Tortuga et la piraterie

Tortuga et la piraterie

En décembre 1492, Christophe Colomb longe la côte nord d'Hispaniola et donne à une île voisine le nom de Tortuga : son relief bossu, vu du large, lui rappelle une carapace de tortue. Cent cinquante ans plus tard, ce même caillou de 37 km de long sert de base arrière à la flibuste française dans les Caraïbes.

Entre les deux, il y a une histoire courte, datable, documentée, et une légende beaucoup plus longue qui commence dans un livre de 1678 et se poursuit dans les films et les jeux. Tortuga et la piraterie, c'est donc deux couches à séparer.

Ce texte donne les dates, la géographie, le vocabulaire exact (boucanier, flibustier, corsaire, pirate, ce ne sont pas des synonymes) et une méthode de tri en cinq points pour savoir, en lisant un paragraphe, si on te parle de l'île ou du décor.

Ce qu'il faut savoir avant de lire
  • L'île de la Tortue existe : île haïtienne d'environ 37 km sur 7, à environ 8 km de la côte nord-ouest d'Haïti, habitée aujourd'hui par des pêcheurs et des cultivateurs.
  • Sa période flibustière est courte : installation de François Levasseur en 1640, fin symbolique avec le traité de Ryswick en 1697.
  • Boucanier, flibustier, corsaire et pirate désignent quatre situations différentes. Trois étaient tolérées ou commissionnées, une seule était un crime capital.
  • Le fort de La Roche, bâti vers 1640 au-dessus de la seule baie praticable, a laissé des traces au sol. Les tavernes de cinéma, non.
  • La Tortuga de Pirates des Caraïbes est un décor construit à partir de récits du XVIIe siècle, dont celui d'Exquemelin. Ce n'est pas une reconstitution.
  • Pour évoquer l'île chez soi, un coffre de petit format et un pavillon suffisent mieux qu'un accessoire de galion surdimensionné.

Situer l'île sur une carte avant de parler de pirates

L'île de la Tortue se trouve au nord-ouest d'Haïti, face à Port-de-Paix, séparée de la grande île par un canal d'environ 8 km. Elle mesure à peu près 37 km d'est en ouest sur 7 km dans sa plus grande largeur. Son relief est montagneux, sa côte nord battue et abrupte.

Tout tient à un détail de côte : la façade sud, tournée vers Hispaniola, n'offre qu'une baie réellement praticable, celle de Basse-Terre. Un mouillage abrité, de l'eau, du bois, une pente au-dessus pour y poser des canons, et la vue sur le canal du Vent par lequel passaient les navires espagnols. Pour des unités légères qui tirent peu d'eau, c'est une position confortable. Pour un assaillant venu de la mer, c'est un goulot.

Cette contrainte explique la suite. On ne prend pas la Tortue au hasard : on prend la baie, puis le rocher qui la domine. Les Espagnols l'ont fait plusieurs fois, les Français aussi, toujours au même endroit.

Bon à savoir Trois lieux portent des noms voisins et sont régulièrement confondus : l'île de la Tortue en Haïti, dont il est question ici ; l'isla La Tortuga, au large du Venezuela, inhabitée ; et les Dry Tortugas, un petit archipel de Floride qui doit aussi son nom aux tortues. Quand une page mélange les coordonnées, c'est souvent là que l'erreur est née.

Dater la période flibustière : 1640-1697, pas trois siècles

La séquence documentée tient en soixante ans. Vers 1625-1630, des Français et des Anglais chassés de Saint-Christophe s'installent sur la Tortue et sur la côte voisine. En 1640, François Levasseur prend pied sur l'île et la fortifie. En 1697, le traité de Ryswick fait reconnaître par l'Espagne la partie occidentale d'Hispaniola à la France, et la course antillaise devient encombrante pour Versailles.

Entre les deux, l'île change de mains plusieurs fois. Les Espagnols la reprennent en 1654 et rasent les installations. Elle est réoccupée à la fin des années 1650, puis administrée sous l'autorité de gouverneurs successifs, dont Bertrand d'Ogeron, en poste à partir de 1665, qui organise le peuplement et l'usage des flibustiers contre les possessions espagnoles.

Au XVIIIe siècle, l'île sort de l'histoire de la course : coton, tabac, plantations, et un rôle secondaire par rapport à Saint-Domingue. Autrement dit, la Tortue est déjà rangée quand commence la partie la plus racontée de l'âge d'or de la piraterie atlantique, celle de Barbe Noire ou de Bartholomew Roberts, dans les années 1710-1720. Les deux périodes se chevauchent à peine.

Autre correction utile pour la suite : ce qui circulait dans les malles des hommes de bord n'était pas de l'or en lingots. C'était surtout du papier et de la petite valeur, commissions, lettres, reçus de partage, monnaie de compte, d'où des coffres personnels de format modeste, de l'ordre de 20 à 30 cm de côté. Rien à voir avec les malles de galion des coffres au trésor qu'on imagine.

Distinguer boucanier, flibustier, corsaire et pirate

Ces quatre mots ne décrivent pas la même activité, et trois d'entre eux ne désignent pas un hors-la-loi. La distinction est juridique et professionnelle avant d'être esthétique.

  • Boucanier: chasseur de bétail sauvage sur la grande île, qui fume la viande sur un boucan. Métier terrestre, mode de vie rude, commerce de cuirs et de viande séchée avec les navires de passage.
  • Flibustier: homme de mer des Antilles, opérant depuis la Tortue, Port-de-Paix ou Petit-Goâve, souvent sur de petites unités et par expéditions montées au coup par coup.
  • Corsaire: capitaine ou armateur muni d'une commission écrite délivrée par une autorité. Les prises sont légales en temps de guerre et passent devant une juridiction pour être validées.
  • Pirate: celui qui attaque sans commission, pour son compte, y compris des navires de sa propre nation. Passible de la corde.

La difficulté, c'est que les textes du XVIIe siècle mélangent déjà ces mots, parfois dans la même phrase. Un même homme peut chasser le bétail une année, embarquer sur une prise l'année suivante, obtenir une commission puis continuer après l'expiration de celle-ci. La frontière était administrative, et un papier périmé faisait basculer un capitaine d'un statut à l'autre. Quand une source ancienne emploie « pirate » pour tout le monde, elle traduit souvent le point de vue de la victime et non le statut juridique du capitaine.

J'ai déjà consacré un article entier à cette différence entre pirates et corsaires ; ici, retiens surtout que la Tortue était un port de flibuste commissionnée bien plus qu'un repaire de hors-la-loi.

Chercher les traces au sol : le fort de La Roche

Levasseur fait construire vers 1640 une fortification sur une plateforme rocheuse dominant la baie de Basse-Terre, à quelques centaines de mètres du mouillage. On l'appelle fort de La Roche, ou fort de Rocher. Sa position commande à la fois l'accès à la rade et le chemin d'accès par la pente.

Basse-Terre est le nom qui apparaît sur les cartes françaises et espagnoles du XVIIe siècle pour désigner ce point de l'île. Les campagnes d'archéologie menées sur les sites de la flibuste antillaise confirment ce type d'implantation : une plateforme fortifiée, des habitations, du mobilier de la vie quotidienne, des fragments de céramique et de verre. Elles ne confirment pas les tavernes à enseigne, les ruelles pavées et les tonneaux de rhum alignés que le cinéma a installés dans nos têtes. Absence de preuve ne vaut pas preuve d'absence, mais un décor qui n'a laissé aucune trace matérielle mérite d'être présenté comme un décor.

La Tortue n'était pas non plus le seul foyer. Port-de-Paix, Petit-Goâve, Léogâne et l'île à Vache ont servi de bases et de points de rassemblement, parfois plus longtemps que l'île elle-même. Petit-Goâve devient d'ailleurs un centre administratif de la course à la fin du XVIIe siècle.

Une chose à garder en tête quand on achète un objet sur ce thème : l'aspect « ancien » vient toujours du travail de finition, bois teinté sombre, toile imprimée, métal couleur bronze. Jamais d'un âge réel. C'est un objet d'évocation, et le savoir avant permet de le choisir pour ce qu'il fait bien.

Passer au crible le mythe des Frères de la Côte

L'association dite des Frères de la Côte a existé, mais pas sous la forme d'une république égalitaire. C'était un ensemble de pratiques d'entraide entre hommes de la Tortue et de la côte de Saint-Domingue : le matelotage, un engagement de compagnonnage entre deux hommes qui mettaient leurs biens en commun et héritaient l'un de l'autre ; et des règles de partage écrites avant chaque expédition.

Ce document de partage, la chasse-partie, fixait la part du capitaine, celle du chirurgien, celle du charpentier, la part des hommes, et les indemnités prévues en cas de blessure : tant pour un bras, tant pour une jambe, tant pour un œil. Le capitaine était choisi pour l'expédition, pas à vie. Le matelotage et la chasse-partie sont bien attestés et distinguent réellement la société flibustière.

Ce que la légende gomme est moins agréable. La Tortue vivait aussi d'engagés recrutés en France pour trois ans, souvent traités comme une main-d'œuvre corvéable ; de l'esclavage colonial, qui structure toute la région ; d'une violence exercée contre des populations civiles lors des raids ; et d'une mortalité considérable. Ce n'est pas une société libertaire vue de l'intérieur.

Reste la question de la source. L'essentiel de ce que l'on raconte vient d'Alexandre-Olivier Exquemelin, chirurgien embarqué, dont l'ouvrage paraît en néerlandais en 1678 et en français quelques années plus tard. C'est un témoin de premier ordre et un auteur qui compose : il choisit ses scènes, force certains traits, règle des comptes. Les fiches encyclopédiques sur l'île de la Tortue y renvoient très largement, directement ou non. Le lire comme un rapport administratif, c'est prendre un récit pour un procès-verbal.

Vérifier ce qu'on rangeait vraiment dans un coffre de flibustier

Le butin des expéditions antillaises était rarement métallique. Cuirs, tabac, sucre, indigo, cordages, toiles, esclaves, vivres, parfois de la monnaie divisionnaire : voilà ce qu'on ramenait le plus souvent, et cela se revendait avant d'être partagé selon la chasse-partie. Le métal précieux existait, mais il était partagé et dépensé vite.

Ce qu'un homme de bord gardait pour lui tenait dans très peu de volume : ses papiers, sa part écrite, une commission ou sa copie, quelques lettres, un peu de monnaie, des effets personnels. Un coffre personnel devait tenir sous une couchette étroite et se porter dans une chaloupe.

Ces trois détails fonctionnels sont ceux que je regarde en premier sur un coffre décoratif. Les poignées latérales, parce qu'un coffre sans prise se soulève mal dès qu'il est plein. Le loquet, parce qu'un fermoir qui s'ouvre d'une main change l'usage quotidien de l'objet. Et le volume : un format de l'ordre de 23 x 16 x 10 cm se pose sur une étagère ou entre dans un tiroir profond, ce qu'une malle de 60 cm ne fait pas.

Si l'idée est de garder à portée de main des lettres, des photos, des papiers de famille, ou de composer un coin d'étagère sur le thème des Antilles du XVIIe siècle, c'est ce type de format qu'il faut viser. Un coffre en bois de petite taille, avec une fermeture visible et un décor sobre, se range partout et s'ouvre souvent.

Ce format ne conviendra pas pour tout. Pour une chasse au trésor dans un jardin, avec des enfants qui creusent sous une bâche, il faut un coffre plus grand, plus lourd et qu'on n'a pas peur d'abîmer. Pour ranger des jouets ou des figurines, la contenance est trop faible. Et si tu cherches un décor de galion à poser au sol, regarde plutôt du côté des grandes malles : celui-ci est fait pour le papier.

Reconnaître les navires qui mouillaient à la Tortue, et ceux du cinéma

Les unités de la flibuste antillaise étaient d'abord petites : barques, pirogues, chaloupes prises aux Espagnols, puis sloops et goélettes à mesure que le siècle avance. Dans un canal encombré, avec des hauts-fonds et des côtes à pic, le tirant d'eau et la vitesse comptaient plus que le nombre de canons.

C'est aussi une question d'entretien. Une coque de petite taille se carène sur une plage en quelques jours, avec l'équipage et deux palans. Un grand navire à trois ponts demande un arsenal, des mâtures de rechange, une main-d'œuvre spécialisée. La Tortue n'avait rien de tout cela. J'ai un faible pour ces petites coques rapides, et pas seulement par goût : elles expliquent la géographie de la course dans cette zone mieux que n'importe quel galion.

Pour visualiser les silhouettes, une maquette ou un set de construction fait très bien l'affaire, à condition de regarder le gréement : un mât unique et une voile aurique pour le sloop, deux mâts pour la goélette, un beaupré qui avance loin sur l'étrave. La collection de bateaux pirate miniatures donne une idée des proportions, même quand le modèle est un navire de fiction. Si tu veux voir comment un petit caboteur de commerce se retrouve mêlé à la course, j'ai détaillé ce cas dans mon article sur la tartane méditerranéenne.

Cinéma, romans et jeux : ce que la fiction fait de Tortuga

Dans Pirates des Caraïbes : la Malédiction du Black Pearl (2003), Tortuga est un port sans juridiction où Jack Sparrow et Joshamee Gibbs recrutent un équipage en une soirée, entre tavernes et bagarres. Le décor est cohérent avec l'imaginaire construit depuis Exquemelin, il n'est pas une reconstitution de Basse-Terre en 1660.

La tradition romanesque a beaucoup fait, elle aussi. Chez Emilio Salgari, dont Le Corsaire noir paraît en 1898, Tortuga sert de base aux héros et de point de départ des expéditions contre les Espagnols. Le cinéma des années 1950 et 1960 a repris le motif, avec par exemple Pirates of Tortuga (1961), qui associe l'île à Henry Morgan alors que Morgan opérait surtout depuis la Jamaïque anglaise et Port Royal. Côté jeu vidéo, Tortuga : A Pirate's Tale construit une campagne autour du recrutement de capitaines et de combats navals au tour par tour : ce sont des mécaniques de jeu, pas des sources.

Pourquoi Tortuga plutôt que Port Royal, qui fut pourtant un port de course bien plus important ? Parce que le nom sonne, parce que l'île est petite et close, donc facile à mettre en carte, et parce qu'elle est associée à des Français indisciplinés plutôt qu'à une administration coloniale anglaise. Le mythe a choisi le décor le plus maniable.

Tortuga de l'histoire et Tortuga de la fiction, point par point

Le tableau ci-dessous résume les écarts les plus fréquents. Il ne s'agit pas de disqualifier la fiction : elle a ses règles, et le registre du jeu est parfaitement légitime tant qu'on ne le présente pas comme un cours d'histoire.

Élément Île de la Tortue (XVIIe siècle) Tortuga au cinéma et dans les jeux
Statut politique Colonie française, gouverneur nommé, fort de La Roche Port sans loi ni autorité, ouvert à tous
Population Boucaniers, engagés sous contrat, flibustiers, colons, esclaves Pirates, tenanciers de taverne, figuration
Économie Cuir, tabac, viande boucanée, revente des prises Rhum, jeu, recrutement d'équipage
Navires Barques, chaloupes, sloops, quelques prises plus grosses Galions et trois-mâts armés au mouillage
Cadre des prises Commission de course, chasse-partie signée avant départ Butin réparti au gré du capitaine
Période montrée 1640-1697, avec attaques espagnoles répétées Âge d'or flou, souvent début XVIIIe siècle
Aujourd'hui Île haïtienne habitée, villages de pêcheurs, sites archéologiques Décor de studio et carte de jeu
Le détail qui aide Pour une soirée costumée ou un anniversaire sur ce thème, assume le registre du jeu et arrête d'essayer d'être exact : chemise à manches bouffantes, ceinture large, tricorne, bandana. Les déguisements pirate par public sont faits pour ça. En revanche, si tu racontes l'île à des enfants, garde deux ou trois faits simples (une île, un fort, un gouverneur, des petits bateaux) : ça se retient très bien et ça évite de tout mélanger.

L'essentiel d'abord quand on me parle de Tortuga

Cinq réflexes suffisent à savoir si un texte, une vidéo ou une visite guidée parle de l'île ou du mythe. Ils se vérifient en deux minutes.

  1. La date. Si aucune décennie n'est donnée, on parle du mythe. L'histoire de la Tortue se dit avec des années : 1640, 1654, 1665, 1697.
  2. Le mot employé. Boucanier, flibustier, corsaire ou pirate. Une source qui les distingue sait de quoi elle parle ; une source qui écrit « pirate » partout raconte une ambiance.
  3. La présence d'une autorité. Un gouverneur, une commission, un fort. S'ils disparaissent du récit, il ne reste que le décor.
  4. Le navire cité. Un sloop ou une chaloupe, c'est cohérent avec le mouillage et le canal. Un galion à trois ponts amarré devant Basse-Terre, beaucoup moins.
  5. Ce qu'on montre du butin. Des cuirs, du tabac, des papiers de partage : on est dans l'économie réelle de la course. Des monceaux de pièces d'or dans une malle ouverte : on est au cinéma.

Pour raconter l'île à quelqu'un chez soi, deux objets suffisent : un pavillon et un coffre de petit format, posé là où on l'ouvre. Chez Piraterie Shop, la gamme de coffres pirate couvre plusieurs tailles, du coffret de bureau à la malle posée au sol, si tu veux comparer les formats avant de choisir.

Les questions qu'on me pose

C'est quoi une tortuga ?

« Tortuga » veut simplement dire « tortue » en espagnol et en portugais. Colomb a donné ce nom à l'île haïtienne en 1492 à cause de son relief bossu, vu depuis la mer. Le mot a ensuite désigné, dans la langue courante et dans la fiction, le port de flibuste qui s'y est installé au XVIIe siècle.

Où se trouve Tortuga dans Pirates des Caraïbes ?

Dans la saga, Tortuga est présentée comme un port des Caraïbes hors de toute juridiction, où l'on recrute un équipage et où l'on trouve refuge. Les scènes ont été tournées en décor et en studio, pas sur l'île haïtienne. Le nom et l'idée d'un repaire viennent bien de la vraie île de la Tortue, tout le reste appartient au film.

Quelle est la légende de l'île de la Tortue ?

La légende raconte une république de hors-la-loi égalitaires, les Frères de la Côte, vivant sans État, élisant leurs chefs et partageant tout. Le fond est réel pour deux choses : le matelotage entre compagnons et la chasse-partie, ce contrat de répartition des prises signé avant l'expédition. Le reste vient du récit d'Exquemelin, puis du roman. L'île était une colonie française avec un gouverneur et un fort.

L'île de Tortuga existe-t-elle et peut-on s'y rendre aujourd'hui ?

Elle existe : c'est une commune d'Haïti, dans l'arrondissement de Port-de-Paix, peuplée de pêcheurs et de cultivateurs, qu'on rejoint en bateau depuis la côte. Ce n'est pas une destination touristique organisée, et la situation sécuritaire en Haïti fait l'objet de recommandations très restrictives de la part des autorités françaises. Avant tout projet, il faut consulter les conseils aux voyageurs officiels en vigueur.

Qui était François Levasseur, le fondateur du fort de La Roche ?

Un ingénieur et officier français, protestant, envoyé sur l'île en 1640 pour le compte du gouverneur de Saint-Christophe. Il fortifie la hauteur qui domine la baie de Basse-Terre et administre l'île pendant une douzaine d'années, avec une autorité qui finit par gêner ses propres commanditaires. Il est assassiné en 1652 par des proches. Les sources divergent sur les motifs, entre conflit religieux, rivalité et affaire privée.

Comment entretenir un petit coffre en bois posé sur un bureau ?

Un chiffon sec suffit pour la poussière, et un chiffon à peine humide pour les traces, en évitant l'eau sur les charnières et le fermoir métallique. Ne le pose pas contre un radiateur ni sur un rebord de fenêtre exposé, le bois teinté supporte mal les écarts d'humidité et la lumière directe. S'il sert à ranger des papiers, glisse une étiquette à l'intérieur du couvercle : c'est ce que je fais sur tout ce que j'expose, et on retrouve ce qu'on cherche sans tout sortir.

Je préfère un coffre de 23 cm qui sert vraiment à ranger des lettres à une grande malle vide posée au sol : on l'ouvre plus souvent, et c'est là qu'un objet prend sa place.