La fortune insaisissable : Le trésor caché de Sir Francis Drake

La fortune insaisissable : Le trésor caché de Sir Francis Drake

Dans les années 1920, un Américain de l'Iowa nommé Oscar Hartzell a convaincu des milliers de personnes de financer la récupération de « l'héritage de Sir Francis Drake » : une fortune censée dormir en Angleterre depuis trois siècles, qu'il suffisait de débloquer contre des frais de dossier. Il encaissait, il promettait, il faisait durer. Il a été jugé et condamné pour fraude postale au début des années 1930.

Le trésor caché de Sir Francis Drake a fait vivre des vendeurs de légendes bien avant d'enrichir des chercheurs de trésor. La suite sépare les faits attestés (une prise en 1579, un inventaire en 1580, un partage sous contrôle royal) des pistes fabriquées après coup, avec les quatre signes qui permettent de repérer une piste recopiée sans source.

Pièces d'argent et de laiton éparpillées sur une planche de bois, près de sacs de toile ficelés.
Pièces d'argent et de laiton éparpillées sur une planche de bois, près de sacs de toile ficelés.

Et puisque cette histoire finit souvent par un objet posé sur une étagère, on regardera aussi à quoi ressemblait un coffre à bord au XVIe siècle : format, poignée, ferrures, contenu réel. Ce n'était pas le grand bahut bardé de fer du cinéma.

Les points qui comptent
  • Francis Drake (v. 1540-1596) opérait comme corsaire au service d'Élisabeth Ire : ses prises étaient légales côté anglais, du vol pur côté espagnol, d'où son surnom « El Draque ».
  • Le gros du butin vient de la capture du galion espagnol Nuestra Señora de la Concepción, surnommé Cacafuego, en 1579, pendant le tour du monde du Golden Hind.
  • Ce butin a été enregistré et partagé au retour, en 1580 : la Couronne et les investisseurs en ont pris la plus grosse part. Il n'y a pas de coffre oublié à retrouver.
  • Les grandes « pistes » du trésor de Drake sont documentées comme des canulars ou des escroqueries : la plaque de laiton découverte en Californie en 1936, l'« héritage Drake » vendu par Hartzell.
  • Une piste archéologique réelle subsiste : la zone au large de Portobelo, au Panama, où Drake, mort en 1596, aurait été immergé dans un cercueil de plomb.
  • Côté objets, on parle de décoration et de jeu : un coffre de rangement, une carte au trésor imprimée, un déguisement. Jamais une pièce d'époque.

Qui était Sir Francis Drake, et pourquoi parle-t-on de sa fortune ?

Drake est un marin anglais né vers 1540 dans le Devon et mort en 1596 au large du Panama. Il naviguait avec l'accord d'Élisabeth Ire : ses prises sur les navires et les ports espagnols étaient couvertes par la Couronne, qui touchait sa part. Sa réputation d'homme riche vient de là.

La question utile, devant n'importe quel personnage de ce genre, est simple : qui a donné l'ordre, et à qui l'homme devait-il rendre compte ? Drake rendait compte à Londres. Il a reçu des commissions, il a rapporté du métal à la Couronne, il a été fait chevalier à bord du Golden Hind, à Deptford, en avril 1581. Un pirate au sens strict n'a pas de commanditaire d'État et n'a personne à qui présenter un inventaire. Les repères biographiques et la chronologie de ses expéditions sont résumés dans la notice consacrée à Francis Drake sur Britannica.

Vu de Séville et de Madrid, ce raisonnement n'a aucune valeur : les Espagnols l'appelaient El Draque, le dragon, et le tenaient pour un voleur doublé d'un hérétique. Ces deux jugements opposés ont coexisté pendant tout le règne d'Élisabeth, et c'est pour cette raison qu'on trouve encore, sur le même homme, des textes anglais élogieux et des textes espagnols accablants.

Son nom est associé à l'idée de trésor pour une raison précise : une seule campagne, celle de 1577-1580, a ramené en Angleterre une masse d'argent et d'or sans précédent pour le pays. Pas une accumulation de butins dispersés sur trente ans, mais un coup unique, spectaculaire, dont tout le monde a parlé.

Précision Corsaire, flibustier, pirate : trois statuts différents. Le corsaire agit avec une lettre de marque ou une commission délivrée par un État, en temps de guerre, et doit déclarer ses prises. Le flibustier des Antilles opérait dans une zone grise, souvent avec une commission de complaisance. Le pirate n'a aucun mandat et se met hors la loi de tous les pavillons. Drake relève du premier cas.

Combien valait vraiment le butin du Golden Hind?

L'essentiel provient d'une prise, en mars 1579, au large de l'actuel Équateur : le galion Nuestra Señora de la Concepción, que ses propres marins surnommaient Cacafuego. Il transportait l'argent des mines du Pérou vers Panama. Le transbordement a demandé plusieurs jours.

Les quantités citées varient d'une source à l'autre : des dizaines de tonnes d'argent en barres, plusieurs dizaines de kilos d'or, des caisses de pièces, de la vaisselle. Les récits d'époque anglais et les plaintes espagnoles ne se recoupent pas exactement, et les historiens donnent ces chiffres comme des estimations. Méfie-toi des conversions en euros d'aujourd'hui qui circulent : elles reposent sur des équivalences de pouvoir d'achat très discutables, et elles changent du simple au décuple selon la méthode.

Le Golden Hind est rentré à Plymouth en septembre 1580. La cargaison n'a pas été débarquée en cachette : la Couronne a fait enregistrer le contenu, et le partage a suivi les règles d'une opération financée par actions. Élisabeth Ire a pris la part du lion, les investisseurs ont récupéré un multiple de leur mise, l'équipage a touché sa part, Drake a gardé la sienne.

Maquette de galion à voiles de toile posée sur une carte marine, près d'un compas à pointes sèches en laiton.
Maquette de galion à voiles de toile posée sur une carte marine, près d'un compas à pointes sèches en laiton.

Une expédition de ce type était d'abord un montage financier : des bailleurs, un capitaine, un contrat de répartition, un tribunal pour valider la prise. C'est ce qui explique en partie qu'aucun trésor de Drake ne se soit « perdu » : chaque barre d'argent avait un destinataire connu avant même d'arriver à quai.

Drake a-t-il enterré un trésor quelque part ?

Rien de sérieux ne l'atteste. L'enfouissement durable de butin est un cas rarissime dans toute l'histoire de la course et de la piraterie, et chez Drake, le seul épisode d'enterrement connu était une mesure logistique de quelques jours.

En 1573, sur l'isthme de Panama, Drake et ses alliés interceptent un convoi de mules chargé de métal près de Nombre de Dios. Impossible de tout emporter : une partie de l'argent est cachée sur place, sous des racines et dans le sable d'une rivière. Les récits de l'expédition indiquent que ce dépôt n'est pas resté longtemps un secret, une partie ayant été reprise par les hommes de Drake et une autre récupérée par les Espagnols. On est loin d'un coffre scellé attendant son inventeur.

La raison est économique. Un corsaire doit convertir son butin : payer l'équipage, remplacer un mât, radouber la coque, rembourser des investisseurs qui vivent à Londres. Du métal laissé en terre ne finance rien. Et l'idée de revenir des années plus tard, dans une zone sous contrôle espagnol, avec une carte, tient de la fiction.

Cette fiction a d'ailleurs une origine repérable. William Kidd a bien déposé une partie de ses biens à Gardiners Island, près de New York, en 1699 : ils ont été saisis dans les semaines qui ont suivi et ont servi à son procès. Le motif littéraire, lui, est fixé par Stevenson dans L'Île au trésor en 1883 : carte, croix, coffre enfoui. L'image du coffre sous le sable vient de là, et c'est encore ce format que reprennent les Coffres pirate décoratifs d'aujourd'hui, motifs de carte compris.

D'où vient la légende de la « fortune insaisissable » de Drake ?

De deux affaires bien datées, et d'un empilement de forums. La première est une fausse plaque de laiton, la seconde une escroquerie américaine à grande échelle. Les deux ont nourri l'idée qu'une fortune Drake existait quelque part, sous terre ou dans un coffre-fort d'État.

La plaque de laiton de 1936

En 1936, une plaque de laiton gravée est trouvée en Californie, au nord de San Francisco. On y lit une prise de possession au nom de la reine d'Angleterre, signée Drake, qui correspondrait à son escale de 1579 sur cette côte. La pièce est exposée pendant des décennies comme un témoignage majeur du passage de Drake. À la fin des années 1970, des analyses métallurgiques et des examens de gravure conduits pour la bibliothèque Bancroft de l'université de Californie à Berkeley concluent à une fabrication moderne. La plaque est aujourd'hui traitée comme un canular, monté dans les années 1930 dans un cercle d'amateurs d'histoire locale.

Plaque de laiton gravée d'une rose des vents, posée sur la pierre grise près d'un cordage et d'une toile de lin.
Plaque de laiton gravée d'une rose des vents, posée sur la pierre grise près d'un cordage et d'une toile de lin.

L'« héritage Drake » d'Oscar Hartzell

Hartzell vendait une histoire simple : Drake serait mort sans descendance directe, sa fortune serait restée bloquée, un héritier légitime existerait, et l'affaire se réglerait bientôt en justice anglaise. Des milliers de souscripteurs, surtout dans le Midwest, ont envoyé de l'argent pendant des années contre la promesse d'une part. Aucune procédure de ce genre n'a jamais existé. L'affaire s'est terminée par une condamnation pour fraude postale.

Depuis, tout se recopie : le nom de Drake apparaît dans des dossiers sur Oak Island, dans des vidéos de chasse au trésor, dans des listes de « trésors jamais retrouvés ». Aucun document ne relie Drake à Oak Island. Quatre réflexes suffisent pour trier :

  • La source citée. Une piste sérieuse renvoie à une archive nommée, un fonds, une cote, un rapport de fouille.
  • Le rapport technique. Analyse de métal, datation, relevé de plongée : sans cela, une découverte reste une annonce.
  • La demande d'argent. Dès qu'un intermédiaire propose une part contre un versement, on est dans le schéma Hartzell.
  • La chaîne de citations. Si trois pages reprennent la même phrase sans jamais citer de source commune, il s'agit d'une simple recopie.
Trésor de Drake : ce qui est documenté, ce qui relève du récit
Piste Ce qui est établi Statut de la légende
Prise du Cacafuego (1579) Attestée par les archives espagnoles et anglaises ; butin d'argent et d'or ramené en 1580 Fait historique
Partage du butin à Plymouth Cargaison enregistrée sous contrôle royal, part majoritaire à la Couronne et aux investisseurs Fait historique
Argent laissé à Nombre de Dios (1573) Dépôt provisoire faute de capacité de transport, repris peu après Fait mal raconté, transformé en trésor enterré
Plaque de laiton de Californie (1936) Analyses de métal et de gravure concluant à une fabrication moderne Canular démontré
« Héritage Drake » d'Oscar Hartzell (années 1920) Escroquerie jugée aux États-Unis, milliers de victimes Fraude
Cercueil de plomb au large de Portobelo (1596) Récits d'époque de l'immersion ; campagnes de recherche réelles, aucune découverte confirmée Piste ouverte, sans trésor annoncé
Oak Island Aucun lien documenté avec Drake Association inventée tardivement

Que cherchent encore les archéologues autour de Drake ?

Deux navires et un cercueil de plomb, sans aucun butin en jeu. Drake meurt de dysenterie en janvier 1596 au large de Portobelo, au Panama. Selon les récits de l'expédition, son corps est immergé dans un cercueil de plomb, et deux de ses navires, l'Elizabeth et le Delight, sont coulés sur place.

Cette zone fait l'objet de recherches sous-marines documentées. En 2011, une équipe de plongeurs britanniques a annoncé avoir localisé deux épaves attribuées à ces deux bâtiments, à partir de leur position et de leur taille. Le cercueil, lui, n'a jamais été retrouvé. Techniquement, cela n'a rien d'étonnant : une masse de plomb posée sur un fond meuble s'enfonce, se recouvre de sédiment et ne renvoie pratiquement rien aux détecteurs magnétiques au milieu des ferrures d'épaves voisines.

Il y a une différence de nature entre une chasse au trésor privée et une opération archéologique. La première cherche des objets vendables et détruit le contexte ; la seconde relève des positions, des couches, des assemblages, sous un régime de protection du patrimoine culturel subaquatique que la convention de l'UNESCO de 2001 a précisé. Les États signataires interdisent l'exploitation commerciale des épaves protégées.

Ce qu'une épave de cette période apprend vraiment, ce sont les pièces d'artillerie et leur calibre, les traces de gréement, les objets de vie de bord, la façon dont la coque a été renforcée. Le contenu d'un coffre, s'il y en a, pèse moins lourd que la mâture et l'armement pour comprendre comment un équipage opérait.

À quoi ressemblait un vrai coffre à bord au temps de Drake ?

À une caisse de bois modeste, avec un couvercle, une poignée et des renforts aux angles. Le coffre de marin servait aux effets personnels : linge, outils, papiers, un peu de monnaie. Son format était contraint par la place disponible dans l'entrepont, où l'on vivait à quelques dizaines de centimètres du voisin.

Quelques dizaines de centimètres de côté, transportable à une main ou à deux, voilà l'ordre de grandeur. Un coffre de 24 x 15,5 x 15,5 cm est plus proche de cette réalité qu'un grand bahut de cinéma. Les métaux précieux, eux, ne voyageaient pas dans le coffre du bosco : ils partaient en caisses scellées, marquées, comptées au départ et à l'arrivée, avec un registre.

Petit coffre de marin en bois verni, sangles de cuir, poignée et loquet en laiton, posé sur un plancher usé.
Petit coffre de marin en bois verni, sangles de cuir, poignée et loquet en laiton, posé sur un plancher usé.

Sur un coffre, ancien ou décoratif, les points qui travaillent sont toujours les mêmes : la poignée du dessus, les bandes de renfort qui ceinturent le corps, les charnières, le loquet. C'est là que le bois encaisse les efforts et que les mains passent. Un loquet qui manœuvre sans forcer et une poignée bien fixée valent mieux qu'un décor chargé.

Ferrures d'angle, rivets et loquet en métal noirci sur un petit coffre en bois verni, points de travail exposés.
Ferrures d'angle, rivets et loquet en métal noirci sur un petit coffre en bois verni, points de travail exposés.
Le repère Mesure l'emplacement avant de choisir le modèle. Un coffre de 24 cm de long tient sur une étagère standard de 30 cm de profondeur et se soulève d'une main quand il est rempli de papiers ; au-delà de 50 cm de long, il devient un meuble et il lui faut une place au sol.

Reste la question du décor. Les motifs de carte au trésor imprimés sur les faces d'un coffre viennent de l'imaginaire du XIXe et du XXe siècle, et non des pratiques du XVIe. C'est un décor assumé, et il n'y a aucune raison de s'en priver, tant qu'on ne le présente pas comme une pièce d'époque. Un coffre moderne évoque un butin, il n'en reconstitue aucun.

Si l'intention est de garder ensemble des choses qui comptent, des lettres, des photos, un carnet, une carte pliée, un objet fermé et transportable les protège mieux qu'une boîte à chaussures. Le bois, une poignée, un loquet : ce sont trois éléments simples qui rendent l'ouverture volontaire, et c'est déjà tout ce qu'on demande à ce type de contenant.

Ce format ne conviendra pas si tu cherches un coffre à jouets, un banc de bout de lit ou un contenant pour un cadeau volumineux : à 24 cm de long, on y range des papiers et des petits objets, rien de plus encombrant. Et si tu voulais un coffre uni, sans décor imprimé, mieux vaut regarder les autres modèles du catalogue de Piraterie Shop, ceux dont les faces sont laissées nues.

Comment transformer cette légende en chasse au trésor à la maison ?

En abandonnant l'idée de creuser. Pour des enfants de 5 à 10 ans, le scénario le plus solide suit le partage du butin : on retrouve les parts dispersées, une par étape, et le coffre s'ouvre à la fin. C'est plus lisible qu'un trou dans le jardin, et cela ne salit personne.

J'organise depuis quelques années la chasse au trésor de l'anniversaire de ma nièce et de ses cousins, et le constat est toujours le même : trois ou quatre indices bien placés tiennent mieux qu'une longue série. Passé le cinquième, les plus jeunes décrochent et se mettent à suivre les grands sans chercher.

  1. Prépare la carte. Une Carte au trésor imprimée fait l'affaire, mais une carte tracée au crayon et vieillie à la main retient les enfants plus longtemps, parce qu'ils y cherchent des détails.
  2. Choisis le point d'arrivée avant les indices. Sous une bâche, derrière un fauteuil, au fond d'un placard : le coffre doit être atteignable sans grimper.
  3. Écris trois ou quatre indices maximum, un par pièce de la maison ou coin du jardin, chacun en une phrase courte.
  4. Remplis le coffre à parts égales. Pièces factices, petits objets, un cache-œil par participant : le partage doit se faire sans arbitrage entre les enfants.
  5. Distribue les accessoires au départ, pas en cours de route, pour éviter les échanges et les pertes.

Côté accessoires, on reste sur de la mousse ou du gonflable, présenté comme un accessoire de costume et rien d'autre. Les petites pièces, pièces factices comprises, restent hors de portée des moins de 3 ans, et le coffre se pose au sol pour éviter qu'un enfant le tire d'une étagère. Pour des idées d'activités qui tiennent une après-midi entière, j'ai détaillé un déroulé complet dans mon article sur les Activités d'anniversaire pirate.

Le décor peut se limiter à peu de choses : un pavillon au mur, deux ou trois stickers, le coffre visible. Une chambre n'a pas besoin d'être transformée en rayon de boutique pour qu'un enfant de six ans entre dans le jeu.

Pourquoi la recherche « la fortune insaisissable » mène-t-elle souvent au cinéma ?

Parce que le mot est occupé. « Insaisissables » est le titre français de Now You See Me (2013), un film de casse et d'illusionnisme, qui n'a aucun rapport avec Drake. Le terme a aussi un sens juridique précis en France, pour les biens qu'un créancier ne peut pas saisir. Trois pistes, un seul mot.

Appliquée à Drake, la formule dit pourtant quelque chose de juste. Sa fortune se dérobe non parce qu'elle est cachée, mais parce qu'elle a été absorbée par la Couronne, par les investisseurs, par le radoub des navires et par la guerre contre l'Espagne. Un métal compté, taxé et dépensé ne laisse pas de coffre derrière lui.

Pour des faits fiables, deux fonds valent tous les forums : les archives d'État anglaises, où les commissions et les comptes de prises sont conservés, et les archives espagnoles des Indes, où les plaintes et les inventaires de cargaison le sont aussi. Ensuite viennent les rapports d'archéologie sous-marine, publiés et datés. Le reste est une bibliographie de recopies.

Pour aller plus loin sur ce point : Insaisissables : la critique du film (2013), sur cinedweller.com.

Vos questions les plus courantes

Quels sont les biens insaisissables ?

En droit français, certains biens échappent à une saisie : les objets nécessaires à la vie courante et au travail (literie, vêtements, denrées alimentaires, appareils de chauffage, outils de travail), les objets d'enfants, certaines prestations sociales, et une part minimale de revenus laissée au débiteur. La résidence principale d'un entrepreneur individuel bénéficie aussi d'une protection particulière. Les listes exactes figurent dans le code des procédures civiles d'exécution ; la synthèse à jour est consultable sur service-public.fr. Aucun rapport avec Drake, mais c'est bien ce sens que cherchent une partie des lecteurs.

Comment comprendre le film Insaisissables ?

Insaisissables (2013) repose sur un principe de tour de magie : ce que le spectateur voit sur scène est une diversion, et le vrai mouvement d'argent se produit ailleurs, avant ou après. Les révélations finales expliquent qui tirait les fils depuis le début. À la deuxième vision, l'intérêt est de repérer les indices posés dans les premières scènes.

Le film Insaisissables est-il disponible sur Netflix ?

Cela dépend du pays et de la période : les droits de diffusion de ce film changent régulièrement de plateforme. Le plus simple est de faire une recherche par titre dans le moteur de ta plateforme, ou d'utiliser un comparateur de catalogues qui indique où le film est disponible en location ou en abonnement au moment où tu cherches.

Est-ce qu'il y aura un Insaisissables 3 ?

Un troisième volet a été annoncé et développé après Insaisissables 2 (2016), avec des reports successifs pendant plusieurs années. Comme les dates de sortie et le casting ont beaucoup bougé, mieux vaut vérifier l'information sur le site du distributeur ou une base de données de films plutôt que sur une page d'actualité ancienne.

Francis Drake était-il un pirate ou un corsaire ?

Corsaire, au sens strict : il agissait avec l'aval de la Couronne anglaise, en période de conflit avec l'Espagne, et rendait compte de ses prises. Les Espagnols le considéraient comme un pirate, ce qui est cohérent de leur point de vue puisqu'aucune autorité qu'ils reconnaissaient ne l'avait mandaté. La question à se poser reste la même pour tous les personnages de cette époque : qui a donné l'ordre, et devant qui l'homme devait-il justifier son butin ?

Reste-t-il un trésor de Francis Drake à découvrir aujourd'hui ?

Rien qui ressemble à un dépôt de métal précieux. Le butin de 1580 a été enregistré et réparti, et les caches de 1573 ont été vidées dans les mois qui ont suivi. Ce qui reste à trouver, c'est du matériel archéologique : les épaves de la fin de sa dernière campagne, au large de Portobelo, et le cercueil de plomb décrit par les récits d'époque, jamais localisé à ce jour.

Comment entretenir un coffre en bois avec des bandes de cuir ?

Un chiffon sec suffit pour la poussière ; si le bois est très encrassé, un chiffon à peine humide passé rapidement puis un essuyage immédiat. Évite l'eau stagnante sur le cuir et les charnières, ainsi qu'un emplacement en plein soleil ou juste au-dessus d'un radiateur, qui assèche les bandes et fait travailler le bois. Vérifie de temps en temps la fixation de la poignée : c'est le point qui prend tous les efforts quand le coffre est rempli.

« Il faut un commencement à toute grande entreprise, mais c'est de la poursuivre jusqu'à son terme que vient la vraie gloire. » Francis Drake, lettre à Francis Walsingham, mai 1587.

Pour les autres formats, coffres plus grands, modèles unis ou avec compartiments, tout est rassemblé dans la collection Coffres pirate.