Les pirates dans la bande dessinée : Aventures illustrées

Les pirates dans la bande dessinée : Aventures illustrées

Le 29 octobre 1959, le premier numéro de Pilote arrive en kiosque avec, à son sommaire, Barbe-Rouge, « le démon des Caraïbes », scénarisé par Jean-Michel Charlier et dessiné par Victor Hubinon. La bande dessinée francophone se donne un journal et un capitaine pirate le même jour.

Pont d'un navire avec cordes et carte face à des vagues houleuses et un voilier à l'horizon sous ciel orageux.
Pont d'un navire avec cordes et carte face à des vagues houleuses et un voilier à l'horizon sous ciel orageux.

Les pirates dans la bande dessinée, ça couvre plus de quatre-vingt-dix ans de séries, des comic strips américains aux mangas fleuves, avec des publics qui n'ont rien à voir entre eux. Un album lu à huit ans et une série pour adultes documentée sur la marine du XVIIIe siècle ne se choisissent pas au même endroit.

Ce qui suit donne les grandes étapes, sept séries comparées par genre et par âge, et un critère de tri concret : la cohérence du monde marin d'un album, c'est-à-dire le type de navire, le gréement, le pavillon et le vocabulaire employé par les personnages.

En bref
  • Le pirate de bande dessinée vient de la littérature illustrée : L'Île au trésor de Stevenson (volume en 1883) et ses illustrateurs fixent la silhouette que la BD reprendra.
  • Trois grandes vagues : les comic strips américains des années 1930, la BD franco-belge d'aventure (Tintin en 1943, Barbe-Rouge en 1959, Corto Maltese en 1967), puis la BD adulte et documentée des années 1990-2010.
  • One Piece (1997) change la fonction du pavillon : chaque équipage a son Jolly Roger personnalisé, emblème d'appartenance plus que signal envoyé à un marchand.
  • Pour juger la crédibilité maritime d'un album : le navire (sloop et goélette plutôt que galion), le gréement, le vocabulaire de manœuvre, la période représentée (âge d'or de la piraterie, 1650-1730).
  • Le choix dépend du lecteur : jeunesse dès 8-9 ans, ados, adultes amateurs d'histoire, lecteurs de manga. Les séries ne sont pas interchangeables.
  • Prolonger la lecture demande des objets lisibles et simples : un pavillon, un t-shirt à motif Jolly Roger, une maquette de navire.

Avant la case, le roman illustré : Stevenson et la fabrique du pirate moderne

Le pirate de bande dessinée descend d'un roman, pas d'un fonds d'archives. L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson, paru en volume en 1883 après une publication en feuilleton, installe en un seul livre la carte au trésor, la jambe de bois, le perroquet sur l'épaule et le cuisinier de bord qui manipule tout le monde.

Les éditions illustrées du début du XXe siècle font le reste du travail. Celle que N. C. Wyeth illustre en 1911 pour Scribner's donne au personnage sa silhouette de manuel : tricorne, ceinture large, coutelas au poing, mer plate derrière. Beaucoup de ces éditions anciennes sont consultables en ligne dans les collections numérisées de Gallica, et on y voit à quel point les dessinateurs de BD des années 1940 puisent dans le même stock d'images.

La piraterie réelle de l'âge d'or, disons entre 1650 et 1730, contenait pourtant déjà de quoi écrire : des contrats d'équipage avec partage du butin et compensation des blessures, des pavillons peints à la main sur de la toile noire, et trois statuts distincts que l'on continue de confondre. Le corsaire agit avec une lettre de marque d'un État, le flibustier opère dans les Antilles hors de tout mandat durable, le boucanier vient des installations de chasse de Saint-Domingue avant de passer à la course.

La BD a hérité du pirate littéraire, plus maniable. C'est aussi pour ça que les meilleures séries montrent la violence sans en faire un spectacle réjouissant : le modèle de départ est un roman d'apprentissage écrit pour de jeunes lecteurs.

Sur ce point, pirates ! | Cité internationale de la bande dessinée et de l'image (citebd.org) donne des repères vérifiables.

Terry et les Pirates et les illustrés d'après-guerre : la première vague dessinée

La première grande série de pirates en bande dessinée ne se passe pas aux Caraïbes. Milton Caniff lance Terry and the Pirates en 1934 dans la presse américaine, et l'action se déroule en mer de Chine, avec une cheffe de bande surnommée la Dragon Lady.

Le format commande le récit. Un strip quotidien ou une planche hebdomadaire, ça veut dire une action par épisode, une fin de page qui laisse le lecteur suspendu, un abordage qui revient à intervalles réguliers. Les illustrés européens des années 1940 et 1950 fabriquent ainsi des dizaines de capitaines de papier dont on a oublié les noms, à part quelques-uns comme Brik, qui ont tenu des années dans les kiosques français.

Ces couvertures apprennent quelque chose d'utile sur le motif lui-même. Pour être vu sur un présentoir, à trois ou quatre mètres, un pavillon doit rester simple : un crâne compact, deux os ou deux sabres, du blanc sur du noir. Le fond noir sert au contraste avant de servir à l'ambiance, c'est lui qui fait ressortir l'os blanc, et il tient bien l'usure. Le même dessin fonctionne réduit à quelques centimètres sur un vêtement, ce qui explique la longévité du Jolly Roger sur les t-shirts à motif pirate comme sur les hampes.

Tintin, Barbe-Rouge, Corto Maltese : l'âge franco-belge du pavillon noir

Trois séries franco-belges installent trois façons de raconter la piraterie. Hergé en fait une enquête, Charlier et Hubinon un feuilleton naval documenté, Hugo Pratt un récit d'errance.

Avec Le Secret de la Licorne (album en 1943) et Le Trésor de Rackham le Rouge (1945), Hergé déplace le pirate dans le passé familial : le récit d'abordage tient en quelques pages de flash-back, et l'essentiel du volume consiste à lire un parchemin, comparer trois maquettes et remonter une généalogie. C'est une porte d'entrée qui marche encore très bien vers huit ans, sans scène dure.

Barbe-Rouge relève d'un autre travail. Hubinon dessine des coques, des voilures et des manœuvres avec un souci de justesse rare pour un hebdomadaire de 1959, et le récit garde une morale d'aventure très nette, portée surtout par Éric, le fils adoptif du capitaine. Adolescent, je recopiais ses gréements dans un carnet pour comprendre où passaient les drisses. C'est un dessin qui apprend le vocabulaire.

La Ballade de la mer salée, publiée par Hugo Pratt en 1967, casse le schéma. Corto Maltese n'est pas un capitaine pirate mais un marin sans allégeance, dans un Pacifique de 1913 où le bien et le mal ne se distribuent plus par pavillon. Le trait est dépouillé, la couleur souvent en aquarelle légère, et une bonne partie de l'action se joue en dialogue.

Pont de voilier ancien avec cordages enroulés, taquet métallique et roue du gouvernail en arrière-plan.
Pont de voilier ancien avec cordages enroulés, taquet métallique et roue du gouvernail en arrière-plan.

Des années 1990 aux années 2010 : la BD de pirates devient adulte et documentée

À partir du milieu des années 1990, le genre se scinde en deux : d'un côté l'aventure jubilatoire, de l'autre le récit historique appuyé sur des sources.

Du côté du plaisir de langue, De cape et de crocs d'Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou, lancé en 1995, mélange cape et épée, vers, tirades et animaux anthropomorphes, avec un tome intitulé Pavillon noir ! qui pousse le décor pirate jusqu'au théâtre. On peut le lire vers douze ans et le relire adulte, pour les dialogues.

Du côté documenté, L'Épervier de Patrice Pellerin, commencé en 1994 chez Dupuis, suit un officier breton dans la marine et la course du XVIIIe siècle, avec des ports, des coques et des ponts dessinés d'après documentation. Long John Silver, de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray (2007), prend le personnage de Stevenson par un autre bout : expédition vers l'Amazonie, fièvre de l'or, ambiance moite et violente, franchement pour adultes. Barracuda, de Jean Dufaux et Jérémy, traite l'esclavage et le commerce des captifs sans détour, et Les Pirates de Barataria, de Marc Bourgne et Franck Bonnet (2009), s'accroche à un personnage réel.

Riff Reb's, enfin, adapte la littérature de mer plutôt que la piraterie : À bord de l'Étoile Matutine de Pierre Mac Orlan, puis Le Loup des mers de Jack London. On y regarde la houle et la lumière autant que l'intrigue.

D'où ça vient Jean Lafitte, le personnage central des Pirates de Barataria, a réellement existé : contrebandier et corsaire installé dans la baie de Barataria, au sud de La Nouvelle-Orléans, au début du XIXe siècle. Il se situe donc un siècle après l'âge d'or de la piraterie caraïbe, dans un contexte de guerre entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Un détail utile quand on cherche un album « historique » : la période change tout, y compris les navires et les armes.

One Piece et le manga : quand le pavillon devient l'emblème d'un équipage

Dans One Piece, lancé en 1997 par Eiichiro Oda, le pavillon ne sert plus à effrayer un navire marchand. Il identifie un équipage, comme un blason, et chaque bande possède le sien : un crâne repris et modifié selon la signature du capitaine.

C'est une inversion complète de la fonction historique. Sur un marchand des années 1720, un pavillon noir hissé à bonne distance était un message adressé à l'autre bord, une sommation avant l'abordage. Dans le manga, le drapeau se coud, se répare, se hisse sur son propre mât, et on le montre à ses alliés.

La série va très loin dans la déclinaison. Au-delà des Chapeaux de Paille, des équipages secondaires ont leur propre emblème : l'équipage de Mad Treasure, celui de Wetton, les Pirates à la Citrouille, la flotte Yonta Maria, l'équipage du Croissant de Lune. Cette granularité explique pourquoi on trouve aujourd'hui plusieurs dizaines de pavillons d'équipages One Piece nommés précisément, là où le commerce du drapeau pirate s'arrête d'ordinaire au crâne générique.

Ce que le manga ajoute au genre tient aussi à sa durée : des arcs de plusieurs centaines de chapitres, un équipage traité comme une famille choisie, et un navire qui devient un personnage. Trois choses restent à séparer, dans une boutique comme dans une bibliothèque : l'histoire attestée de 1650-1730, la fiction dessinée, et le jeu du déguisement ou de la décoration. Chacune a son intérêt, mais aucune ne valide les deux autres.

Reconnaître une BD de pirates qui tient la mer

La crédibilité maritime d'un album se contrôle en quelques minutes, sans être marin. Elle ne dépend ni du nombre d'abordages ni d'une exactitude historique totale, mais de la cohérence entre le navire, la manœuvre, le pavillon et l'époque.

  1. Regarde le navire. Le galion à trois ponts et vingt sabords fait de belles couvertures, mais les équipages de l'âge d'or cherchaient la vitesse et le faible tirant d'eau : sloop, goélette, brigantin, de quoi se faufiler dans les hauts-fonds et semer un navire de guerre.
  2. Suis le gréement d'une case à l'autre. Compte les mâts, cherche le beaupré, vérifie que la voilure ne change pas de type entre deux vignettes de la même scène.
  3. Écoute le vocabulaire. On hisse et on amène un pavillon, on vire de bord, on borde une écoute. Un coutelas et un sabre d'abordage ne sont pas des épées.
  4. Situe la période. Le pavillon à tête de mort peint et systématisé relève surtout des années 1710-1720. Un capitaine du XVIe siècle qui l'arbore relève de la licence graphique.
  5. Identifie le pavillon. Celui attribué à Calico Jack Rackham, crâne et deux sabres croisés, n'est pas interchangeable avec celui attribué à Bartholomew Roberts, où une figure debout se tient sur deux crânes. Quand un album prend la peine de dessiner le bon, c'est bon signe pour le reste.
  6. Regarde comment la violence est traitée. Montrée, elle informe ; célébrée, elle pose problème, en particulier si l'album passe entre les mains d'un enfant.

Si tu veux comparer les pavillons attestés avant d'ouvrir un album, j'ai détaillé les plus connus et ce qu'on leur attribue réellement dans mon tour des drapeaux pirates les plus célèbres.

Un geste simple Ouvre l'album au hasard vers le milieu, sur une scène en mer, et regarde deux cases qui se suivent : même nombre de mâts, même position du pavillon, même sens du vent sur les voiles. Un dessinateur qui a documenté son navire tient cette continuité sans y penser ; les autres la perdent en une page.
D'où ça vient L'expression « Jolly Roger » n'a pas d'origine établie. Les hypothèses les plus souvent avancées font venir le nom du français « joli rouge », du pavillon rouge sans quartier, ou d'un surnom anglais du diable, « Old Roger ». Aucune n'est démontrée par une source d'époque claire, et les auteurs sérieux s'arrêtent là.

Porter et afficher son goût pour le pavillon noir, hors des pages

Le Jolly Roger a une qualité rare pour un motif : il reste lisible à toutes les échelles, du drapeau de deux mètres au petit crâne imprimé sur un torse. Un dessin en deux valeurs, blanc sur noir, sans dégradé ni détail fin, supporte la réduction.

Sur un mur, la question est d'abord une question de place et de fond. Un pavillon d'équipage nommé, avec ses œillets et son ourlet, s'accroche à plat au-dessus d'un bureau ou d'une tête de lit ; un tableau de navire demande un mur plus large et une lumière rasante pour que le gréement se voie. Pour les lecteurs de L'Épervier ou de Barbe-Rouge, une maquette ou un set de construction de la collection bateaux pirate se choisit avant tout selon la place au sol qu'il occupera une fois monté, pas selon la photo de la boîte.

Sur un vêtement imprimé, les points concrets à vérifier sont le grammage du tissu (trop léger, il laisse voir la peau et gondole au premier lavage), la souplesse du polycoton, la température de lavage, et surtout la coupe : beaucoup de t-shirts à motif taillent petit, d'où l'intérêt de mesurer son tour de poitrine et de comparer au guide des tailles avant de commander.

Deux réserves. Le modèle taille assez petit : la description conseille de prendre une taille au-dessus, et c'est à prendre au sérieux si tu hésites entre deux. Et si tu n'aimes pas les vêtements qui portent une phrase écrite, ou si tu cherches plutôt le pavillon d'un capitaine précis pour un mur, un drapeau ou un t-shirt à motif dessiné sans texte ira mieux.

Constituer sa pile de lecture : par où commencer selon l'âge et l'envie

Le classement de popularité ne sert à rien ici : un lecteur de neuf ans et un amateur de marine du XVIIIe siècle ne cherchent pas le même album. Voici les sept titres que je citerais en premier, rangés par genre et par public.

Série / album Année de départ Genre Public conseillé À lire si tu cherches
Le Secret de la Licorne (Tintin) 1943 Aventure et enquête Dès 8 ans Une entrée classique, sans violence appuyée
Barbe-Rouge 1959 Feuilleton d'aventure Dès 10 ans Des navires documentés, un récit à l'ancienne
Corto Maltese, La Ballade de la mer salée 1967 Errance, roman graphique Ado et adulte Un trait épuré, des personnages ambigus
L'Épervier 1994 Historique maritime Adulte La marine du XVIIIe siècle traitée avec précision
De cape et de crocs 1995 Cape et épée, humour Dès 12 ans Des dialogues, du souffle théâtral
One Piece 1997 Manga d'aventure au long cours Dès 12 ans Des équipages, des pavillons, une saga fleuve
Long John Silver 2007 Aventure sombre Adulte Une relecture de Stevenson, tendue et picturale

Pour un enfant de 8 à 11 ans

Les deux Tintin marins restent la valeur sûre, avec un vrai plaisir d'énigme. Pour de l'humour en gags courts, Bande de pirates ! (Dargaud, 2022) est annoncé à partir de 9 ans. À cet âge, mieux vaut vérifier soi-même deux ou trois planches : le décor pirate autorise parfois des scènes plus dures que ne le laisse croire la couverture.

Pour un ado

Barbe-Rouge pour l'aventure feuilletonnante, De cape et de crocs pour la langue, One Piece pour l'engagement long. Les volumes de manga coûtent beaucoup moins cher au volume qu'un album grand format, ce qui compte quand une série en compte plus de cent.

Pour un adulte

L'Épervier et Les Pirates de Barataria pour le versant historique, Barracuda pour un récit dur sur la traite, Corto Maltese, Long John Silver et les adaptations de Riff Reb's pour le dessin et la littérature. Les catalogues en ligne de Dargaud, Dupuis, Glénat et Casterman permettent de vérifier le nombre de tomes et l'état des rééditions avant de se lancer, et les bibliothèques municipales de ports ont souvent des fonds maritimes fournis.

Si le goût du pavillon dépasse la lecture, la collection de t-shirts pirate réunit les motifs disponibles avec leurs tailles, du XXS au 4XL, pour ceux qui préfèrent porter le crâne plutôt que l'accrocher.

Sur ce point, Les Pirates de Barataria - Tome 01 (Grand format (glenat.com) donne des repères vérifiables.

Questions fréquentes

Qui sont les 10 pirates les plus connus ?

Les noms qui reviennent le plus souvent sont Edward Teach dit Barbe Noire, Bartholomew Roberts, John Rackham dit Calico Jack, Anne Bonny, Mary Read, Charles Vane, Edward Low, William Kidd, Zheng Yi Sao (aussi appelée Ching Shih) et Henry Morgan. Attention à la confusion habituelle : Morgan agissait avec une commission anglaise, comme Surcouf plus tard avec une lettre de marque française, ce qui en fait des corsaires et non des pirates au sens juridique.

Quel est le symbole des pirates ?

Le pavillon noir à tête de mort, appelé Jolly Roger, est le symbole le plus répandu, mais il n'a jamais existé en version unique : chaque capitaine faisait peindre le sien. On trouve des crânes seuls, des os ou des sabres croisés, des squelettes entiers, un sablier qui signalait au navire visé que le temps de se rendre était compté. Ces attributions viennent surtout de récits et de gravures du XVIIIe siècle, pas de drapeaux conservés.

Quel est le meilleur roman de piraterie ?

Il n'y a pas de réponse unique, mais L'Île au trésor de Stevenson reste la référence dont tout le reste discute, y compris en bande dessinée. Pour un prolongement adulte, Long John Silver du Suédois Björn Larsson reprend le personnage sous forme de mémoires, et À bord de l'Étoile Matutine de Pierre Mac Orlan offre un récit court, sec, très marin.

Quel est le pirate le plus connu de fiction ?

Longtemps Long John Silver, puis le capitaine Crochet créé par J. M. Barrie en 1904. Aujourd'hui, deux personnages dominent selon les générations : Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes et Monkey D. Luffy dans One Piece. Aucun des trois n'a de modèle historique direct.

Quelle BD de pirates lire à un enfant de 8 ans ?

Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge conviennent bien à cet âge : l'abordage tient en quelques pages, le reste est une enquête. Si l'enfant préfère rire, les albums de gags maritimes fonctionnent mieux qu'une série longue, qu'il abandonnera souvent au deuxième tome.

One Piece est-il une BD de pirates au sens historique ?

Non, et la série ne le prétend pas. Le monde d'Oda a ses propres règles, ses fruits du démon et sa géographie inventée ; les navires y sont des personnages plus que des types identifiables. Ça n'enlève rien à la série, ça change simplement le rayon : on la lit pour ses équipages et ses arcs, pas pour comprendre la course dans les Antilles.

Un t-shirt à Jolly Roger, quelle taille et quel entretien ?

Prends une taille au-dessus de ta taille habituelle si le modèle est annoncé comme taillant petit, après avoir mesuré ton tour de poitrine et comparé au guide des tailles. Pour un imprimé, le lavage à 30 °C, à l'envers, prolonge la netteté du motif ; l'essorage violent et le sèche-linge chaud sont ce qui fatigue le plus une impression.

« Quinze hommes sur le coffre du mort, oh hisse, et une bouteille de rhum ! » Robert Louis Stevenson, L'Île au trésor, 1883.