Les documentaires sur les pirates : Entre vérité mythes
La plupart des documentaires sur les pirates puisent dans le même livre : A General History of the Pyrates, publié à Londres en 1724 sous le nom de capitaine Charles Johnson. C'est de là que viennent Barbe Noire tel qu'on le raconte, Anne Bonny, Mary Read, les surnoms, les répliques. Une partie de ces récits n'est recoupée par aucune archive connue, et l'identité de l'auteur reste débattue.

Savoir cela suffit à regarder autrement. Un épisode qui cite un procès-verbal de procès et un épisode qui reprend Johnson mot pour mot ne racontent pas la même chose, même avec la même musique.
Ici, cinq programmes comparés (format, période, appui documentaire, public), le tri entre archives, littérature et mise en scène, les mythes que le genre continue de recycler, et un critère simple pour juger un documentaire dans ses dix premières minutes : la place qu'il donne à ses sources.
- Trois familles de programmes se côtoient : documentaire d'archives et d'archéologie, docufiction avec scènes jouées, enquête sur la criminalité maritime contemporaine.
- Le socle narratif commun reste un livre de 1724 attribué à Charles Johnson : source précieuse, mais littéraire.
- Les fouilles d'épaves (la Whydah Gally de Samuel Bellamy, la Queen Anne's Revenge attribuée à Barbe Noire) forment la partie la plus solide des productions récentes.
- La planche, le trésor enfoui et la carte marquée d'une croix viennent de la fiction du XIXe siècle, surtout de L'Île au trésor de Stevenson (1883).
- Sous 8 ans, un livre documentaire ou un format court vaut mieux qu'une série de docufiction : pendaisons et tortures y sont fréquentes.
- Regarder puis manipuler : une chasse au trésor avec une carte et une boussole prolonge la séance mieux qu'un second épisode.
Quels documentaires sur les pirates regarder en premier ?
Commence par un documentaire d'archives ou d'archéologie, avant tout docufiction. Une fois que tu as les repères de base (Nassau, les pardons royaux de 1717-1718, la chronologie des grandes captures), les reconstitutions jouées deviennent lisibles au lieu de faire office de vérité.
Dans le sillage des pirates (Netflix, 2021, six épisodes) est sans doute le point d'entrée le plus accessible en France. La série suit la république de Nassau, Benjamin Hornigold, Edward Thatch, Samuel Bellamy et l'arrivée de Woodes Rogers, en alternant scènes jouées et interventions d'historiens. Les épisodes tiennent bien la chronologie ; les dialogues, eux, sont écrits.
Pirates : au-delà des légendes (National Geographic) travaille par portraits, de Francis Drake à Grace O'Malley en passant par John Ward, avec plus de place pour le contexte politique : qui délivrait des lettres de course, qui fermait les yeux, quand un capitaine passait du service d'un État à son propre compte.
Les documentaires d'archéologie sous-marine restent les plus factuels du lot. L'épave de la Whydah Gally, coulée en 1717 au large de Cape Cod et localisée au milieu des années 1980, a livré du matériel daté : canons, monnaies, objets personnels. On y parle d'objets qu'on peut dater et mesurer.
Enfin, Lawless Oceans traite d'un tout autre sujet : la violence en mer aujourd'hui. Programme intéressant, mais qui n'a rien à voir avec l'âge d'or de la piraterie.
Cinq programmes sur les pirates comparés
| Programme | Format | Période traitée | Appui documentaire | Public conseillé |
|---|---|---|---|---|
| Dans le sillage des pirates | Série docufiction, 6 épisodes | Nassau, 1715-1720 | Scènes jouées + historiens interviewés | Ados et adultes, scènes violentes |
| Pirates : au-delà des légendes | Série documentaire par portraits | XVIe-XVIIIe siècle | Contexte politique, sources écrites | Adultes curieux d'histoire |
| Documentaires d'épaves (Whydah, Queen Anne's Revenge) | Documentaire d'archéologie | 1715-1718 | Fouilles, objets datés | Amateurs de marine, à partir de 12 ans |
| Lawless Oceans | Enquête contemporaine | XXIe siècle | Investigation journalistique | Adultes uniquement |
| Livres et séries documentaires jeunesse | Documentaire illustré | Âge d'or, vulgarisé | Vulgarisation encadrée par l'éditeur | 4-10 ans |
Un détail à ne pas sauter : le générique de fin. Les intervenants y sont nommés avec leur institution, les archives et les musées consultés y figurent. Un épisode qui ne remercie aucun fonds d'archives ne s'appuie probablement sur aucun.
Documentaire, docufiction ou fiction : comment faire la différence à l'écran ?
Trois indices suffisent : le temps des verbes de la voix off, la présence d'acteurs sur les scènes clés, et le fait que des sources soient citées ou non. Un commentaire qui dit « Thatch aurait alors décidé » travaille avec de l'incertitude ; un commentaire qui dit « Thatch décida, furieux » écrit un roman.
Le docufiction reconstitue des dialogues que personne n'a consignés. Le procédé est légitime quand il est annoncé, par un carton, par une phrase d'ouverture, ou par un historien qui vient dire ce qu'on sait et ce qu'on suppose. Il devient trompeur quand la scène jouée sert de preuve.
La bande-son est un bon révélateur. Quand l'orchestration rappelle celle des films de Pirates des Caraïbes et que l'étalonnage passe au bleu-vert, la mise en scène a pris le pas sur l'archive. Cela ne rend pas l'épisode mauvais, cela le classe.
Trois styles se mélangent en permanence dans ce domaine : l'histoire attestée des années 1650-1730, la fiction (les films Disney, One Piece, Assassin's Creed IV) et le jeu (déguisement, chasse au trésor, décoration). Les trois sont légitimes. Aucun ne prouve les deux autres. Black Sails et Crossbones, présentées parfois comme des séries historiques, sont des fictions : bon récit, valeur documentaire nulle.
- Écoute la première minute de commentaire: conditionnel et prudence, ou affirmations sans réserve ?
- Repère qui parle: un historien, un archéologue, un plongeur, un romancier, un acteur en costume ?
- Note un nom de navire et une date, puis vérifie-les après l'épisode dans deux ouvrages différents.
- Regarde ce qui est montré à l'appui: un document d'époque filmé, un objet de fouille, ou seulement un plan de reconstitution ?
- Lis le générique de fin: archives, musées, institutions citées.
Sur quoi s'appuient réellement ces documentaires ?
Sur quatre types de matériaux, très inégaux. Le livre de 1724, les procès-verbaux d'amirauté, la correspondance administrative coloniale, et l'archéologie sous-marine. Les bons documentaires disent lequel ils utilisent ; les autres passent de l'un à l'autre sans le signaler.
Le General History of the Pyrates a été publié sous le nom de capitaine Charles Johnson, longtemps attribué à Daniel Defoe, attribution aujourd'hui largement contestée. Le livre mélange des faits recoupables (procès, dates de captures) et des passages qu'aucun document connu ne confirme. Les portraits d'Anne Bonny et de Mary Read en viennent en grande partie.
Les procès-verbaux de procès sont la meilleure matière disponible : datés, signés, contradictoires, avec des témoins qui se contredisent. Le procès de l'équipage de John Rackham, en Jamaïque en 1720, a produit un imprimé qui reste la base de ce qu'on sait de Bonny et Read. Les gazettes coloniales et les lettres de gouverneurs apportent le reste : nombre de prises, cargaisons, application des pardons royaux proclamés en 1717.

L'archéologie a changé le genre. Sur la Whydah Gally, le matériel remonté a permis de discuter concrètement de l'armement, du chargement et de la composition d'un équipage, dont la présence d'hommes venus d'Afrique de l'Ouest, embarqués sur un navire qui avait été négrier avant sa capture.
Ce qui manque presque toujours à l'écran : la voix des marins capturés, celle des passagers, celle des personnes réduites en esclavage transportées sur ces routes. Les sources existent, elles sont dispersées, elles se filment mal. Un documentaire qui y consacre dix minutes mérite d'être regardé jusqu'au bout.
Quels mythes ces documentaires entretiennent-ils encore ?
Cinq, principalement, et ils reviennent même dans des productions sérieuses, parce qu'ils sont visuellement efficaces. Aucun n'est solidement attesté pour la période 1650-1730.
- La planche: aucun cas documenté pendant l'âge d'or. Les récits de prisonniers parlent de coups, d'abandon sur un îlot, de mise à la mer en chaloupe. L'image de la planche s'installe dans l'imagerie populaire bien plus tard.
- Le trésor enfoui et la carte à la croix: invention littéraire. Le butin se composait surtout de cargaisons revendables (sucre, tissu, indigo, esclaves), partagées puis dépensées vite. Enterrer de l'argent supposait de revenir, ce que peu d'équipages pouvaient promettre.
- Le perroquet, la jambe de bois, le vocabulaire théâtral: hérités du Long John Silver de Stevenson et de ses adaptations au cinéma.
- Le Jolly Roger unique: chaque capitaine avait son pavillon. Celui attribué à Calico Jack, crâne et sabres croisés, n'est qu'un modèle parmi d'autres, à côté de ceux prêtés à Bartholomew Roberts, Edward Low ou Thomas Tew. Je détaille ces motifs un par un dans mon tour d'horizon des drapeaux pirates les plus célèbres.
- Le pirate en Robin des Bois: nuance nécessaire. Les chartes de bord existaient bel et bien, avec vote du capitaine, répartition des parts et indemnisation des blessés. La violence contre les équipages capturés existait aussi, et les mêmes hommes ont transporté des captifs. ARTE a consacré à cette question une vidéo courte et honnête, « Est-il vrai que les pirates étaient toujours des méchants ? ».
L'apport des bons programmes est justement là : la charte, le partage, la discipline de bord, le recrutement. Ce sont des sujets de documents écrits, pas de reconstitution spectaculaire, et ils en disent plus long qu'un abordage filmé au ralenti.
Que disent-ils de la navigation, et pourquoi c'est le meilleur passage ?
Parce que la réussite d'une prise se joue là, pas dans l'abordage. Trouver une route commerciale, attendre au bon endroit, s'échapper vers des fonds où une frégate ne suit pas : tout cela relève de la navigation. Un équipage passe infiniment plus d'heures à chercher le nord qu'à sauter à l'abordage.
Les outils réellement à bord tiennent en peu de choses. Un compas de route dans son habitacle, une ligne de loch pour estimer la vitesse, un sablier, une table de route pour tenir l'estime, un quartier de Davis ou un octant plus tard pour prendre la hauteur du soleil et en déduire la latitude. La longitude, elle, reste hors d'atteinte fiable pendant la majeure partie de la période : on navigue à l'estime, on remonte à la latitude d'un cap, puis on la suit. C'est lent, et cela explique des trajets qui paraissent absurdes sur une carte moderne.
Sur les navires, les documentaires insistent souvent sur les gros bâtiments capturés. Les coques qui m'intéressent sont plus petites : sloops et goélettes, faible tirant d'eau, voilure manœuvrable à peu d'hommes, capables de filer vers un haut-fond ou une passe où un navire de guerre renonce. Le rapport entre le type de coque et la tactique est un point que les séries abrègent presque toujours, alors qu'il est facile à montrer. La collection de bateaux pirate du catalogue aide d'ailleurs à visualiser ces différences de gréement une fois qu'on a l'œil.
Le quotidien, lui, disparaît au montage : les jours de calme, l'eau qui tourne dans les futailles, le carénage sur une plage pour gratter la coque, les réparations de voilure. Un compas de route ancien tient dans une main et se voit en trois secondes ; c'est le geste le plus répété de la vie de bord, et les boussoles décoratives et de jeu vendues aujourd'hui reprennent ce format de poche.
Quels documentaires montrer à un enfant, et à partir de quel âge ?
Sous 8 ans, mieux vaut un livre documentaire illustré ou un format court de dix à quinze minutes. Le docufiction pour adultes contient des pendaisons, des séances de torture et des exécutions publiques, parfois dès le premier épisode. Entre 8 et 12 ans, les documentaires d'épaves passent bien : on y voit des plongeurs, des objets, un travail de laboratoire.
Les collections jeunesse ont un avantage réel : elles répondent aux questions que les enfants posent et que les films n'abordent pas. Que mangeait-on à bord, où dormait-on, comment se lavait-on, comment devenait-on membre d'un équipage, qui décidait. Ce sont des questions de vie quotidienne, et il existe des sources pour y répondre.
Le point d'entrée qui fonctionne le mieux, à mon avis, ce sont les femmes pirates et les épaves. Grace O'Malley en Irlande au XVIe siècle, Zheng Yi Sao (Ching Shih) à la tête d'une flotte considérable en mer de Chine au début du XIXe, Anne Bonny et Mary Read jugées en 1720 : trois époques, trois mers, et des figures qui ne ressemblent pas à l'image d'Épinal.
Après la séance, le geste prend le relais. J'organise chaque année la chasse au trésor de l'anniversaire de ma nièce et de ses cousins : carte aux bords brûlés, quatre ou cinq indices dans le jardin, coffre en bois planqué sous une bâche. Ce qui fait la différence pour un enfant de six ans, c'est d'avoir un objet dans les mains entre deux indices, quelque chose à orienter, à lire, à se disputer gentiment.
Pour un enfant de 4 à 10 ans, un accessoire de jeu se juge sur trois points concrets : un format tenable dans une main, une matière légère, et une fonction réelle plutôt qu'un simple décor. Une boussole cumule les trois, et c'est le seul accessoire de cet univers qui apprenne quelque chose de vérifiable : le nord ne change pas de place selon l'humeur du porteur.
Elle ne conviendra pas à un adulte qui cherche un objet de vitrine à côté de ses maquettes : le format et la matière plastique sont pensés pour le jeu, pas pour l'étagère. Si l'idée est de décorer un bureau ou une bibliothèque, oriente-toi vers un modèle décoratif en métal, plus lourd, avec un couvercle. Et une précision d'usage qui vaut pour tout ce rayon : ces objets sont des accessoires de jeu, pas des instruments de navigation, et les répliques de sabre restent en mousse et à la maison.

Autour, deux compléments suffisent : un coffre au trésor pour l'arrivée du parcours, et une pièce de déguisement pirate choisie à la taille de l'enfant plutôt qu'un costume complet dont il enlèvera la moitié au bout d'un quart d'heure.
Où les regarder, et dans quel ordre les enchaîner ?
Les plateformes de streaming portent l'essentiel des séries récentes, les chaînes documentaires diffusent les productions National Geographic et les enquêtes d'archéologie, et les replays de service public en gardent régulièrement quelques-unes. La voie la moins connue reste la médiathèque : beaucoup proposent un accès gratuit à des catalogues de documentaires, plus des livres et des atlas maritimes que tu ne trouveras pas en streaming.
Un enchaînement qui fonctionne bien tient en trois soirées. D'abord le contexte, avec un programme qui explique la guerre de Succession d'Espagne, la démobilisation des marins et la naissance de Nassau. Ensuite un portrait de capitaine, pour voir comment une trajectoire individuelle se construit sur des documents. Enfin un documentaire d'épave, qui remet des objets sous les mots.
Un musée complète l'ensemble mieux qu'un quatrième épisode. Le musée national de la Marine, à Paris, expose des instruments de navigation et des modèles de coques qui donnent l'échelle réelle des bâtiments. Les musées maritimes portuaires, sur toute la façade atlantique, montrent le versant commerce et course. Au Musée de la Compagnie des Indes, à la citadelle de Port-Louis, en face de Lorient, on comprend en une visite pourquoi marine marchande, course et piraterie sont trois choses distinctes.
Pour le décor de visionnage, il ne faut pas grand-chose : un pavillon au mur, un tableau, une lampe basse. Deux pièces bien placées valent mieux qu'une pièce transformée en attraction. Si tu cherches ce type d'objet, la collection de boussoles pirate de Piraterie Shop en réunit plusieurs modèles, du jouet d'enfant aux versions décoratives.
Et la piraterie d'aujourd'hui : le genre en parle-t-il correctement ?
Rarement, et c'est l'angle mort principal. La quasi-totalité des programmes s'arrête vers 1730, comme si la violence en mer avait cessé avec la pendaison des derniers capitaines de Nassau.
Ce qui se passe aujourd'hui est d'une autre nature : attaques dans le golfe d'Aden, dans le golfe de Guinée, dans le détroit de Malacca et autour de la mer de Sulu, enlèvements d'équipages, rançons, morts réelles, procédures judiciaires en cours. Les organisations maritimes internationales publient des relevés d'incidents ; c'est un fait criminel documenté, pas un décor.
Lawless Oceans et les enquêtes journalistiques maritimes servent de contrepoint utile aux docufictions romantiques. Elles montrent des marins pêcheurs sous-payés, des pavillons de complaisance, des zones où aucune police ne va. Rien de tout cela n'a la même saveur qu'un pavillon noir hissé en musique, et c'est bien le sujet.
D'où une règle d'écriture que je m'applique : parler de l'âge d'or de la piraterie au passé, et ne jamais présenter la criminalité maritime actuelle comme une aventure. Les équipages qui la subissent aujourd'hui sont des salariés de la marine marchande et des pêcheurs.
Les questions qu'on me pose
Qui est le pirate le plus connu de l'histoire ?
Edward Teach, dit Barbe Noire, mort en novembre 1718 lors d'un combat contre une expédition envoyée par le gouverneur de Virginie. Sa notoriété doit beaucoup au portrait qu'en donne le livre de 1724 et à l'épave attribuée à son navire, la Queen Anne's Revenge, localisée en Caroline du Nord. Sa carrière de pirate, elle, n'a duré que deux ou trois ans.
Quelle est la phrase culte d'un pirate ?
Les phrases les plus citées sont littéraires. « Yo-ho-ho, and a bottle of rum » vient de L'Île au trésor de Stevenson. La plus célèbre attribuée à un capitaine réel, « une vie joyeuse et courte, telle sera ma devise », est prêtée à Bartholomew Roberts par le General History of the Pyrates : elle a été écrite par un auteur, pas relevée par un greffier.
Quel était le pirate le plus cruel ?
Les récits de l'époque désignent souvent Edward Low, à qui ils attribuent des tortures sur des équipages capturés. Cette réputation repose sur des témoignages de survivants et sur des gazettes coloniales, donc sur des sources partiales et difficiles à recouper. Classer les capitaines par cruauté relève plus du récit que de l'histoire.
Qui est la plus grande pirate de l'histoire ?
Par l'ampleur des forces commandées, Zheng Yi Sao, aussi connue sous le nom de Ching Shih, active en mer de Chine méridionale au début du XIXe siècle, à la tête d'une confédération de plusieurs centaines de bâtiments. Les chiffres varient selon les sources chinoises et occidentales. Grace O'Malley en Irlande et Anne Bonny aux Caraïbes sont plus connues en Europe, avec des flottes bien plus modestes.
Quelle est la différence entre un pirate, un corsaire et un flibustier ?
Le corsaire agit avec une lettre de marque délivrée par un État, en temps de guerre, et rend des comptes sur ses prises. Le pirate attaque pour son compte et relève du droit commun. Flibustier désigne les hommes qui opéraient dans les Antilles au XVIIe siècle, souvent à la limite des deux statuts, tandis que boucanier renvoie d'abord aux chasseurs installés sur Hispaniola.
Existe-t-il un documentaire adapté à un enfant de 6 ans ?
Les séries de docufiction ne le sont pas, à cause des scènes d'exécution et de torture. À cet âge, un livre documentaire animé ou un module vidéo de dix minutes destiné aux enfants fonctionne mieux, quitte à le regarder deux fois. Le meilleur relais reste le jeu juste après : une carte, un parcours d'indices, un objet à manipuler.
« Une existence brève mais agréable, voilà ce que je choisis. » Phrase prêtée à Bartholomew Roberts dans A General History of the Pyrates, publié à Londres en 1724 sous le nom de capitaine Charles Johnson.