Les mystères de l'île Cocos : La quête du butin des pirates
Entre 1846 et 1997, plus de cinq cents expéditions ont fouillé l'île Cocos, à quelques centaines de kilomètres des côtes du Costa Rica. On y a creusé des tranchées, dérivé des ruisseaux, employé des explosifs. Aucun coffre n'en est ressorti. Un siècle et demi de recherches, et rien à mettre dans une vitrine.
Ce décompte est plus intéressant que les récits de butin. Il dit quelque chose de la façon dont une escale de flibustiers, choisie pour son eau douce et son bois, s'est transformée en île au trésor dans les guides touristiques. Tu vas trouver ici où se situe l'île exactement, ce que valent les trois trésors qu'on lui attribue, ce qu'on y a réellement exhumé, et comment on s'y rend aujourd'hui.

Il y a aussi une méthode, celle que j'applique à toute histoire de trésor avant de la reprendre : quatre questions, dans le même ordre. Elle est plus bas, appliquée aux trois récits de l'île.
- L'île Cocos (Isla del Coco) est costaricienne, à environ 550 km au sud-ouest de Puntarenas. Parc national depuis 1978, patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997.
- Trois trésors lui sont attribués : celui d'Edward Davis (fin du XVIIe siècle), celui de Benito Bonito (années 1810-1820) et le trésor de Lima confié à William Thompson en 1821. Aucun n'est appuyé par une source d'époque solide.
- Ce qui est attesté, c'est l'escale : eau douce, bois, deux baies abritées (Chatham et Wafer), à l'écart des routes espagnoles.
- Plus de 500 expéditions y ont creusé entre 1846 et 1997. Les fouilles sont interdites, l'île est intégralement protégée.
- Elle est souvent citée comme modèle de L'Île au trésor de Stevenson : c'est une hypothèse répandue, pas une déclaration de l'auteur.
- Ne pas la confondre avec les îles Cocos (Keeling), australiennes dans l'océan Indien, ni avec l'île aux Cocos de Rodrigues, à Maurice.
Où se trouve exactement l'île Cocos, et pourquoi la confond-on avec deux autres îles ?
L'île Cocos se trouve dans l'océan Pacifique, à environ 550 km au sud-ouest de Puntarenas, au Costa Rica, un peu au-dessus du 5e parallèle nord. Elle est à quelques centaines de kilomètres au nord de l'archipel des Galápagos. C'est une île isolée, sans population permanente en dehors des rangers du parc.
Les chiffres de terrain expliquent tout le reste. Environ 24 km² émergés, un relief volcanique dont le point culminant, le Cerro Iglesias, culmine à 634 m, des falaises qui atteignent 180 à 200 m sur une bonne partie du littoral, une forêt tropicale humide arrosée toute l'année et des dizaines de cascades qui tombent directement à la mer. Une côte comme celle-là n'offre presque aucun endroit où poser une ancre.
Trois îles portent des noms voisins, et la confusion est constante :
- Isla del Coco: Costa Rica, Pacifique. Celle dont il est question ici.
- Îles Cocos (Keeling): territoire australien, océan Indien, 27 îlots répartis sur deux atolls, avec un aéroport.
- Île aux Cocos de Rodrigues: petit îlot à l'ouest de Rodrigues, dépendance de Maurice, réserve d'oiseaux visitée à la journée.
La découverte européenne de l'île Cocos est attribuée au navigateur espagnol Juan Cabezas, vers 1526. Le Costa Rica en a pris possession officiellement en 1869. Entre les deux, l'île a servi de point de relâche à des baleiniers, des marchands et des flibustiers, sans jamais accueillir d'installation durable.
Ce détail est expliqué dans Les mystères des îles Coco inquiètent New Delhi (lefigaro.fr).
Pourquoi les flibustiers y faisaient-ils escale, trésor ou pas ?
Pour l'eau douce et le bois. Ce sont les deux ressources qui commandent une traversée du Pacifique : sans eau, un équipage tient quelques semaines, et le bois sert au feu, aux réparations, aux espars de rechange. L'île Cocos en fournit en abondance, à quelques heures de chaloupe du mouillage.
Il n'existe que deux baies exploitables, Chatham au nord-est et Wafer au nord-ouest. Ce sont les seuls creux d'une côte de falaises. On y mouille, on y carène si le fond le permet, on y répare un gréement fatigué, et on attend. La position de l'île, très à l'écart des routes marchandes espagnoles, en fait une base de repos discrète pour qui écume la côte pacifique de l'Amérique espagnole.

Les navires concernés étaient rapides et peu profonds : sloops et brigantins, parfois une barque armée, plutôt que de gros bâtiments. C'est logique quand on va chercher des prises près des côtes, dans des eaux mal cartographiées. J'ai un faible pour ces coques-là, celles qui tirent peu d'eau et se faufilent ; si tu veux voir à quoi ressemblent leurs gréements en modèle réduit, la famille des bateaux pirate miniatures couvre ces types de coques.
Les noms qui reviennent dans les sources sont ceux de flibustiers qui ont écrit, ou fait écrire : William Dampier, Lionel Wafer, John Eaton, Edward Davis. C'est pour cette raison que l'escale est traçable. Les relations de voyage de Dampier et de Wafer décrivent l'eau, le bois, les cocotiers, les poissons. Elles ne décrivent aucun enfouissement.
Un point concret, souvent escamoté : un butin de flibustier se transporte. Le partage se fait à bord selon la chasse-partie, puis chacun emporte sa part. En pratique, on répartit les pièces dans de petits contenants de bois d'une vingtaine de centimètres, qu'un homme porte seul dans une chaloupe. La malle bombée d'un mètre de long, il faudrait quatre hommes pour la hisser sur une plage de galets. C'est aussi ce format modeste que reprennent aujourd'hui la plupart des coffres pirate de décoration.

Quels sont les trois trésors attribués à l'île, et que sait-on vraiment de chacun ?
Trois récits circulent, d'époques différentes, et leur qualité documentaire n'est pas la même. Le plus circonstancié est le trésor de Lima, en 1821 ; le plus flou, celui de Benito Bonito. Aucun ne repose sur un document d'époque qui décrirait un dépôt sur l'île.
Le trésor d'Edward Davis, fin du XVIIe siècle
Davis commandait le Batchelor's Delight et a mené, dans les années 1680, des raids sur les côtes du Pérou et du Panama. Ses passages à l'île Cocos sont plausibles et cohérents avec les relations de voyage de ses compagnons. Le butin caché, lui, n'apparaît que dans des récits postérieurs, transmis de seconde main.
Le trésor de Benito Bonito, années 1810-1820
Là, c'est le personnage même qui pose problème. Benito Bonito, parfois présenté comme un officier britannique nommé Bennett Graham, a une biographie reconstituée au XIXe siècle, avec des variantes qui se contredisent sur sa nationalité, son navire et sa mort. Les montants avancés changent d'un ouvrage à l'autre.
Le trésor de Lima, 1821
Le contexte historique est réel : en 1821, l'indépendance du Pérou se joue, et les autorités espagnoles de Lima cherchent à évacuer de l'argenterie et des objets liturgiques. Le récit veut qu'un chargement ait été embarqué sur le Mary Dear, dont le capitaine, William Thompson, l'aurait détourné et caché à l'île Cocos. C'est l'épisode le plus détaillé des trois, et le seul qui s'appuie sur une situation politique documentée. Le détournement et la cachette, eux, ne sont établis par aucune pièce conservée.
Les sommes qu'on lit un peu partout, « 38 millions de dollars », « 250 millions de francs », se recopient de guide en guide depuis le XIXe siècle. Personne ne les rattache à un manifeste de cargaison, un inventaire, un procès-verbal ou un journal de bord.
| Trésor | Date avancée | Origine racontée | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|
| Trésor d'Edward Davis | vers 1684-1690 | Butin de raids flibustiers sur les côtes du Pérou et du Panama | Escales de Davis documentées par les relations de voyage ; l'enfouissement, non |
| Trésor de Benito Bonito | années 1810-1820 | Prises sur des navires marchands espagnols dans le Pacifique | Personnage aux contours flous, récits du XIXe siècle, montants invérifiables |
| Trésor de Lima (William Thompson) | 1821 | Argenterie et objets liturgiques évacués de Lima sur le Mary Dear | Contexte historique réel (indépendance du Pérou) ; détournement et cachette non prouvés |
| Fouilles postérieures | 1846-1997 | Plus de 500 expéditions, dont les vingt ans de recherches d'August Gissler | Quelques pièces d'or seulement ; aucun coffre exhumé |
Voici les quatre questions que je pose à un récit de trésor, dans cet ordre, avant d'en écrire une ligne :
- Qui raconte, et quand ? Un témoin de 1690 et un journaliste de 1870 n'ont pas la même valeur. La plupart des récits de l'île Cocos datent du XIXe siècle.
- Le navire existe-t-il ailleurs que dans l'histoire ? On cherche le nom dans des registres, des rôles d'équipage, des relations de voyage indépendantes.
- Le chargement a-t-il laissé une trace comptable ? Un manifeste, une déclaration de douane, une plainte, un inventaire d'église. Sans cela, le montant est décoratif.
- Qui a intérêt au récit ? Un vendeur d'expédition, un guide touristique, un journal qui vend du feuilleton. Cela n'invalide rien, mais cela explique la persistance.
A-t-on déjà retrouvé quelque chose sur l'île Cocos ?
Non, aucune découverte majeure vérifiée à ce jour. Des pièces d'or isolées, oui. Un dépôt, un coffre, un lot identifiable comme le trésor de Lima ou celui de Davis, jamais.
Le cas le plus parlant est celui d'August Gissler, un Allemand installé sur l'île à la fin du XIXe siècle, qui y a vécu près de vingt ans, a tenté d'y établir une colonie et y a été nommé gouverneur par les autorités costariciennes. Il a creusé pendant des années, avec des plans, des témoignages et une obstination rare. Résultat : quelques pièces d'or. Il est reparti sans le trésor.
Les campagnes suivantes ont été plus brutales. On a détourné des cours d'eau, ouvert des tranchées, employé des explosifs dans les années 1930 à 1960, avec des dégâts sur la forêt et les sols. C'est en partie pour cela que le Costa Rica a classé l'île en parc national en 1978, puis obtenu son inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997. Aujourd'hui, creuser ou prospecter y est interdit, et l'accès est réglementé.
Il reste tout de même des traces humaines réelles, et elles sont plus intéressantes qu'un coffre : dans la roche de Chatham Bay, des marins ont gravé des noms de navires et des dates, sur près de deux siècles. Ce sont des marques de passage, laissées par des équipages venus chercher de l'eau. C'est la partie attestée de l'histoire de l'île.

À quoi ressemblait vraiment un coffre de flibustier ?
À une caissette. Compte 20 à 40 cm de côté, en bois, renforcée de bandes de cuir ou de métal, avec une poignée et un loquet simple. Un homme la porte seul jusqu'à la chaloupe. La malle bombée à ferrures, haute comme une table basse, appartient au cinéma et aux affiches de fête.
La raison est mécanique. Un butin se divise selon la chasse-partie, l'accord de répartition signé par l'équipage, et une part se déplace : on la transborde, on la débarque, on la garde parfois sous sa couchette. Le format suit l'usage. Le bois brun cerclé de bandes de cuir et fermé par un loquet est d'ailleurs la construction courante des petits contenants de bord : le cuir tient les planches ensemble et absorbe les chocs, la poignée sur le dessus sert au portage.
L'inviolabilité n'était pas l'objectif. Un cadenas de l'époque cède sous un coup de barre à mine. Ce qu'on demande à une caissette, c'est de tenir au portage, de résister aux embruns et de se refermer. Sous un climat comme celui de l'île Cocos, où il pleut presque toute l'année, un contenant en bois enterré n'aurait de toute façon pas duré longtemps : c'est l'un des arguments les plus simples contre l'idée d'un coffre intact qui attendrait depuis 1821.
Si tu veux un objet de ce genre chez toi, c'est donc à l'abri qu'il vit, sur une étagère ou un bureau, où l'on peut regarder ses motifs et ses ferrures de près.
Deux cas où il vaut mieux regarder ailleurs. Si tu cherches un vrai volume de rangement, pour des jouets ou des jeux de société, 24 cm de long ne suffiront pas : il faut une malle. Et si tu veux une pièce ancienne, ce n'est pas ça non plus : c'est un objet de décoration inspiré de l'époque, pas une caissette de bord du XVIIIe siècle ni une reconstitution muséale.
L'île Cocos a-t-elle inspiré L'Île au trésor de Stevenson ?
C'est l'hypothèse la plus répandue, et elle n'est pas établie. Robert Louis Stevenson n'a jamais désigné l'île Cocos comme modèle de son île. D'autres candidates sont citées par les commentateurs, notamment Norman Island, dans les îles Vierges britanniques, et l'île d'Unst, en Écosse, pour la forme de la carte.
Ce que Stevenson a raconté lui-même, dans un texte sur la genèse du roman, c'est l'épisode de la carte : il dessine une île pour son beau-fils Lloyd Osbourne, y place des noms, et l'histoire naît du dessin. Le point de départ est graphique, pas géographique.

Reste que l'île Cocos correspond bien au décor : baies fermées, grottes, falaises, forêt épaisse, cascades. Quand on cherche un modèle après coup, elle se présente d'elle-même, ce qui suffit à expliquer l'attribution.
Le roman a surtout fixé trois éléments qui n'ont presque aucune existence dans la piraterie réelle des années 1650-1730 : la carte marquée d'une croix, le trésor enterré et la marque noire. Ce sont des inventions littéraires efficaces. Elles se sont installées si solidement qu'elles servent aujourd'hui de grille de lecture à l'histoire de l'île Cocos, alors que c'est l'inverse qui serait juste.
Comment se rendre à l'île Cocos aujourd'hui ?
Uniquement par la mer, et presque uniquement en croisière de plongée au départ de Puntarenas. Compte environ 30 à 36 heures de navigation à l'aller. Il n'y a ni aéroport, ni hôtel, ni village sur place.
Ce qui est autorisé : la plongée encadrée sur les sites du parc, les débarquements sur les zones prévues, avec un permis payant du parc national. Des rangers costariciens sont postés à Chatham et à Wafer Bay et contrôlent les accès. Ce qui est interdit : creuser, prélever quoi que ce soit, camper librement, pêcher dans les eaux protégées. Le classement en parc national et l'inscription à l'UNESCO ont mis fin aux campagnes de fouille.
Le voyage se fait pour la faune, pas pour le sous-sol : bancs de requins-marteaux, requins-baleines, raies, thons, dauphins. Jacques-Yves Cousteau, qui y a plongé et tourné, l'a qualifiée de « plus belle île du monde », formule reprise depuis par tous les opérateurs. Les croisières durent en général 8 à 10 jours, à un tarif élevé, l'éloignement et l'autonomie du bateau expliquant l'essentiel du coût. On plonge toute l'année, avec des saisons contrastées : les mois les plus pluvieux offrent souvent les meilleurs rassemblements de gros pélagiques, et une mer moins confortable au transit.
Comment prolonger la légende chez soi sans raconter n'importe quoi ?
En gardant les registres séparés. L'histoire attestée, ce sont les escales de flibustiers pour l'eau et le bois, et les inscriptions de Chatham Bay. La légende, ce sont les trois trésors. La fiction, c'est Stevenson, et plus tard Pirates des Caraïbes ou les équipages de One Piece. Les trois sont intéressantes, aucune ne prouve les autres.
Pour une chasse au trésor familiale, le scénario du Mary Dear fonctionne très bien parce qu'il tient en une phrase : un chargement embarqué à la hâte, un capitaine qui disparaît, une île à deux baies. Un point de départ, trois indices, un coffre au bout. Une carte au trésor pirate imprimée sert de fil conducteur, et je découpe la mienne en morceaux distribués à chaque étape, ce qui oblige les enfants à la reconstituer avant de chercher. Pour le déroulé complet et le minutage, j'ai détaillé dix activités dans cet article sur l'anniversaire pirate.
Côté adulte, une mise en scène sobre tient mieux dans le temps : un coffret fermé sur une étagère de bibliothèque, une carte marine encadrée, un pavillon au mur, et on s'arrête là. L'accumulation d'objets pirate dans une même pièce finit par annuler l'effet de chacun.
Pour une chambre d'enfant, le coffret sert de rangement à petits objets, complété d'un cache-œil, d'une longue-vue et d'un sabre en mousse pour le jeu. Ce qu'on évite dans les deux cas : présenter un objet de décoration comme une pièce d'époque, et raconter le trésor de Lima comme un fait établi. Le récit est plus solide quand on dit ce qu'on ignore. Si tu cherches un contenant pour un scénario de ce type, les modèles de la collection coffres pirate vont du petit coffret d'étagère aux formats plus larges, avec les dimensions indiquées pour chacun.
Questions fréquentes
Où se trouve l'île Cocos ?
Dans l'océan Pacifique, à environ 550 km au sud-ouest de Puntarenas, au Costa Rica, dont elle dépend administrativement. Elle se situe un peu au nord du 5e parallèle, à quelques centaines de kilomètres au nord des Galápagos. Sa superficie émergée est d'environ 24 km², sans population permanente en dehors des rangers du parc national.
Où se trouve l'île aux Cocos à Rodrigues, et pourquoi la confond-on avec l'île Cocos du Costa Rica ?
L'île aux Cocos est un petit îlot situé à l'ouest de Rodrigues, dans l'océan Indien, dépendance de Maurice, classé réserve naturelle pour ses colonies d'oiseaux marins. La confusion vient du nom, hérité comme ailleurs des cocotiers, et du fait que les deux sont des îles isolées et protégées. Rien ne les relie historiquement, et aucune histoire de trésor n'est attachée à celle de Rodrigues.
Comment se rendre à l'île Cocos ?
Par la mer uniquement, en croisière de plongée au départ de Puntarenas, avec 30 à 36 heures de navigation. Il n'y a ni aéroport ni hébergement sur l'île, et l'accès exige un permis payant du parc national. Les débarquements sont limités aux zones prévues, sous contrôle des rangers de Chatham et Wafer Bay.
Où puis-je trouver des informations sur les croisières de plongée au Costa Rica ?
Les informations officielles sur le statut, les règles d'accès et la protection du site figurent sur la fiche UNESCO du parc national de l'Isla del Coco et auprès du système national des aires de conservation costaricien (SINAC), qui délivre les autorisations. Les opérateurs de croisière, eux, publient leurs calendriers et leurs itinéraires ; il vaut mieux vérifier auprès du parc ce que le permis couvre avant de réserver.
Peut-on encore chercher un trésor sur l'île Cocos ?
Non. Depuis le classement en parc national en 1978, creuser, prospecter et prélever y sont interdits, et l'inscription au patrimoine mondial en 1997 a renforcé cette protection. Les campagnes de fouille, dont certaines à l'explosif, ont abîmé les sols et les cours d'eau : c'est l'une des raisons du classement.
Les pirates enterraient-ils vraiment leur butin dans des coffres ?
Très rarement, et l'idée doit beaucoup à la littérature. Le butin se partageait à bord selon la chasse-partie, puis se dépensait vite dans les ports. Le cas le plus souvent cité d'un dépôt réel est celui de William Kidd à Gardiners Island, en 1699, et il a été récupéré presque aussitôt par les autorités.
Quel format de coffre choisir pour de la décoration ou une chasse au trésor ?
Pour une étagère, un bureau ou une chambre, un coffret d'une vingtaine de centimètres de long suffit et reste proportionné au meuble : c'est le cas du modèle décrit plus haut, en 24 x 15,5 x 15,5 cm. Pour ranger des jouets ou servir de banc, il faut passer à une malle, plus lourde et plus encombrante. Pour une chasse au trésor, le petit format a un avantage pratique : un enfant de six ans peut le soulever et le rapporter lui-même.
Avant de reprendre un récit de trésor, cherche la pièce d'époque : un journal de bord, un manifeste de cargaison, un procès-verbal. Sur l'île Cocos, aucun des trois récits n'en produit un, et c'est cela qu'il faut dire en même temps que l'histoire.