Le Royal Fortune : Le joyau de la couronne de Black Bart

Le Royal Fortune : Le joyau de la couronne de Black Bart

Le 10 février 1722, au large du cap Lopez, sur la côte de l'actuel Gabon, le HMS Swallow désempare un navire d'une quarantaine de canons baptisé Royal Fortune. Bartholomew Roberts y meurt d'une décharge de mitraille, et ses hommes jettent son corps à la mer avant l'abordage. Ce Royal Fortune n'était ni le premier ni le seul : Roberts a donné ce nom à au moins trois coques différentes en deux ans et demi de course.

Tu vas trouver ici les navires successivement rebaptisés ainsi, la façon dont ils ont été pris puis réarmés, les raisons pour lesquelles les sources se contredisent sur leur nombre, et le motif exact du pavillon associé à ce capitaine.

Maquette de frégate à voiles carrées et coque sombre posée près d'une carte ancienne et d'une veste bleue, devant une fenêtre donnant sur la mer.
Maquette de frégate à voiles carrées et coque sombre posée près d'une carte ancienne et d'une veste bleue, devant une fenêtre donnant sur la mer.

« Royal Fortune » fonctionne comme un nom de règne plus que comme le nom d'un bateau : Roberts le transférait à chaque prise majeure. On comprend donc mieux Black Bart par ses pavillons et par la discipline qu'il imposait à bord que par des coques dont la plupart n'ont servi que quelques mois. En fin d'article, trois vérifications suffisent à écarter un récit fantaisiste sur un navire pirate.

L'essentiel
  • « Royal Fortune » a désigné successivement plusieurs navires de Bartholomew Roberts, et non un seul bâtiment.
  • Gallois né John Roberts vers 1682 dans le Pembrokeshire, il a été enrôlé de force chez les pirates en 1719, puis élu capitaine quelques semaines plus tard.
  • Le dernier Royal Fortune était un navire marchand anglais, l'Onslow, réarmé en bâtiment de guerre d'une quarantaine de canons.
  • Plusieurs pavillons lui sont attribués, dont un le montrant debout sur deux crânes portant les initiales ABH et AMH.
  • Sa carrière s'achève le 10 février 1722 face au HMS Swallow du capitaine Chaloner Ogle, au large du cap Lopez.
  • Les jeux vidéo, Assassin's Creed IV en tête, réécrivent librement l'épisode : à séparer des sources écrites du XVIIIe siècle.

Erreur n°1 : croire que le Royal Fortune était un seul navire

Le nom apparaît au moins trois fois entre 1720 et 1722, sur trois coques distinctes. Roberts rebaptisait sa nouvelle prise principale et abandonnait la précédente, souvent en la brûlant ou en la laissant à un consort.

Le premier de la série est un brigantin français pris à Terre-Neuve durant l'été 1720. Roberts le réarme, l'appelle d'abord Good Fortune, puis Royal Fortune. Vient ensuite, dans les Caraïbes, un bâtiment que les récits présentent comme le navire du gouverneur de la Martinique, promu navire amiral et crédité d'une quarantaine de canons. Le dernier est l'Onslow, navire marchand anglais capturé près de la Sierra Leone en août 1721, transformé en bâtiment de guerre et coulé sous ce nom au cap Lopez.

Les sources se contredisent sur le compte exact, et il faut le dire simplement : les registres de prises de la période sont incomplets, les témoignages recueillis lors des procès divergent, et un même navire peut apparaître sous deux noms selon le témoin. Certains auteurs comptent quatre Royal Fortune, d'autres trois. Personne ne peut trancher avec les documents disponibles.

Pour aller plus loin sur ce point : Fortunes : définition et synonymes - Dictionnaire français, sur universalis.fr.

Les navires successivement baptisés Royal Fortune par Bartholomew Roberts

Navire d'origine Type et armement Capture Devenir
Brigantin français (Terre-Neuve) Brigantin réarmé, une vingtaine de canons Juin-juillet 1720 Baptisé Good Fortune puis Royal Fortune, remplacé aux Caraïbes
Navire du gouverneur de la Martinique Bâtiment armé, 42 canons selon les récits Fin 1720 - 1721 Navire amiral de la campagne africaine, abandonné ou remplacé
Onslow (marchand anglais) Réarmé en bâtiment de guerre, une quarantaine de canons Août 1721, Sierra Leone Dernier Royal Fortune, désemparé par le HMS Swallow le 10 février 1722
Ranger et Little Ranger Navires d'escadre, armement plus léger 1721 Consorts du Royal Fortune, capturés en février 1722

Erreur n°2 : imaginer Black Bart pirate de vocation

Roberts n'a pas choisi la piraterie. Second maître à bord du Princess, un navire négrier, il est capturé en 1719 par Howell Davis et enrôlé de force. À la mort de Davis, quelques semaines plus tard, l'équipage l'élit capitaine.

Il s'appelle alors John Roberts, il est né vers 1682 dans le Pembrokeshire, au pays de Galles. Le surnom de Black Bart lui a été donné bien après sa mort. C'est un officier marchand expérimenté, bon navigateur, qui prend la tête d'une centaine d'hommes sans avoir jamais commandé de navire à lui.

Le personnage décrit par les sources du siècle ne correspond pas beaucoup à l'imagerie du pirate ivre. On le donne sobre, vêtu avec recherche, hostile au jeu de dés et de cartes à bord. Le code attribué à son équipage par la General History of the Pyrates de 1724 fixe le partage des parts, l'extinction des chandelles à huit heures du soir, l'interdiction de faire monter des femmes à bord, et une indemnisation en pièces de huit pour les hommes mutilés au combat. C'est un règlement de bord, comparable dans son esprit aux chartes-parties des équipages corsaires de la même époque.

Erreur n°3 : voir dans un navire amiral pirate un grand galion

Aucun pirate de 1720 ne navigue en galion : ce type appartient au siècle précédent, et il est lent. Les équipages de l'âge d'or de la piraterie prennent la mer en sloop, brigantin, senau, ou sur une frégate marchande reprise et convertie.

Ce que Roberts cherchait dans une prise se devine à ses choix successifs : de la vitesse, un tirant d'eau qui permette d'entrer dans les rades peu profondes de la côte de Guinée, une carène capable de porter davantage de canons et un pont assez long pour la manœuvre. La conversion consistait à percer des sabords supplémentaires, à alléger le navire de son fret, à revoir la mâture pour porter plus de toile.

Le dernier Royal Fortune, avec sa quarantaine de canons, disposait d'une puissance de feu comparable à celle d'un petit bâtiment de guerre. Servir quarante canons demande beaucoup d'hommes, et un équipage pirate qui vient de partager ses effectifs entre trois navires n'en a pas toujours assez. Roberts naviguait d'ailleurs le plus souvent en escadre, avec le Ranger et le Little Ranger en consorts, ce qui permettait de bloquer un mouillage à plusieurs entrées.

Les petits gréements ont ma préférence pour une raison simple : un sloop d'une quinzaine de mètres se faufile là où une frégate ne va pas, et il se remet en route sur une brise que le grand bâtiment ne sent pas encore. Si tu veux voir comment un gréement léger sert la course, j'ai détaillé ce point dans l'article sur la goélette à trois mâts Tern.

Deux maquettes de voiliers en bois aux voiles de toile écrue, posées sur une carte marine devant une fenêtre.
Deux maquettes de voiliers en bois aux voiles de toile écrue, posées sur une carte marine devant une fenêtre.

Erreur n°4 : réduire son pavillon au crâne et aux os croisés

Roberts a fait usage de plusieurs pavillons, et aucun ne ressemble au crâne surmontant deux os croisés qu'on associe aujourd'hui à tous les pirates. Un pavillon historique se reconnaît à son motif exact, pas à son fond noir.

Le dessin le plus souvent reproduit le montre debout, en pied, un sabre dans la main droite, un crâne sous chaque pied. Ces deux crânes portent les initiales ABH et AMH, lues par les auteurs du XVIIIe siècle comme A Barbadian's Head et A Martinican's Head: la Barbade et la Martinique avaient armé des navires contre lui, et il avait pris la chose personnellement. Un second motif lui est attribué, où un pirate et un squelette tiennent ensemble un sablier.

Pavillon noir à œillets posé à plat sur des planches, crâne blanc et deux sabres croisés, entouré de cordage et d'une carte.
Pavillon noir à œillets posé à plat sur des planches, crâne blanc et deux sabres croisés, entouré de cordage et d'une carte.

En mer, un pavillon de ce genre ne restait pas hissé. On naviguait sous couleurs neutres, parfois sous pavillon d'une nation amie, et le pavillon noir montait au dernier moment, à portée de voix, pour obtenir une reddition sans combat. C'est un signal, avec un destinataire et un moment précis. Pour comparer les motifs des grands capitaines entre eux, la collection de pavillons pirates du site donne une idée de l'écart entre deux dessins qu'on croit identiques.

Si tu veux le détail du dessin de Roberts et de ses variantes, je l'ai décomposé dans mon article sur l'emblème de Black Bart.

Erreur n°5 : prendre Assassin's Creed IV pour un récit historique

Dans Assassin's Creed IV : Black Flag, Bartholomew Roberts est un personnage de fiction doté d'un rôle inventé dans l'intrigue, aux côtés d'Edward Kenway. Chronologie, motivations et dénouement y sont réécrits pour le jeu. C'est légitime, à condition de le nommer comme tel.

Ce que disent les documents écrits est plus sec. Après une campagne de prises massives sur la côte de Guinée, l'escadre de Roberts est traquée par le HMS Swallow, commandé par Chaloner Ogle. Le 5 février 1722, le Swallow feint la fuite, attire le Ranger au large et s'en emparent. Il revient cinq jours plus tard sur le mouillage du cap Lopez. Le Royal Fortune, avec une partie de son équipage hors d'état de combattre, tente de passer au vent du navire de guerre. Roberts est tué par la mitraille à la première ou à la deuxième bordée, et ses hommes le jettent par-dessus bord conformément à sa consigne, pour éviter que son corps soit exposé.

Les survivants sont jugés à Cape Coast Castle, sur la côte de l'actuel Ghana, dans le courant de l'année 1722. Une cinquantaine d'hommes sont pendus, d'autres condamnés à la servitude, plusieurs acquittés, notamment ceux qui prouvent avoir été enrôlés de force. Les minutes de ce procès constituent l'une des principales sources sur la vie à bord du dernier Royal Fortune. La notice de synthèse de Wikipédia consacrée à Bartholomew Roberts en donne la bibliographie de départ.

Méthode pour reconstituer l'histoire d'un navire pirate sans se tromper

Trois familles de sources existent pour cette période, et elles n'ont pas la même valeur. Le plus sûr est de partir du texte du XVIIIe siècle, de le croiser avec les archives judiciaires et navales, puis de repérer ce qui a été ajouté ensuite.

  1. Lire la source de 1724 sans la prendre pour un rapport.A General History of the Pyrates mêle enquête sérieuse, témoignages de seconde main et morceaux romancés. Elle reste indispensable, elle n'est pas un document d'archive.
  2. Croiser avec les minutes de procès (Cape Coast Castle pour Roberts), les journaux de bord de la Royal Navy et les registres de prises des ports marchands.
  3. Séparer trois styles: le fait attesté par un document, la tradition reprise de siècle en siècle, l'invention moderne d'un roman, d'un film ou d'un jeu.
  4. Repérer les signes d'un récit peu fiable: chiffres de prises arrondis à la centaine, citations d'historiens sans référence, dates qui flottent d'un paragraphe à l'autre, mot « galion » employé pour 1720.
  5. Vérifier un nom de navire par trois données: le type de gréement, le nombre de canons, le lieu et la date de capture. Si un texte parle de galion à trois ponts pour le Royal Fortune, la suite ne vaut pas la peine d'être lue.

Sur Roberts, quatre points tiennent debout avec les sources disponibles : l'enrôlement forcé puis l'élection de 1719, l'ampleur des prises sur la côte africaine en 1721, l'existence de pavillons personnels documentés, et la fin du 10 février 1722. Le reste, y compris le total souvent cité de quatre cents navires capturés, demande à être manipulé avec prudence.

Sur un pavillon vendu comme celui de Roberts, quatre données comptent au moment de choisir : les dimensions, la composition de la toile, la présence d'œillets et le mode de fixation. Le modèle de Bartholomew Roberts du catalogue annonce 90 x 150 cm, une toile polyester, une sérigraphie, deux œillets métalliques en laiton et une bande blanche renforcée côté guindant. Le grammage de la toile n'est pas indiqué.

Méthode pour choisir un pavillon de Bartholomew Roberts et le mettre en place

Commence par le motif, avant la taille et avant le prix. Un pavillon de Roberts montre un pirate debout sur deux crânes, sabre dans la main droite, sur fond noir. Si le dessin est un crâne seul au-dessus de deux os, il s'agit d'un Jolly Roger générique et non du motif attribué à Roberts.

Le format 90 x 150 cm est le standard du pavillon décoratif, et il n'est pas choisi au hasard : un dessin de cette taille reste lisible à trois ou quatre mètres sur un mur, sans déborder au-dessus d'un lit une place ou d'un bureau, et il reste manœuvrable sur une hampe de jardin. En dessous, le détail des initiales sur les crânes se perd.

Le troisième critère est celui qui distingue un pavillon qu'on peut hisser d'un simple textile imprimé : une bande de renfort côté guindant, deux œillets métalliques, une toile polyester qui supporte la pluie et le vent. Sur les mâts de la base nautique où je travaille, ce sont toujours les mêmes points qui lâchent en premier, l'œillet arraché de sa toile et l'ourlet du guindant qui s'ouvre sur quelques centimètres.

Bord d'un pavillon bleu marine à ourlet piqué, bande de renfort blanche et deux œillets métalliques sur bois usé.
Bord d'un pavillon bleu marine à ourlet piqué, bande de renfort blanche et deux œillets métalliques sur bois usé.

Pour qui veut afficher le motif de Black Bart et pas un crâne interchangeable, la question se règle donc en trois vérifications : dessin documenté, format 90 x 150 cm, œillets et bande de renfort.

Ce dessin ne conviendra pas partout. Pour un anniversaire d'enfants, un motif qui se reconnaît en deux secondes à cinq mètres fonctionne mieux qu'un pirate en pied avec des initiales sur les crânes. Et si tu cherches un pavillon à laisser dehors en permanence, sur un mât exposé au vent salé, aucun pavillon décoratif de ce type ne durera des années : on le rentre après usage.

Dans la pratique Pour un accrochage mural à plat, deux petites vis à crochet dans le mur suffisent, écartées de la distance entre les œillets, avec deux punaises basses ou un jonc de bois glissé dans l'ourlet du bas pour éviter que la toile ondule. Sur une hampe, un bout de drisse fin dans chaque œillet, un nœud de cabestan en haut, un demi-nœud en bas. Lavage à froid, à la main, séchage à plat, jamais de sèche-linge sur une toile sérigraphiée. Et on amène le pavillon avant un coup de vent : c'est en rafale que les œillets s'arrachent.

Prolonger le sujet : du pavillon au navire et au décor complet

Un pavillon isolé sur un grand mur reste un peu orphelin. Le plus cohérent, quand on part de Roberts, c'est de s'en tenir aux navires de course réels, coques basses et gréements légers, plutôt qu'à un galion de cinéma.

Le sloop et le brigantin sont les deux types qui correspondent à cette période. Une maquette ou un set de construction posé à plat sur une étagère basse se regarde mieux qu'un grand bateau perché en hauteur, où l'on ne voit plus le pont. Avant de choisir un modèle dans les bateaux pirates du catalogue, mesure la longueur et la profondeur disponibles : les gros sets de construction dépassent souvent 50 cm de long une fois montés, et il faut aussi pouvoir passer un chiffon autour.

Pour une chambre ou un bureau, un coffre au trésor sert de rangement en même temps que de point d'appui visuel au sol, sous le pavillon. Et si le projet est une fête, mieux vaut un costume complet et des accessoires choisis selon l'âge des enfants qu'un pavillon transformé en cape : la toile polyester glisse, elle n'a ni attache ni encolure.

Trois styles cohabitent dans cet univers, l'histoire de 1650-1730, la fiction, et le jeu. Chacun se tient bien tout seul ; mélangés dans la même pièce, ils se contredisent. Si le pavillon de Roberts te sert de point de départ, les autres motifs de capitaines attestés se regardent dans les drapeaux pirates de la boutique, sans obligation de trancher tout de suite.

Les questions qui reviennent

Qui est Bartholomew Roberts ?

Un marin gallois né John Roberts vers 1682 dans le Pembrokeshire, devenu l'un des capitaines pirates les plus actifs de l'Atlantique entre 1719 et 1722. Officier marchand capturé par Howell Davis, il fut enrôlé de force puis élu capitaine à la mort de ce dernier. Il opéra du Brésil à Terre-Neuve, puis sur la côte de Guinée, et mourut au combat le 10 février 1722.

Qui était Robert Bartholomé ?

C'est une francisation approximative de Bartholomew Roberts, qu'on trouve dans d'anciens ouvrages français et dans certaines traductions. Il s'agit du même homme, aussi appelé Black Bart, surnom apparu bien après sa mort. Aucun pirate ne s'est appelé Robert Bartholomé.

Qui est le pirate noir le plus célèbre ?

La question mélange deux choses. Si elle porte sur le surnom, il s'agit de Bartholomew Roberts, dit Black Bart, ou d'Edward Teach, dit Barbe Noire. Si elle porte sur des pirates d'origine africaine, plusieurs noms sont documentés, comme Diego Grillo au XVIIe siècle, et une part importante des équipages de Roberts sur la côte de Guinée était composée d'hommes africains, libres ou enrôlés de force, mentionnés dans les minutes du procès de 1722.

Combien de navires ont porté le nom de Royal Fortune ?

Au moins trois, selon les sources : un brigantin français pris à Terre-Neuve en 1720, un bâtiment saisi dans les Caraïbes, puis l'Onslow capturé près de la Sierra Leone en août 1721. Certains auteurs en comptent quatre. Les registres de prises incomplets et les témoignages divergents des procès empêchent de fixer un chiffre définitif.

À quoi ressemblait le pavillon de Bartholomew Roberts ?

Le motif le plus reproduit montre, sur fond noir, un pirate debout en pied, un sabre dans la main droite, un crâne sous chaque pied. Ces crânes portent les lettres ABH et AMH, comprises comme les têtes d'un habitant de la Barbade et d'un habitant de la Martinique. Un autre pavillon lui est attribué, où un pirate et un squelette tiennent un sablier.

Comment le Royal Fortune a-t-il été coulé ?

Le HMS Swallow, du capitaine Chaloner Ogle, l'a attaqué au mouillage du cap Lopez le 10 février 1722, après avoir capturé le Ranger cinq jours plus tôt. Le Royal Fortune a tenté de forcer le passage, a reçu plusieurs bordées et a perdu sa mâture. Roberts a été tué par la mitraille et son corps jeté à la mer par son équipage, qui s'est rendu peu après.

« A merry Life and a short one, shall be my Motto. » Propos attribués à Bartholomew Roberts dans A General History of the Pyrates, 1724.