John Coxon : L'énigmatique boucanier des Caraïbes
En juillet 1677, John Coxon rentre à Port Royal après avoir mis à sac Santa Marta, sur la côte de l'actuelle Colombie. Il se soumet au gouverneur de la Jamaïque, Vaughan, et lui livre l'évêque de la ville, que sa troupe avait emmené pour rançon. Il obtient l'amnistie. Il n'en revient pas moins, ensuite, à la flibuste.
Ce va-et-vient entre la légalité et le pillage n'est pas un accident de parcours chez lui, c'est son mode de fonctionnement, et celui de toute une génération de boucaniers des années 1670-1680.

Ce qui suit : une chronologie datée de ses campagnes, la différence réelle entre boucanier, corsaire et flibustier appliquée à son cas, un comparatif avec trois autres capitaines des Caraïbes, et une courte méthode de vérification, utile parce que trois autres John Coxon encombrent aujourd'hui les résultats de recherche.
- John Coxon est un boucanier et corsaire anglais des Caraïbes, basé en Jamaïque, documenté surtout entre 1669 et les années 1680.
- Il débute dans le commerce du bois de teinture entre la baie de Campêche et la Jamaïque, avant de passer à la course puis à la flibuste.
- En novembre 1675, il reçoit une commission corsaire française du gouverneur de Saint-Domingue pour attaquer les Néerlandais : sa légalité change de camp selon les alliances européennes.
- Il pille Maracaibo en 1676, Santa Marta en 1677, obtient une amnistie du gouverneur Vaughan, et retourne malgré tout à la flibuste.
- En avril 1679, il rejoint le rendez-vous de l'île d'Or puis la traversée de l'isthme de Panama vers la mer du Sud, aux côtés de Sawkins, Sharp, Harris et Cook, avant de prendre la tête de l'expédition.
- Les sources sont fragmentaires : ni portrait, ni date de naissance, ni circonstances de mort établies.
John Coxon en quelques repères : qui il était, quand, où
Anglais, actif dans les Caraïbes au XVIIe siècle, port d'attache Port Royal en Jamaïque. Les documents le suivent surtout de 1669 aux années 1680. Entre ces bornes, il commande des navires, il obtient des mandats, il en perd, il pille, il rentre.
Ses premières années documentées, entre 1669 et 1674, n'ont rien de spectaculaire : il commande de petits navires dans le commerce du bois de teinture, entre la baie de Campêche et la Jamaïque. Cabotage, chargements lourds, mouillages précaires sur une côte basse. C'est un apprentissage de pilote autant que de marchand, et il explique beaucoup de ce qui suit : quand un capitaine connaît les hauts-fonds, les rivières et les abris d'une côte, il sait aussi où un navire de guerre espagnol ne pourra pas le suivre.

Son statut, lui, bouge sans arrêt. Selon l'année et selon la source, Coxon est décrit comme boucanier, comme corsaire commissionné ou comme flibustier. Les trois mots ne sont pas interchangeables, et c'est justement ce qui rend son cas intéressant.
Reste ce que les archives ne donnent pas : aucune date de naissance connue, aucun portrait, aucune mort attestée avec certitude. On lit parfois des récits très assurés sur sa fin. Ils ne s'appuient sur rien de solide, et il vaut mieux le dire que le combler.
Pour aller plus loin sur ce point : Dr John Coxon, sur northumbria.ac.uk.
Boucanier, flibustier, corsaire : à quelle catégorie Coxon appartient vraiment
Aux trois, successivement. C'est la réponse honnête. Ces mots décrivent un statut légal et une base d'opération, pas un caractère, et Coxon a changé de statut au moins trois fois en dix ans.
- Boucanier: à l'origine, des chasseurs installés dans les Antilles, qui fumaient la viande sur des grils appelés boucans. Le mot glisse ensuite vers les équipages qui écumaient les côtes espagnoles depuis ces mêmes îles.
- Corsaire: un capitaine armé au titre d'une commission ou d'une lettre de marque délivrée par un gouverneur ou un souverain. Son activité est légale du point de vue de l'État qui l'emploie, et parfaitement criminelle du point de vue d'en face.
- Flibustier: un équipage opérant depuis les Antilles sans mandat valide. Souvent les mêmes hommes, le même navire, la même côte que six mois plus tôt, sans le papier.
Voilà pourquoi on trouve sur Coxon des qualificatifs contradictoires selon les textes. À mon avis, le lire comme un Barbe Noire mineur, un pirate de second rang qu'on aurait oublié, fait passer à côté de l'essentiel. Sa carrière ne se joue pas dans la terreur mise en scène ni dans un emblème personnel : elle se joue dans la disponibilité d'une commission. Quand la France cherche des équipages contre les Néerlandais, il est corsaire français. Quand la paix revient et que la Jamaïque veut du calme avec Madrid, il devient un hors-la-loi sans avoir changé de métier.
1669-1677 : du bois de teinture au sac de Maracaibo et de Santa Marta
Huit années qui résument la mécanique : un commerce légal comme point de départ, une commission étrangère comme accélérateur, deux villes pillées, une amnistie, puis un retour à la flibuste.
- 1669-1674: commandement de petits navires dans le trafic du bois de campêche, entre la baie de Campêche et la Jamaïque.
- Novembre 1675: il obtient du gouverneur de Saint-Domingue une commission corsaire française pour courir sur les Néerlandais. L'armateur principal de l'affaire est le colonel Byndloss, membre du conseil de la Jamaïque, ce qui dit assez la porosité entre la bonne société coloniale et la course.
- Juin 1676: pillage de Maracaibo. Retour en Jamaïque, où le gouverneur Vaughan ordonne cette fois qu'on lui donne la chasse. Coxon se replie sur Saint-Domingue.
- Ensuite: il s'agrège à l'expédition du marquis de Maintenon vers le Venezuela, puis s'en sépare en route.
- Juillet 1677: prise de Santa Marta avec quatre autres capitaines. L'évêque de la ville est emmené pour rançon. Coxon rentre en Jamaïque, se soumet, livre son prisonnier et obtient son amnistie.
Cette amnistie n'est pas une faveur sentimentale. Un gouverneur de la Jamaïque a besoin d'hommes qui connaissent les côtes espagnoles, de marins pour ses milices et de navires disponibles en cas de guerre. Il a aussi besoin de montrer à Londres qu'il fait respecter les traités. Les deux besoins se contredisent, et les capitaines comme Coxon vivent dans cette contradiction.
1679-1680 : rendez-vous de l'île d'Or et traversée de l'isthme de Panama
Le 24 avril 1679, des équipages de flibustiers se rassemblent à l'île d'Or, au large de la côte de l'isthme. Objectif : passer à pied du côté de la mer du Sud, le Pacifique, pour y attaquer des villes et des navires espagnols moins bien défendus que ceux de la côte caraïbe.
Les chiffres transmis par les récits de cette campagne parlent d'environ 331 flibustiers et de 68 canots, de mousquets français de facture récente, et de guides kunas sans lesquels la traversée n'aurait pas été possible. Sawkins mène l'expédition, avec Harris, Cook, Sharp et Coxon comme lieutenants ; la direction passe ensuite à Coxon. Ces effectifs viennent de journaux tenus par des participants, donc de comptages approximatifs faits en marche : ce sont des ordres de grandeur, pas un état-major.
Le calcul stratégique est simple. Sur la façade atlantique, les convois espagnols sont escortés et les places fortifiées. Côté Pacifique, deux siècles de sécurité relative ont produit des villes moins armées. Le prix à payer, c'est le retour : une fois de l'autre côté, un équipage doit soit repasser l'isthme, soit descendre vers le sud et tenter le tour du continent. Plusieurs de ces hommes ne reverront jamais les Antilles.

Ce que nous savons de cette campagne vient largement de trois plumes embarquées : William Dampier, Basil Ringrose et Bartholomew Sharp. Trois journaux, trois points de vue, des désaccords sur les dates et sur les responsabilités. Quand un récit moderne raconte l'isthme heure par heure avec des dialogues, il romance ces trois sources.
Coxon face aux autres capitaines de sa génération : lecture comparée
La différence entre Coxon et un capitaine célèbre tient à quatre choses : la base d'opération, le type de navire, le statut légal dominant et ce que la postérité a retenu. Pas au courage ni au nombre de prises.
Henry Morgan opère avec un mandat officiel de la Jamaïque et à une échelle quasi militaire : plus d'un millier d'hommes à Panama en 1671, une carrière qui finit en lieutenant-gouverneur. Coxon joue dans une catégorie de taille très inférieure, avec des troupes de quelques centaines d'hommes et un statut qui n'est presque jamais net. Edward Teach, dit Barbe Noire, appartient à la génération suivante, celle de 1716-1718, où la commission n'existe plus comme option : un pirate déclaré, qui organise sa réputation comme une arme.
| Capitaine | Période d'activité | Base principale | Statut dominant | Fait marquant | Notoriété actuelle |
|---|---|---|---|---|---|
| John Coxon | années 1669-1680 | Jamaïque, puis Saint-Domingue | Boucanier alternant commission et flibuste | Sac de Santa Marta (1677), traversée de l'isthme (1680) | Faible, notice encyclopédique à l'état d'ébauche |
| Bartholomew Sharp | années 1679-1682 | Antilles, mer du Sud | Flibustier, jugé puis acquitté en Angleterre | Campagne du Pacifique, cartes espagnoles rapportées | Moyenne, surtout chez les historiens |
| Henry Morgan | années 1660-1670 | Port Royal, Jamaïque | Corsaire mandaté, puis lieutenant-gouverneur | Prise de Panama (1671) | Forte, entretenue par l'imagerie populaire |
| Edward Teach dit Barbe Noire | 1716-1718 | Caroline, Bahamas | Pirate déclaré, hors de toute commission | Blocus de Charleston, réputation organisée | Très forte, pavillon devenu icône |
Une carrière de boucanier se mesure moins aux prises qu'à la capacité de rentrer au port sans être pendu. Sur ce critère, Coxon s'en sort mieux que Sharp, qui a dû répondre devant un tribunal anglais, et infiniment mieux que Teach.
Petits navires, grandes distances : la logistique qui explique ses choix
Les boucaniers des années 1670 travaillent en petit : sloops, goélettes, chaloupes, barques longues. Faible tirant d'eau, bon comportement au près, équipage réduit, coût d'armement modeste. Un navire qui passe une barre de sable et remonte une rivière échappe à une frégate.
Je préfère de loin ces coques-là aux grands trois-mâts qui remplissent l'imagerie pirate. Un sloop de cette époque se cache derrière une pointe, se hale à la godille, se carène sur une plage en deux jours. C'est l'outil de travail cohérent avec ce que faisait Coxon : du cabotage, de la reconnaissance, des attaques rapides sur des villes côtières.

Pour l'isthme, ce sont les canots et les pirogues qui prennent le relais. Là, tout devient affaire de portage, de rivières basses et de nourriture emportée. Les récits d'abordage occupent les livres, mais les vraies contraintes d'un équipage sont l'eau douce, les vivres, le bois de chauffe et le carénage. Une coque non nettoyée perd un ou deux nœuds en quelques mois sous ces latitudes, et un capitaine qui ne peut plus courir plus vite que son adversaire n'a plus de métier.
Si tu veux savoir à quoi ressemblent concrètement ces gréements, le fonds navires et maquettes de bateaux pirates permet de comparer une voilure aurique de sloop et un trois-mâts carré, ce qui est le moyen le plus simple de reconnaître un type de coque sur une gravure ou sur un set de construction.
Pavillon des boucaniers : ce que Coxon hissait, ce qu'on lui attribue à tort
Aucun pavillon personnel n'est attesté pour John Coxon. Ce qu'on peut dire, c'est qu'un corsaire commissionné hisse d'abord les couleurs de l'État qui l'emploie, et qu'un équipage en chasse utilise volontiers un pavillon d'emprunt pour approcher sa proie.
Le Jolly Roger noir tel qu'on l'imagine, crâne et ossements, avec des variantes propres à chaque capitaine, se standardise plutôt dans les décennies suivantes, autour de 1700-1725. C'est la période de Roberts, de Calico Jack, de Teach. Les années 1670-1680 relèvent d'un autre régime : couleurs nationales, ruse, faux pavillons, et pas d'emblème de marque. Quand un site attribue un dessin précis à Coxon, il faut demander la référence. Elle n'existe pas.
Trois styles se mélangent en permanence sur ce sujet : l'emblème historique attesté par une archive, le motif de fiction (One Piece, la saga des Caraïbes, les jeux vidéo), et l'objet de décoration inspiré de l'iconographie pirate. Les trois sont légitimes. Aucun ne prouve les deux autres. Je détaille ces attributions une par une, en séparant les motifs documentés des inventions postérieures, dans mon article sur le top 8 des drapeaux pirates les plus célèbres.
Reste la question pratique : comment représenter cette époque chez soi sans afficher une attribution fausse. Le repère le plus honnête est le motif générique, celui qui n'appartient à aucun capitaine identifié : crâne blanc sur fond noir, deux sabres d'abordage croisés. Un dessin conçu pour être identifié de loin, jamais pour être détaillé de près.
Deux cas où il faut regarder ailleurs. Si tu cherches l'emblème d'un capitaine identifié, Roberts ou Rackham, ce motif générique ne remplira pas le contrat, et un pavillon attribué documenté sera plus juste. Et si ton mur libre fait 60 cm de large, 90 x 150 cm sera trop grand : mieux vaut alors un poster ou un pavillon de petit format, quitte à perdre la possibilité de le hisser.
Vérifier une information sur Coxon : sources, homonymes et zones d'ombre
Deux difficultés se cumulent sur ce nom. Les sources d'époque sont fragmentaires, et le nom lui-même est occupé par des homonymes récents qui saturent les moteurs de recherche.
Les trois autres John Coxon que tu vas croiser : un footballeur anglais du XXe siècle, un musicien britannique membre du duo Spring Heel Jack, et un physicien spécialiste des courants de Birkeland dans la magnétosphère. Aucun rapport avec la Jamaïque de 1677, mais leurs pages remontent souvent avant le boucanier.
Côté sources de première main, il faut aller vers les journaux de la campagne de la mer du Sud (Dampier, Ringrose, Sharp), la correspondance des gouverneurs de la Jamaïque, publiée dans les Calendar of State Papers, Colonial Series, et les archives coloniales espagnoles. Une bonne part de cette correspondance est consultable en ligne sur British History Online, et c'est là qu'on retrouve les traces administratives des amnisties et des ordres de chasse.
- Repère la date du texte que tu lis, pas seulement celle des événements racontés. Un récit de 1685 et une compilation de 1930 ne se contrôlent pas de la même façon.
- Vérifie qui payait l'expédition, et si l'auteur justifie son emploi des mots « corsaire », « flibustier » ou « pirate ». S'il les utilise comme synonymes, il ne sait pas de quoi il parle.
- Traque les dates arrondies: « vers 1680 » qui devient « en 1680 » d'un article à l'autre est le signe d'une chaîne de recopies.
- Méfie-toi des dialogues et des descriptions physiques. Personne ne connaît le visage de Coxon.
- Demande la référence dès qu'un pavillon personnel lui est attribué, ou dès qu'une mort est racontée avec précision.
- Regarde comment les Kunas sont traités dans les récits de l'isthme : acteurs de la traversée avec leurs propres intérêts, ou simple décor exotique. Ça renseigne sur le sérieux de l'auteur.
Reste la part de reconstitution, celle qu'on assume quand on met le sujet en scène chez soi ou en jeu. Cartes dessinées et vieillies, coffres au trésor en bois, maquettes, pavillons : ce sont des objets de décoration et de jeu inspirés d'une époque, pas des pièces d'archive, et les nommer ainsi ne leur enlève rien. Si tu cherches un motif précis pour un mur, une salle de jeux ou un anniversaire, la collection drapeaux pirate de Piraterie Shop est classée par motif et par univers, avec les dimensions indiquées pour chacun.
Questions fréquentes
Qui était John Coxon et pourquoi le connaît-on si mal ?
Un capitaine anglais des Caraïbes, basé en Jamaïque, actif entre 1669 et les années 1680, tour à tour marchand de bois de teinture, corsaire commissionné et flibustier. On le connaît mal parce qu'il n'a jamais été jugé publiquement en Angleterre, contrairement à Kidd ou à Sharp, et qu'aucun de ses contemporains n'a écrit sa biographie. Ce qu'on sait vient de journaux de bord et de lettres administratives, jamais de lui.
John Coxon était-il un pirate, un corsaire ou un boucanier ?
Les trois, à des moments différents. En novembre 1675, il détient une commission corsaire française contre les Néerlandais, ce qui le rend légal aux yeux de Saint-Domingue. En 1676, après Maracaibo, le gouverneur de la Jamaïque le fait poursuivre. Le mot juste dépend donc de l'année et du point de vue de l'État qui parle.
Quels ports et quelles villes John Coxon a-t-il attaqués ?
Les deux opérations les mieux documentées sont le pillage de Maracaibo en juin 1676 et la prise de Santa Marta en juillet 1677, cette dernière menée avec quatre autres capitaines ; l'évêque de la ville y fut emmené pour rançon. Il participe ensuite à la campagne de 1680 vers la mer du Sud, après la traversée de l'isthme de Panama.
Comment John Coxon est-il mort ?
On ne le sait pas. Aucune source connue n'établit la date, le lieu ni les circonstances de sa mort, et il n'existe pas de trace d'un procès ou d'une exécution à son nom. Les récits en ligne qui racontent sa fin en détail extrapolent : c'est le point où il faut demander une référence, et constater qu'elle manque.
John Coxon avait-il un drapeau ou un Jolly Roger personnel ?
Rien ne l'atteste. Un corsaire muni d'une commission hissait les couleurs de l'État qui l'employait, et les équipages utilisaient des pavillons d'emprunt pour approcher un navire marchand. Les emblèmes personnels de capitaines, avec crâne, sablier ou cœur percé, appartiennent surtout aux années 1700-1725, une génération après Coxon.
Pourquoi une recherche « john coxon » renvoie-t-elle vers un musicien et un physicien ?
Parce que trois homonymes contemporains sont mieux référencés que le boucanier : un footballeur anglais du XXe siècle, un musicien du duo Spring Heel Jack et un physicien spécialiste des courants de Birkeland. Pour isoler le bon, ajoute un terme d'époque à ta requête, du type « buccaneer », « Santa Marta 1677 » ou « South Sea 1680 ».
Un pavillon en polyester peut-il rester dehors toute l'année ?
Il peut rester dehors, à condition d'accepter qu'il vieillisse. Le soleil atténue les couleurs, le vent use le battant et fatigue les coutures d'angle, la pluie n'est pas le vrai problème. Deux habitudes rallongent nettement la vie d'un pavillon : l'amener par gros temps, et vérifier qu'aucune arête vive ne frotte la toile près des œillets. À l'intérieur, tendu au mur, il ne bouge pratiquement pas.
Avant d'attribuer un pavillon à un capitaine du XVIIe siècle, cherche la pièce d'archive qui le décrit. Si elle n'existe pas, garde le motif pour ce qu'il est : une image, plaisante à accrocher, mais pas une preuve.