Le mystérieux cryptogramme d'Olivier Levasseur
Le Cryptogramme d'Olivier Levasseur, dit La Buse, apparaît publiquement en 1934, dans Le Flibustier mystérieux, histoire d'un trésor caché, de Charles Bourel de La Roncière, aux éditions du Masque. Soit deux siècles après la pendaison du flibustier à Saint-Paul, sur l'île Bourbon, l'actuelle La Réunion. Aucun manuscrit d'origine n'a jamais été présenté : ni fonds d'archives, ni cote, ni analyse de papier ou d'encre.

Cet article sépare trois choses que les récits mélangent en permanence : ce que les sources attestent d'Olivier Levasseur, ce qui vient de la tradition orale fixée au XXe siècle, et ce que valent les pistes de déchiffrement proposées depuis. Avec un critère de tri simple, la chaîne de provenance, qui suffit à classer n'importe quelle « carte de pirate » qu'on te mettra sous le nez.
Et pour finir sur du concret : comment se servir de cette énigme chez soi, en décoration murale ou en jeu de piste, sans raconter n'importe quoi à un enfant de huit ans.
- Olivier Levasseur est un personnage historique attesté : actif dans l'Atlantique puis l'océan Indien, il s'emparre du Nossa Senhora do Cabo en avril 1721 et est pendu le 7 juillet 1730.
- La scène du papier lancé à la foule (« Mon trésor à qui saura le prendre ») relève de la tradition orale : aucune pièce judiciaire de 1730 ne la rapporte.
- Le cryptogramme est publié pour la première fois en 1934 par Charles Bourel de La Roncière, repris par Robert Charroux en 1962, puis par Emmanuel Mezino. Il n'existe pas d'original consultable.
- Les lectures proposées vont de la substitution simple à l'ésotérisme et au folklore ; aucune ne fait consensus, aucune n'a mené à un trésor.
- La prise du Cabo fut énorme, mais les estimations en milliards d'euros ne reposent sur aucun inventaire vérifié, et un butin de pirates se partage.
- Pour la déco ou un jeu de piste, une reproduction murale lisible suffit : c'est le récit qui porte l'objet.
Qui était vraiment Olivier Levasseur, surnommé La Buse ?
Un flibustier français du début du XVIIIe siècle, né à Calais et actif d'abord dans les Caraïbes comme corsaire, puis dans l'océan Indien comme pirate. Les sources hésitent sur sa naissance, entre 1688 et 1695. Sa mort, elle, est datée : pendu à Saint-Paul, île Bourbon, le 7 juillet 1730.
Le basculement de sa carrière suit celui de beaucoup d'hommes de son époque. Pendant la guerre de Succession d'Espagne, il navigue avec une lettre de marque : un corsaire attaque au nom d'un souverain, il rend des comptes, il rapporte les prises devant une juridiction. La paix signée, les équipages sont désarmés et les mêmes hommes continuent avec les mêmes bateaux, mais pour leur propre compte. Le critère est simple : au nom de qui le pavillon est hissé, et qui touche sa part de la prise.
Ses compagnons de route sont documentés : Howell Davis et Thomas Cocklyn sur la côte d'Afrique, puis Edward England et John Taylor dans l'océan Indien. Ce sont des associations de circonstance, faites et défaites au gré des prises.
Le surnom de « La Buse » lui vient, selon la tradition, de sa manière de fondre vite sur une proie. C'est ce que rapportent les auteurs ; l'origine exacte n'est pas établie.
Sur ce point, Qui était Olivier Levasseur, dit La Buse, pirate de l'océan ... (franceinfo.fr) donne des repères vérifiables.
Quel coup a fait sa fortune, et que transportait le Nossa Senhora do Cabo ?
La capture, en avril 1721, en rade de Saint-Denis, d'un grand navire portugais désemparé par une tempête. Le Nossa Senhora do Cabo avait perdu une partie de sa mâture et jeté ses canons à la mer pour survivre au gros temps. Il n'était plus en état de se défendre.
À bord se trouvaient le comte d'Ericeira, vice-roi des Indes orientales portugaises, l'archevêque de Goa, et le fret d'un retour d'Inde : lingots, pierreries, mobilier liturgique, marchandises accumulées pendant des années de charge. La prise a été menée avec Taylor. L'opération relève moins de l'exploit militaire que de l'abordage d'un bâtiment à moitié désarmé, réfugié au mouillage.

Les ouvrages spécialisés, comme le Dictionnaire des corsaires et pirates dirigé par Philippe Hrodej et Gilbert Buti, décrivent une prise considérable pour l'océan Indien de ces années. Ils restent prudents sur le chiffrage, faute d'inventaire complet côté portugais.
Un point revient rarement dans les récits de trésor, et il pèse lourd. Un butin de pirates se répartit selon la Chasse-partie, le contrat signé par l'équipage : tant de parts pour le capitaine, tant pour le maître canonnier, une part pour chaque matelot, un dédommagement pour les blessés. Une prise de cette taille se disperse en quelques semaines entre deux équipages, quelques centaines d'hommes, des receleurs et des ports d'écoulement. Imaginer un coffre unique enterré par un seul homme suppose qu'il ait gardé pour lui ce qui appartenait contractuellement à tous.
Sur ces eaux, les gros porteurs de la Compagnie servaient de cibles, pas de chasseurs. Les pirates y employaient des bâtiments rapides et peu tirants, sloops et frégates légères, capables de se glisser dans les baies de Sainte-Marie de Madagascar ou des Comores et d'en ressortir sans pilote. J'ai un faible pour ces coques-là : elles décident du rythme d'une chasse plus que le nombre de canons.
A-t-il vraiment jeté un cryptogramme à la foule avant d'être pendu ?
C'est la version traditionnelle, transmise oralement à Bourbon puis fixée par les auteurs du XXe siècle. Aucune pièce d'archive de 1730 ne la mentionne. Le geste est raconté, il n'est pas documenté.
La phrase elle-même circule en au moins trois variantes : « Mon trésor à qui saura le prendre », « à qui saura comprendre », « à qui saura le déchiffrer ». Quand une citation change de verbe selon l'auteur qui la rapporte, c'est en général le signe d'une transmission orale plutôt que d'un procès-verbal.
Une exécution pour piraterie sur l'île Bourbon suivait une procédure : jugement par les autorités de la Compagnie des Indes, sentence, exécution publique, mention dans les registres. Un condamné lançant un papier codé dans la foule aurait constitué un incident notable. Rien de tel n'est consigné dans les documents connus.
Ce motif de la dernière énigme revient chez d'autres pirates, avec des variantes : le trésor caché à la veille de la capture, l'indice confié à un seul homme, la carte déchirée en morceaux. C'est un procédé de récit, efficace, qui transforme une fin de vie judiciaire en question ouverte à tout le monde. Deux siècles plus tard, il fait encore creuser des trous à Mahé.
Sur le plan matériel, c'est aussi ce qui distingue une pièce d'archive d'une image de récit. Les reproductions de cartes de la Collection carte au trésor pirate appartiennent à la seconde famille, assumée comme telle : des objets faits pour raconter, pas des documents à expertiser.
À quoi ressemble le cryptogramme, et que peut-on y lire ?
Environ dix-sept lignes de signes tracés à la main, qui mêlent des lettres latines, des figures géométriques et des caractères proches de l'alphabet dit des francs-maçons, le Pigpen: des angles, des équerres, des carrés, certains marqués d'un point. Pas de ponctuation, pas de titre, pas de signature.
La grille pigpen est simple : on dispose l'alphabet dans un quadrillage, puis chaque lettre se note par la forme de sa case, le point servant à distinguer deux séries. Appliquée au document, elle donne un texte en français très fautif, avec des mots tronqués, des lettres manquantes et des séquences illisibles. Rien qui ressemble à un cap, un relèvement, une distance ou un amer, c'est-à-dire au vocabulaire minimal d'un itinéraire maritime.
Les fragments les plus cités par ceux qui ont travaillé dessus sont déconcertants : « une paire de pijon », « chesnu », des mentions de chevaux, d'herbes, de préparations. Plusieurs chercheurs y voient des formules ou des recettes populaires plutôt qu'un plan de cache.
Le problème des copies successives
Entre la reproduction de La Roncière en 1934, celle de Robert Charroux en 1962, décrite comme quasi identique, et les transcriptions plus récentes, les signes ne se superposent pas exactement : points déplacés, angles redessinés, lignes réalignées. Dans un chiffre de substitution, un point déplacé change une lettre, et une lettre change un mot.
Je recopiais autrefois des plans de navires pour les publier sur un forum de modélisme naval, et le phénomène est le même : la troisième copie a perdu des détails que la première portait, sans que personne ne s'en aperçoive. Un document codé, connu uniquement par des copies de copies, est un document dont on ne connaît pas la version d'origine.
D'où vient le document, et peut-on le tenir pour une pièce d'époque ?
Non, en l'état des sources. La première publication est celle de 1934, dans Le Flibustier mystérieux, aux éditions du Masque. Depuis, aucun original n'a été produit, ni exposé, ni analysé.
Ce qu'on attend d'une pièce d'archive du XVIIIe siècle est très concret : un fonds identifié, une cote, une trace dans un inventaire, une datation du papier et de l'encre, et si possible une mention dans un document contemporain. Le cryptogramme n'a rien de tout cela. Il a un auteur de publication, une date d'impression, et un récit d'origine.
La position sceptique est ancienne. Le Guichet du Savoir, le service de réponses de la Bibliothèque municipale de Lyon, a relayé une analyse allant dans ce sens, appuyée sur l'avis d'une conservatrice du Deutsches Museum de Munich : une mystification probable, construite autour de quelques éléments avérés de la vie de Levasseur. On parle aussi d'un « second cryptogramme », dont la provenance est encore plus floue que celle du premier.
- Cherche la trace matérielle avant le récit. Un fonds, une cote, une photographie du document, une mesure. Sans cela, tu t'appuies sur le texte d'un auteur du XXe siècle, sans document ancien derrière.
- Date la première mention, pas l'événement. Ici, 1934 pour le document, 1730 pour la pendaison. Deux siècles d'écart, c'est le fait principal du dossier.
- Compare les versions. Si deux reproductions d'un même document diffèrent, note où : les écarts indiquent les zones reconstituées.
- Sépare l'attesté du raconté. La prise du Cabo est dans les archives portugaises et françaises. Le papier lancé à la foule est dans la tradition orale.
- Dis « document attribué à ». Cette formule ne casse rien au plaisir du récit et rend le propos beaucoup plus solide devant quelqu'un qui connaît le dossier.
Quelles interprétations ont été proposées, et laquelle tient le mieux ?
Aucune ne fait consensus. Les plus honnêtes reconnaissent d'ailleurs travailler sur une copie douteuse, ce qui limite d'avance la portée du résultat. Voici l'état des lieux, à lire comme une carte des pistes et non comme un classement de vérité.
| Piste | Portée par | Méthode | Ce qu'elle avance | Limite principale |
|---|---|---|---|---|
| Substitution simple (pigpen) | Charles Bourel de La Roncière, 1934 | Correspondance signe / lettre de l'alphabet dit des francs-maçons | Un texte français fautif de dix-sept lignes | Le texte obtenu ne décrit aucun itinéraire cohérent |
| Lecture géographique Seychelles | Reginald puis John Cruise-Wilkins | Croisement du texte, de la mythologie grecque et du terrain de Bel Ombre | Un dispositif d'énigmes menant à une cache à Mahé | Plus de soixante-dix ans de fouilles sans découverte reconnue |
| Lecture ésotérique et biblique | Robert Charroux et auteurs de trésors, à partir de 1962 | Symbolique religieuse, zodiaque, nombres | Un message initiatique à double niveau | Interprétations invérifiables, très variables d'un auteur à l'autre |
| Lecture réunionnaise | Emmanuel Mezino, Mon trésor à qui saura le prendre | Nouvelle transcription du document et repères locaux | Une cache située à La Réunion | Repose sur une version du document dont l'original reste absent |
| Lecture folklorique | Chercheurs indépendants, site dédié au cryptogramme | Analyse lexicale ligne par ligne | Un recueil de recettes ou de formules populaires, sans trésor | Explique le texte mais dissout la légende |
| Analyse assistée par informatique | Tentatives récentes | Statistiques de fréquence, essais automatisés | Aucune solution stable à ce jour | Corpus trop court et copie trop bruitée |
Un mot sur le dernier point, parce qu'on m'en parle souvent. Un algorithme de cryptanalyse a besoin de matière : plusieurs milliers de caractères, une langue stable, une transcription fiable. Dix-sept lignes recopiées à la main, dans un français approximatif du XVIIIe ou du XXe siècle selon l'hypothèse retenue, avec des signes ambigus, c'est trop peu et trop sale. La machine produira des dizaines de lectures possibles et aucun moyen de trancher entre elles.
À mon avis, la lecture folklorique est la plus cohérente avec ce que le texte donne réellement à lire : des bribes de langue populaire, sans la moindre indication de cap ou de distance. Elle a le défaut de ne mener à aucun coffre, ce qui explique qu'elle reste minoritaire dans les livres de trésors.
Le trésor a-t-il été cherché sur le terrain, et avec quels résultats ?
Oui, pendant plus de soixante-dix ans, sans découverte reconnue. Le chantier le plus célèbre est celui de Bel Ombre, à Mahé, aux Seychelles.
Reginald Cruise-Wilkins, ancien militaire britannique, s'y installe à la fin des années 1940 après avoir lu les publications sur le cryptogramme. Il y creuse des galeries, détourne des venues d'eau, se bat contre les marées qui envahissent ses tranchées, et y consacre le reste de sa vie. Son fils John a repris le site après lui. Des travaux considérables, des interprétations mêlant le texte codé et les travaux d'Hercule, et aucun coffre.
À La Réunion, les recherches se sont concentrées sur Saint-Paul et sur la tombe attribuée à Levasseur, au cimetière marin, dont l'attribution elle-même est discutée. Des annonces de découverte reviennent régulièrement dans la presse locale et nationale ; à ma connaissance, aucune n'a été confirmée par une institution patrimoniale, avec inventaire et publication à l'appui.
Il faut ajouter un facteur de brouillage : l'océan Indien contient de vraies épaves, portugaises, françaises, anglaises, chargées de vraies cargaisons. Toute monnaie ou pièce d'orfèvrerie remontée dans la zone peut être rattachée au « trésor de La Buse » par un raccourci commode, alors qu'elle appartient au chargement d'un navire identifié.
Comment faire vivre l'énigme chez soi, en déco ou en jeu de piste ?
Avec une carte murale lisible et un scénario simple. L'énigme de Levasseur n'a pas besoin d'être résolue pour fonctionner à la maison : elle a besoin d'être racontée, et d'un support qu'on regarde.
Pour l'accrochage, trois données pratiques. La distance de lecture réelle est de deux à trois mètres, donc c'est le tracé général et le contraste qui décident du format, pas la finesse des inscriptions. Le centre de l'image se place à hauteur de regard, autour de 1,50 m à 1,60 m du sol. Enfin, évite un mur éclairé de face par une fenêtre ou un spot : la lumière rasante fatigue moins et fait ressortir le trait.
Sur la matière, une carte imprimée sur toile de polyester se tend sans cadre, se pose avec très peu de matériel, se range roulée entre deux usages et ne gondole pas comme un papier vieilli à la main. C'est ce qui la rend commode quand on l'utilise à la fois en décor permanent et en accessoire de jeu.
Elle ne conviendra pas si tu cherches une reproduction du cryptogramme lui-même : ce n'est pas un fac-similé de document, c'est une carte au trésor de composition. Pour une chambre d'enfant, la version plus colorée et plus ludique de la même famille, la Carte au Trésor Pirate Cabine du Capitaine, correspond mieux à ce que regardent les plus jeunes. Et si ton mur est plein, garde plutôt le budget pour un objet posé.
Un jeu de piste inspiré de l'affaire Levasseur
- Pose le décor en deux phrases. Un capitaine pendu en 1730 à Saint-Paul, un papier codé publié deux siècles plus tard, personne n'a trouvé. Ça suffit, les enfants n'attendent pas la bibliographie.
- Donne la grille pigpen sur une feuille à part, et code une seule phrase courte, cinq à six mots. Au-delà, le décodage devient une corvée.
- Trois indices, pas huit. Un indice de lieu, un indice codé, un indice qui demande de compter quelque chose dans la pièce ou le jardin.
- Matérialise l'arrivée. Un Coffre de la collection coffres pirate posé sous une bâche ou derrière un massif : le contenant compte autant que le contenu.
- Termine par le vrai dénouement. Dire que le trésor n'a jamais été retrouvé n'abîme rien, au contraire : c'est ce qui autorise à rejouer la partie l'année suivante.
Pour l'ambiance, une longue-vue, un pavillon et une tenue pour l'adulte qui mène le jeu suffisent ; il y a de quoi faire du côté des Déguisements pirate, et une maquette ou un set des Bateaux pirate occupe le coin de la table entre deux énigmes. Si tu prépares un anniversaire complet, j'ai détaillé un déroulé heure par heure dans mon article sur les Activités d'anniversaire pirate, avec ce qui tient une demi-heure et ce qui lasse en cinq minutes.
Un dernier point, sérieusement : ne présente pas une reproduction comme une pièce d'époque, et ne dis pas à un enfant que le trésor est localisé. La bonne version se raconte très bien, et elle a l'avantage d'être vraie. Chez Piraterie Shop, les cartes murales sont d'ailleurs rangées dans la même famille que les affiches et les tableaux : des objets de récit.
Vos questions les plus courantes
Est-ce que le trésor de La Buse a été retrouvé ?
Non, aucune découverte n'a été reconnue à ce jour. Les fouilles de Bel Ombre, à Mahé, menées par Reginald Cruise-Wilkins puis par son fils John pendant des décennies, n'ont donné aucun coffre. Les annonces qui circulent périodiquement à La Réunion ou aux Seychelles n'ont pas été confirmées par une institution patrimoniale, avec inventaire publié.
Quelle est la valeur du trésor de La Buse ?
Personne ne peut la chiffrer sérieusement. La prise du Nossa Senhora do Cabo en 1721 fut importante, puisqu'elle comprenait les biens du vice-roi des Indes et de l'archevêque de Goa, mais aucun inventaire complet du chargement n'est disponible. Les estimations en milliards d'euros qu'on lit ici et là ne s'appuient sur aucune source vérifiée, et elles oublient que le butin a été partagé selon la chasse-partie entre deux équipages.
Quel est le message de La Buse ?
Le texte obtenu en appliquant l'alphabet pigpen au document donne dix-sept lignes de français très fautif, avec des mots tronqués et des passages illisibles. On y relève des fragments comme « une paire de pijon » ou « chesnu », des mentions de chevaux et d'herbes, ce qui a conduit plusieurs chercheurs à y voir des recettes ou des formules populaires. Aucune lecture ne produit d'itinéraire cohérent, et aucune ne fait consensus.
Quel est le trésor pirate jamais retrouvé ?
Celui de La Buse est le plus recherché, mais il n'est pas le seul dans ce cas. On cite aussi les magots attribués à William Kidd, dont une partie a bien été saisie par les autorités en 1699, ou ceux prêtés à Barbe Noire, dont l'épave supposée du Queen Anne's Revenge a livré du matériel de bord et des canons, pas un coffre de pièces. La règle générale est simple : un butin de pirates servait à vivre, à s'équiper et à acheter des complaisances, il n'était pas fait pour être enterré.
Où peut-on voir le cryptogramme de La Buse aujourd'hui ?
Uniquement sous forme de reproductions : celle publiée par La Roncière en 1934, celles qu'en ont tirées Robert Charroux en 1962 puis d'autres auteurs. Aucun original n'est conservé dans un fonds identifié, et aucun musée n'en expose un. Les images qui circulent en ligne sont donc des copies de copies, avec des variantes de signes d'une version à l'autre.
Peut-on encore chercher légalement le trésor aux Seychelles ou à La Réunion ?
Pas librement. Les fouilles terrestres et sous-marines sont encadrées, les biens culturels maritimes protégés, et les régimes juridiques diffèrent d'un pays à l'autre : autorisation préalable, déclaration de découverte, propriété de l'État sur certaines catégories d'objets. En France, dont La Réunion, il faut se tourner vers les services d'archéologie du ministère de la Culture avant toute opération. Aux Seychelles, l'autorisation dépend des autorités locales.
Comment accrocher une carte au trésor murale sans abîmer le mur ?
Une carte imprimée sur toile se pose très bien avec des pastilles adhésives repositionnables aux quatre coins, à condition que la peinture soit saine et non fraîchement appliquée. Sur les grands formats, mieux vaut ajouter deux points de fixation au milieu du bord supérieur pour éviter que le haut ne se creuse. Entre deux utilisations, roule la carte plutôt que de la plier : un pli marqué reste visible, alors qu'un tube de rangement de quelques centimètres de diamètre ne laisse rien.
« Mon trésor à qui saura le prendre. » Phrase attribuée par la tradition orale à Olivier Levasseur au pied de la potence, fixée par écrit au XXe siècle et absente des documents de 1730.
Si tu veux voir les formats et les tracés disponibles avant de décider ce que ton mur peut accueillir, la Page des cartes au trésor les regroupe, des petits panneaux aux grands formats.