Roche Braziliano : L'escroc flamboyant des Caraïbes
Presque tout ce qu'on sait de Roche Braziliano vient d'un seul livre : De Americaensche Zee-Roovers, publié à Amsterdam en 1678 par Alexandre Exquemelin, ancien chirurgien engagé chez les flibustiers. Le livre a marché fort, il a été traduit en allemand, en espagnol puis en anglais dans les six années qui ont suivi. Le personnage qu'on répète aujourd'hui sort de là.
Trois couches se superposent dans sa biographie : les documents d'archives, très rares, le récit d'Exquemelin, très spectaculaire, et l'imagerie moderne, cartes à collectionner, jeux vidéo, costumes. Les séparer donne un personnage plus intéressant que la liste de ses supposées cruautés.
Tu trouveras dans cet article la biographie datée, ce que les sources permettent d'affirmer, ce qu'elles laissent en suspens, et à quoi ressemblait concrètement un boucanier des Caraïbes si tu prépares une silhouette de costume.
- Né vers 1630 à Groningue, dans les Provinces-Unies, peut-être sous le nom de Gerrit Gerritszoon, exilé enfant au Brésil néerlandais : d'où le surnom « Roche le Brésilien ».
- Corsaire du côté de Bahia, puis boucanier basé à Port Royal, en Jamaïque, à partir de 1654 ; il navigue de conserve avec Henry Morgan et Joseph Bradley, et achète un navire à François l'Olonnais.
- Capturé par les Espagnols à Campeche, il se serait sorti de prison grâce à une fausse lettre de menace attribuée à ses compagnons. C'est l'épisode le mieux raconté de sa carrière.
- Les atrocités qu'on lui prête proviennent d'Exquemelin (1678), auteur dont le succès reposait sur le sensationnel : à lire comme un récit, pas comme un procès-verbal.
- Deux fins circulent : disparition en mer vers 1671, ou arrivée à Curaçao en 1681 signalée par le gouverneur Adolph Esmit. Les archives ne tranchent pas.
- Corsaire, flibustier, boucanier et pirate ne sont pas des synonymes. Braziliano a été au moins deux de ces choses, successivement.
Qui était Roche Braziliano, et son vrai nom était-il Gerrit Gerritszoon ?
Un marin néerlandais actif dans la mer des Antilles entre 1654 et 1671 environ, connu presque exclusivement par un livre imprimé après sa carrière. Aucun portrait, aucune signature, aucun acte d'état civil rattaché à lui avec certitude.
Sa famille quitte Groningue pour le Brésil néerlandais quand il est enfant, du côté de Bahia et de Recife, dans les possessions administrées par la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. En 1654, les Portugais achèvent la reconquête de ce Brésil néerlandais. Des centaines de marins, d'artisans et de petits patrons de barque perdent d'un coup leur port d'attache. Une partie de ces hommes se retrouve dans les Antilles, où l'on embarque sans qu'on vous demande grand-chose.
Le nom Gerrit Gerritszoon circule dans les ouvrages modernes comme son identité civile. C'est une hypothèse d'historiens travaillant sur des registres néerlandais ; aucun document connu ne le nomme ainsi. Exquemelin, qui a servi chez les flibustiers, ignorait son nom véritable et ne donne aucun patronyme. Les graphies du surnom varient selon les éditions : Roche, Roch, Roc, Roque, Brasiliano, Brasiliaan, Braziliano.
Pour aller plus loin sur ce point : Roche Brasiliano, sur worldhistory.org.
Corsaire, flibustier, boucanier ou pirate : qu'était-il exactement ?
Corsaire d'abord, du côté de Bahia, avec une couverture officielle néerlandaise. Boucanier ensuite, à partir de Port Royal. Pirate à la fin, quand plus aucune lettre de marque ne le protège. Le vocabulaire change parce que sa situation juridique change.
Les quatre mots ne se valent pas. Le corsaire détient une lettre de marque délivrée par un État en guerre : capturé, il doit être traité en prisonnier. Le boucanier tient son nom du boucan, la viande fumée des chasseurs d'Hispaniola, et désigne ces hommes passés de la chasse à la course, souvent avec une commission locale approximative. Le flibustier est le terme français employé aux Antilles pour ces équipages associés, qui se partagent la prise à la part convenue d'avance. Le pirate, lui, n'a rien : aucun pavillon ne le reconnaît, et sa capture se règle par une corde.
Port Royal a servi de base à tout cela. Le port jamaïcain, anglais depuis 1655, laissait les équipages armer contre les possessions espagnoles parce que ces expéditions affaiblissaient l'Espagne sans engager la Couronne. Les gouverneurs délivraient des commissions, les retiraient, les redélivraient, au rythme des traités signés à Londres.
Le premier commandement de Braziliano, selon Exquemelin, vient d'une mutinerie : mécontent de son capitaine, l'équipage le porte à la tête d'un petit navire, et sa première prise, un vaisseau espagnol chargé, est ramenée entière en Jamaïque. Récit d'Exquemelin, donc, et non pièce d'archive.
| Statut | Autorisation | Base et période | Cas de Roche Braziliano |
|---|---|---|---|
| Corsaire | Lettre de marque d'un État en guerre | Bahia, Brésil néerlandais, avant 1654 | Course contre les navires ennemis pour le compte des intérêts néerlandais |
| Boucanier | Tolérance locale, commission parfois floue | Port Royal, Jamaïque, à partir de 1654 | Expéditions armées depuis la Jamaïque anglaise contre les possessions espagnoles |
| Flibustier | Association d'équipage, partage à la part | Mer des Antilles, 1660-1671 | Navigue de conserve avec Henry Morgan et Joseph Bradley |
| Pirate | Aucune : hors la loi de tous les pavillons | Après le traité de Madrid (1670) | Capturé par les Espagnols, jugé, puis disparu des registres |
Sur quels navires naviguait-il, et pourquoi ce type de bateau ?
De petites unités rapides : sloops, barques longues, coques achetées ou prises à l'ennemi. Jamais de gros vaisseau. Un boucanier des Antilles n'a pas les hommes ni l'argent pour armer un trois-mâts de guerre.
Le sloop des Caraïbes tire peu d'eau, porte un mât et une voilure simple à manœuvrer, et se réfugie dans des hauts-fonds où une frégate espagnole ne peut pas le suivre. On l'échoue pour le caréner sur une plage, on repart en trois jours. J'ai un faible pour ces coques légères, parce que tout y est lisible : le nombre d'hommes nécessaires, la surface de voile, la limite au-delà de laquelle on ne sort pas. Sur un gros vaisseau, ces arbitrages se noient ; sur un sloop, ils sautent aux yeux.

Exquemelin rapporte que Braziliano acheta un navire à François l'Olonnais. C'était courant : une coque se transmettait entre capitaines contre argent ou contre part sur les prises futures, sans acte enregistré ailleurs que dans la mémoire de l'équipage. Si tu veux voir à quoi ressemblent ces gréements côtiers, j'ai détaillé le cas d'une goélette agile passée à la piraterie, et les maquettes et sets de la collection bateaux pirate permettent de comparer les voilures à l'œil.
L'abordage, concrètement, se joue sur quelques mètres carrés. On accroche avec des grappins, on saute par-dessus des filets, on se bat sur un pont encombré de cordages, de canons et de gréement. D'où le coutelas, aussi appelé sabre d'abordage : une lame courte et large, faite pour un espace réduit. L'image du sabre tenu entre les dents vient de là : quand on grimpe le long d'un bord, les deux mains servent à monter.

Était-il aussi cruel qu'on le dit ?
Les épisodes célèbres viennent tous du même livre. Les fermiers espagnols rôtis sur des broches de bois, le pistolet braqué sur celui qui refusait de boire avec lui : Exquemelin, 1678. Aucun document administratif connu ne confirme ces scènes.
Alexandre Exquemelin a servi comme chirurgien chez les flibustiers, il a vu de près plusieurs expéditions, et il a écrit son témoignage une fois rentré en Europe. Son livre est une source de premier ordre pour le quotidien de la flibuste, les contrats de partage, les soins, la vie à terre. Il est aussi un objet commercial : ce qui se vendait, dans les Provinces-Unies protestantes des années 1670, c'était le récit de la violence dans les colonies espagnoles. On peut consulter les éditions anciennes de son ouvrage, notamment ses traductions anglaises, sur les catalogues numérisés du domaine public.
Les traductions ont ensuite travaillé le texte selon le camp de l'éditeur. Un même chapitre n'a pas le même contenu dans l'édition néerlandaise, dans l'espagnole et dans l'anglaise : on ajoute, on retire, on corrige les torts. Henry Morgan, devenu notable en Jamaïque, a attaqué en justice ses éditeurs anglais pour diffamation dans les années 1680 et obtenu réparation. C'est un bon indicateur du statut réel de ce livre : un récit disputé de son vivant même.
Il faut ajouter que la réputation d'atrocité avait une fonction. Un équipage marchand qui se sait attaqué par un homme réputé sans pitié amène son pavillon sans se battre, ce qui épargne les blessés et la coque. La férocité s'entretenait donc comme un outil, à terre, dans les tavernes, en laissant courir les histoires. Cela ne prouve pas que rien n'a eu lieu ; cela explique pourquoi la mesure exacte nous échappe.
Les mentions administratives, elles, sont courtes : quelques lignes de correspondance coloniale, une capture enregistrée du côté espagnol, un signalement tardif. Ces pièces donnent des dates et des lieux, jamais des scènes. À mon avis, on gagne plus à raconter la légende en la datant qu'à la répéter comme un fait établi.
- Identifier le document avant l'anecdote : registre portuaire, procès-verbal, correspondance de gouverneur, ou récit imprimé pour être vendu.
- Regarder la date d'écriture, pas seulement la date des faits : trente ans d'écart changent tout.
- Vérifier l'édition quand la source est un livre traduit, parce que le contenu varie d'une langue à l'autre.
- Chercher un deuxième document d'une autre nature ; s'il n'existe pas, dire que l'épisode repose sur un seul témoignage.
- Noter les blancs plutôt que les combler : un trou de dix ans dans une biographie est une information en soi.
Comment s'est-il évadé de la prison espagnole de Campeche ?
Par une lettre fabriquée. Le document, censé provenir de ses compagnons restés en mer, promettait de raser la ville et de ne faire aucun quartier s'il lui arrivait malheur. Les autorités locales, selon le récit, ont préféré l'expédier ailleurs plutôt que de le pendre sur place.
Campeche, sur la côte du Yucatán, était un presidio espagnol fortifié, exposé aux raids et régulièrement attaqué au cours du siècle. Le sort habituel d'un flibustier capturé n'y était pas doux : la corde, ou l'envoi aux travaux forcés. Braziliano est transféré vers l'Espagne pour y être jugé. Puis on le retrouve à Port Royal. Entre les deux, la documentation ne dit rien du tout, et je préfère m'arrêter là plutôt que d'inventer une traversée.
Le bluff par courrier est plus crédible qu'il n'y paraît. Une administration coloniale espagnole isolée mettait des semaines à faire confirmer une information par Mexico ou par Séville, la garnison manquait d'hommes, et la menace de représailles sur une ville côtière n'avait rien d'abstrait : les raids sur les ports du golfe étaient une réalité annuelle. Face à une lettre non vérifiable, laisser filer le prisonnier vers un tribunal lointain coûtait moins cher qu'un incendie.
C'est dans cet épisode que le mot « escroc » a du sens : un faux, une signature usurpée, une administration prise à son propre besoin de couverture. Bien plus que dans le costume ou dans les beuveries de Port Royal.
Que lui est-il arrivé à la fin, et pourquoi deux dates circulent-elles ?
Aucune tombe, aucun acte de décès, aucun procès conclu. Deux versions cohabitent dans les ouvrages, et les archives connues ne permettent pas de choisir.
La première version le fait disparaître en mer vers 1671, sans autre précision. C'est celle que reprennent les vieilles encyclopédies maritimes, souvent parce qu'après cette date son nom cesse d'apparaître dans les récits d'expédition.
La seconde s'appuie sur un signalement plus tardif : Adolph Esmit, gouverneur de Saint-Thomas, mentionne en 1683 l'arrivée à Curaçao, deux ans plus tôt, d'un homme porteur de papiers français identifié comme Braziliano. De là vient la date de mort vers 1681 retenue aujourd'hui par plusieurs notices. Un signalement de gouverneur n'est pas un acte de décès, mais il vaut mieux qu'un silence.
Le contexte explique la fin des traces. Le traité de Madrid, en 1670, engage l'Angleterre à cesser la course contre l'Espagne dans les Antilles. Les commissions se raréfient, les gouverneurs de la Jamaïque commencent à poursuivre ceux qu'ils armaient, et Port Royal cesse peu à peu d'être un abri commode. Beaucoup de capitaines de cette génération sortent des registres à ce moment-là, sans qu'on sache s'ils sont morts, rangés ou passés sous un autre pavillon.
Détail de lecture utile : dans une notice biographique, un « c. » ou « vers » devant une date signifie que personne ne l'a lue sur un document. Compte au minimum une marge de plusieurs années. Quand toutes les dates d'une fiche portent ce « c. », tu as affaire à une biographie reconstituée, pas à un dossier.
Comment reconnaît-on un boucanier des Caraïbes sur une image ?
Au foulard noué sur la tête, à la chemise de toile ample et au coutelas court passé dans une ceinture large. Pas au tricorne : ce chapeau se répand plus tard et appartient plutôt aux marines d'État et aux officiers.
La gravure qui accompagne le chapitre d'Exquemelin en 1678 est la seule image dite d'époque de Braziliano. C'est une illustration commandée par un éditeur pour vendre un livre, exécutée en Europe par un graveur qui n'avait jamais vu l'homme. Elle montre comment on imaginait un boucanier à Amsterdam, sans rapport avec les traits réels du capitaine.
Ensuite, l'imagerie devient un produit. À la fin des années 1880, la firme américaine Allen & Ginter glisse dans ses paquets de cigarettes une série de cartes chromolithographiées consacrée aux pirates des Antilles, avec costumes, poses et couleurs vives. Le pirate cesse alors d'être un sujet d'histoire pour devenir un motif à collectionner, à côté des joueurs de base-ball et des drapeaux du monde.

Ce que la fiction contemporaine retient du boucanier tient en trois éléments : le foulard, la tête de mort et la lame en bouche. Ces trois signes viennent des récits d'abordage et de l'iconographie de librairie, et ils ont traversé trois siècles sans changer beaucoup. C'est aussi pour cela qu'on les reconnaît en un instant sur un objet, un t-shirt ou une bague.
Comment s'inspirer de ce personnage sans tomber dans le costume de supermarché
Pars du boucanier réel plutôt que du capitaine d'opérette. Foulard, chemise ample, ceinture large, bottes souples : quatre pièces suffisent à obtenir une silhouette juste, sans perruque en nylon ni dents noircies au crayon.
Pour une soirée costumée ou un carnaval, la collection déguisements pirate permet de composer cette silhouette par public et par taille. Deux règles simples pour les enfants : les accessoires en mousse plutôt que rigides, et ces objets restent à la maison ou dans la salle de fête, pas sur la voie publique. Une réplique de sabre est un accessoire de costume, rien d'autre.
Pour un bureau ou une bibliothèque, l'ambiance de Port Royal passe mieux par des objets que par une affiche de film. Un coffre au trésor en bois posé au sol contre une bibliothèque, une carte marine ancienne encadrée au-dessus, et le sujet est là. Mesure la place disponible avant de commander un coffre : ces objets prennent plus de volume qu'on ne l'imagine sur une photo.
Reste ce qu'on garde sur soi. Une bague à tête de mort coiffée d'un foulard, avec un sabre tenu entre les dents, reprend précisément l'iconographie décrite plus haut, celle du boucanier et non celle de l'officier. Portée tous les jours, la question devient celle du métal : en acier inoxydable 316L, l'anneau ne noircit pas et supporte l'eau chlorée d'une piscine, ce que ne fait pas un laiton doré.
Si tu travailles de tes mains avec des gants épais, ou si tu cherches un bijou qui passe inaperçu en réunion, ce type de chevalière à motif en relief n'est pas le bon choix : un bracelet en acier ou un pendentif sous la chemise se supporte mieux dans ces conditions. Et pour un enfant, une bague en métal n'a pas d'intérêt : le foulard et le coutelas en mousse suffisent largement.
Pour l'entretien, l'acier se nettoie à l'eau tiède avec un savon doux et se sèche au chiffon. On retire la bague avant les travaux manuels lourds : ce qui abîme un bijou de ce genre, ce n'est pas l'eau, c'est le choc contre une surface dure. D'autres motifs de la même famille, crâne, ancre, gouvernail, sont rassemblés dans la collection de bagues pirate en acier de Piraterie Shop, si tu veux comparer les reliefs avant de choisir.
Les questions qu'on me pose
Roche Braziliano a-t-il réellement existé ?
Oui, son existence n'est pas contestée. Outre le récit d'Exquemelin, la correspondance coloniale le mentionne, notamment la lettre du gouverneur Adolph Esmit en 1683. Ce qui est incertain, ce sont son nom civil, la plupart des dates et la totalité des scènes de cruauté qu'on lui attribue.
Pourquoi l'appelle-t-on « le Brésilien » alors qu'il est né aux Pays-Bas ?
Parce qu'il a grandi au Brésil néerlandais, du côté de Bahia et de Recife, où sa famille s'était installée. Dans les équipages mêlés des Antilles, on désignait un homme par sa provenance la plus parlante : pour un Néerlandais arrivé du Brésil, « Roche le Brésilien » suffisait à le distinguer des autres Roche.
Quel était le vrai nom de Roche Braziliano ?
On l'ignore avec certitude. L'hypothèse la plus répandue, Gerrit Gerritszoon, provient de recherches modernes dans des sources néerlandaises et non d'un document qui le nommerait ainsi. Exquemelin lui-même ignorait son nom véritable et ne cite que le surnom.
Roche Braziliano a-t-il navigué avec Henry Morgan ?
Il a participé à des expéditions menées de conserve avec Morgan et avec Joseph Bradley dans les années 1660, chacun commandant son propre navire. Ce n'était pas une flotte au sens militaire, mais une association temporaire d'équipages qui se partageaient la prise selon un contrat convenu avant le départ.
Comment est mort Roche Braziliano ?
Personne ne le sait. Une version le fait disparaître en mer vers 1671, une autre s'appuie sur le signalement du gouverneur Adolph Esmit, qui mentionne en 1683 son arrivée à Curaçao en 1681, d'où la date de mort vers 1681 souvent retenue. Il n'existe ni tombe, ni acte de décès, ni exécution enregistrée.
Roche Braziliano avait-il un pavillon ou un Jolly Roger à lui ?
Aucun pavillon personnel ne lui est attribué par une source du XVIIe siècle. Les Jolly Rogers individuels, avec squelette, sablier ou cœur transpercé, appartiennent surtout à la génération suivante, celle des années 1710-1720. Un motif vendu aujourd'hui sous son nom est une création moderne, ce qui n'enlève rien à son intérêt décoratif.
Quelle taille de bague choisir, et comment l'entretenir au quotidien ?
La taille française correspond à la circonférence du doigt en millimètres : mesure avec une bandelette de papier en fin de journée, et prends la taille immédiatement supérieure si tu tombes entre deux, en vérifiant que l'anneau passe l'articulation. Pour l'entretien, eau tiède, savon doux, séchage au chiffon ; l'acier inoxydable 316L ne noircit pas et résiste au chlore, mais un anneau retiré avant le bricolage garde son relief plus longtemps.
Devant un nom de la flibuste, la première question utile est : quel document l'atteste, et de quand date-t-il ? Pour Roche Braziliano, tout ramène à un livre imprimé à Amsterdam en 1678.