Gains, butins et trésors des pirates
En 1720, l'équipage de Bartholomew Roberts a signé un texte qui disait, article par article, ce que touchait chaque homme sur une prise et ce qu'on versait à celui qui perdait un membre. Le butin des pirates commence par ce genre de contrat comptable rédigé avant la chasse, bien loin de l'image du coffre enterré sous un palmier.

Voici six points de vérification pour lire n'importe quelle histoire de gains, de butins et de trésors des pirates sans se faire avoir : la nature réelle de la cargaison, le partage, la solidité du chiffre, ce que devenait l'argent à terre, ce qu'était vraiment un coffre de bord, et comment passer au crible une légende de trésor caché.

Mon parti pris est simple : l'or a fait les romans, le sucre, le lin, les cordages et les pièces de huit ont fait les revenus. Un butin ne se comprend qu'en regardant la cargaison et le nombre de parts.
- Le butin courant n'était pas de l'or : soie, épices, sucre, tabac, lin, cordages, outils et fournitures médicales se revendaient dans les ports de refuge.
- Les pièces de huit (pesos d'argent), ducats et doublons circulaient parce qu'ils se dépensaient tels quels, contrairement aux lingots et aux bijoux, qui exigeaient un acheteur discret.
- Le partage était écrit à l'avance dans la chasse-partie : parts selon la fonction, primes, indemnités pour blessure.
- L'argent repartait vite : taverne, jeu, carénage, poudre, vivres. Très peu de pirates ont capitalisé quoi que ce soit.
- Le trésor enterré est marginal dans les faits. Ce qui est sorti de terre ou d'eau vient surtout d'épaves fouillées scientifiquement.
- Le trésor attribué à La Buse n'a jamais été retrouvé : le cryptogramme alimente les chasses depuis le XIXe siècle, sans découverte matérielle.
Butin, prise et trésor : trois mots à ne pas confondre
Une prise, c'est le navire capturé et sa cargaison. Le butin, c'est ce qui reste à partager une fois la cargaison écoulée et les frais du bord réglés. Le trésor, c'est la part soustraite et cachée, le cas de très loin le plus rare des trois.
Quand tu tombes sur un chiffre en millions d'euros attribué à Barbe Noire ou à Henry Every, tu as en général affaire à une prise convertie, pas à un butin individuel. Entre les deux, il y a la revente, le nombre d'hommes, les parts doubles, les indemnités et les dépenses du navire. L'écart se compte en dizaines.
Trois styles se mélangent en permanence sur ce sujet, et je les sépare tout du long : l'histoire attestée de l'âge d'or de la piraterie (grossièrement 1650-1730), la fiction (L'Île au trésor, Pirates des Caraïbes, One Piece), et le jeu, c'est-à-dire la chasse au trésor d'anniversaire, le déguisement, la décoration. Les trois sont légitimes. Aucun ne prouve l'autre. Le coffre bombé cerclé de fer, par exemple, appartient au deuxième et au troisième registre bien plus qu'au premier, et c'est pourtant lui qu'on retrouve dans toutes les malles décoratives d'inspiration pirate.
Point 1 : identifier la nature réelle du butin
Le gros d'une prise, c'était de la marchandise. Sucre, mélasse, tabac, lin, toile à voile, cordages, épices, parfois de la soie. La monnaie apparaissait moins souvent qu'on ne l'imagine, et l'or encore moins.

Côté monnaies, quelques repères utiles. Le réal d'argent espagnol pesait environ 3,4 g ; le peso, ou pièce de huit, en valait huit, d'où son nom. Le doublon d'or, dans sa version à huit escudos, tournait autour de 27 à 28 g de métal. Ces pièces circulaient dans toutes les Caraïbes, y compris dans les colonies anglaises et françaises, et se dépensaient sans intermédiaire.
Les lingots et les bijoux posent le problème inverse : valeur haute, liquidité faible. Il faut un marchand disposé à ne pas poser de question, et la décote est immédiate. Un équipage qui met la main sur de l'orfèvrerie ne dispose pas pour autant de son montant.
Il existe enfin un butin utilitaire que les récits romanesques passent sous silence :
- Instruments et papiers: compas, cartes marines, livres de bord, tous très difficiles à remplacer.
- Matériel de gréement: voiles de rechange, cordages, poulies, goudron.
- Outillage: caisse du charpentier, du voilier, du forgeron.
- Le coffre du chirurgien: instruments et remèdes, dont la quinine, recherchés parce que peu d'équipages avaient un homme de l'art à bord.
Et parfois, la prise elle-même. Un équipage qui capture un meilleur voilier garde le nouveau et abandonne l'ancien. Les petits gréements rapides étaient les plus convoités, sloops et goélettes en tête, pour la même raison qu'aujourd'hui on préfère une coque qui tire peu d'eau dans un chenal étroit. Le fonds du blog sur les types de navires employés par les pirates détaille ces choix de coque.
Reste le coffre de bord. Une caisse de dimensions modestes, cerclée ou ferrée, fermée par un loquet recevant un cadenas, munie de poignées latérales parce qu'il fallait pouvoir l'embarquer à deux mains dans une chaloupe. On y rangeait des papiers, de la monnaie, des instruments, des objets personnels. On parle de quelques dizaines de centimètres, loin des dimensions d'un meuble.
Point 2 : remonter au partage, la chasse-partie avant le trésor
Avant de chasser, l'équipage signait un contrat de répartition. Le mot français « chasse-partie » vient d'une déformation de « charte-partie », le contrat d'affrètement du commerce maritime. Les pirates s'en sont emparés pour organiser le partage et la discipline du bord.
Ces textes contiennent des dispositions qui surprennent encore : capitaine élu et révocable, vote de l'équipage sur les décisions importantes, part de butin réduite pour les officiers par rapport à ce qui se pratiquait dans la marine marchande. Chez Roberts, le capitaine et le quartier-maître recevaient deux parts, le maître, le bosco et le canonnier une part et demie, les autres officiers une part et quart, les hommes une part.
Le volet indemnités est le plus parlant. Chez Roberts, un homme estropié au service de l'équipage touchait une somme fixe prélevée sur la caisse commune, et les blessures moindres étaient indemnisées à proportion. Chez Henry Morgan, dont Alexandre Exquemelin rapporte les conventions vers 1671, les montants sont détaillés membre par membre, en pièces de huit ou en esclaves, et certaines éditions françaises montent jusqu'à quinze cents écus pour la perte des deux jambes. Les chiffres varient selon les éditions et les traductions, donc je donne l'ordre de grandeur et je m'arrête là.
La conséquence est arithmétique. Une prise de dix mille pièces divisée entre cent vingt hommes, après prélèvement des frais et des indemnités, ne fabrique pas de fortune individuelle. Elle fabrique l'équivalent de quelques mois de solde d'un matelot honnête.
Point 3 : vérifier le chiffre avant de le répéter
Les conversions « en euros d'aujourd'hui » varient d'un facteur dix selon la méthode retenue. On peut convertir par le poids de métal précieux, par le pouvoir d'achat en denrées de base, ou par comparaison de revenus. Les trois donnent des résultats incompatibles, et presque personne ne précise laquelle a servi.
Le repère le plus honnête reste la comparaison locale : combien de mois de solde d'un marin de commerce de la même décennie représente cette part. C'est vérifiable dans les archives, ça ne dépend d'aucun taux moderne, et ça donne immédiatement l'échelle sociale du gain.
Côté sources, la hiérarchie est nette. Les registres d'amirauté, les inventaires de prise et les minutes de procès sont produits par des gens qui comptaient pour l'administration. Les récits imprimés au XVIIIe siècle et la presse à sensation racontent pour vendre. Alexandre Exquemelin, qui a navigué avec les flibustiers avant de publier son Histoire des aventuriers en 1678 dans sa version originale néerlandaise, reste une source de première main, mais il écrit en témoin partial, longtemps après, et ses éditions successives se contredisent sur les chiffres.
Le signal d'alerte le plus fiable : un montant rond, sans devise d'origine, sans date, recopié à l'identique de page en page. Un vrai inventaire de prise n'est jamais rond.
Point 4 : suivre l'argent après le partage
L'argent d'une part ne restait presque jamais entre les mains de celui qui l'avait touchée. Il partait en taverne, en jeu, en logement et en crédit remboursé aux cabaretiers des ports de refuge, puis dans l'entretien du navire.
Un bâtiment de course coûte cher à tenir : carénage, calfatage, poudre, bois, vivres, salaire des artisans qu'on paye pour une réparation. Ce sont des dépenses prélevées sur la caisse commune, avant même que les hommes voient leur part. Un équipage qui reste six mois en mer sans prise mange son capital.
À quoi s'ajoute le rachat de sa tranquillité : pots-de-vin à un gouverneur accommodant, achat d'une grâce quand la couronne en proposait, retour discret à la vie civile sous un autre nom. Ceux qui s'en sont sortis avec un petit capital ont souvent payé pour disparaître.
Le reste s'explique par l'absence de dispositif d'épargne. Pas de banque accessible à un homme recherché, pas de titre, pas de terre à son nom, et un métier où l'espérance de vie se comptait en saisons. On parle ici de faits datés du XVIIe et du XVIIIe siècle. La piraterie maritime contemporaine, elle, est un crime bien réel, et rien de ce qui suit ne la concerne.
Ce que rapportait vraiment une prise, par type de butin
Ce tableau résume la composition ordinaire d'une prise de l'âge d'or et la manière dont chaque catégorie se transformait, ou non, en revenu.
| Type de butin | Fréquence dans les prises | Revente | Remarque documentée |
|---|---|---|---|
| Pièces de monnaie (réals, pesos, ducats, doublons) | Occasionnelle | Dépensées directement | Le peso valait huit réals, d'où « pièce de huit » |
| Lingots et bijoux | Rare | Chez un marchand ou un receleur | Valeur élevée, mais difficile à écouler |
| Denrées (sucre, tabac, épices, soie) | Très fréquente | Revente en port de refuge | Le gros des prises de l'âge d'or |
| Matériel maritime (voiles, cordages, outils, instruments) | Fréquente | Conservé pour le bord | Gain non monétaire, souvent décisif |
| Fournitures médicales et quinine | Peu fréquente | Conservées ou revendues cher | Recherchées faute de chirurgien à bord |
| Le navire capturé | Selon la qualité de la prise | Non revendu | L'ancien bâtiment était souvent abandonné |
Point 5 : coffre de bord, coffre de légende, coffre de décoration
Le coffre bombé, cerclé de fer, débordant de doublons, vient de l'illustration victorienne et du cinéma. Les inventaires de bord décrivent autre chose : des caisses de faible volume, ferrées, à couvercle plat le plus souvent, fermées par un loquet et un cadenas.
Trois détails suffisent à juger un coffre, ancien ou décoratif. Les poignées latérales, parce qu'un coffre de bord devait se porter à deux. Le loquet qui reçoit un cadenas, parce qu'on fermait, mais sans serrure compliquée à réparer en mer. Et l'assise sur pieds, qui isole le fond d'un pont mouillé. À la base nautique où je travaille, les caisses à matériel obéissent encore aux deux premières règles, pour les mêmes raisons pratiques.
Transposé chez soi, ça donne un conseil simple : la petite malle est plus juste que le grand coffre de scène. Un objet de quelques dizaines de centimètres se pose sur une étagère, un bureau, une commode, et il reste à hauteur de regard. Un modèle de taille meuble finit par terre, dans un angle, où on ne le voit plus et où il ramasse la poussière. La question à se poser avant de choisir : ça se met où, et on y range quoi.
Si tu veux un objet de décoration qui reprenne la logique du coffre de bord sans imiter le décor de film, la petite malle en résine est le format le plus cohérent. Elle est légère, elle ne travaille pas avec l'humidité comme le bois, et elle accueille ce qu'on lui met vraiment : clés, monnaie, bagues d'acier, petits souvenirs.
Ce format ne conviendra pas si tu cherches un contenant utile : à cette taille, on y met une poignée de clés et deux ou trois bijoux, alors que des jouets ou des papiers n'y entreront pas. Pour un anniversaire où le coffre doit contenir les récompenses de la chasse au trésor, il faut viser un modèle de plusieurs dizaines de centimètres, en bois ou en carton fort, quitte à perdre en finesse de finition.
Pour aller plus loin sur ce point : Les pirates cachaient-ils vraiment leurs trésors?, sur slate.fr.
Point 6 : passer au crible une histoire de trésor caché
Enterrer son butin n'était pas une habitude d'équipage. Le cas le mieux documenté est celui de William Kidd, qui a déposé une partie de ses biens sur Gardiners Island, dans l'actuel État de New York, en 1699 ; le dépôt a été récupéré par les autorités coloniales et versé au dossier de son procès. Autrement dit, l'exemple le plus solide de trésor enterré est aussi celui d'un trésor déterré presque aussitôt. J'ai raconté son parcours en détail dans mon article sur William Kidd, le chasseur de pirates devenu pirate, si tu veux voir comment un homme passe d'une commission royale à la potence.
Le cas d'Olivier Levasseur, dit La Buse, exécuté à Saint-Paul de La Réunion en 1730, fonctionne autrement. Un cryptogramme lui est attribué, des chercheurs de trésor s'y attellent depuis le XIXe siècle, notamment aux Seychelles, et aucune découverte matérielle n'a jamais été présentée. La légende est réelle, le trésor reste hypothétique.
Ce qui est réellement sorti des flots vient de l'archéologie. L'épave du Whydah, navire de Samuel Bellamy coulé au large de Cape Cod en 1717, a été localisée en 1984 par l'équipe de Barry Clifford et fouillée depuis : pièces, lingots, armement, éléments de gréement, avec un contexte de fouille documenté. C'est la différence entre un site scientifique et une carte au trésor.
Voici la grille que j'applique à toute histoire de trésor caché, dans cet ordre :
- Qui l'a dit ? Un contemporain, un érudit du XIXe siècle, ou un article sans auteur.
- Quand ? L'écart entre les faits et le récit est le meilleur indicateur de fiabilité.
- Sur quel document ? Un registre, un procès-verbal, une lettre, ou rien.
- Quel objet a été montré ? Une pièce identifiée, datée, publiée, ou une photo floue.
- Qui a validé ? Un musée, un service d'archéologie, une revue, ou personne.
Un mot sur le cadre actuel, parce que la question revient dès qu'on parle d'épave. En France, on ne fouille pas librement : les biens culturels maritimes découverts doivent être déclarés, et l'archéologie sous-marine relève du DRASSM, le service national d'archéologie sous les eaux. Une découverte fortuite se signale, elle ne se remonte pas dans un sac.
Le critère qui compte le plus
Face à une histoire de butin, il faut chercher le partage avant le montant : combien d'hommes à bord, quelles parts, quelle chasse-partie. Un chiffre global sans effectif ne se compare à rien.
Ensuite la cargaison. Si le récit ne parle que d'or et de pierres, je me méfie : les inventaires réels sont pleins de barriques de sucre, de ballots de lin et de rouleaux de cordage, et c'est précisément ce qui les rend crédibles. Je préfère un inventaire de prise ennuyeux à un récit spectaculaire, pour la même raison qu'un carnet de bord m'apprend plus sur un navire qu'une gravure.
Puis la source et sa date, et je refuse les conversions en euros dont on ne dit pas la méthode. Un montant en pesos daté, avec le nom du port de revente, vaut mieux qu'un équivalent moderne à sept chiffres.
Pour la décoration, l'ordre est le même : je pars du volume disponible et de ce qu'il y aura dedans avant de regarder le style. Mesure l'étagère, décide de ce que tu ranges, choisis ensuite. Les différents formats de coffres de la boutique vont de la petite malle de bureau aux modèles plus profonds pensés pour une chambre d'enfant, et c'est le centimètre qui tranche, pas la finition.
Questions courantes
Quel est le plus gros trésor de pirate jamais retrouvé ?
Les ensembles les mieux documentés viennent d'épaves, pas de caches à terre. Le site du Whydah, navire de Samuel Bellamy coulé en 1717 au large de Cape Cod et localisé en 1984, a livré des milliers d'objets : monnaies, éléments d'orfèvrerie, armement, pièces de gréement, avec un contexte de fouille publié. Les montants qu'on lui associe varient énormément selon qu'on compte la valeur métal, la valeur de collection ou la valeur patrimoniale, ce qui explique les écarts entre les sources.
Quelle est la valeur du trésor de La Buse ?
Aucune valeur ne peut être établie, puisque rien n'a été retrouvé. Les montants qui circulent, souvent en milliards, sont des estimations construites à partir de la cargaison supposée de la Vierge du Cap, prise par Levasseur et Taylor en 1721 au large de La Réunion. Une cargaison capturée n'est pas un trésor enfoui : elle a d'abord été partagée entre plusieurs centaines d'hommes.
Est-ce que le trésor de La Buse a été retrouvé ?
Non. Des recherches sont menées depuis le XIXe siècle, en particulier aux Seychelles, sur la foi d'un cryptogramme attribué à La Buse, et aucune découverte matérielle validée n'a été présentée. C'est un dossier de légende, entretenu par des générations de chercheurs, sans document d'archives qui le confirme.
Quel est le trésor pirate le plus célèbre ?
Le plus célèbre est fictif : celui de L'Île au trésor, publié par Robert Louis Stevenson en 1883, qui a fixé pour longtemps l'image du coffre enterré et de la carte marquée d'une croix. Côté histoire, les deux dossiers les plus connus sont ceux de La Buse, jamais retrouvé, et de William Kidd, dont le dépôt de Gardiners Island a servi de pièce à conviction à son procès.
Les pirates enterraient-ils vraiment leur butin ?
Très rarement, et la logique économique l'explique. Un équipage vivait de parts immédiates, dans des ports où l'argent servait à manger, boire, jouer et réparer le navire. Enterrer supposait de faire confiance à un homme pour ne pas revenir seul, dans un métier où l'espérance de vie se comptait en saisons. Kidd reste l'exception documentée, et son dépôt a été récupéré dans l'année.
Un coffre décoratif de 14 cm, ça sert vraiment à ranger quelque chose ?
Oui, mais à petite échelle : clés, monnaie, une paire de boucles d'oreilles, deux ou trois bagues d'acier. Sur ce format, la résine a l'avantage de rester légère et de ne pas travailler avec l'humidité d'une pièce, contrairement au bois. Pour l'entretien, un chiffon sec suffit sur une finition bronze vieilli ; l'eau et les produits abrasifs sont à éviter sur une pièce peinte. Et si tu cherches un contenant qui reçoive de vrais objets, oriente-toi vers un modèle de plusieurs dizaines de centimètres.
« Le capitaine et le quartier-maître reçoivent deux parts d'une prise ; le maître, le bosco et le canonnier, une part et demie ; les autres officiers, une part et quart. » Article X de la chasse-partie de Bartholomew Roberts, rapportée dans A General History of the Pyrates, publiée sous le nom de Charles Johnson en 1724.