Pedro de Alvarado - Conquistador espagnol
Les Mexicas ne l'ont pas appelé Alvarado. Ils l'ont appelé Tonatiuh, « le Soleil » en nahuatl, à cause de ses cheveux clairs. Le surnom est resté attaché à Pedro de Alvarado, capitaine castillan né vers 1485 à Badajoz, celui qui commandait la garnison espagnole de Tenochtitlán en mai 1520, quand la noblesse mexica a été massacrée dans l'enceinte du Templo Mayor.
Tu trouves ici sa chronologie complète, théâtre par théâtre : Hispaniola, Cuba, le Yucatán, la vallée de Mexico, le Guatemala, le Salvador, l'Équateur, et sa mort en 1541. Avec les dates attestées, les endroits où les sources divergent, et une méthode courte pour lire ces récits sans avaler la première version qui passe.

Il y a aussi une question de statut à régler tôt, parce que c'est elle qui embrouille tout le reste : un conquistador, un corsaire, un flibustier et un pirate n'ont ni le même mandat, ni le même siècle.
- Pedro de Alvarado y Contreras, né vers 1485 à Badajoz, mort le 4 juillet 1541 en Nouvelle-Espagne, est un conquistador castillan. Ni pirate, ni corsaire.
- Commandant en second d'Hernán Cortés dès 1519, il dirige un des onze navires de la flotte, puis les troupes laissées dans Tenochtitlán.
- Le massacre du Templo Mayor, en mai 1520, qu'il ordonne, déclenche le soulèvement mexica et la retraite espagnole appelée Noche Triste.
- À partir de 1524, il conquiert le Guatemala et le futur Salvador, fonde Santiago de los Caballeros et devient gouverneur du Guatemala en 1527.
- Les Mexicas le surnomment Tonatiuh, « le Soleil ». Les sources indigènes et les chroniques espagnoles le décrivent de façons très différentes.
- C'est l'empire issu de ces conquêtes, et ses convois d'argent, qui nourrit ensuite la piraterie caribéenne des XVIIe et XVIIIe siècles.
Badajoz, vers 1485 : une famille d'Estrémadure tournée vers les Indes
Alvarado naît vers 1485 à Badajoz, en Estrémadure, dans la Couronne de Castille. Son père, Gómez de Alvarado, est un homme d'armes de la frontière portugaise. La date exacte de naissance n'est pas établie : les auteurs proposent 1485, parfois 1486, parfois un peu avant.
L'Estrémadure du début du XVIe siècle est une région pauvre, militarisée, où les cadets de petite noblesse n'héritent de rien. Hernán Cortés vient de Medellín, Francisco Pizarro de Trujillo, Vasco Núñez de Balboa de Jerez de los Caballeros. Trois villes à moins de cent kilomètres de Badajoz. Ce n'est pas un hasard de géographie : les réseaux familiaux et militaires y fonctionnaient comme des filières de recrutement.

Vers 1510, Alvarado s'embarque pour les Antilles avec ses frères, dont Jorge, Gonzalo et Gómez. Partir aux Indes, à cette époque, ne veut pas dire toucher une solde. On s'engage par contrat, dans une expédition financée par un gouverneur ou par une capitulación accordée par la Couronne, qui fixe la part du roi et celle des participants. Ce qu'on va y chercher, c'est un titre, une charge, une part de butin et des terres avec la main-d'œuvre qui va avec.
Hispaniola, Cuba, Yucatán : l'apprentissage d'un capitaine (1510-1518)
Sa base de départ est Hispaniola, première colonie espagnole des Amériques, avant qu'il ne passe à Cuba. Il participe à la conquête de l'île en 1511 sous Diego Velázquez de Cuéllar, puis apparaît au printemps 1518 comme capitaine d'un navire dans l'expédition de Juan de Grijalva vers le Yucatán.

Cette expédition compte parce qu'elle rapporte les premiers renseignements sérieux sur un empire riche à l'intérieur des terres. Alvarado se brouille avec Grijalva et rentre à Cuba avant les autres, avec de l'or et des récits sur les tributs de Moctezuma II. Grijalva le lui reproche. Velázquez, lui, écoute.
Bernal Díaz del Castillo, qui a servi avec lui, décrit un homme de belle allure, agile, souriant en permanence, très soigné de sa personne. Le même chroniqueur raconte plus loin des faits qui n'ont rien d'aimable. Cet écart entre le portrait physique et la conduite revient dans presque toutes les notices consacrées à Alvarado, et il vaut mieux le garder en tête que le résoudre.
Les noms de lieux, à ce stade, sont déjà tous castillans : Hispaniola, Santiago de Cuba, Yucatán. Cette langue-là restera celle de la mer des Caraïbes pendant deux siècles, bien avant l'anglais des films de pirates, et on la retrouve jusque sur les t-shirts pirates à inscriptions espagnoles qui reprennent des mots comme cuidado ou pirata.
1519-1520, Tenochtitlán : du commandement en second au massacre du Templo Mayor
En février 1519, la flotte de Cortés quitte Cuba avec onze navires. Alvarado en commande un et devient très vite le lieutenant principal de l'expédition, celui à qui on confie les détachements séparés.
L'alliance de Tlaxcala, à l'automne 1519, est le tournant militaire de toute la campagne : les Tlaxcaltèques, ennemis déclarés des Mexicas, fournissent des milliers de guerriers. Les seigneurs tlaxcaltèques donnent à Alvarado une femme de leur noblesse, Tecuelhuatzin, baptisée Luisa Xicoténcatl, dont il aura des enfants. Ce genre d'union scellait une alliance politique, il n'a pas le sens qu'on donnerait aujourd'hui à un mariage.
En mai 1520, Cortés quitte Tenochtitlán pour aller affronter Pánfilo de Narváez, envoyé de Cuba pour l'arrêter, et laisse Alvarado à la tête de la garnison. Pendant la fête de Toxcatl, célébration de Huitzilopochtli, la noblesse mexica est réunie dans l'enceinte sacrée pour danser. Alvarado fait fermer les accès et exécuter les participants, qui n'étaient pas armés pour un combat.
La version espagnole, transmise par les compagnons de Cortés, invoque un complot en préparation et une frappe préventive. Les récits nahuas recueillis plus tard, notamment ceux compilés par Bernardino de Sahagún, décrivent une attaque contre des danseurs désarmés. Les deux versions ne se recoupent que sur un point : après ce jour-là, la ville se soulève.
La retraite a lieu dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1520, sur les chaussées du lac. C'est la Noche Triste, la déroute la plus lourde des Espagnols dans la vallée de Mexico. La tradition y place le « saut d'Alvarado », un franchissement de brèche à la lance qui lui aurait sauvé la vie. Bernal Díaz, présent cette nuit-là, en doute déjà dans sa chronique. Le lieu porte pourtant encore son nom à Mexico.
Guatemala et Salvador, 1524 : Tonatiuh face aux Quichés et aux Cakchiquels
Alvarado entre au Guatemala au début de 1524 par la côte pacifique, à la tête d'une colonne où les Espagnols sont une minorité. L'essentiel de la troupe est composé d'auxiliaires mexicas, tlaxcaltèques et cholultèques. C'est de ces alliés que vient le nom nahuatl de Tonatiuh, repris ensuite par les scribes mayas.
La campagne se déroule en deux temps. D'abord la guerre contre les Mayas Quichés, avec les affrontements de la plaine de Quetzaltenango et la prise de leur capitale Q'umarkaj, appelée Utatlán par les Espagnols. La tradition guatémaltèque place là la mort du chef Tecún Umán, tué par Alvarado en combat singulier ; les historiens discutent encore la valeur documentaire de cet épisode, et je ne le donnerai pas pour établi.

Ensuite l'alliance avec les Cakchiquels d'Iximché, puis son retournement : les exigences de tribut et de main-d'œuvre déclenchent leur révolte quelques mois plus tard, et une guerre qui traîne des années. Les Annales des Cakchiquels, chronique indigène en langue cakchiquel, racontent cette période sous le nom de Tunatiuh. Le 25 juillet 1524, Alvarado fonde Santiago de los Caballeros de Guatemala près d'Iximché. La ville sera déplacée deux fois : c'est de ce troisième site que vient l'Antigua d'aujourd'hui.
En juin 1524, la colonne pousse vers le sud-est, dans le territoire de Cuzcatlán, futur Salvador. Les récits rapportent qu'Alvarado y reçoit une flèche dans la jambe, blessure dont il est resté diminué. Le Honduras viendra plus tard, avec la fondation de San Pedro Sula en 1536.
En 1527, après un passage en Espagne, il obtient le gouvernorat du Guatemala et le titre d'adelantado. Dans les mêmes années, des plaintes remontent à la Couronne sur sa conduite, celles de colons comme celles de religieux, et il devra rendre des comptes lors d'une residencia, la procédure d'examen des officiers royaux.
Ce point est détaillé dans Pedro de Alvarado (worldhistory.org).
Équateur, Moluques, Mixtón : les dernières ambitions et la mort en 1541
En 1534, Alvarado débarque sur la côte de l'actuel Équateur avec une flotte et plusieurs centaines d'hommes, pour se tailler une part du Pérou face à Pizarro et Almagro. L'affaire se règle par un rachat : Diego de Almagro lui verse une indemnité, Alvarado repart au Guatemala sans avoir combattu.
Côté position sociale, il épouse Francisca de la Cueva, nièce du duc d'Alburquerque, morte peu après son arrivée aux Indes, puis sa sœur Beatriz de la Cueva. Cette parenté avec une grande maison castillane compte autant que ses titres pour tenir un gouvernorat éloigné.
Entre 1539 et 1540, il arme une flotte sur la côte pacifique du Guatemala pour un projet transpacifique vers les Moluques, les îles aux épices, et signe un accord avec le vice-roi Antonio de Mendoza. Ces navires de la flotte ne partiront jamais vers l'Asie : ils sont détournés vers d'autres besognes coloniales.
Il meurt le 4 juillet 1541 pendant la guerre du Mixtón, révolte indigène de Nouvelle-Galice. Au cours d'un repli désordonné près de Nochistlán, un cheval glisse sur la pente et l'écrase. Il est transporté à Guadalajara, où il expire quelques jours plus tard. Sa veuve Beatriz de la Cueva lui succède brièvement à la tête du Guatemala et meurt à son tour deux mois plus tard, en septembre 1541, lors de la destruction de la capitale par une coulée de boue.
Ce qu'il laisse : un gouvernorat organisé, des villes fondées, et une réputation de cruauté que même certains de ses compagnons d'armes ont consignée par écrit.
Quatre conquistadors espagnols : repères comparés
| Conquistador | Dates | Zone conquise | Titre obtenu | Fin de vie |
|---|---|---|---|---|
| Pedro de Alvarado | V. 1485-1541 | Mexique (second de Cortés), Guatemala, Salvador, Honduras | Adelantado, gouverneur du Guatemala (1527) | Mort au combat lors de la guerre du Mixtón, 4 juillet 1541 |
| Hernán Cortés | 1485-1547 | Empire aztèque, Mexique central | Marquis de la Vallée d'Oaxaca | Mort en Espagne, écarté du pouvoir colonial |
| Francisco Pizarro | V. 1478-1541 | Empire inca, Pérou | Gouverneur de Nouvelle-Castille | Assassiné à Lima par le clan Almagro |
| Vasco Núñez de Balboa | V. 1475-1519 | Isthme de Panama, traversée jusqu'au Pacifique | Adelantado de la mer du Sud | Exécuté sur ordre du gouverneur Pedrarias Dávila |
Conquistador, corsaire, flibustier, pirate : quatre statuts à ne pas confondre
Alvarado n'entre dans aucune case pirate, et pas pour des raisons de morale : pour des raisons de mandat et de date. Il agissait sous autorité royale castillane, dans un cadre écrit, un siècle avant l'apparition des flibustiers des Caraïbes.
- Le conquistador opère sous capitulación, un contrat passé avec la Couronne qui fixe l'objectif, la part du roi et les titres espérés. Le butin est enregistré, taxé, partagé.
- Le corsaire détient une lettre de marque délivrée par un souverain et ne peut attaquer que les navires d'un ennemi en guerre déclarée. S'il est pris, il relève en principe du droit de la guerre.
- Le pirate n'a aucun mandat. Il attaque pour son compte, ce qui l'expose à la pendaison quel que soit le pavillon de sa victime.
- Le flibustier et le boucanier sont des figures caribéennes du XVIIe siècle, liées à la Tortue et à la côte de Saint-Domingue. Alvarado était mort depuis plus de cent ans quand elles apparaissent.
Le lien entre les deux mondes est économique. L'argent américain, celui de Potosí et de Zacatecas, remonte vers l'Espagne par convois : la flotte de Nouvelle-Espagne et les galions de Terre-Ferme, qui se regroupaient à La Havane. Ces convois attirent d'abord des corsaires mandatés. Dès 1523, le Dieppois Jean Fleury capture au large des Açores deux des trois navires qui rapportaient le trésor envoyé par Cortés. En 1628, dans la baie de Matanzas, à Cuba, le Hollandais Piet Heyn s'emparait de la flotte d'argent entière pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. La piraterie sans mandat prospère ensuite dans les mêmes eaux, sur les mêmes routes.
Une précision qui n'a rien de rhétorique : on parle ici d'histoire au passé. La piraterie maritime contemporaine est un délit poursuivi par le droit international.
Lire les sources sur Alvarado sans se faire piéger
Quatre familles de sources parlent d'Alvarado, et elles ne disent pas la même chose. Les connaître évite de recopier une version en croyant lire un fait.
Bernal Díaz del Castillo a servi dans l'expédition de Cortés et écrit son Historia verdadera de la conquista de la Nueva España des décennies plus tard, au Guatemala, en réaction aux récits de cour. Témoin oculaire, donc précieux ; mémoire tardive et plume orientée, donc à croiser.
Les sources pictographiques indigènes, dont le Lienzo de Tlaxcala, réalisé vers le milieu du XVIe siècle, montrent les campagnes du point de vue des alliés tlaxcaltèques : Alvarado y figure au milieu de guerriers indigènes, ce qui rend visible un fait que les chroniques espagnoles minimisent, la part écrasante des auxiliaires dans ces armées.
Les chroniques en langues indigènes, comme les Annales des Cakchiquels, donnent le point de vue des vaincus, avec leurs propres dates et leurs propres priorités : tributs exigés, épidémies, déplacements de population.
La leyenda negra, enfin, désigne la propagande anti-espagnole diffusée en Angleterre et aux Pays-Bas à partir du XVIe siècle, souvent nourrie des écrits de Bartolomé de las Casas. La difficulté est de séparer la critique documentée, qui existe et qui est solide, de la polémique entre puissances rivales.
- Regarde qui écrit, quand, et pour qui : un mémoire adressé à la Couronne n'a pas le même angle qu'une chronique locale.
- Vérifie si la date est attestée ou reconstituée. « Vers 1485 » pour la naissance, « 4 juillet 1541 » pour la mort : la précision n'est pas la même.
- Cherche le nom de lieu indigène derrière le nom espagnol. Q'umarkaj et Utatlán désignent la même capitale quiché.
- Compte les effectifs avec méfiance : les chiffres de troupes indigènes sont presque toujours arrondis vers le haut dans les récits de vainqueurs.
- Note ce que la source ne pouvait pas savoir. Un chroniqueur resté à Cuba ne décrit pas une bataille du Guatemala de première main.
Pour un point d'entrée fiable et court sur sa biographie, la notice de l'Encyclopædia Britannica consacrée à Pedro de Alvarado donne les dates et les théâtres sans romancer.
Afficher l'imaginaire hispano-caribéen chez soi ou sur soi
Ce qui identifie l'univers pirate au premier regard, c'est le noir associé au crâne et aux os croisés : une combinaison héritée des pavillons de l'âge d'or, pas de l'époque d'Alvarado. Les conquistadors, eux, ont laissé une langue et des noms de lieux, et c'est là que les deux imaginaires se rejoignent.
Pour un mur de bureau ou de salon, une carte marine ancienne et un pavillon suffisent, à condition de savoir de quel pavillon il s'agit et de pouvoir le dire. Un drapeau accompagné de sa légende n'a plus le même statut qu'un simple élément de décor. Je préfère les tracés faits à la main, un peu de travers, aux impressions strictement symétriques.
Sur soi, le raccourci le plus direct entre les deux périodes, c'est le mot castillan posé à côté du Jolly Roger. Un vêtement porté souvent demande deux vérifications avant toute considération de style : la maille, et la taille. Une maille polycoton à grammage élevé reste souple, respire, et se lave en machine à 30 °C sans devenir râpeuse. Quant à la coupe, beaucoup de t-shirts imprimés taillent petit, ce qui se règle en montant d'une taille plutôt qu'en espérant que ça passe.
Il ne conviendra pas si tu cherches une tenue de conquistador pour une soirée à thème : là, il faut une chemise, une ceinture large, des bottes et des accessoires, du côté des déguisements pirate complets. Et si le motif de tête de mort te gêne au bureau, un imprimé centré de cette taille ne se fait pas oublier sous une chemise ouverte. Les sabres, crochets et pistolets vendus dans cet univers sont des répliques décoratives et des accessoires de costume : ils ne se portent pas dans la rue.
Côté marine, la période d'Alvarado se raconte aussi par les navires : caraques et caravelles pour les traversées du début du siècle, galions pour les convois d'argent qui viendront après. Si tu veux creuser ce point, j'ai écrit un article sur les grands voiliers et leur rôle dans l'histoire maritime, où je compare leur voilure à celle des petits gréements que je préfère. Une maquette ou un set de construction posé sur une étagère demande deux mesures avant commande : la hauteur disponible, et la longueur du beaupré en plus de la coque.
Pour la partie vêtement, les modèles à inscriptions espagnoles et les motifs de Jolly Roger sont regroupés dans la collection de t-shirts pirate, avec les tailles disponibles indiquées modèle par modèle.
Questions pratiques
Qui sont les principaux conquistadors espagnols ?
Les noms les plus documentés sont Hernán Cortés au Mexique, Francisco Pizarro au Pérou, Vasco Núñez de Balboa à Panama, Pedro de Alvarado au Guatemala et au Salvador, Diego de Almagro au Chili, Francisco de Orellana sur l'Amazone et Pedro de Valdivia au Chili également. Beaucoup viennent d'Estrémadure et se connaissaient par des liens familiaux ou régionaux. Le tableau plus haut compare quatre d'entre eux sur leurs dates, leurs titres et leur fin de vie.
Qui est le conquistador, et quelle différence avec un corsaire ou un pirate ?
Un conquistador est un capitaine ou un soldat espagnol qui conquiert des territoires américains sous contrat avec la Couronne, pour obtenir un titre, des terres et une part de butin déclarée. Le corsaire, lui, attaque des navires ennemis avec une lettre de marque, uniquement en temps de guerre. Le pirate agit sans aucun mandat et est poursuivi par tous les États, y compris le sien.
Pourquoi Pedro de Alvarado était-il surnommé Tonatiuh ?
Tonatiuh signifie « le Soleil » en nahuatl, et le surnom lui est venu de ses cheveux clairs, remarqués par les Mexicas et par les alliés tlaxcaltèques qui composaient l'essentiel de ses troupes. Les scribes mayas l'ont repris sous la forme Tunatiuh, notamment dans les Annales des Cakchiquels. C'est l'un des rares surnoms de conquistador attesté par des sources indigènes plutôt qu'espagnoles.
Qu'est-ce que le massacre du Templo Mayor et quel rôle Alvarado y a-t-il joué ?
En mai 1520, pendant la fête de Toxcatl célébrée dans l'enceinte du Templo Mayor de Tenochtitlán, Alvarado, laissé au commandement par Cortés, fait fermer les accès et exécuter la noblesse mexica rassemblée pour danser. Les chroniques espagnoles évoquent un complot qu'il aurait voulu devancer, les récits nahuas décrivent une attaque contre des gens désarmés. La conséquence, elle, n'est pas contestée : la ville se soulève et les Espagnols doivent fuir six semaines plus tard.
Comment et où est mort Pedro de Alvarado ?
Il est mort le 4 juillet 1541, pendant la guerre du Mixtón, une révolte indigène du nord-ouest de la Nouvelle-Espagne. Lors d'un repli près de Nochistlán, un cheval a glissé sur la pente et l'a écrasé ; il a été transporté à Guadalajara où il est mort de ses blessures. Sa veuve Beatriz de la Cueva lui a succédé quelques jours au gouvernorat du Guatemala avant de mourir dans la destruction de la capitale.
Les conquistadors espagnols ont-ils été attaqués par des pirates ?
Du vivant d'Alvarado, les attaques venaient surtout de corsaires français mandatés : dès 1523, Jean Fleury capturait au large des Açores deux navires chargés du trésor envoyé par Cortés. La piraterie caribéenne proprement dite, sans lettre de marque, se développe un siècle plus tard, quand les convois d'argent sont devenus réguliers et connus de tous. Les deux phénomènes se suivent dans le temps, ils ne se confondent pas.
Ce t-shirt noir à inscription espagnole s'entretient comment, et quelle taille prendre ?
La description indique un lavage en machine à 30 °C, ce qui limite le rétrécissement et préserve l'impression ; pour un imprimé de ce type, laver à l'envers et éviter le sèche-linge prolonge la netteté du motif. Sur la taille, le modèle est annoncé comme taillant assez petit, avec un conseil clair : monter d'une taille et vérifier le guide des tailles. Si tu hésites entre deux, la plus grande est la moins risquée sur un vêtement qui doit rester souple aux épaules.
Quand tu lis une notice sur un conquistador, note d'abord la date et le lieu, puis demande-toi qui tenait la plume. C'est le seul tri qui tient, et il fonctionne aussi bien pour Alvarado que pour un capitaine pirate de la génération suivante.