Edward England : Le pirate avec une conscience

Edward England : Le pirate avec une conscience

En août 1720, au large d'Anjouan, dans les Comores, Edward England mène un combat de plusieurs heures contre le Cassandra, un navire de la Compagnie anglaise des Indes orientales commandé par James Macrae. Le marchand finit échoué, son capitaine à terre. Quand Macrae revient se rendre, dix jours plus tard, England lui laisse la vie et un navire pour rentrer.

Son équipage n'a pas supporté. Quelques semaines après, les hommes votent contre lui, le destituent et l'abandonnent à terre avec trois compagnons. C'est l'un des rares cas connus de l'âge d'or où une mutinerie est déclenchée par un excès de clémence.

Pavillon noir à crâne blanc de face et os croisés, posé à plat sur des planches usées près d'une longue-vue et d'une boussole en laiton.
Pavillon noir à crâne blanc de face et os croisés, posé à plat sur des planches usées près d'une longue-vue et d'une boussole en laiton.

Ce qui suit trie ce qui est attesté, ce qui vient d'un livre de 1724 à moitié littéraire et ce qui relève du jeu vidéo, avec au passage la différence entre le pavillon attribué à England et celui d'Edward Low, que les listes en ligne confondent régulièrement.

L'essentiel
  • Né Edward Seegar (parfois orthographié Seager) en Irlande vers 1685-1686, England n'a pas choisi la piraterie : il servait comme officier sur un sloop jamaïcain quand le pirate Christopher Winter l'a capturé.
  • Sa carrière de capitaine est courte, environ 1717-1720, et se déroule surtout sur les côtes d'Afrique de l'Ouest, à Madagascar et dans l'océan Indien.
  • Ses navires connus : un sloop, puis le Pearl rebaptisé Royal James, enfin le Fancy, un hollandais de 34 canons pris en 1720.
  • Le combat d'Anjouan contre le Cassandra et la grâce accordée à son capitaine lui coûtent son commandement : ses hommes, menés par John Taylor, l'abandonnent à terre. Il meurt vers 1720-1721 : la version française le dit mort à Maurice, la notice anglaise à Saint-Augustin, à Madagascar.
  • Le pavillon attribué à England est un Jolly Roger sobre, crâne et os croisés. Le squelette rouge appartient à Edward Low, un capitaine différent, actif plus tard et dans une autre zone.
  • Le personnage circule aussi dans Uncharted 4, parmi les fondateurs de Libertalia : c'est du jeu, pas une source.

Erreur n°1 : faire d'Edward England un corsaire devenu pirate par appât du gain

England n'a jamais eu de lettre de marque. Les sources en font un officier de marine marchande, embarqué sur un sloop jamaïcain, capturé en mer par le pirate Christopher Winter et versé de force dans son équipage. Il commence donc sa carrière du mauvais côté du bordage.

Le recrutement contraint est la mécanique la plus banale de l'époque. Un équipage pirate a besoin de charpentiers, de canonniers, de chirurgiens, de gens qui savent tenir un cap. Quand une prise tombe, on demande aux marins compétents de signer les articles ; ceux qui refusent finissent à fond de cale ou repartent avec le navire dépouillé. Beaucoup de ceux qui ont été pendus ensuite ont plaidé la contrainte, avec plus ou moins de succès.

Les trois mots que l'on mélange le plus souvent recouvrent trois situations différentes. Le Corsaire navigue avec une commission délivrée par un État en temps de guerre, et rend des comptes devant une cour de prises. Le Flibustier désigne les écumeurs des Antilles du XVIIe siècle, souvent à la limite de la commission et du brigandage. Le Boucanier vient des chasseurs de bœufs sauvages d'Hispaniola, passés à la mer. England n'entre dans aucune de ces cases : il opère sans commission, contre tous les pavillons, à partir de New Providence puis de l'océan Indien.

Le récit « du corsaire à la piraterie » fonctionne pour Henry Every ou pour William Kidd. Sur England, il efface l'essentiel : un marin de métier capturé, qui a fait carrière là où il est tombé.

Ce point est détaillé dans Edward England (worldhistory.org).

Erreur n°2 : croire que la « conscience » d'England est une invention romantique récente

Le portrait moral d'England ne date pas du XIXe siècle ni du cinéma. Il vient du chapitre que lui consacre l'Histoire générale des vols et meurtres des plus célèbres pyrates, publiée à Londres en 1724 sous le nom de capitaine Charles Johnson.

Le passage clé tient en quelques lignes : Johnson lui prête un bon naturel, du courage, l'absence d'avidité, et une hostilité constante aux mauvais traitements infligés aux prisonniers. Il ajoute qu'England se serait contenté d'un butin modéré, mais qu'il était « généralement dominé » par ses hommes. Toute la réputation du personnage sort de là.

Deux précautions s'imposent avec ce livre. D'abord, l'identité de l'auteur reste discutée : l'ouvrage a longtemps été attribué à Daniel Defoe, attribution contestée depuis les années 1980 et jamais tranchée. Ensuite, Johnson mêle des matériaux vérifiables (comptes rendus de procès, dépositions, documents officiels de l'Amirauté) et des passages manifestement écrits, dialogues compris. Le texte anglais de 1724 circule en ligne, notamment sur Project Gutenberg, et sa lecture suffit à repérer les deux régimes d'écriture.

Mon avis sur ce point : England est moins un homme vertueux qu'un cas d'école de commandement. Sur ces navires, le capitaine était élu et pouvait être déposé par vote, sauf pendant la chasse et le combat où son autorité devenait absolue. Épargner un capitaine de la Compagnie des Indes, c'était refuser à l'équipage un exemple et un otage. Sa modération n'était pas seulement un trait de caractère : c'était une position politique intenable dans une compagnie qui votait.

Erreur n°3 : confondre le pavillon d'Edward England avec celui d'Edward Low

Le pavillon attribué à Edward England est le Jolly Roger le plus sobre qui soit : un crâne de face au-dessus de deux os croisés, en blanc sur fond noir. Celui attribué à Edward Low est tout autre chose, un squelette rouge sur fond noir, silhouette tordue, tête comme détachée du corps.

Les deux capitaines n'ont ni la même période, ni la même zone, ni la même réputation. England quitte la scène en 1720, juste avant que Low commence à naviguer pour son compte, vers 1721. L'un opère de l'Afrique de l'Ouest à Madagascar, l'autre entre les Caraïbes et la côte nord-américaine. La confusion vient du prénom commun et des listes de pavillons qui recopient les mêmes attributions sans les vérifier. Les Pavillons de capitaines historiques se rangent d'ailleurs plus facilement quand on les classe par période et par zone plutôt que par motif.

Deux fanions noirs suspendus à des barres de bois sur un mur clair: crâne blanc à gauche, crâne rouge à droite.
Deux fanions noirs suspendus à des barres de bois sur un mur clair : crâne blanc à gauche, crâne rouge à droite.

Sur l'eau, ce motif servait à deux choses : annoncer qui attaquait, et sommer le marchand de se rendre sans combattre. D'où un principe simple, qui vaut encore pour une toile accrochée chez soi : Un pavillon de capitaine se voit à distance. Un seul motif clair sur fond noir, sans détail fin, reste identifiable à dix mètres comme sur une photo de mur. Les dessins chargés se referment sur eux-mêmes dès qu'on recule.

Pavillons attribués à quatre capitaines de l'âge d'or

Capitaine Motif attribué Zone d'activité Période active Réputation dans les sources
Edward England Crâne de face sur deux os croisés, fond noir Bahamas, Afrique de l'Ouest, océan Indien Vers 1717-1720 Modéré, opposé aux mauvais traitements des prisonniers
Edward Low Squelette rouge sur fond noir Atlantique, Caraïbes, côte américaine Vers 1721-1724 Cruauté envers les captifs, largement documentée
Calico Jack (John Rackham) Crâne au-dessus de deux sabres croisés Caraïbes Vers 1718-1720 Petites prises, équipage resté célèbre
Bartholomew Roberts Pirate debout trinquant avec un squelette Atlantique, Afrique de l'Ouest, Brésil 1719-1722 Le plus grand nombre de prises de l'époque

Ces motifs viennent des récits imprimés et des gravures d'époque, et non de pavillons observés puis décrits sur place. Aucun pavillon original de ces quatre capitaines n'a été conservé.

Erreur n°4 : situer sa carrière dans les Caraïbes

England quitte les Bahamas en 1718, au moment où Woodes Rogers arrive à New Providence avec la grâce royale d'un côté et la corde de l'autre. Une partie des équipages accepte le pardon, une autre prend le large. England descend vers l'Afrique.

Suivent des prises aux Açores, aux îles du Cap-Vert, puis le long de la côte de Guinée, sur les navires de traite et les marchands européens. C'est là qu'il change de bateau plusieurs fois, gardant le Pearl rebaptisé Royal James, avant de s'emparer en 1720 d'un navire hollandais qu'il arme à 34 canons sous le nom de Fancy.

Le déplacement décisif est le passage dans l'océan Indien. Madagascar sert de base d'hivernage et de carénage, et la route des Indes fournit des cargaisons sans commune mesure avec celles des Antilles. England y navigue de conserve avec John Taylor, et cette petite escadre croise à la même période Olivier Levasseur, dit La Buse. Il appartient à la génération des pirates de l'océan Indien, celle qui a prolongé l'âge d'or bien après l'assainissement des Caraïbes.

Erreur n°5 : imaginer qu'il a fini pendu à un gibet

England n'a jamais été jugé ni exécuté. Il a été démis par un vote de son propre équipage, puis débarqué de force sur une île avec quelques compagnons. Sa fin est misérable, mais elle ne doit rien à la Royal Navy.

Le combat d'Anjouan est le point de bascule. Le Cassandra, commandé par James Macrae, tient plusieurs heures sous la canonnade avant de s'échouer. Macrae gagne la terre avec ses survivants, se cache chez les habitants de l'île, puis revient dix jours plus tard se remettre entre les mains des pirates. Une partie de l'équipage veut sa peau, d'autant que le combat leur a coûté des hommes. England obtient qu'on le laisse partir, avec le Fancy en mauvais état pour rejoindre Bombay.

La suite est rapide. John Taylor prend le commandement, England est mis à terre à Maurice avec trois hommes. Les versions divergent ensuite : selon l'Histoire générale, ils construisent une embarcation avec des matériaux de récupération et atteignent Saint-Augustin, à Madagascar, où England vit d'aumônes auprès d'anciens pirates installés là. Il y meurt vers 1720 ou 1721. Ni la date ni le lieu ne sont fermes, et les ouvrages qui donnent une date précise donnent rarement leur source. Si tu veux voir comment se déroulaient concrètement ces engagements, j'ai écrit un article sur Les batailles navales pirates les plus documentées.

Erreur n°6 : prendre la Libertalia d'Uncharted 4 pour de l'histoire

Uncharted 4 place Edward England parmi les capitaines fondateurs de Libertalia, colonie pirate imaginée à Madagascar. Le jeu est une bonne porte d'entrée sur ces noms. Il ne constitue pas une source.

Libertalia elle-même vient de l'Histoire générale, dans un récit consacré à un capitaine Misson qui aurait fondé une république égalitaire à Madagascar. Aucun document indépendant ne confirme cette colonie, aucune fouille n'a livré de site correspondant, et la majorité des historiens la tiennent pour une fiction politique du XVIIIe siècle. Le récit dit surtout ce que son auteur voulait faire dire aux pirates.

Trois styles circulent sur ce sujet et gagnent à rester séparés : l'histoire attestée par les archives, la littérature imprimée d'époque qui la romance, et la fiction contemporaine, jeu vidéo ou cinéma. Les trois sont légitimes. Aucun ne prouve les deux autres. Citer Uncharted comme référence culturelle ne pose aucun problème ; le citer comme preuve d'une biographie en pose un.

Méthode pour reconstituer une biographie de pirate sans se tromper

Sur un capitaine comme England, la difficulté n'est pas de trouver de l'information mais de la hiérarchiser. Les compilations récentes recopient Johnson, et Johnson recopie tantôt des minutes de procès, tantôt son imagination.

  1. Classer les sources par ordre de fiabilité. Archives judiciaires, dépositions et journaux de bord d'abord ; récits imprimés d'époque ensuite ; ouvrages modernes après ; sites de fans et wikis en dernier, utiles pour trouver une piste, jamais pour la valider.
  2. Croiser les orthographes du nom. Seegar, Seager, England : quand un patronyme se décline en trois graphies, c'est le signe d'une identité mal fixée dans les documents, et un bon indice pour repérer les textes qui inventent une précision.
  3. Vérifier les navires plutôt que les exploits. Un sloop d'abord, le Pearl devenu Royal James, le Fancy et ses 34 canons, le Cassandra en face. Les coques et les armements se recoupent avec les registres de compagnies ; les butins, beaucoup moins.
  4. Repérer les marqueurs de fiction. Dialogues rapportés au mot près, mobiles psychologiques attribués à un homme mort depuis trois siècles, chiffres de butin trop ronds : trois signaux qu'on quitte l'archive.
  5. Écrire l'incertitude au lieu de la masquer. « Vers 1685 », « selon l'Histoire générale », « à Maurice ou à Madagascar » valent mieux qu'une date nette sans source.
Dans la pratique Quand trois ouvrages donnent trois dates de mort différentes, garde les trois dans ton carnet avec la référence en face. J'ai fait l'exercice sur England en essayant de reconstituer sa route depuis New Providence jusqu'à Anjouan : les navires et les escales se recoupent presque partout, les dates de la dernière année, presque nulle part.

Choisir et hisser un pavillon de capitaine chez soi

Un pavillon se choisit dans cet ordre : à qui le motif est attribué, quel format, quelles finitions. L'usage se décide en premier, parce qu'un mur d'intérieur et une hampe de jardin ne demandent pas la même chose à la toile.

Pour les deux, le 90 x 150 cm reste le repère pratique. C'est le format standard des pavillons décoratifs : il occupe un pan de mur de bureau, de chambre ou de salle de jeu sans paraître perdu, et il se hisse sur une hampe fine sans avoir à retoucher l'ourlet. Plus grand, il faut un vrai dégagement ; plus petit, le motif se perd dès qu'on recule de trois mètres.

Dehors, la tenue d'un pavillon dépend surtout de ses finitions : bande latérale renforcée, deux œillets métalliques pour passer une drisse, coutures franches, polyester qui sèche vite après une averse. Les œillets en laiton sont ce qui souffre le plus, puisque tout l'effort de traction passe par eux.

Deux œillets en laiton posés sur la bande blanche renforcée, ourlet cousu et cordage tressé passé dans l'anneau.
Deux œillets en laiton posés sur la bande blanche renforcée, ourlet cousu et cordage tressé passé dans l'anneau.

Si tu veux un pavillon qui se voie de loin et qui marque le contraste avec le crâne sobre attribué à England, le squelette rouge d'Edward Low est le motif le plus lisible de la série des capitaines. Un aplat rouge unique sur fond noir tient à distance, en photo comme sur un mur en fin de journée.

Il ne conviendra pas si tu cherches précisément le pavillon attribué à England : ce n'est pas le même motif ni le même homme. Sur un mur déjà chargé d'affiches et de cartes, le rouge sur noir prend aussi beaucoup de place visuelle ; dans ce cas, un Jolly Roger classique en blanc sur noir se pose plus facilement à côté d'autres pièces.

Dimensions 90 x 150 cm, composition polyester, impression sérigraphie, coutures présentées comme résistantes aux intempéries, bande blanche renforcée pour la suspension et deux œillets métalliques en laiton. Le poids de la toile et le grammage ne sont pas précisés.
Dans la pratique À l'intérieur, deux crochets discrets passés dans les œillets suffisent, ou une hampe fine glissée dans la bande latérale si tu veux garder la toile bien tendue. Dehors, une drisse et un nœud simple à chaque œillet, et on amène le pavillon quand le vent fraîchit : ce qui déchire une toile, c'est le claquement prolongé en bout de guindant, pas la pluie.

Les autres motifs de capitaines, historiques comme de fiction, sont réunis dans la Collection de drapeaux pirates si tu veux comparer les attributions avant de choisir.

Questions pratiques

Qui était Edward England et pourquoi l'appelle-t-on le pirate à la conscience ?

Edward England est un capitaine pirate d'origine irlandaise, actif d'environ 1717 à 1720, des Bahamas à l'océan Indien. Le surnom vient d'un livre de 1724 qui lui prête un bon naturel, l'absence d'avidité et un refus des mauvais traitements infligés aux prisonniers. C'est un portrait ancien et sourcé, écrit par un auteur qui romançait aussi une partie de ses chapitres.

Comment Edward England est-il devenu pirate s'il était officier de marine marchande ?

Par capture. Il servait comme officier sur un sloop jamaïcain lorsque le pirate Christopher Winter s'en est emparé et l'a versé dans son équipage. Ce recrutement forcé était courant pour les marins qualifiés, dont les pirates manquaient en permanence. England est ensuite resté, a signé les articles, puis a été élu capitaine à son tour.

Que s'est-il passé lors du combat d'Anjouan contre le Cassandra ?

En août 1720, au large d'Anjouan, England et John Taylor attaquent le Cassandra, navire de la Compagnie anglaise des Indes orientales. Le combat dure plusieurs heures, le marchand s'échoue et son capitaine James Macrae gagne la terre. Revenu se rendre dix jours plus tard, Macrae obtient d'England la vie sauve et un navire endommagé pour rejoindre Bombay.

Comment Edward England est-il mort et où exactement ?

Personne ne le sait avec certitude. Après la mutinerie, il a été débarqué à Maurice avec quelques compagnons ; selon l'Histoire générale de 1724, ils ont rejoint Saint-Augustin, à Madagascar, où England aurait vécu d'aumônes avant de mourir vers 1720-1721. Les ouvrages qui affichent une date précise ne citent généralement pas de document à l'appui.

À quoi ressemblait le drapeau d'Edward England et en quoi diffère-t-il de celui d'Edward Low ?

Le pavillon attribué à England est un crâne de face au-dessus de deux os croisés, en blanc sur fond noir. Celui attribué à Edward Low montre un squelette rouge sur fond noir, silhouette tordue, tête comme détachée du corps. Deux capitaines différents, deux zones et deux périodes, et aucune pièce d'origine conservée : ce sont des motifs transmis par les récits et les gravures.

Edward England a-t-il vraiment fondé Libertalia comme dans Uncharted 4 ?

Non. Libertalia apparaît dans l'Histoire générale de 1724, associée à un capitaine Misson, et rien ne prouve son existence : ni document indépendant, ni site identifié à Madagascar. Uncharted 4 range England parmi les fondateurs de la colonie pour les besoins de son intrigue. C'est un choix de scénario, pas une donnée historique.

Un pavillon de capitaine peut-il rester dehors toute l'année ?

Ce n'est pas ce que je conseille. Même en polyester avec des coutures franches, une toile laissée en permanence sur une hampe perd sa couleur au soleil et s'effiloche en bout de guindant à force de claquer. Le plus simple est de l'amener quand le vent fraîchit et de le ranger à plat, sec, entre deux sorties ; en intérieur, un pavillon accroché sur deux crochets ne demande qu'un dépoussiérage occasionnel.

« Il avait beaucoup de bon naturel et ne manquait pas de courage ; il n'était pas avide, et toujours opposé aux mauvais traitements que recevaient les prisonniers. »
Histoire générale des plus célèbres pyrates, attribuée au capitaine Charles Johnson, 1724, chapitre consacré à Edward England.