Série "Pirates des Caraïbes" : Un voyage en cinq films
« Pirates des Caraïbes » n'est pas une série télévisée : ce sont cinq longs métrages sortis au cinéma entre 2003 et 2017, et cette confusion de vocabulaire explique une bonne part des mauvais visionnages. On cherche un ordre chronologique qui n'existe pas, on s'arrête à la trilogie en croyant que le reste est du remplissage, ou on attend d'une saga Disney qu'elle raconte l'histoire réelle de la flibuste.
Ce guide donne le décompte exact des films, leur ordre, leurs durées, ce que chaque volet ajoute, et la frontière entre l'histoire attestée et la fiction. Un tableau reprend les cinq titres avec leur navire central et leur objet-clé.
Un critère revient plus loin, utile bien au-delà du canapé : comment juger un accessoire issu de la saga, boussole comprise, quand on veut le porter une soirée entière ou le poser sur une étagère.
- Cinq films au cinéma : 2003, 2006, 2007, 2011, 2017. Aucune série télévisée à ce jour, malgré la requête « série Pirates des Caraïbes ».
- L'ordre de sortie est aussi l'ordre chronologique du récit : aucun film n'est un préquel.
- Les volets 2 et 3 forment un diptyque qu'il vaut mieux enchaîner ; s'arrêter au 3 fait manquer deux navires majeurs.
- Trois styles à ne pas mélanger : l'histoire attestée de la piraterie (1650-1730), la fiction Disney, et le jeu (costume, décoration, maquette).
- Les cinq titres sont regroupés sur Disney+ en France ; des éditions DVD et Blu-ray « intégrale 5 films » circulent aussi.
- Pour prolonger la saga chez soi, un accessoire de costume et un pavillon suffisent : on choisit sur la finition, les dimensions et la façon de le porter.
« Série » ou saga : cinq films et aucune série télévisée
La franchise compte cinq longs métrages et rien d'autre au cinéma. Le mot « série » vient du langage courant, où il désigne une suite de films, mais aucune fiction épisodique n'existe pour l'instant.
Le décompte exact, dans l'ordre : La Malédiction du Black Pearl (2003), Le Secret du coffre maudit (2006), Jusqu'au bout du monde (2007), La Fontaine de Jouvence (2011), La Vengeance de Salazar (2017). Les trois premiers sont réalisés par Gore Verbinski, le quatrième par Rob Marshall, le cinquième par Joachim Rønning et Espen Sandberg.
L'origine n'est ni un roman ni un feuilleton : c'est une attraction de parc, ouverte en 1967 à Disneyland, dont les scénaristes ont tiré un film trente-six ans plus tard. Cela explique le mélange de tableaux (la prison, la taverne, l'abordage) plutôt qu'une intrigue de série.
Certaines listes annoncent six films. Un sixième volet et un projet de relance ont été évoqués publiquement, sans sortie à ce jour. Les jeux vidéo, les attractions et les contenus dérivés ne sont pas des épisodes de la saga : ils reprennent l'univers sans prolonger l'intrigue des films.
| Film (année) | Réalisation | Durée | Navire central | Objet ou enjeu | Ce qu'il apporte |
|---|---|---|---|---|---|
| La Malédiction du Black Pearl (2003) | Gore Verbinski | 2h23 | Black Pearl / Interceptor | Médaillon aztèque, boussole de Jack | Pose les personnages et le ton mi-aventure mi-comédie |
| Le Secret du coffre maudit (2006) | Gore Verbinski | 2h31 | Hollandais Volant | Coffre et cœur de Davy Jones | Ouvre le diptyque, introduit le Kraken et la dette de Jack |
| Jusqu'au bout du monde (2007) | Gore Verbinski | 2h49 | Hollandais Volant / Black Pearl | Cartes du bout du monde, les neuf pièces | Clôt l'arc Turner-Swann et l'affrontement avec la Compagnie |
| La Fontaine de Jouvence (2011) | Rob Marshall | 2h16 | Queen Anne's Revenge | Calices et larme de sirène | Redémarrage plus autonome, Barbe Noire version fiction |
| La Vengeance de Salazar (2017) | Joachim Rønning et Espen Sandberg | 2h09 | Silent Mary | Trident de Poséidon | Referme les malédictions et le sort de Will Turner |
Regarder dans un ordre « chronologique » inventé : l'erreur la plus répandue
Il n'y a pas d'ordre chronologique différent de l'ordre de sortie. Aucun des cinq films n'est un préquel, et le récit avance film après film, y compris pour les personnages secondaires.
La comparaison avec Star Wars ou avec les films Marvel trompe beaucoup de spectateurs : là, des préquels et des interquels justifient des parcours alternatifs. Ici, remonter à un prétendu « épisode zéro » revient à inventer un film qui n'existe pas.
Plusieurs volets se terminent par une scène après le générique, et celles du troisième et du cinquième film servent de charnière. Vues dans le désordre, elles ne veulent plus rien dire.
Le deuxième et le troisième film ont été tournés dans la même campagne de tournage. Le coffre, le cœur de Davy Jones et la dette de Jack s'étendent sur les deux volets d'un seul mouvement : les séparer par plusieurs semaines coupe l'histoire en son milieu.
Le quatrième film fait exception. L'équipage change, l'intrigue redémarre presque à zéro autour de la Fontaine et du Queen Anne's Revenge, et il peut servir de porte d'entrée à quelqu'un qui n'a jamais rien vu. Ce n'est pas l'entrée idéale, mais elle reste praticable. Les navires de la saga en maquettes et sets de construction suivent d'ailleurs la même logique de découpage : un bateau par film, reconnaissable au premier coup d'œil.
S'arrêter à la trilogie : ce que le 4 et le 5 apportent vraiment
La trilogie de Gore Verbinski se tient debout seule, c'est vrai. Mais les deux derniers films referment des arcs que le troisième laisse ouverts, en particulier ceux de Barbossa et de Will Turner.
Le quatrième volet apporte trois éléments neufs : un navire, le Queen Anne's Revenge, avec sa proue hérissée et son gréement de galion de fiction ; un antagoniste, Barbe Noire tel que la saga le réécrit ; et une créature, les sirènes, filmée comme une chasse nocturne. J'en détaille le contenu dans l'article consacré à Pirates des Caraïbes 4: La fontaine de jouvence.
Le cinquième boucle les malédictions. La Silent Mary, coque éventrée et manœuvrée par des marins morts, sert d'adversaire ; le trident de Poséidon sert de clé ; le sort de Will Turner, laissé en suspens depuis le troisième film, trouve sa réponse.
Les notes du public et de la presse baissent nettement après le troisième volet, et l'écriture des deux derniers films est plus répétitive. Pour qui suit les personnages, ils restent utiles ; pour qui cherche seulement la meilleure aventure, la trilogie donne l'essentiel.
Sur ce point, « Pirates des Caraïbes » : Un retour de Johnny Depp pour ... (20minutes.fr) donne des repères vérifiables.
Lire la saga comme un documentaire sur la piraterie : le piège des registres
La saga emprunte à l'histoire, elle ne la raconte pas. Les Caraïbes ont bien été un théâtre réel de la course et de la flibuste, mais la malédiction du Black Pearl, Davy Jones et le Triangle du Diable sont des inventions de scénario.
Ce qui est attesté tient en peu de lignes : l'âge d'or de la piraterie, situé approximativement entre 1650 et 1730 ; l'existence d'Edward Teach, dit Barbe Noire, mort en 1718 ; les ports de la Jamaïque et des Bahamas comme bases de flibuste ; la présence des compagnies de commerce et de leurs escortes armées. Pour ce socle documentaire, les collections du Musée national de la Marine sont un bon point de départ.
Ce qui est fiction pure : le coffre et le cœur de Davy Jones, le Kraken, la Fontaine de Jouvence telle que le film la met en scène (la légende, elle, circulait bien au XVIe siècle autour de Juan Ponce de León), le trident de Poséidon.
Reste une troisième catégorie, la licence de scénario : un capitaine qui parle plus qu'il ne se bat, des équipages sans hiérarchie stricte, des trois-mâts manœuvrés par quatre personnes. Un navire de cette taille demandait des dizaines de bras pour hisser, border et prendre un ris. C'est du cinéma, et c'est très bien comme ça, à condition de le dire.
La façon la plus simple de parler juste : « dans la saga » quand on décrit un pavillon ou un objet du film, « attesté » réservé aux capitaines documentés par des archives ou des procès.
Confondre accessoire de saga et instrument de marine
La boussole de Jack Sparrow, dans les films, ne pointe pas le nord : elle indique ce que son porteur désire le plus. C'est un ressort de scénario, pas un principe de navigation, et un accessoire inspiré de cet objet ne se juge pas sur la justesse de son aiguille.
Une boussole de marine fonctionne avec une rose graduée amortie, montée dans un habitacle et compensée pour le bateau. Un accessoire de costume relève d'une autre logique : finition du boîtier, tenue du clapet, qualité du cordon, poids une fois pendu au cou. Il ne sert jamais à s'orienter en mer.

La même distinction vaut pour le sabre, le crochet et le pistolet de la saga. Ce sont des accessoires décoratifs ou de costume, à décrire comme tels, et qui ne se portent pas sur la voie publique.
Avant de choisir un accessoire de la saga, quatre points concrets méritent un coup d'œil : la matière annoncée, les dimensions, le mode de port (à la main, à la ceinture, autour du cou), et l'usage prévu, costume ou vitrine. Un objet qu'on doit tenir en main occupe une main toute la soirée ; un objet suspendu au cou se voit sur les photos et ne se perd pas sur un buffet.
Méthode de visionnage : ordre, durées, plateforme et rythme
Ordre de sortie, deuxième et troisième films enchaînés, une pause avant le quatrième. Compte environ douze heures de projection au total, ce qui se répartit bien sur trois soirées.
- Soirée 1 : La Malédiction du Black Pearl (2h23). Le film le plus autonome, le meilleur test pour savoir si la saga te plaît.
- Soirée 2 : Le Secret du coffre maudit (2h31) puis Jusqu'au bout du monde (2h49). Cinq heures vingt : commence tôt, ou coupe le troisième au bout d'une heure et reprends le lendemain, jamais entre les deux films.
- Soirée 3 : La Fontaine de Jouvence (2h16) puis La Vengeance de Salazar (2h09). Deux films plus courts, moins denses en personnages.
- Ne saute pas les scènes après le générique du troisième et du cinquième film.
- Pour un enfant, arrête-toi après le premier film et vois sa réaction avant d'engager le diptyque.
Côté diffusion en France, les cinq titres sont regroupés sur Disney+. Les éditions physiques existent aussi, en coffret DVD ou Blu-ray « intégrale 5 films », utiles si tu veux les pistes de commentaires et les bonus de tournage, qui montrent bien la part de décor et de maquette dans les scènes de mer.
Les recommandations d'âge qu'on lit couramment tournent autour de 8 ans pour le premier film et 10 ans pour les suivants. Davy Jones, ses tentacules et l'attaque des sirènes du quatrième volet impressionnent les plus jeunes bien plus que les abordages.
Reconstituer Jack Sparrow : les quatre repères qui suffisent
La silhouette du personnage repose sur quatre repères : bandana (parfois surmonté d'un tricorne), chemise à manches bouffantes, gilet avec ceintures croisées, bottes montantes. Ajoute un objet pendu au cou et la reconnaissance est immédiate, même en photo de groupe.

Le reste, ce sont des détails qui se voient de près : les bagues, les breloques dans les cheveux, la ceinture large à boucle. Un costume saturé d'accessoires fatigue son porteur et brouille la lecture ; quatre éléments cohérents suffisent. Sur le choix du couvre-chef, tricorne, bicorne ou simple bandana, j'ai détaillé les noms exacts et leurs origines dans l'article sur le nom exact du chapeau pirate.
L'objet au cou est le repère le plus économique : il occupe le regard, laisse les deux mains libres et se voit sur toutes les photos. C'est là que la boussole de la saga trouve sa place, à condition de la prendre pour ce qu'elle est, une pièce de costume à clapet.
Elle ne conviendra pas à deux profils. Si tu cherches un instrument qui tienne un cap, il faut une vraie boussole de marine avec rose graduée, et le rayon boussoles pirate en propose de plus sobres. Et pour un enfant de moins de six ans, un objet à clapet suspendu au cou n'est pas le meilleur choix : un sabre en mousse et un cache-œil occupent mieux, et se perdent moins.
Navires de la saga : les reconnaître, les exposer, décorer autour
Cinq navires structurent les cinq films : le Black Pearl et l'Interceptor dans le premier, le Hollandais Volant dans le deuxième et le troisième, le Queen Anne's Revenge dans le quatrième, la Silent Mary dans le cinquième. Retenir un navire par film, c'est retenir la saga.
Une partie de ce qu'on voit reste plausible : la coque noire, une voilure sombre, un gréement de trois-mâts carré, une chaloupe mise à l'eau. Le reste tient à l'effet spécial et au décor construit : coque envahie de coquillages et de coraux, mâture qui se referme comme une mâchoire, navire coupé en deux. Un ancien souvenir m'aide à faire le tri, les fêtes maritimes de Brest en 2016, quatre jours passés à regarder des gréements bouger pour de vrai : une fois qu'on a vu la lenteur d'une manœuvre, on repère tout de suite ce que le cinéma accélère.
Pour passer du film à l'objet, deux familles cohabitent. Les maquettes décoratives se posent et se regardent ; les sets de construction se montent, et demandent une place au sol qu'il faut anticiper. Un grand set de navire monté occupe facilement la largeur d'une étagère profonde, et les voilures en tissu prennent la poussière : un pinceau doux ou une soufflette suffit, l'eau est à éviter sur les autocollants.
Pour le mur, un pavillon reste la solution la plus simple. Regarde les dimensions annoncées avant le motif : un format d'environ 90 × 150 cm remplit un pan de mur au-dessus d'un bureau, et les œillets métalliques permettent de le tendre avec deux clous ou deux crochets adhésifs. Les pavillons en toile polyester vendus pour la décoration sont faits pour un mur d'intérieur, pas pour rester dehors sur une hampe par vent de sud-ouest. Et j'ai un faible pour les motifs au trait un peu irrégulier, dessinés à la main, plutôt que pour les impressions parfaitement symétriques.

Si tu veux le navire plutôt que le pavillon, les sets et maquettes des bateaux de la saga sont regroupés dans la collection Bateaux Pirate des Caraïbes de Piraterie Shop, avec le nombre de pièces et les dimensions indiqués sur chaque modèle.
Les questions qu'on me pose
Quel ordre regarder Pirates des Caraïbes ?
L'ordre de sortie : 2003, 2006, 2007, 2011, 2017. Il correspond à la chronologie du récit, puisqu'aucun film n'est un préquel. Le seul aménagement utile est d'enchaîner le deuxième et le troisième dans la même soirée, ou à un jour d'intervalle, parce qu'ils forment une seule histoire.
Sur quelle plateforme puis-je regarder les films Pirates des Caraïbes ?
En France, les cinq films sont regroupés sur Disney+. Ils apparaissent aussi régulièrement à la location ou à l'achat sur les plateformes de vidéo à la demande, et les coffrets DVD et Blu-ray « intégrale 5 films » restent disponibles. La disponibilité en streaming évolue selon les accords : vérifie le catalogue au moment où tu lances ta soirée.
Existe-t-il une série télévisée Pirates des Caraïbes ?
Non, aucune série de fiction à ce jour. L'expression « série Pirates des Caraïbes » désigne la suite des cinq films. Ce qui existe autour, ce sont des jeux vidéo, des attractions de parc et des contenus courts liés à l'univers, qui ne prolongent pas le récit des films.
Qui va jouer Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes 6 ?
Aucune distribution n'a été confirmée, et le film n'a pas de date de sortie annoncée. Des projets de suite et de relance de la franchise ont été évoqués par le studio, avec plusieurs noms cités dans la presse, mais rien de vérifiable côté casting. Sur ce point, mieux vaut attendre une annonce officielle que relayer une rumeur.
Quelle est la meilleure série ou saga de pirates ?
Cela dépend de ce que tu cherches. Pour l'aventure familiale et la mythologie maritime, la saga Pirates des Caraïbes reste la référence grand public. Pour un récit historique de la piraterie caribéenne, la série Black Sails vise un public adulte et un traitement plus rude. Pour l'univers de fiction au long cours, One Piece occupe un autre terrain, avec des dizaines d'équipages et leurs pavillons.
À partir de quel âge un enfant peut-il regarder la saga ?
Les repères d'âge qu'on lit couramment situent le premier film vers 8 ans et les suivants vers 10 ans, mais tout dépend de la sensibilité de ton enfant. Les squelettes du premier volet passent souvent bien ; Davy Jones, le Kraken et les sirènes du quatrième film effraient davantage. Regarde le premier film avec lui avant de décider pour la suite.
« This is the day you will always remember as the day you almost caught Captain Jack Sparrow. » Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003), scénario de Ted Elliott et Terry Rossio.