagère.
Ce qu'on ne fabrique pas, même pour rire : tout engin pyrotechnique artisanal est interdit et dangereux, et il n'y a aucune version amusante de cette histoire. Le sujet se met en scène avec des accessoires inertes, point.
Pour un enfant, les bons objets sont ailleurs : sabre en mousse ou gonflable, cache-œil, coffre en bois, carte au trésor à cacher dans le jardin. Sur les chasses au trésor que j'organise pour ma nièce et ses cousins, ce sont la boussole et le coffre qui tiennent un groupe de six ans, jamais l'accessoire le plus impressionnant. Un déguisement complet avec chemise et ceinture fait aussi plus d'effet qu'un gadget bruyant.
Pour un adulte qui expose, deux points concrets. La hauteur d'accrochage : au-dessus d'un meuble, hors d'atteinte d'un enfant qui grimpe, avec deux supports pour répartir le poids de la lame et du fourreau. Et l'entretien : chiffon sec après manipulation, un film léger d'huile fine sur la lame, rangement à l'abri de l'humidité. Une lame en acier oubliée dans un sac de bord humide se pique en trois semaines, je l'ai constaté sur du matériel de la base nautique ; dans un salon chauffé, le problème vient surtout des traces de doigts.
Si tu veux comparer les formes de lames avant de choisir, la collection de sabres de Piraterie Shop les rassemble par gabarit, du modèle en mousse pour enfant aux répliques d'acier avec fourreau.
Questions pratiques
Qu'est-ce qu'une grenade explosive ?
C'est un engin creux rempli d'une charge explosive, muni d'un dispositif de mise à feu, conçu pour être projeté à courte distance. À l'âge d'or de la piraterie, la mise à feu était une simple mèche allumée à la main et l'enveloppe une sphère de fonte, un pot d'argile ou une bouteille de verre. Le principe est resté, le retard et la fragmentation sont devenus calibrés.
Quelles étaient les armes utilisées par les pirates ?
Trois catégories, dans l'ordre où elles servaient : l'artillerie de bord pour arrêter la proie, canons et pierriers ; les armes à feu portatives pour la première décharge, mousquets et pistolets à silex ; les armes blanches pour l'abordage, sabre, coutelas, hache et dague. Les grenades, pots à feu et stinkpots forment une catégorie à part, employée pendant les quelques secondes qui précèdent le saut sur le pont.
Quel capitaine pirate avait la flotte la plus redoutable ?
La question n'a pas de réponse unique parce que la puissance se mesure différemment selon le critère retenu. Sur le nombre de prises, Bartholomew Roberts domine les années 1719-1722. Sur la réputation, Barbe Noire n'a pas d'égal, avec une carrière pirate d'à peine deux ans. Sur la taille de la flotte commandée, c'est Zheng Yi Sao, en mer de Chine au début du XIXe siècle, à la tête de plusieurs centaines de jonques.
Quel est le temps d'explosion d'une grenade ?
Pour une grenade à main du XVIIIe siècle, quelques secondes, sans aucune garantie : le délai dépendait de la longueur de mèche, de son humidité et de la qualité de la poudre. Les grenades militaires modernes utilisent un retard mécanique annoncé autour de quatre à cinq secondes selon les modèles, ce qui rend le geste prévisible. C'est toute la différence entre un engin fabriqué à bord et une munition d'usine.
Les pirates fabriquaient-ils vraiment leurs grenades à bord ?
Oui pour les modèles improvisés, à partir de bouteilles de verre, de clous, de grenaille de plomb et de poudre prise sur les navires capturés. Les sphères de fonte, elles, venaient d'un arsenal ou d'une prise : personne ne coule de la fonte sur un pont en bois. C'est le mélange des deux qui caractérise l'armement pirate, une part de matériel militaire récupéré et une part de bricolage.
Quelle différence entre un stinkpot, un pot à feu et un brûlot ?
Le stinkpot produit de la fumée suffocante et fait fuir les hommes de l'entrepont, sans exploser. Le pot à feu met le feu au pont et au gréement, avec un mélange de poix et de soufre. Le brûlot n'est pas un engin mais un navire entier chargé de combustible, allumé et lâché sur une flotte au mouillage. Le premier disperse, le deuxième détruit un bateau, le troisième en menace vingt.
Il fixait des mèches allumées sous son chapeau, qui apparaissaient de chaque côté de son visage, ses yeux paraissant naturellement farouches et sauvages, ce qui faisait de lui une figure telle que l'imagination ne saurait concevoir de furie plus effrayante.
Charles Johnson, A General History of the Pyrates, 1724 (traduit de l'anglais)