Les pirates et la religion : Croyances et superstitions
En 1721, les articles de l'équipage de Bartholomew Roberts accordaient aux musiciens du bord leur repos le jour du sabbat et faisaient éteindre les chandelles à huit heures du soir. Le même capitaine, d'après le récit imprimé en 1724, voulut garder un ecclésiastique capturé pour dire les prières à bord : l'homme refusa, repartit avec ses affaires, et Roberts ne lui garda que trois livres de prières et un tire-bouchon.
La question des pirates et de la religion se pose presque toujours de la même façon : bande de mécréants, ou dévots cachés ? Les deux réponses tombent à côté, parce que la ligne de partage n'est pas là.

Ce texte trie trois choses qu'on mélange souvent : ce que les archives judiciaires établissent, ce qui relève du folklore de marine commun à tous les navigateurs, et ce que le cinéma, le manga et la parodie ont ajouté depuis. Avec un critère simple pour vérifier une superstition avant de la répéter.
- Les pirates de l'âge d'or (1650-1730) venaient de sociétés chrétiennes : anglicanisme, catholicisme, protestantisme huguenot. Leur rupture était politique et sociale, très rarement théologique.
- Le code d'équipage tenait souvent la place de l'Église : serment prêté sur la Bible (ou sur une hache faute de Bible), parts fixées d'avance, indemnités de blessure, couvre-feu.
- Les superstitions attestées sont d'abord des superstitions de marins : jour de départ, présages météo, mots et objets proscrits, pièce sous le pied de mât.
- Le crâne du Jolly Roger appartient à l'imagerie funéraire européenne du XVIIᵉ siècle : on trouve les mêmes crânes et sabliers gravés sur des pierres tombales de la même époque.
- Obeah, vaudou et cultes afro-caribéens ont circulé dans les Caraïbes et dans des équipages mixtes, mais les sources sont minces et souvent écrites par des juges coloniaux.
- Le pastafarisme (2005) et les malédictions du cinéma sont des couches culturelles postérieures, utiles à connaître et à ne pas confondre avec l'histoire.
Les pirates étaient-ils croyants ou athées ?
Très majoritairement croyants, de la confession dans laquelle ils étaient nés, avec une pratique irrégulière. L'athéisme philosophique reste extrêmement rare avant la fin du XVIIIᵉ siècle, y compris chez les hommes qui vivaient en rupture avec la loi de leur royaume.
Regarde d'où venaient ces équipages. Des marins de la Royal Navy licenciés après la paix d'Utrecht (1713), des matelots de navires marchands, des engagés des colonies, des huguenots français passés par les Antilles, des hommes d'origine africaine affranchis ou évadés. Chacun arrivait à bord avec la religion de son port de départ, ses formules et ses habitudes. Un homme qui a entendu l'office du Book of Common Prayer chaque dimanche de son enfance ne le désapprend pas en changeant de navire.
Les procès de piraterie le montrent assez bien. Au pied de la potence, les condamnés invoquent Dieu, demandent un ministre, dictent des dernières paroles. Les récits d'exécution publiés à Londres et à Boston sont même construits pour ça : on attend du pirate qu'il se repente à voix haute, et beaucoup s'y prêtent.
Restent les cas de blasphème revendiqué. Le toast au diable, les jurons, la santé portée à la damnation générale : ces scènes reviennent dans les témoignages, mais presque toujours rapportées de seconde main, par des captifs ou des témoins à charge, et souvent au moment où il s'agit de faire condamner quelqu'un. Il y a probablement du vrai, du bravache, et une part d'écriture. Irréligion pratique n'est pas athéisme.
De cette croyance de tous les jours, il nous reste surtout des objets : médailles, croix, anneaux, boucles d'oreilles. À bord, tout ce qui se porte au doigt ou au cou passe la journée dans l'embrun, le sel et l'humidité. Un métal qui noircit ou verdit en trois semaines était abandonné, ce que reproduit assez bien l'acier inoxydable 316L des bagues pirate en acier d'aujourd'hui.

Pourquoi l'Église condamnait-elle les pirates alors que les corsaires étaient bénis ?
Parce qu'un corsaire agit avec une lettre de marque, au nom d'un souverain, contre les navires d'un ennemi désigné. Le pirate agit pour son compte, contre tous. Le geste est le même en mer ; le statut juridique, et donc moral, ne l'est pas du tout.
Les guerres de religion ont brouillé la frontière pendant plus d'un siècle. Les armateurs protestants de La Rochelle ont armé en course contre l'Espagne catholique, les capitaines anglais du règne d'Élisabeth ont fait de même avec l'appui de la Couronne, et chaque camp voyait dans ses prises un service rendu à la vraie foi. Un même homme pouvait être héros à Plymouth et bandit à Séville.
Le pirate, lui, se retrouvait décrit comme un rebelle à l'ordre voulu par Dieu, ce qui donne une littérature abondante. Le pasteur puritain Cotton Mather, à Boston, a publié plusieurs sermons d'exécution, dont The Vial Poured Out Upon the Sea en 1726, à propos du pirate William Fly. La sanction religieuse doublait la sanction judiciaire : sépulture chrétienne refusée, corps enduit de goudron et suspendu dans une armature de fer à l'entrée d'un port, comme celui de William Kidd exposé à Tilbury Point après son exécution en 1701. L'idée était que le châtiment se voie depuis les navires qui entraient.
On parle bien d'histoire, ici, et au passé : la piraterie maritime actuelle est un délit poursuivi, sans rapport avec le folklore des pavillons.
Ce détail est expliqué dans Hobbes, les pirates et les corsaires. Le « Léviathan échoué (journals.openedition.org).
À quoi ressemblait un serment d'équipage, et remplaçait-il une messe ?
Le serment sur les articles était un contrat social, prêté devant le groupe, avec Dieu pour témoin. Il ne remplaçait pas l'office, mais il occupait la même fonction sociale : fixer ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, à un endroit où aucune autorité extérieure ne pouvait intervenir.
Les codes attestés viennent presque tous du même livre, A General History of the Pyrates (1724), qui reproduit les articles de Bartholomew Roberts, de George Lowther et de John Phillips. On y lit des parts chiffrées, des indemnités pour la perte d'un bras ou d'une jambe, l'interdiction des jeux d'argent, l'obligation de régler les querelles à terre au pistolet et au sabre plutôt qu'à bord, l'extinction des lumières le soir. Chez Phillips, toujours selon le récit de 1724, l'équipage aurait juré sur une hache faute de Bible disponible.
- Élection du capitaine et du quartier-maître au vote de l'équipage réuni.
- Lecture à voix haute des articles, pour que les illettrés les connaissent aussi bien que les autres.
- Serment, main posée sur la Bible, ou sur un objet du bord quand il n'y en avait pas.
- Signature ou marque de chacun, y compris des hommes engagés lors d'une prise ultérieure.
- Application immédiate : les parts, les indemnités et les sanctions valaient dès la sortie suivante.
La sanction prévue n'est jamais la damnation. C'est le fouet, le débarquement sur une côte, la perte de sa part. Ce détail dit beaucoup : on jure devant les hommes avec lesquels on va vivre six mois dans quarante mètres de coque, et c'est leur jugement qui tombe.
Quelles superstitions avait-on vraiment à bord ?
Celles de tous les marins de l'époque, pirates ou non : le jour du départ, les présages du ciel et des oiseaux, les mots qu'on ne prononce pas, la pièce glissée sous le pied de mât. Presque rien de ce corpus n'est propre à la piraterie.
- Jours de départ: le vendredi réputé néfaste dans le monde anglo-saxon, le premier lundi d'avril également cité, et une réticence générale à quitter le port un jour marqué.
- Changement de nom: renommer un navire passait pour attirer les ennuis. Les pirates le faisaient pourtant sans arrêt, par nécessité, un navire pris étant rebaptisé.
- Présages: le feu Saint-Elme dans le gréement, ces lueurs électriques au sommet des mâts, associé au saint patron des marins et interprété selon les traditions comme signe de protection ou d'orage. Les requins dans le sillage, le calme plat qui s'installe, les oiseaux de mer tués : autant de signes lus dans le sens de l'inquiétude du moment.
- Mots et objets proscrits: selon les régions, on évite de nommer certains animaux à bord (le lapin dans les traditions bretonnes), on ne siffle pas sur le pont, et la présence d'une femme à bord passait pour porter malheur, croyance qui a surtout servi à en écarter les femmes.
- Rituels de coque: la pièce de monnaie déposée sous le pied de mât au moment de le mettre en place, geste retrouvé par l'archéologie navale sur des épaves de plusieurs siècles, et les offrandes jetées par-dessus bord.
Cette densité de croyances s'explique par les conditions du métier. Mortalité élevée, météo imprévisible sans aucun moyen de prévision, pas de médecin à bord dans la plupart des cas, et une longitude qu'on ne savait pas déterminer de façon fiable avant les chronomètres de la fin du XVIIIᵉ siècle. Quand une partie du travail échappe à toute maîtrise, le geste rituel occupe la place laissée vide.
Sur les bateaux du patrimoine, personne ne renomme un bateau à la légère. Ce n'est plus de la croyance, c'est une politesse envers ceux qui l'ont armé avant.
Le Jolly Roger avait-il une signification religieuse ?
Pas au sens d'une profession de foi. Crâne, os croisés, squelette et sablier viennent du vocabulaire funéraire européen du XVIIᵉ siècle, celui du memento mori: rappelle-toi que tu vas mourir. Sur un pavillon, le message est adressé au navire d'en face.
Les mêmes motifs se retrouvent gravés dans la pierre. Les cimetières puritains de Nouvelle-Angleterre, comme Copp's Hill Burying Ground à Boston, alignent des ardoises des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles ornées de crânes ailés et de sabliers. Un capitaine qui faisait coudre un crâne sur une toile noire ne dessinait rien de nouveau : il reprenait l'iconographie que tout le monde autour de lui savait lire.

Sur les pavillons eux-mêmes, il faut séparer l'attesté du reconstitué. Celui de Roberts est décrit dans les sources : un personnage debout sur deux crânes portant les lettres ABH et AMH, pour les têtes d'un Barbadien et d'un Martiniquais, une menace visant deux gouverneurs précis. Le squelette perçant un cœur avec un sablier, attribué à Barbe Noire, n'apparaît en revanche dans aucun document de 1718 : l'attribution est bien plus tardive, elle circule surtout depuis le XXᵉ siècle. Le crâne et les sabres croisés associés à Calico Jack relèvent d'une tradition solide mais pas d'une pièce d'archive.
La fonction, elle, est pratique. On navigue sous un pavillon de complaisance, on l'amène au dernier moment, on hisse le noir pour dire qu'une reddition sera acceptée, le rouge pour annoncer qu'il n'y aura pas de quartier. Quant à l'origine du nom « Jolly Roger », les hypothèses se valent à peu près : déformation du français « joli rouge », surnom du diable en anglais familier (Old Roger), ou titre oriental mal transcrit. On ne sait pas. Si tu veux voir capitaine par capitaine ce qui tient et ce qui a été ajouté, j'ai détaillé ça dans mon top 8 des drapeaux pirates les plus célèbres.

Le crâne en relief sur fond sombre appartient d'ailleurs à la même famille de motifs quand il descend à l'échelle du corps, sur une chevalière ou une médaille : même dessin, même fonction de rappel, format de poche.
Vaudou, obeah, cultes afro-caribéens : que sait-on réellement ?
Peu de choses, et surtout à terre. Les Caraïbes de l'époque étaient un carrefour religieux, avec des populations d'origine africaine nombreuses et des équipages mixtes, mais les pratiques attestées sur un navire pirate sont presque absentes des sources.
Les documents existent sur les îles. L'obeah jamaïcain est décrit puis criminalisé par la législation coloniale après la révolte de Tacky, en 1760, ce qui situe déjà les textes trente ans après la fin de l'âge d'or. À Saint-Domingue, les syncrétismes entre pratiques d'origine africaine et catholicisme colonial sont documentés par des observateurs français de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle. Entre ces sources et un pont de sloop des années 1720, il y a un écart que rien ne comble.
Il faut ajouter le biais des témoignages. Presque tout ce qu'on lit sur ces croyances passe par des tribunaux coloniaux, des administrateurs ou des propriétaires de plantation, qui décrivent des pratiques qu'ils cherchent à interdire. Ils exagèrent, ils simplifient, ils rangent sous un même mot des choses différentes.
Ce qu'il est raisonnable de dire : des hommes d'origine africaine servaient à bord de navires pirates, parfois en nombre, et ils y arrivaient avec leurs croyances comme les autres arrivaient avec les leurs. Ce qui n'est pas raisonnable : décrire un rituel précis sur un pont précis. Le personnage de Tia Dalma dans Pirates des Caraïbes relève d'un autre registre : c'est un scénario, écrit deux siècles et demi plus tard, qui emprunte une esthétique sans documenter une pratique.
Pourquoi les marins portaient-ils bagues, boucles d'oreilles et médailles ?
Pour trois raisons qui se cumulaient : une protection espérée, une épargne portable qu'on ne pouvait pas se faire voler dans un coffre, et la possibilité d'identifier ou de payer l'enterrement d'un corps rejeté par la mer. Le bijou de marin est utilitaire autant que symbolique.
Les croyances rapportées sur la boucle d'oreille, l'oreille percée qui améliorerait la vue, l'anneau d'or qui protégerait de la noyade, appartiennent aux traditions de marine et n'ont aucun fondement médical. Elles ont pourtant tenu longtemps, et elles expliquent pourquoi un homme qui possédait trois objets en portait un à l'oreille.
La matière imposait ses limites. Sel, embrun, mains constamment mouillées, frottement du cordage : les métaux qui noircissent vite devenaient inutilisables en campagne longue, et les alliages tendres se déformaient. Le second critère est le confort. Un objet de croyance se porte sans y penser, donc léger, une dizaine de grammes, assez plat pour ne pas accrocher un cordage, et calibré au doigt pour ne pas tourner. C'est là que le tour de doigt mesuré en millimètres compte : la taille française correspond à la circonférence exacte du doigt, un fil de couture et une règle suffisent à la relever.
Si l'idée est de garder sur soi un motif plutôt que de l'accrocher au mur, une chevalière en acier inoxydable cochant ces deux critères, matière stable et forme qui reste en place, est le format le plus proche de ce que faisaient les marins avec les moyens de leur époque.

Elle ne conviendra pas si tu cherches quelque chose de discret : la partie haute est large et le relief se voit de loin, ce qui se remarque dans un cadre professionnel strict. Et si tu voulais une pièce d'époque ou un objet de collection historique, ce n'est pas ce style : c'est un bijou fabriqué aujourd'hui, avec un motif emprunté aux pavillons.
Pourquoi les pirates sont-ils devenus des figures religieuses dans la culture actuelle ?
Par trois voies distinctes : une parodie religieuse née en 2005, des fictions qui ont construit leurs propres mythologies, et le jeu de fête où le pirate sert de costume. Aucune des trois ne prolonge l'histoire, et les confondre produit la plupart des erreurs qu'on lit sur le sujet.
Le pastafarisme date de 2005 : Bobby Henderson adresse une lettre ouverte au conseil de l'éducation du Kansas et invente le Monstre en spaghetti volant, dont les pirates seraient les premiers fidèles. C'est une satire du débat sur l'enseignement du créationnisme, construite sur l'absurde. Le lien avec les équipages de 1720 est nul, et c'est justement le ressort de la blague.
Dans One Piece, les pavillons fonctionnent comme des emblèmes de loyauté : chaque symbole désigne un capitaine et un équipage précis, y compris chez les équipages secondaires dont on parle rarement, l'Équipage de Mad Treasure, celui de Wetton, les Pirates à la Citrouille. Un motif ne vaut que pour son équipage, c'est ce qui rend ces drapeaux intéressants à collectionner. Chez Pirates des Caraïbes, les malédictions, les pièces maudites et les dieux enchaînés sont des ressorts de scénario, cohérents dans leur univers et inventés pour lui.
| Registre | Ce qu'on sait | Sources | Ce qu'on en fait aujourd'hui |
|---|---|---|---|
| Histoire (1650-1730) | Croyances chrétiennes d'origine, codes d'équipage jurés, superstitions de marine, pavillons issus du memento mori | Procès de piraterie, journaux de bord, A General History of the Pyrates (1724), archives coloniales | Décoration murale, pavillons de capitaines, culture maritime générale |
| Fiction | Malédictions, dieux, pactes, prophéties : ressorts narratifs écrits aux XXᵉ et XXIᵉ siècles | Pirates des Caraïbes, One Piece, Assassin's Creed IV | Pavillons d'équipages, t-shirts, sets de bateaux, collections |
| Jeu et parodie | Pastafarisme, journée « Talk Like a Pirate », anniversaires et carnavals | Mouvement fondé en 2005, folklore internet | Déguisements par âge, chasse au trésor, coffres et cartes |
Garder ces colonnes séparées est utile quand on décore ou qu'on offre. Un pavillon de capitaine attesté et un pavillon d'équipage de manga ne racontent pas la même chose au mur, et un enfant de six ans qui reçoit un coffre ne demande pas la même chose qu'un adulte qui accroche un tableau dans un bureau. Si l'objet porté sur soi te parle plus que la décoration, les bagues en acier de la boutique sont regroupées sur une seule page, avec les tours de doigt disponibles pour chaque modèle.
Les questions qui reviennent
Quelle est la phrase culte sur les pirates ?
Les plus répétées viennent du cinéma, en particulier des répliques de Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes. Côté histoire, la formule la plus citée est attribuée à Bartholomew Roberts dans A General History of the Pyrates de 1724, où il justifie son choix de vie par une préférence pour une existence courte et joyeuse plutôt qu'un long service mal payé. Comme tout ce qui vient de ce livre, c'est un propos rapporté, pas une citation prise sous la dictée.
Les pirates croyaient-ils en Dieu ?
Dans leur immense majorité, oui, avec la religion dans laquelle ils avaient grandi et une pratique très irrégulière. Ce qu'ils avaient rompu, c'était le lien avec l'institution : l'Église officielle de leur royaume était aussi celle qui bénissait les navires qu'ils attaquaient et les tribunaux qui les pendaient.
Pourquoi les pirates étaient-ils si superstitieux ?
Pour les mêmes raisons que tous les marins de leur temps. Une traversée dépendait d'une météo qu'on ne savait pas prévoir, d'une position en longitude qu'on estimait à la louche, d'une santé qu'aucun médecin ne surveillait à bord. Le rituel, le jour choisi, la pièce sous le mât donnaient prise sur un métier où l'essentiel échappait.
Que signifie le crâne du Jolly Roger ?
On l'associe généralement au memento mori, ce rappel de la mort courant dans l'art funéraire européen du XVIIᵉ siècle, où le crâne accompagne souvent un sablier. Sur un pavillon, il servait d'avertissement adressé à l'équipage d'en face plutôt que de déclaration religieuse. Le squelette et le sablier ont ensuite été repris, complétés, parfois inventés par les illustrateurs des siècles suivants.
Quelle différence entre un pirate et un corsaire du point de vue religieux ?
Le corsaire dispose d'une lettre de marque : ses prises sont légales, il peut être accueilli comme un serviteur du roi et son action se présente comme légitime, y compris depuis une chaire. Le pirate n'a pas ce mandat, il est jugé comme ennemi de tous, et la peine s'accompagnait souvent d'un refus de sépulture chrétienne.
Le pastafarisme a-t-il un rapport avec les vrais pirates ?
Aucun. Le mouvement naît en 2005 d'une lettre ouverte de Bobby Henderson au conseil de l'éducation du Kansas, et présente les pirates comme les premiers fidèles du Monstre en spaghetti volant pour tourner en dérision un débat sur les programmes scolaires. C'est une parodie assumée, pas un héritage historique.
Comment choisir sa taille et entretenir une bague pirate en acier portée tous les jours ?
Mesure d'abord ton tour de doigt : entoure la base du doigt avec un fil ou une bande de papier, marque le point de recouvrement, mesure la longueur en millimètres, et compare avec les tailles proposées, la taille française correspondant à cette circonférence. Prends la mesure en fin de journée, main tiède, les doigts gonflent un peu. Pour l'entretien, l'eau tiède avec un peu de savon doux et un séchage complet suffisent la plupart du temps ; les creux d'un motif en relief se nettoient au chiffon souple, et il vaut mieux la retirer avant un bricolage ou une séance de musculation, où les chocs marquent l'acier.
« A merry Life and a short one, shall be my Motto. » Propos attribué à Bartholomew Roberts, A General History of the Pyrates, 1724.