Indemnisations en cas de blessures : Le code d'honneur des pirates

Indemnisations en cas de blessures : Le code d'honneur des pirates

Dans la charte attribuée à Bartholomew Roberts, telle que la rapporte A General History of the Pyrates en 1724, un article prévoit 800 « dollars » prélevés sur le fonds commun pour l'homme qui perd un membre pendant l'action, et des sommes proportionnelles pour les blessures moindres. Le compte du butin commençait donc par les blessés, avant les parts de l'équipage.

L'indemnisation en cas de blessures n'était ni une faveur du capitaine, ni un droit reconnu quelque part : c'était une clause de contrat privé, écrite pour un navire, une campagne et un équipage précis. Les barèmes connus sont détaillés plus bas charte par charte, avec leur unité monétaire et leur source, la mécanique exacte du prélèvement, et ce qui séparait le pirate du corsaire et du marin d'État sur ce point.

Plus bas, trois vérifications simples permettent de savoir si un chiffre trouvé quelque part vaut la peine d'être répété.

Les points qui comptent
  • Il n'a jamais existé de « code des pirates » unique : chaque équipage signait sa propre charte-partie, avec ses montants.
  • L'indemnité se prélevait sur le butin commun avant le partage des parts, pas sur la cassette du capitaine.
  • Les barèmes connus hiérarchisent les membres : bras au-dessus de la jambe, côté droit au-dessus du gauche, œil et doigt en bas de l'échelle.
  • Un homme mutilé restait souvent à bord avec un poste adapté : coq, charpentier, voilier, gardien de la caisse.
  • Les sources sont tardives et littéraires : Exquemelin (1678) et la General History of the Pyrates (1724) se voient avec prudence.
  • Aucune filiation juridique avec l'assurance ou l'indemnisation du dommage corporel d'aujourd'hui : la comparaison éclaire, la continuité est fausse.

« Le code des pirates » n'a jamais existé comme loi commune

Ce qu'on appelle code des pirates est en réalité une charte-partie : un texte d'articles rédigé au départ d'une campagne, signé ou marqué d'une croix par chaque homme embarqué. Il valait pour ce navire, cet équipage, cette expédition. Rien d'autre.

Les articles couvraient l'ordinaire de la vie à bord : la répartition des parts, l'interdiction du jeu d'argent, la lumière éteinte à une heure fixe, la conduite en cas de désaccord, et, dans plusieurs textes rapportés, l'indemnisation des blessés. D'une charte à l'autre, les proportions changent. Le capitaine touche une part et demie chez les uns, deux parts chez les autres ; le quartier-maître, le charpentier et le canonnier reçoivent parfois une part et un quart.

Le quartier-maître, élu par l'équipage, gardait le texte et tranchait les litiges courants. Ce n'était pas un juge de métier, plutôt un contre-pouvoir permanent du capitaine, dont l'autorité pleine se limitait souvent à la chasse et au combat. Aucune juridiction ne venait faire appliquer ces articles : la sanction était sociale, du retrait de part au débarquement sur une côte.

La charte-partie était aussi un objet matériel, et cela compte pour la suite. Un document plié, des pièces comptées, parfois une liste de noms : le tout tenait dans un contenant de petite taille, de l'ordre de 20 à 25 cm de côté, transportable à bras. Les coffres pirate au format malle de rangement vendus aujourd'hui pour la décoration reprennent d'ailleurs cette échelle-là, bien plus que celle du coffre monumental des films.

Petit coffre en bois cerclé de sangles de cuir, poignée et loquet de laiton, posé près d'une carte marine.
Petit coffre en bois cerclé de sangles de cuir, poignée et loquet de laiton, posé près d'une carte marine.

Ce détail est expliqué dans Accident de la route : indemnisation des victimes ... (service-public.gouv.fr).

Le repère Quand tu cites un barème, nomme toujours la charte et la source : « la charte attribuée à Roberts, rapportée par la General History of the Pyrates de 1724 ». La formule « les pirates prévoyaient » ne veut rien dire, puisque chaque équipage écrivait la sienne.

Un homme mutilé n'était pas abandonné au premier port

L'image du blessé jeté par-dessus bord ou laissé sur une plage ne résiste pas aux articles connus. Plusieurs chartes rapportées prévoient explicitement le maintien de l'homme dans la compagnie, en plus de la somme versée.

La marine de commerce et de guerre du temps offrait des postes qu'un mutilé pouvait tenir. Un homme amputé d'une jambe pouvait continuer comme coq, comme voilier assis à coudre sa toile, comme tonnelier, comme aide du charpentier, ou servir aux pièces sans monter dans la mâture. La garde du fonds commun, elle aussi, se confiait volontiers à quelqu'un qui ne courait plus sur le pont.

L'intérêt collectif suffit à expliquer la règle. Un abordage se joue avec les hommes qui sautent les premiers sur le bordé d'en face. Un équipage connu pour laisser ses estropiés à terre ne trouve plus personne pour ce rôle à la prise suivante. La charte servait autant à rassurer avant l'action qu'à réparer après.

Des abandons ont existé, évidemment. Ils apparaissent dans les dépositions de procès comme des manquements reprochés, ce qui suppose une règle contraire connue de tous. C'est un indice utile : on ne reproche que ce qui était censé se faire autrement.

L'indemnité ne sortait pas de la cassette du capitaine

La séquence du partage est toujours la même dans les textes rapportés : on réunit le butin, on règle les dettes et les frais de la campagne, on prélève les indemnités des blessés, et on répartit seulement ensuite en parts. Chaque homme payait donc la blessure de son voisin sur son propre gain.

Cela explique le formalisme du compte. Le butin se comptait en public, sur une table, devant témoins, le quartier-maître menant l'opération. Le contenant qui servait de fonds commun restait sous garde entre deux comptes et s'ouvrait devant l'équipage. Ce qui faisait la fiabilité d'un tel objet, c'était le bois cerclé de sangles de cuir et une poignée sur le dessus : on l'emportait dans la chaloupe, on le posait à plat pour compter, on le refermait à vue.

Pièces d'argent étalées sur une carte de papier, près d'un coffret en bois ouvert, d'une longue-vue en laiton et d'une loupe, devant une fenêtre donnant sur la mer.
Pièces d'argent étalées sur une carte de papier, près d'un coffret en bois ouvert, d'une longue-vue en laiton et d'une loupe, devant une fenêtre donnant sur la mer.

La fermeture par loquet, avec passage pour un cadenas, servait moins à décourager un vol qu'à rendre visible toute ouverture non autorisée. Sur un navire de cinquante ou cent hommes, un loquet forcé se remarque tout de suite, et c'est bien le but.

Quand la prise était maigre, la charte ne pouvait pas grand-chose. L'indemnité était alors différée sur la campagne suivante, c'est-à-dire suspendue à la survie de l'équipage et à sa fidélité au texte signé. La promesse valait ce que valaient les hommes.

La jambe de bois et le crochet ne faisaient pas partie de l'indemnité

Ce que finançaient les articles, c'était de l'argent, parfois une part supplémentaire du butin, parfois le droit de rester à bord. Aucune charte rapportée ne promet un appareillage.

La chirurgie à bord se réduisait souvent au charpentier et à ses outils, ou à un chirurgien enlevé sur un navire capturé, ce qui arrivait régulièrement : un homme de l'art figurait parmi les prises les plus recherchées. L'amputation se pratiquait vite, suivie d'une cautérisation, et la mortalité restait élevée. Beaucoup de blessés ne vivaient pas assez longtemps pour toucher quoi que ce soit.

Les prothèses existaient, mais à terre. Un pilon de bois avec un moignon garni de cuir se faisait chez un artisan, se payait, et supposait une cicatrisation aboutie. Le crochet à la place de la main relève surtout de l'iconographie postérieure, popularisée par la littérature et le théâtre, bien après l'âge d'or de la piraterie. Sur le même terrain des idées reçues, j'ai écrit un article sur le cache-œil et les raisons qu'on lui prête, où le décalage entre le costume de scène et le fait attesté est le même.

Pilon de bois tourné, dressé sur un établi couvert de copeaux, outils et cordages en arrière-plan d'atelier.
Pilon de bois tourné, dressé sur un établi couvert de copeaux, outils et cordages en arrière-plan d'atelier.
Précision Le mot « dollars » employé dans la charte de Roberts par Charles Johnson désigne selon toute vraisemblance la pièce de huit réaux espagnole, monnaie d'argent qui circulait partout dans les Caraïbes. Les auteurs anglais du temps l'appelaient couramment ainsi.

Comparer les barèmes connus charte par charte

Trois familles de textes servent de référence : les chartes rapportées par Johnson en 1724, le barème des boucaniers antillais donné par Exquemelin en 1678, et les régimes des marins sous contrat d'État. Les unités diffèrent, les logiques se ressemblent.

Chez Exquemelin, les montants sont dégressifs et détaillés : environ 600 pièces de huit pour le bras droit, un peu moins pour le bras gauche, un cran en dessous pour les jambes, et une somme forfaitaire basse pour un œil ou un doigt. Selon les éditions et les traductions, les chiffres bougent, et le texte propose parfois un équivalent en esclaves, ce qui rappelle brutalement dans quel monde se comptaient ces sommes.

La hiérarchie est constante d'une source à l'autre : le membre supérieur passe avant l'inférieur, le côté droit avant le gauche. On n'indemnise pas la douleur, on indemnise la capacité de travail perdue à la manœuvre, à la barre, aux pièces. Pour un droitier, perdre le bras droit revenait à quitter presque tous les postes utiles à bord.

Les cas limites apparaissent aussi. La perte totale de l'usage d'un membre sans amputation, la blessure survenue hors combat, celle causée par une rixe entre hommes de l'équipage : selon les textes, elles relèvent d'une appréciation du quartier-maître ou tombent hors barème, la charte réservant l'indemnité au « temps de l'engagement ».

Barèmes d'indemnisation des blessés selon les chartes rapportées
Charte / source Perte d'un bras Perte d'une jambe Œil ou doigt Origine des fonds
Charte attribuée à Bartholomew Roberts (General History of the Pyrates, 1724) 800 « dollars » pour la perte d'un membre Même somme, sans distinction droite/gauche « Blessures moindres » indemnisées proportionnellement, sans détail Fonds commun, prélevé avant partage
Chartes attribuées à George Lowther et John Phillips (même recueil) Somme fixe, en livres sterling chez l'un, en pièces de huit chez l'autre Les textes rapportés ne détaillent pas de montant distinct pour la jambe Montant réduit pour une articulation ou un œil Fonds commun de la campagne, avec maintien possible dans la compagnie
Boucaniers des Antilles rapportés par Exquemelin (1678) Environ 600 pièces de huit pour le bras droit, moins pour le gauche Jambe droite au-dessus de la jambe gauche Forfait le plus bas de l'échelle Prélèvement sur la prise avant répartition
Corsaires sous lettre de marque (XVIIe-XVIIIe s.) Selon le contrat d'armement et la juridiction des prises Idem, avec appui possible de fonds publics Appréciation au cas par cas Armateur, fonds de marine
Marins d'État (Chatham Chest anglais, Invalides de la marine française) Secours ou pension selon l'infirmité constatée Secours ou pension selon l'infirmité constatée Secours réduit Retenue sur la solde, caisse royale

Pirates, corsaires et marins d'État : trois régimes différents

Le corsaire navigue avec une lettre de marque. Ses prises passent devant une juridiction, son armement relève d'un contrat écrit, et ses blessés peuvent, selon les cas, relever d'un fonds institutionnel. Le pirate n'a rien de tout cela : hors la loi, il ne peut compter que sur ce que son équipage a signé.

Côté français, la Caisse des invalides de la marine, mise en place sous Louis XIV dans les années 1670, versait des secours aux marins du service du roi, alimentée par une retenue sur les soldes. Côté anglais, le Chatham Chest fonctionnait sur le même principe depuis la fin du XVIe siècle : chaque marin voyait quelques pence prélevés sur sa paye, et les mutilés recevaient un secours ou une pension.

Ces fonds étaient connus des marins, y compris de ceux qui passaient à la piraterie après une désertion ou un licenciement en fin de guerre. Beaucoup d'hommes des équipages de l'âge d'or venaient de la Royal Navy ou de la marine marchande. Ils avaient vu comment fonctionnait une retenue sur la solde et une caisse commune.

L'indemnisation pirate ressemble donc à une version privée, immédiate et sans administration de ces dispositifs : pas de dossier, pas de commission, un montant écrit dans les articles et payé sur la prise. Le prix de cette simplicité, c'est qu'aucune autorité ne garantit rien.

Vérifier une source avant de citer un barème

Deux ouvrages fournissent la quasi-totalité des chiffres qui circulent, et tous les deux demandent des précautions. Ce sont des livres imprimés pour être lus, et non des registres tenus par une administration.

Alexandre Olivier Exquemelin publie en 1678 le récit connu en français sous le titre Histoire des aventuriers flibustiers. Il a servi parmi les boucaniers, son témoignage est de première main, mais le texte a été retraduit, augmenté et remanié d'une édition à l'autre, en néerlandais, en espagnol, en anglais, en français. Charles Johnson publie en 1724 A General History of the Pyrates, d'où viennent les chartes de Roberts, de Lowther, de Phillips. Le livre mêle informations solides, souvent recoupées par les procès, et passages reconstitués.

Les documents judiciaires forment le contrepoint utile : minutes de procès de piraterie, dépositions de marins capturés, journaux de bord des navires marchands attaqués. Moins narratifs, plus fiables sur les faits datés. Une partie de ces éditions anciennes est consultable en ligne, notamment sur Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, ce qui permet de vérifier une formulation plutôt que de recopier une citation de seconde main.

  1. Cherche la charte nommée. Un barème sans capitaine ni navire est un barème sans valeur ; les montants ne se transportent pas d'un équipage à l'autre.
  2. Repère l'unité monétaire et la date. Pièces de huit, livres sterling, écus : trois échelles différentes, à des décennies d'écart.
  3. Méfie-toi des conversions en euros « d'aujourd'hui ». Elles reposent sur des séries de prix discutables et donnent un faux sentiment de précision.
  4. Remonte à l'édition. Un chiffre d'Exquemelin change parfois selon la traduction consultée ; noter laquelle évite de propager une variante.

Reconstituer une charte-partie chez soi : méthode et matériel

Écrire ou imprimer les articles d'un équipage nommé, avec la source citée en bas de page, transforme un accessoire de décoration en objet documentaire. Une feuille, une date, un nom de capitaine, une mention d'édition : c'est tout ce qu'il faut, et ça change complètement ce qu'on regarde.

Reste la question du rangement, et là le format compte. Un document plié, quelques pièces de jeu, une carte : un contenant d'environ 24 cm de long tient sur une étagère, un bureau ou une table de chevet sans manger la place, et se déplace d'une main. Les grands coffres de film sont impressionnants en photo et impossibles à caser dans une pièce normale.

Si tu cherches un vrai rangement de volume, pour du textile ou des jouets, ce format sera trop petit : il faut alors partir sur une malle de sol, quitte à perdre l'échelle historique. Et pour qui veut une reconstitution stricte de coffre de bord du XVIIIe siècle, les motifs de carte au trésor imprimés sur les faces relèvent de l'imagerie moderne, pas du document d'époque.

Pour une fête d'enfants, la même idée fonctionne très bien : chaque enfant marque les articles de l'équipage d'une croix ou d'une empreinte avant le départ, et le coffre sert de contenant final. Un loquet simple s'ouvre et se ferme sans clé à perdre, ce qui évite le moment pénible où plus personne ne retrouve la petite clé dorée. Autour, un sabre en mousse de la collection sabre pirate suffit largement aux plus jeunes, et pour un décor d'adulte, une maquette ou un set de la collection bateaux pirate tient bien à côté d'un coffre de cette taille.

Côté entretien, le bois et le cuir se dépoussièrent au chiffon sec. On évite l'humidité, le radiateur et le plein soleil derrière une vitre, qui font travailler le bois et sécher les sangles.

Si tu cherches d'autres formats, tailles ou finitions, la rubrique des coffres pirate de Piraterie Shop les regroupe, du petit contenant de bureau aux modèles plus larges.

Les questions qui reviennent

Quel est le montant d'indemnisation pour un dommage corporel aujourd'hui, et pourquoi ne se compare-t-il pas à un barème pirate ?

Il n'existe pas de montant unique : en droit français, l'indemnisation d'un dommage corporel est évaluée poste par poste (déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice esthétique, pertes de revenus), à partir d'une expertise médicale et de référentiels indicatifs utilisés par les juridictions et les assureurs. Rien à voir avec une somme fixe écrite d'avance. Une charte pirate annonçait un montant identique pour tous, décidé avant l'action, sans expertise ni recours.

Quels sont les types d'indemnisation prévus dans une charte-partie de pirates ?

Trois formes reviennent dans les textes rapportés : une somme d'argent prélevée sur le fonds commun, parfois une part supplémentaire du butin, et le droit de rester dans la compagnie avec un poste tenable. Certaines chartes combinent les trois. Aucune ne prévoit de soins ni d'appareillage.

Quel est le montant de l'indemnisation pour coups et blessures dans le droit français actuel ?

Là encore, il dépend de la gravité constatée, de la durée d'incapacité et des conséquences durables, et il est fixé par le juge ou par transaction, victime par victime. Aucun barème officiel unique ne donne un chiffre à l'avance. C'est précisément l'inverse de la logique d'une charte, qui affichait un montant connu de tous avant l'engagement.

Comment l'assurance indemnise-t-elle un dommage corporel, et les pirates avaient-ils un équivalent ?

Une assurance indemnise sur la base d'un contrat souscrit à l'avance, d'une garantie définie et d'une expertise après le sinistre, avec un tiers payeur solvable et un recours possible. Les pirates n'avaient ni tiers payeur ni recours : le fonds commun était constitué par la prise du jour, et si la prise était maigre, l'indemnité attendait la campagne suivante. Le mécanisme mutualiste ressemble à une assurance, la garantie n'existe pas.

Combien valait une pièce de huit et peut-on convertir ces indemnités en euros ?

La pièce de huit était une monnaie d'argent espagnole d'environ 27 grammes, largement acceptée dans les Caraïbes et au-delà. Les 800 « dollars » de la charte de Roberts représentaient plusieurs années de solde pour un matelot de commerce, ce qui donne un ordre de grandeur honnête. Les conversions en euros que l'on croise reposent sur des indices de prix fragiles ; mieux vaut raisonner en années de solde qu' actuelle.

Que devenait un pirate mutilé après son indemnisation ?

Trois issues apparaissent dans les sources : rester à bord avec un poste adapté, se retirer dans un port des Caraïbes ou de l'océan Indien où des communautés d'anciens marins existaient, ou disparaître complètement des documents, ce qui est le cas le plus fréquent. Les procès de piraterie ne suivent que ceux qui sont capturés, et les registres de l'époque ne s'intéressent pas au sort d'un estropié sans nom.

Quelle taille de contenant choisir pour ranger une charte reconstituée, et comment l'entretenir ?

Une feuille A4 pliée en deux, quelques pièces et une carte roulée entrent sans forcer dans un coffre d'environ 24 x 15,5 x 15,5 cm, qui reste transportable d'une main et se pose sur une étagère standard. Pour l'entretien, un chiffon sec suffit sur le bois et le cuir, sans produit gras. Garde le coffre à distance d'une source d'humidité et hors du soleil direct, qui décolore le bois teinté et raidit les sangles.

« He that shall have the Misfortune to lose a Limb in time of Engagement, shall have 800 Dollars, out of the publick Stock, and for lesser Hurts, proportionably. » Charte attribuée à Bartholomew Roberts, dans A General History of the Pyrates, Charles Johnson, 1724.