Les derniers pirates : La fin de l'ère de la piraterie

Les derniers pirates : La fin de l'ère de la piraterie

Le 10 février 1722, au large du cap Lopez, sur la côte de l'actuel Gabon, Bartholomew Roberts est tué net par une bordée de mitraille tirée depuis le HMS Swallow. En trois ans, il avait pris plusieurs centaines de navires. Son équipage est jugé quelques mois plus tard à Cape Coast, et une cinquantaine d'hommes finissent pendus.

Quand on parle des derniers pirates, c'est presque toujours à cette génération qu'on pense : celle des années 1710-1720, coincée entre les patrouilles de la Royal Navy, les amnisties royales et des procès menés sur place, dans les colonies. La date de fin change pourtant selon la mer dont on parle.

Pavillon noir au crâne et aux sabres croisés, fixé par des cordages à une hampe de bois sur des planches usées.
Pavillon noir au crâne et aux sabres croisés, fixé par des cordages à une hampe de bois sur des planches usées.

Je reprends donc la chronologie bassin par bassin, les noms qu'on avance comme « dernier pirate » et ce qui les justifie, et je termine par le seul objet de cette période qui se transmette encore facilement : le pavillon, avec ce qui distingue un motif attesté d'un dessin moderne.

Les points qui comptent
  • L'âge d'or de la piraterie (environ 1650-1730) s'achève en Atlantique dans les années 1720, sous l'effet combiné des patrouilles de la Royal Navy, des amnisties royales et des pendaisons publiques.
  • Bartholomew Roberts, tué en 1722, est le repère le plus cité pour la fin de la période. Benito Soto Aboal, exécuté à Gibraltar en 1830, est souvent présenté comme le dernier pirate « à l'ancienne » de l'Atlantique.
  • Hors Atlantique, les dates diffèrent : Cheng I Sao négocie son amnistie en 1810 en mer de Chine, la course barbaresque s'éteint après 1830.
  • La piraterie n'a pas disparu : elle relève aujourd'hui de la criminalité maritime et du droit pénal, sans rapport avec l'imagerie du Jolly Roger.
  • La requête « les derniers pirates » renvoie aussi à une chanson d'Aldebert avec Johan Hegg (album Helldebert - Enfantillages 666, 2024) : deux sujets distincts.
  • Du matériel de cette période, il reste surtout des descriptions de pavillons, consignées dans les procès-verbaux et les journaux de bord.

Que veut dire « les derniers pirates » exactement ?

L'expression désigne le plus souvent la génération active dans les années 1710-1720, celle qui voit la répression se refermer sur elle. Elle sert aussi, dans un autre sens, à désigner une personne précise, « le » dernier pirate. Et depuis 2024, elle renvoie en plus à un titre de chanson.

Le cadre chronologique généralement retenu pour l'âge d'or va d'environ 1650 à 1730, avec un pic très net entre 1716 et 1726. La raison est simple : la guerre de Succession d'Espagne se termine en 1713-1714, des milliers de marins et de corsaires sont démobilisés, et une partie d'entre eux continue le même travail sans lettre de marque.

La question du « dernier » n'a pas de réponse unique parce que les mers ne se vident pas au même rythme. L'Atlantique et les Caraïbes se calment dans les années 1720. L'océan Indien suit avec un décalage. La mer de Chine méridionale connaît sa plus grande confédération pirate au début du XIXe siècle, presque un siècle après Barbe Noire. La Méditerranée, elle, relève d'un autre régime, celui de la course d'État.

Ce décalage explique aussi pourquoi les motifs de pavillons repris aujourd'hui viennent presque tous du même moment très court, les années 1715-1725 : c'est de cette poignée d'années que datent les descriptions écrites les plus nombreuses.

Ce point est détaillé dans Dernier grand pirate des Caraïbes, ce jeune Français ... (ouest-france.fr).

Pourquoi l'âge d'or s'est-il arrêté dans les années 1720 ?

Parce que la piraterie a cessé d'être rentable, pas parce qu'une date a été décrétée. Trois leviers agissent en même temps : le retour de la marine de guerre sur les routes commerciales, la possibilité légale de se rendre, et des procès rapides tenus dans les colonies.

Le premier levier est militaire. Après 1714, la Royal Navy récupère des navires et des équipages qu'elle affecte à la protection du commerce et à la chasse aux pirates. Un sloop rapide reste plus manœuvrant qu'un vaisseau de guerre, mais il ne peut plus croiser tranquillement sur une route fréquentée pendant des semaines.

Deux maquettes de voiliers à coque acajou posées sur une table, voiles de toile hissées, près d'une carte ancienne et d'une chaînette.
Deux maquettes de voiliers à coque acajou posées sur une table, voiles de toile hissées, près d'une carte ancienne et d'une chaînette.

Le deuxième est juridique. Le Piracy Act de 1721 durcit les peines et vise aussi ceux qui commercent avec les pirates : les receleurs, les ports complaisants, les capitaines qui préfèrent négocier. À partir de la fin du XVIIe siècle, les cours de vice-amirauté coloniales peuvent juger sur place, sans renvoyer les prévenus à Londres. Le délai entre la capture et la corde tombe à quelques semaines.

Le troisième est la porte de sortie. La proclamation royale de 1717, prolongée en 1718, offre le pardon aux pirates qui se rendent dans un délai donné. Beaucoup l'acceptent, certains repartent en mer ensuite, et surtout les équipages se fissurent : quand la moitié d'un bord peut rentrer sans être pendue, la discipline interne ne tient plus. La même année, Woodes Rogers arrive à New Providence comme gouverneur et reprend en main la base des Bahamas, qui servait de plaque tournante.

Restait la mise en scène. Les pendaisons se tenaient en public, et certains corps étaient ensuite goudronnés et suspendus dans une cage de fer, à l'entrée d'un port ou d'un estuaire, pour être vus par tous les marins qui passaient. Le corps de William Kidd est resté ainsi à Tilbury Point, sur la Tamise, à partir de 1701.

Cage en fer forgé posée sur le quai de pierre, près d'un cordage, d'une longue-vue et d'une carte, face au voilier amarré.
Cage en fer forgé posée sur le quai de pierre, près d'un cordage, d'une longue-vue et d'une carte, face au voilier amarré.
Le repère Le pavillon noir de cette époque n'avait rien d'un objet précieux. C'était une toile bon marché, cousue à bord et remplacée quand elle se déchirait, faite pour être vue à un mille de distance. Le critère n'a pas changé pour un pavillon destiné à un mur ou à un mât : lisibilité du motif, contraste, toile qui supporte le vent et le sel.

Qui sont les capitaines de cette dernière génération ?

Cinq ou six noms reviennent, tous actifs sur une période très courte. Leur point commun est la brièveté : deux à quatre ans de commandement, puis un combat, un procès ou une disparition.

  • Bartholomew Roberts (surnommé Black Bart) est celui qui a pris le plus de navires, entre 1719 et 1722, entre le Brésil, les Antilles et la côte d'Afrique. Il est tué au cap Lopez en février 1722, et son équipage est jugé à Cape Coast.
  • Edward Teach, dit Barbe Noire, opère surtout en 1717-1718 depuis la Caroline du Nord. Il est tué en novembre 1718 à Ocracoke par une expédition commandée par le lieutenant Robert Maynard.
  • John Rackham, dit Calico Jack, est capturé en 1720 et pendu près de Port Royal la même année. Anne Bonny et Mary Read, jugées à part, échappent à l'exécution en invoquant leur grossesse.
  • Charles Vane, Stede Bonnet, Edward Low: trajectoires encore plus courtes. Bonnet est pendu à Charleston en 1718, Vane à Port Royal en 1721. Pour Low, les récits divergent et sa fin reste incertaine.

Presque tout ce qu'on raconte de ces hommes passe par un même livre, l'Histoire générale des plus fameux pyrates, publiée à Londres en 1724 sous le nom de capitaine Charles Johnson, dont l'identité réelle est encore discutée. L'ouvrage s'appuie sur des sources judiciaires et des témoignages, ce qui le rend précieux, et il compose aussi des dialogues, des discours et des biographies entières pour des personnages dont on ne sait presque rien. Les chapitres sur Roberts ou Bonnet recoupent des archives ; d'autres, comme celui du capitaine Misson, sont considérés comme de la fiction.

Quel est vraiment le dernier pirate de l'Atlantique ?

Le nom le plus souvent avancé est Benito Soto Aboal, Galicien né en 1805, exécuté à Gibraltar en janvier 1830. Ce n'est pas la dernière attaque de pirates en Atlantique, mais le dernier condamné dont le procès ait été autant commenté.

Soto s'est emparé de son navire par une mutinerie, puis l'a exploité pour son compte, attaquait des navires marchands sur les routes du Brésil et de l'Afrique, et son arrestation en Espagne puis son transfert à Gibraltar ont fait l'objet d'une couverture large dans la presse britannique de l'époque. Le mode opératoire ressemble à celui d'un siècle plus tôt ; le contexte, lui, a changé du tout au tout, avec des marines de guerre présentes partout et la vapeur qui commence à s'imposer.

D'autres noms circulent, en général avec plus de prudence. Charles Gibbs, exécuté à New York en 1831, a laissé des aveux dont les historiens discutent la fiabilité. Pedro Gilbert et l'équipage du Panda, jugés après l'attaque du brick américain Mexican en 1832, sont exécutés à Boston en 1835. Chaque fois, la formule « le dernier » dit surtout ceci : après lui, plus personne n'a exercé ce métier sur cette route avec cette méthode.

Et ailleurs qu'en Atlantique, quand la piraterie a-t-elle cessé ?

Plus tard, et pour d'autres raisons. En mer de Chine méridionale, la plus grande confédération pirate documentée est active en 1807-1810, soit près d'un siècle après Barbe Noire. En Méditerranée, la course s'arrête avec la fin des États qui la commanditaient.

Cheng I Sao, souvent citée sous le nom de Zheng Yi Sao, prend la tête de cette confédération à la mort de son mari. Les estimations parlent de plusieurs centaines de jonques et de dizaines de milliers d'hommes, organisés en flottes distinguées par leurs pavillons, avec un règlement interne et une fiscalité de protection imposée aux villages côtiers. Sa fin n'est pas un combat : en 1810, elle négocie une amnistie avec les autorités Qing, conserve une partie de sa fortune et vit encore des décennies. C'est la sortie la plus réussie de toute l'histoire de la piraterie.

Une jonque en bois aux voiles claires mouillée dans la brume, devant une carte marine déroulée sur le quai.
Une jonque en bois aux voiles claires mouillée dans la brume, devant une carte marine déroulée sur le quai.

Dans l'océan Indien, la « route des pirates » qui reliait l'Atlantique à Madagascar et à la mer Rouge se referme vers 1720-1730. L'île Sainte-Marie, au nord-est de Madagascar, cesse d'être une base tenable, et l'exécution d'Olivier Levasseur en 1730 à Saint-Paul, sur l'île Bourbon devenue La Réunion, sert souvent de borne pour cette zone.

La course barbaresque relevait d'une autre logique : des équipages armés sous l'autorité d'Alger, de Tunis ou de Tripoli, avec commission officielle, ce qui en fait juridiquement des corsaires et non des pirates. Après le bombardement d'Alger en 1816 par une escadre anglo-néerlandaise, puis la prise d'Alger par la France en 1830, l'activité s'éteint. Si la fiction s'arrête presque toujours aux Caraïbes, c'est une affaire de sources et d'images : le décor, les navires et les noms y sont documentés en anglais, abondants, et déjà romancés depuis le XVIIIe siècle.

Les figures citées comme « derniers pirates », selon le bassin maritime

Figure Zone Période d'activité Fin documentée Pourquoi on la cite comme « dernière »
Barbe Noire (Edward Teach) Caraïbes, côte américaine vers 1716-1718 Tué en 1718 à Ocracoke Sa mort ouvre la reprise en main par la Navy
Bartholomew Roberts Atlantique, Afrique de l'Ouest 1719-1722 Tué au combat en 1722, cap Lopez Repère le plus courant pour la fin de l'âge d'or
Cheng I Sao Mer de Chine méridionale 1807-1810 Amnistie négociée en 1810 Fin de la plus grande confédération pirate connue
Benito Soto Aboal Atlantique vers 1827-1830 Exécuté à Gibraltar en 1830 Dernier pirate à l'ancienne de l'Atlantique selon la plupart des récits
Course barbaresque Méditerranée XVIe-XIXe siècle Extinction après 1830 Fin d'une course d'État, distincte de la piraterie individuelle

Que reste-t-il de ces derniers pavillons, et comment étaient-ils faits ?

On en connaît des descriptions écrites, mais aucune toile n'a été conservée. Les procès-verbaux, les dépositions de capitaines rançonnés et quelques journaux de bord décrivent des fonds noirs, une tête de mort, des coutelas ou des sabres croisés, un sablier, parfois un cœur percé ou un squelette entier. Aucune de ces descriptions ne vient avec un dessin coté.

Deux points méritent d'être dits clairement. Les motifs sont des silhouettes très simples, faites pour se lire à distance : blanc sur noir, contours larges, aucun détail fin. Et les attributions à tel ou tel capitaine, le crâne et les sabres croisés pour Calico Jack, l'homme trinquant avec un squelette pour Roberts, sont des attributions transmises par des ouvrages postérieurs, souvent le livre de 1724 et ses rééditions illustrées. Je reprends chaque cas séparément dans mon article sur le top 8 des drapeaux pirates les plus célèbres, si tu veux voir ce qui tient et ce qui a été ajouté.

La fonction, elle, est établie : le pavillon annonçait l'intention avant l'abordage. Un navire marchand qui voyait le noir hissé savait qu'une reddition rapide lui coûterait sa cargaison, rien de plus. Le pavillon rouge, lui, signifiait l'absence de quartier. Sur le misainier de la rade où je tiens la drisse, amener un pavillon prend cinq secondes et se voit de très loin : la même mécanique, en beaucoup moins dramatique.

Précision Ces pavillons se cousaient à bord, dans de la toile légère récupérée, et se remplaçaient souvent. C'étaient des consommables. Aucun pavillon pirate de l'âge d'or n'est conservé de façon certaine dans une collection publique : ce qu'on voit exposé relève de la reconstitution.

Pour reprendre ce motif chez soi, les critères vus plus haut se transposent directement : un dessin lisible à plusieurs mètres, un format long qui laisse le crâne respirer, une bande renforcée et des œillets pour pouvoir le passer sur une drisse aujourd'hui et l'accrocher au mur demain, sans percer la toile. J'ai un faible pour les motifs au trait un peu irrégulier, plus proches d'un dessin fait à la main que d'une symétrie parfaite.

Deux réserves. Si tu cherches la reproduction d'un motif attesté, celui attribué à Roberts ou à Rackham, ce n'est pas ce modèle : le dessin est un Jolly Roger composite, plus chargé que les silhouettes décrites dans les archives, et Piraterie Shop propose d'autres motifs pour ça. Et 90 x 150 cm, c'est grand : sur un pan de mur d'un mètre de large ou au-dessus d'un lit d'enfant, mieux vaut mesurer avant.

Pour l'installer, l'ordre qui me sert à chaque fois :

  1. Choisir l'usage avant l'endroit : mur d'intérieur, hampe de jardin, ou les deux en alternance.
  2. Mesurer le pan de mur et laisser au moins dix centimètres de vide autour du format, sinon le motif paraît coincé.
  3. Tendre par les deux œillets, avec deux crochets ou deux clous, plutôt que d'agrafer la toile : elle reste démontable et le tissu ne se déchire pas.
  4. Éviter le plein soleil direct derrière une baie vitrée, qui fait pâlir les noirs plus vite que le reste.
  5. En extérieur, passer une drisse dans les deux œillets, puis rentrer le pavillon par gros temps : c'est le vent qui use le guindant, pas la pluie.

La piraterie a-t-elle réellement disparu aujourd'hui ?

Non. Des attaques contre des navires marchands sont signalées chaque année, principalement dans le golfe de Guinée, le détroit de Malacca et l'océan Indien occidental. Cela relève de la criminalité maritime et du droit pénal, avec des marines de patrouille et des conventions internationales, et n'a aucun rapport avec l'imagerie qu'on collectionne.

L'Organisation maritime internationale publie le suivi de ces actes de piraterie et de brigandage armé à partir des déclarations des États et des armateurs. Les modes opératoires sont ceux du crime organisé : embarcations rapides, prise d'équipage contre rançon, détournement de cargaison de carburant.

Autant garder le vocabulaire droit, parce que ces mots sont mélangés en permanence :

  • Pirate: agit pour son propre compte, sans mandat, contre n'importe quel pavillon.
  • Corsaire: armé par un État, muni d'une lettre de marque, il n'attaque légalement que les navires ennemis en temps de guerre.
  • Flibustier: terme employé pour les équipages des Antilles aux XVIIe et XVIIIe siècles, à la frontière des deux statuts selon les périodes.
  • Boucanier: au départ des chasseurs installés à Hispaniola et sur la Tortue, qui fumaient la viande sur des boucans avant de passer à la mer.

Prolonger le sujet : la chanson d'Aldebert, les navires, les coffres

Si une chanson remonte quand tu cherches « les derniers pirates », c'est normal : c'est le titre d'un morceau d'Aldebert avec Johan Hegg, le chanteur d'Amon Amarth, paru sur l'album Helldebert - Enfantillages 666 en 2024, d'une durée de 3 min 12. Un disque pour enfants enregistré au format metal, avec des invités du genre, ce qui lui donne beaucoup de visibilité sur cette requête.

Pour trouver le sujet historique, il suffit d'ajouter un terme de période ou de lieu : « fin de l'âge d'or de la piraterie », « Bartholomew Roberts 1722 », « Benito Soto Gibraltar 1830 », « Cheng I Sao amnistie 1810 ». Du côté musical, le répertoire réellement lié à la marine est ailleurs : les chants de marins, les sea shanties de travail, qui servaient à cadencer un effort collectif au cabestan ou aux drisses.

Le prolongement le plus intéressant reste le navire, parce qu'il explique les tactiques. Un sloop tire peu d'eau, se faufile dans les hauts-fonds et se manœuvre à quelques hommes ; une goélette gagne en portée. C'est ce type de coque qui a fait la réussite de ces équipages, et sa disparition des routes commerciales qui a fait leur perte. Sur une maquette ou un set de construction de la collection bateaux pirate, ça se repère au nombre de mâts et à la forme de la voilure. Pour ranger le petit matériel d'une chambre ou d'une salle de jeux, un coffre en bois fait office de boîte de jeu et de meuble d'appoint.

Et si tu veux comparer les motifs entre eux, capitaines historiques, films et équipages de fiction, les pavillons de la boutique sont classés par famille, avec les dimensions indiquées pour chacun.

Questions fréquentes

Quel est le dernier pirate ?

Il n'y a pas de réponse unique, mais le nom le plus souvent cité pour l'Atlantique est Benito Soto Aboal, exécuté à Gibraltar en 1830. Pour la fin de l'âge d'or, on retient plutôt Bartholomew Roberts, tué en 1722. En mer de Chine, la borne est la reddition négociée de Cheng I Sao en 1810. Tout dépend du bassin maritime dont on parle.

Quelle est la musique sur les pirates ?

Deux styles se croisent. Les chants de marins, ou sea shanties, sont des chants de travail réels servant à synchroniser un effort à bord. À côté, il y a les musiques inspirées par la piraterie : les bandes originales de films, et des titres comme « Les derniers pirates » d'Aldebert avec Johan Hegg, sorti sur Helldebert - Enfantillages 666 en 2024.

Quand s'est terminé l'âge d'or de la piraterie ?

Vers 1730, avec une bascule décisive dans les années 1720. La mort de Barbe Noire en 1718, la reprise de New Providence la même année, les amnisties royales de 1717-1718 et la mort de Roberts en 1722 forment la séquence habituellement retenue. Ce n'est pas une extinction brutale, plutôt cinq ou six années où la piraterie devient trop risquée pour rester rentable.

Quelle est la différence entre un pirate, un corsaire et un flibustier ?

Le corsaire agit avec une lettre de marque délivrée par un État et n'attaque légalement que les navires ennemis en temps de guerre. Le pirate agit sans mandat et contre tous. Le flibustier désigne les équipages des Antilles aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont le statut a varié entre les deux selon les périodes et les alliances.

Existe-t-il encore des pirates aujourd'hui ?

Oui, mais dans un cadre totalement différent : des attaques armées contre des navires marchands, réprimées comme des infractions pénales, avec un suivi assuré par l'Organisation maritime internationale et des patrouilles navales dans les zones concernées. Rien de commun avec l'imagerie des années 1720, ni dans les motivations, ni dans les moyens.

Comment entretenir un pavillon en polyester accroché chez soi ?

Un lavage doux à la main à l'eau tiède, sans javel, suffit dans la plupart des cas, puis un séchage à plat, jamais au sèche-linge ni sur un radiateur : la chaleur peut marquer la toile et fatiguer la sérigraphie. Si le pavillon sort sur une hampe, rince-le à l'eau claire après une période venteuse pour retirer le sel et la poussière. À l'intérieur, le principal facteur d'usure est le soleil direct sur les noirs.

« Une vie joyeuse et courte, voilà ma devise. » Propos attribué à Bartholomew Roberts par l'Histoire générale des plus fameux pyrates, Londres, 1724.