William Kidd : le chasseur de pirates devenu pirate
Le 23 mai 1701, après sa pendaison à Execution Dock, le corps de William Kidd a été enduit de goudron et suspendu dans une cage de fer à Tilbury Point, à l'entrée de la Tamise. Il y est resté des années, bien visible des équipages qui remontaient le fleuve vers Londres. C'est cette mise en scène, plus que ses prises, qui l'a installé au rang de pirate légendaire.

Ses prises, elles, tiennent en peu de lignes. Kidd quitte l'Angleterre en 1696 avec une lettre de course, une mission de chasse aux pirates de l'océan Indien et des bailleurs de fonds haut placés. Trois ans plus tard, il rentre accusé de piraterie par ceux-là mêmes qui l'avaient armé.
Trois couches se superposent dans son histoire : les actes documentés, la légende du trésor enterré née de ses derniers mois de prison, et le personnage de fiction repris par le jeu vidéo et le manga. Je les prends une par une ci-dessous : les dates, le navire, le déroulé du procès et l'état réel des fouilles.
- Né vers 1645 à Greenock, en Écosse, installé à New York, William Kidd navigue d'abord comme corsaire muni d'une commission royale anglaise, entre 1695 et 1697.
- Son basculement tient à peu de choses : un équipage payé à la part, une commission ambiguë, et la prise du Quedagh Merchant en janvier 1698, navire sous pavillon indien mais commandé par un Anglais.
- Ses actes attestés se comptent en quelques prises et escarmouches, très loin des carrières de Bartholomew Roberts ou de Barbe Noire.
- La légende du trésor enterré vient d'un aveu fait en prison ; Oak Island, Gardiners Island, Madagascar et la Thaïlande en ont hérité, sans jamais livrer le magot annoncé.
- Ses commanditaires whigs avaient intérêt à sa mort : le procès de 1701 est autant politique que pénal.
- Eustass Kid dans One Piece, ou le nom de Kidd dans Assassin's Creed IV, relèvent de la fiction et ne prouvent rien sur l'homme.
Qui était William Kidd, corsaire ou pirate ?
Les deux, successivement. Corsaire commissionné de 1695 à 1697, déclaré pirate ensuite, jugé et pendu comme tel en 1701. Toute la difficulté de son cas tient dans ce glissement de statut, qui ne dépend pas seulement de ses actes.
L'état civil est à peu près solide : naissance vers 1645 à Greenock, en Écosse, puis une carrière de marin dans les Caraïbes et une installation à New York, où il épouse en 1691 Sarah Bradley Cox Oort, veuve fortunée. Il y est un notable, propriétaire, contributeur à la construction de Trinity Church. D'autres versions le font naître à Dundee vers 1654, fils de pasteur ; ces variantes viennent de biographies tardives et rien ne permet de trancher. Je garde les deux hypothèses.
La lettre de course, elle, n'a rien de flou. C'est une autorisation écrite d'attaquer les navires d'une nation ennemie, avec obligation de ramener les prises devant une cour d'amirauté et de partager le butin entre la Couronne, les armateurs et l'équipage. Un corsaire capturé est traité en prisonnier de guerre. Un pirate, non : il passe en jugement.
Corsaire, pirate, flibustier, boucanier
Ces quatre mots ne sont pas des synonymes, et les catalogues de déco pirate les mélangent en permanence. Le tableau ci-dessous sert de repère pour tout ce qui suit.
| Statut | Autorisation | Cibles | Sort en cas de capture | Exemple |
|---|---|---|---|---|
| Corsaire | Lettre de course délivrée par un État | Navires de la nation ennemie uniquement | Prisonnier de guerre, échangeable | William Kidd de 1695 à 1697 |
| Pirate | Aucune | Tout navire, sans distinction de pavillon | Procès et pendaison | Kidd après 1698 selon la justice anglaise |
| Flibustier | Commission souvent locale et ambiguë | Possessions et navires espagnols des Caraïbes | Variable selon la conjoncture diplomatique | Henry Morgan |
| Boucanier | Aucune au départ, chasseurs devenus marins | Convois de passage, établissements côtiers | Traqués par les marines coloniales | Les hommes de la Tortue |
Pourquoi la Couronne l'a-t-elle chargé de chasser les pirates ?
Parce qu'il était capitaine expérimenté, connu des autorités coloniales de New York, et politiquement commode. Un homme des colonies, réputé sûr, qu'on pouvait envoyer loin sans engager la Royal Navy.
Le montage date de 1695 et 1696. Richard Coote, comte de Bellomont, futur gouverneur de New York et du Massachusetts, réunit un groupe de bailleurs whigs proches du pouvoir. Kidd reçoit deux commissions : l'une pour attaquer les navires français, la guerre de la Ligue d'Augsbourg battant son plein, l'autre pour capturer les pirates qui écumaient la mer Rouge et l'océan Indien. Ces derniers avaient rendu furieuse la Compagnie des Indes orientales, dont le commerce dépendait de la bonne volonté du Grand Moghol.
Le navire armé pour l'expédition est l'Adventure Galley, environ 280 tonneaux, une trentaine de canons et des rangées d'avirons. L'équipage est recruté à la hâte, à New York pour une bonne part, et payé à la part : pas de solde fixe, une fraction du butin. Un équipage rémunéré au butin n'a aucun intérêt à rentrer les cales vides, et Kidd le savait en partant.
Qu'est-ce qui l'a fait basculer dans la piraterie ?
Une campagne infructueuse, une mutinerie latente et la prise d'un navire qu'il n'aurait pas dû prendre. Rien d'un projet criminel construit.
La chronologie est parlante. Départ en 1696, escale à Madère, aux Comores, remontée vers la mer Rouge où il rate le convoi de pèlerins qu'il guettait. Les pirates promis restent introuvables. La maladie décime l'équipage, les désertions s'accumulent, et l'Adventure Galley prend l'eau au point de nécessiter un pompage constant. En octobre 1697, une altercation avec son canonnier William Moore tourne mal : Kidd le frappe avec un seau cerclé de fer, Moore meurt le lendemain. Ce coup de seau deviendra un chef d'accusation à part entière.
En janvier 1698, au large des Indes, il capture le Quedagh Merchant, gros navire marchand chargé de soieries, de mousseline, de sucre et de métal. Le navire porte pavillon indien, la cargaison appartient à des marchands arméniens, mais le capitaine est un Anglais nommé Wright, et Kidd invoque des passeports français trouvés à bord. Avec un tel document, la prise devenait légale au regard de sa commission.
Ces passes françaises n'ont jamais été produites au procès. Kidd affirmait les avoir remises à Bellomont. Elles ont réapparu bien plus tard dans les archives publiques britanniques. C'est le point sur lequel son procès reste discuté : Les pièces qui pouvaient le sauver n'étaient pas dans le prétoire. À bord, ce genre de papiers voyageait dans le coffre du capitaine, un contenant en bois d'une vingtaine de centimètres, porté d'une main, qui n'a rien à voir avec les malles géantes qu'on voit sur les illustrations. Les Coffres pirate en bois vendus aujourd'hui reprennent d'ailleurs ce petit format plutôt que celui d'une malle de cale.
Quel navire menait Kidd, et pourquoi c'était un mauvais choix ?
L'Adventure Galley, environ 280 tonneaux, gréement de navire à trois mâts et rangées d'avirons pour manœuvrer par calme plat. Un armement d'État, conçu pour impressionner et pour aborder, pas pour se faufiler.

Sur le papier, les avirons étaient l'argument fort : pouvoir approcher une proie encalminée quand un marchand ne peut rien faire. Dans les faits, une coque de ce type travaille beaucoup, l'entretien est lourd, et les bordés ont fini par céder. Kidd a abandonné puis brûlé l'Adventure Galley à Sainte-Marie de Madagascar en 1698, transféré ses hommes sur le Quedagh Merchant rebaptisé Adventure Prize, laissé ce dernier près de l'île Catalina, au large d'Hispaniola, et acheté un sloop, le San Antonio, pour remonter vers New York. Sa dernière traversée, il l'a faite sur le type de bateau qu'il aurait fallu prendre dès le départ.
Les pirates de l'âge d'or, entre 1650 et 1730, privilégiaient précisément ces coques-là : sloops et goélettes, tirant d'eau faible pour se réfugier dans les hauts-fonds et les criques, bonne allure au près, équipage réduit, entretien simple à la plage. J'ai un faible assumé pour ces petits gréements, plus intéressants à observer qu'un grand trois-mâts, parce que tout y est visible : une voile, un beaupré, deux focs, et une manœuvre qui se comprend depuis le quai. Si tu veux voir comment se voit un gréement de goélette dans le détail, j'ai écrit une fiche sur La goélette à trois mâts Tern.
Le trésor de Kidd a-t-il existé, et tenait-il dans un coffre ?
Un dépôt réel a existé, modeste, et il a été récupéré par les autorités dès 1699. Le trésor fabuleux, celui des cartes au X et des cavernes, n'a jamais été retrouvé pour une raison simple : rien ne prouve qu'il ait existé.
En juin 1699, en route vers Boston, Kidd débarque une partie de son butin sur Gardiners Island, à la pointe est de Long Island : or, argent, pierres et ballots de tissus, confiés au propriétaire de l'île. Bellomont fait saisir le dépôt quelques semaines plus tard et l'inventaire part au Trésor. On parle de quelques milliers de livres sterling de valeur, une somme importante pour un particulier de l'époque, sans commune mesure avec les montagnes d'or de la légende.
La légende, elle, a une date de naissance assez nette : la prison. Emprisonné à Newgate, Kidd laisse entendre qu'il peut indiquer une cachette considérable si on lui laisse la vie. Cette offre, faite pour négocier, a suffi à lancer trois siècles de recherches. National Geographic a consacré un sujet à cette mécanique, Le trésor de Kidd comme pierre angulaire de l'imaginaire pirate, qui montre bien comment un aveu de condamné est devenu un mythe autonome.
Où l'a-t-on cherché, et qu'ont donné les fouilles ?
Quatre pistes principales, aucune concluante au-delà du dépôt de 1699.
- Gardiners Island: la seule piste appuyée sur des archives, et elle a été vidée par les autorités coloniales elles-mêmes.
- Oak Island, en Nouvelle-Écosse : un chantier de chasse au trésor ouvert depuis la fin du XVIIIe siècle, où le nom de Kidd a été ajouté au XIXe sans aucun document pour l'étayer.
- Madagascar et l'île Sainte-Marie: repaire bien réel des pirates de l'océan Indien, où des épaves ont été étudiées et des identifications annoncées puis contestées par les archéologues.
- La Thaïlande et les fameuses cartes à double fond, apparues sur le marché des collectionneurs au XXe siècle : authenticité jamais établie.
Le seul navire de Kidd dont la localisation fasse consensus est l'Adventure Prize, l'ancien Quedagh Merchant, repéré en 2007 par une équipe d'archéologues au large de l'île Catalina, en République dominicaine, sous quelques mètres d'eau. On y a trouvé des canons et du lest. Pas de trésor.
Ce que contenait vraiment un coffre de bord
Des papiers, de la monnaie, un instrument ou deux, du linge, un rasoir. Le coffre de marin du XVIIe siècle est un objet de vie quotidienne, pas un contenant à magot. Ce qui le tenait en état, c'était le bois renforcé de bandes de cuir sur les angles, une poignée de cuir sur le dessus et un loquet cadenassable qu'on manœuvre d'une main, sans serrure sophistiquée : à bord, une mécanique compliquée qui rouille est une mécanique inutile.
C'est ce format-là qui m'intéresse quand je regarde un coffre décoratif aujourd'hui. Pas la malle de film, mais la boîte de vingt à vingt-cinq centimètres qu'on pose sur une étagère et qu'on ouvre vraiment, pour y ranger des papiers, des pièces, une carte pliée, les indices d'une chasse au trésor. Le motif de carte gravé ou peint sur les faces, lui, est un code visuel postérieur à Kidd, popularisé par la littérature du XIXe siècle : un objet d'imaginaire assumé.
Deux cas où il ne conviendra pas. Si tu cherches un vrai rangement sécurisé, passe ton chemin : un loquet cadenassable ferme, il ne protège pas. Et si tu montes un coin strictement historique, avec une carte marine ancienne et une maquette, le motif de carte au trésor sur les faces jurera avec le reste ; un coffre uni, sans décor narratif, s'accordera mieux à cet ensemble.
Pourquoi a-t-il été pendu alors que d'autres pirates ont été amnistiés ?
Parce que son procès mettait en cause ses commanditaires, et qu'un mort ne témoigne plus. Le calendrier politique lui a été aussi fatal que la justice.
Kidd rentre à Boston en 1699 sur la promesse d'un traitement clément de Bellomont, qui l'arrête presque aussitôt. Transféré en Angleterre, il est détenu à Newgate, longtemps au secret, puis interrogé par la Chambre des communes. Les whigs qui l'avaient financé sont alors attaqués par leurs adversaires tories, précisément sur cette expédition. Kidd, entendu, ne charge pas ses bailleurs. Il est renvoyé devant la justice d'amirauté avec deux séries d'accusations : le meurtre de William Moore et la piraterie. Il comparaît sans avocat pendant une partie des débats, sans les passeports français, et sans ses hommes clés pour le soutenir, deux d'entre eux témoignant contre lui.
La pendaison a lieu le 23 mai 1701 à Execution Dock, à Wapping. La corde rompt à la première tentative, on le pend une seconde fois. Puis le corps est goudronné et suspendu dans une cage de fer à Tilbury Point, où il reste exposé aux marées et aux regards pendant environ trois ans, exactement comme les autorités le voulaient.

Seize ans plus tard, le calendrier était tout autre : les actes de grâce royaux de 1717 et 1718 ont permis à des centaines de pirates des Caraïbes de se rendre et d'échapper à la corde, Benjamin Hornigold le premier. Kidd, lui, est tombé au moment où l'Angleterre avait besoin d'un exemple, pas d'un repenti.
Kidd dans One Piece et Assassin's Creed : qu'a gardé la fiction ?
Le nom et l'idée du trésor caché. Presque rien des faits.
Dans Assassin's Creed IV : Black Flag, le nom de Kidd circule à travers un personnage de jeu, James Kidd, présenté comme son fils, et la légende du trésor sert de ressort scénaristique dans un décor caribéen. C'est du jeu vidéo, écrit pour être joué, et rien de ce qui s'y raconte n'a valeur de source. Dans One Piece, Eustass Kid est un capitaine inventé par Eiichiro Oda, dont le nom fait clin d'œil au corsaire écossais ; son équipage, son pavillon et ses affrontements appartiennent au manga.
Côté littérature, deux textes ont fixé l'imagerie pour de bon. « Le Scarabée d'or » d'Edgar Allan Poe, publié en 1843, fait chercher le trésor de Kidd par cryptogramme et pied de mouche. « L'Île au trésor » de Stevenson, en 1883, ajoute la carte, la croix et le coffre de marin comme mobilier obligatoire du genre. Tout ce que la culture pirate doit à Kidd passe par ces deux livres plus que par les archives.
Un repère utile pour trier : dès qu'une histoire parle de plan codé, de bras arraché, de malédiction ou de dernières volontés chuchotées, on est dans la fiction. Les minutes du procès de 1701, elles, ne contiennent ni carte ni coffre.
Comment évoquer Kidd chez soi sans mélanger les registres
Choisir deux ou trois objets d'une même couche plutôt que dix qui les brouillent. Un mur qui juxtapose une carte marine du XVIIe siècle, un pavillon de manga et un tricorne en feutrine ne raconte plus rien de précis.
- Décide la couche: histoire de 1650-1730, marine et gréements, ou fiction contemporaine. Les trois sont légitimes, elles ne se prouvent pas l'une par l'autre.
- Pose un objet pivot, celui qu'on voit en entrant : un petit coffre en bois, une maquette, un tableau de navire. Un seul.
- Ajoute deux satellites au maximum autour, dans la même couche : une carte pliée, une boussole, une longue-vue pour le registre marine ; un pavillon d'équipage pour le registre manga.
- Sépare physiquement les registres: la fiction sur un mur, l'historique sur une étagère, à un mètre d'écart suffit pour que l'œil ne confonde pas.
- Nomme les choses quand tu les présentes : « coffre décoratif façon carte au trésor » et non « coffre d'époque ». La précision vaut mieux que le mot « ancien » collé sur un objet fabriqué la semaine dernière.
Pour un anniversaire, la répartition est différente. Un enfant de six ans se fiche du gréement, il veut ouvrir la boîte.
Pour le registre marine, un set de construction ou une maquette de navire à voiles donne plus à raconter qu'un accessoire de costume : on compte les mâts, on regarde le sens des voiles, on nomme le type de coque. Les Bateaux pirate en modèle réduit couvrent ce terrain, du set de briques au trois-mâts de vitrine. Et si tu cherches simplement une boîte à poser sur un bureau, la Sélection de coffres propose plusieurs tailles et finitions, du petit format d'étagère au modèle plus large.
Bon à savoir avant de choisir
Qui est William Kidd ?
Un capitaine écossais né vers 1645, établi à New York, envoyé en 1696 par un groupe d'investisseurs anglais et par une commission royale pour capturer les pirates de l'océan Indien et attaquer les navires français. Accusé de piraterie après la prise du Quedagh Merchant en 1698, il a été arrêté à Boston, jugé à Londres et pendu le 23 mai 1701. Sa notoriété doit plus à son exécution et à la légende de son trésor qu'à ses prises.
Comment Kidd a perdu son bras ?
Cette question porte sur un personnage de manga, pas sur le corsaire. Dans One Piece, Eustass Kid a un bras en moins, perdu selon le récit lors d'un affrontement avec Shanks. William Kidd, lui, n'a perdu aucun membre : les documents de son procès et les récits de son exécution n'en font pas mention.
Qui est William Kidd dans Assassin's Creed ?
Dans Assassin's Creed IV : Black Flag, la famille Kidd apparaît via James Kidd, personnage du récit présenté comme l'enfant du capitaine. C'est une invention de scénario, comme la manière dont le jeu traite le trésor. Aucun élément de ce jeu ne peut servir de source pour l'histoire réelle de 1695-1701.
Qui est le plus grand pirate de l'histoire ?
Cela dépend du critère retenu. Au nombre de prises, Bartholomew Roberts domine largement, avec plusieurs centaines de navires capturés en trois ans. À la taille de la flotte commandée, Zheng Yi Sao, en mer de Chine au début du XIXe siècle, n'a pas d'équivalent occidental. Kidd, avec quelques prises, ne figure dans aucun de ces classements : sa place vient de la légende.
Le trésor du capitaine Kidd a-t-il été retrouvé ?
Le seul dépôt documenté, celui de Gardiners Island, a été saisi en 1699 et versé au Trésor anglais. Depuis, aucune fouille n'a produit de butin attribuable à Kidd, ni à Oak Island, ni à Madagascar, ni en Thaïlande. L'épave attribuée à son dernier navire, localisée en 2007 en République dominicaine, contenait des canons et du lest.
Un coffre décoratif en bois demande-t-il de l'entretien ?
Peu, à condition de le tenir au sec. Un dépoussiérage au chiffon sec, pas d'eau sur le bois ni sur les bandes de cuir, et une place éloignée d'un radiateur ou d'un rebord de fenêtre plein soleil, qui dessèchent le cuir et font travailler les assemblages. Sur un format de 24 cm de large, prévois une étagère de 30 cm de profondeur pour pouvoir ouvrir le couvercle sans le tirer vers toi.
« Un pirate n'est pas seulement un homme qui vole en mer : c'est un homme qui vole en mer sans commission d'un souverain. » Charles Johnson, A General History of the Pyrates, 1724.