Diego de Almagro - Marin, soldat et explorateur espagnol

Diego de Almagro - Marin, soldat et explorateur espagnol

Vers 1525, sur la côte de l'actuelle Colombie, à l'endroit que les Espagnols baptiseront Pueblo Quemado, un trait indigène atteint Diego de Almagro au visage. Il y perd un œil. Le conquistador borgne a donc existé, un siècle et demi avant que le pirate borgne s'installe dans l'imagerie populaire, et il ne savait ni lire ni écrire.

Pont de navire au lever du jour avec voile lointaine, cordages, roue de navigation et océan doré en arrière-plan.
Pont de navire au lever du jour avec voile lointaine, cordages, roue de navigation et océan doré en arrière-plan.

Almagro (vers 1475-1538) a été soldat, associé de Francisco Pizarro, recruteur d'hommes, armateur d'expéditions, puis adelantado d'un territoire qu'il n'a presque pas gouverné. Il n'a jamais été pirate. La confusion revient souvent, et elle fait passer à côté du lien réel entre cet homme et les flibustiers des Antilles.

Sa carrière tient en une dizaine de dates, ses navires en deux ou trois types de coques, et sa parenté avec la piraterie caribéenne en une chaîne simple : l'or et l'argent du Pérou, les galions de la Carrera de Indias, puis les équipages qui les attendaient. Plus bas, un tableau sépare conquistador, corsaire, flibustier et pirate en partant du seul critère qui tranche vraiment, le mandat.

À retenir
  • Né vers 1475 à Almagro, en Castille, illégitime et illettré, il embarque pour le Nouveau Monde en 1514 avec la flotte de Pedrarias Dávila.
  • En 1524, il s'associe à Francisco Pizarro et au prêtre Hernando de Luque pour explorer la côte pacifique au sud de Panama : il fournit surtout les hommes, les vivres et les navires.
  • Il rejoint Pizarro à Cajamarca au début de 1533, peu avant l'exécution d'Atahualpa, et participe à la prise de Cuzco la même année.
  • En 1535-1537, il conduit vers l'actuel Chili plusieurs centaines d'Espagnols et des milliers d'auxiliaires andins : traversée meurtrière des Andes puis de l'Atacama, aucun or trouvé.
  • De retour, il prend Cuzco, perd la bataille de Las Salinas en avril 1538, et meurt garrotté quelques mois plus tard ; son fils fait assassiner Pizarro en 1541 et sera exécuté en 1542.
  • Conquistador n'est pas pirate : Almagro agit sous mandat de Charles Quint, quand un flibustier attaque hors de tout mandat espagnol.

Almagro avant le Pérou : Castille, Séville et l'isthme de Panama (1475-1524)

Diego de Almagro naît vers 1475 dans la ville d'Almagro, dans l'actuelle province de Ciudad Real, d'une union hors mariage. Il porte le nom de sa ville faute d'un nom de famille utilisable. Les chroniqueurs qui l'ont croisé le décrivent illettré : il signe par une croix ou fait signer pour lui.

De ses années de jeunesse, on sait peu de choses de sûr. Il sert comme homme d'armes, passe par Séville, et se trouve en 1514 sur les quais du Guadalquivir au moment où se prépare l'une des plus grosses flottes de la période : celle de Pedro Arias de Ávila, dit Pedrarias Dávila, envoyée gouverner le Darién. Environ vingt navires, quelque quinze cents hommes selon les récits. Hernando de Soto est du voyage. Almagro aussi, comme simple soldat.

Pour un homme sans fortune, embarquer là ne relève pas de l'aventure au sens moderne. C'est un contrat : la Couronne accorde des expéditions à des entrepreneurs privés, qui recrutent, s'endettent, et se remboursent sur ce qu'ils prendront. Almagro fera toute sa carrière dans ce rôle, à mi-chemin entre le soldat et l'associé d'affaires.

Il reçoit une encomienda près du Darién, tente l'orpaillage, s'installe à Panama après la fondation de la ville en 1519. L'isthme rapporte peu. L'or alluvial s'épuise vite, la main-d'œuvre indigène s'effondre, et l'attention des Espagnols se tourne vers la mer du Sud, ce Pacifique aperçu par Balboa en 1513, dont personne ne connaît la côte au-delà de quelques dizaines de lieues.

C'est là qu'il rencontre Francisco Pizarro. Les deux hommes se complètent : Pizarro commande sur le terrain, Almagro trouve l'argent, les navires, les vivres et les hommes. Les chroniqueurs le décrivent petit, marqué par les campagnes, mauvais orateur, habillé de couleurs voyantes, populaire auprès de la troupe parce qu'il payait et nourrissait.

Pour aller plus loin sur ce point : Diego de Almagro, sur larousse.fr.

Un peu de contexte L'espagnol est la première langue de la piraterie atlantique. Pendant tout le XVIe siècle et une bonne partie du XVIIe, les mots de la mer des Caraïbes sont castillans : armada, flota, galeón, cimarrón. Un motif pirate portant une inscription en espagnol renvoie donc à cette période hispanique, pas à l'âge d'or anglo-saxon de 1650-1730. C'est une nuance qui se voit sur les t-shirts pirates à inscriptions, où l'anglais domine largement.

1524-1528 : trois voyages vers le sud, la faim et un œil perdu

En 1524, Almagro, Pizarro et le prêtre Hernando de Luque signent une association pour explorer la côte au sud de Panama. Luque représente les bailleurs de fonds ; selon les chroniqueurs, le licencié Gaspar de Espinosa avance quelque 20 000 pesos d'or. Trois hommes, un capital emprunté, et une rumeur : un empire riche existerait quelque part au sud.

La première expédition part fin 1524 et tourne mal. Mangrove, pluie, fièvres, villages abandonnés. Un mouillage restera dans les récits sous le nom de Puerto del Hambre, le port de la Faim. Almagro, qui suit avec un second navire et des renforts, débarque à Pueblo Quemado et se fait accrocher par les habitants. Il y laisse un œil.

La deuxième expédition, en 1526, apporte enfin quelque chose. Le pilote Bartolomé Ruiz pousse vers le sud, franchit la ligne de l'équateur et croise en mer un grand radeau de balsa chargé de textiles, de céramiques et de pièces de métal travaillé. La preuve matérielle existe. Pizarro s'obstine sur l'île du Gallo pendant qu'Almagro fait la navette vers Panama pour chercher hommes et vivres, puis Tumbes est atteinte : une ville organisée, des murs, des étoffes fines.

Reste à obtenir un titre officiel. En 1528, Pizarro part seul en Espagne et revient avec la capitulation de Tolède, signée en 1529 : il est gouverneur et capitaine général de la Nouvelle-Castille. Almagro reçoit la charge de la forteresse de Tumbes et le statut d'hidalgo. Beaucoup moins. La méfiance entre les deux associés commence là, et ne se refermera jamais.

Cajamarca et Cuzco (1531-1534) : de l'associé au rival

Pizarro entre au Pérou en 1531 avec moins de deux cents hommes. Almagro reste en arrière pour armer une seconde flotte de renfort, et arrive trop tard pour le coup décisif : Atahualpa est capturé à Cajamarca en novembre 1532, la rançon d'or et d'argent est déjà réunie quand la troupe d'Almagro rejoint la place, début 1533.

Le partage se fait sans eux, ou presque. Les hommes arrivés après la capture reçoivent des parts très inférieures, ce qui crée deux camps dans la même armée. Atahualpa est exécuté en juillet 1533. Cuzco tombe en novembre. Almagro s'installe dans la ville, où les frictions avec Hernando et Gonzalo Pizarro deviennent quotidiennes.

Pont d'un voilier traditionnel avec cordages enroulés, mâts et voiles toile, baignés de lumière dorée, mer à l'horizon.
Pont d'un voilier traditionnel avec cordages enroulés, mâts et voiles toile, baignés de lumière dorée, mer à l'horizon.

La Couronne tente d'arbitrer en découpant. Pizarro garde la Nouvelle-Castille, Almagro reçoit le titre d'adelantado de la Nouvelle-Tolède, soit deux cents lieues de territoire au sud. Personne à Madrid ne sait où passe exactement cette limite, et Cuzco se trouve pile dans la zone incertaine. Une frontière tracée par un notaire à sept mille kilomètres du terrain : la guerre civile est déjà dans le texte.

Repère utile Pour situer un personnage dans l'histoire maritime, commence par la date, jamais par l'image. Le crâne surmontant deux os croisés sur fond noir n'apparaît sur des pavillons qu'autour de 1700, dans les Antilles et l'océan Indien. Almagro meurt en 1538. Aucun conquistador n'a hissé de Jolly Roger, et un objet qui associe les deux mélange deux siècles.

Chili, 1535-1537 : les Andes, l'Atacama et un or qui n'existait pas

Faute de pouvoir tenir Cuzco, Almagro part chercher son propre empire au sud. La colonne quitte Cuzco en juillet 1535. Les chiffres varient selon les chroniques : environ cinq à six cents Espagnols, et plusieurs milliers d'auxiliaires andins, jusqu'à quinze mille dans les récits les plus larges, avec des chevaux, des porcs et des troupeaux.

Le passage des cols andins, à plus de 4 000 mètres et hors saison, tue en masse. Gelures, mal d'altitude, chevaux perdus, hommes laissés en route. Les auxiliaires andins, enchaînés pour beaucoup d'entre eux et mal équipés, paient le plus lourd tribut. La troupe atteint la vallée de Copiapó, puis celle de l'Aconcagua, aux environs de l'actuelle Santiago.

Il n'y a pas de cité d'or. Des vallées habitées, une agriculture d'irrigation, une résistance mapuche au sud, et rien qui ressemble à Cuzco. Almagro décide de rentrer, cette fois par la côte et le désert d'Atacama, ce qui achève l'expédition dans la soif.

Ce qu'il en reste est géographique. Ce raid est la première reconnaissance européenne du Chili par voie terrestre, et il ouvre la route que Pedro de Valdivia empruntera en 1540 pour fonder Santiago. Aujourd'hui, une commune minière de la région d'Atacama porte le nom de Diego de Almagro. Les données biographiques de base sont reprises dans sa notice de l'Encyclopædia Britannica, utile pour recouper les dates.

Las Salinas, 1538 : la guerre civile des conquistadors et le garrot de Cuzco

Almagro rentre au Pérou en 1537, en pleine révolte : Manco Inca assiège Cuzco depuis 1536. Il dégage la ville, s'en empare au nom de sa Nouvelle-Tolède, et fait arrêter Hernando et Gonzalo Pizarro. La négociation échoue, comme toujours dans cette affaire.

Le 6 avril 1538, les deux camps s'affrontent à Las Salinas, près de Cuzco. Almagro, malade, est battu par l'armée d'Hernando Pizarro. Le procès est expéditif : trahison, lèse-majesté. Il est exécuté par le garrot dans sa prison de Cuzco en juillet 1538, puis décapité, à environ soixante-trois ans.

La suite appartient à la même mécanique. Son fils, Diego de Almagro le Jeune, né à Panama d'une mère indigène, hérite du parti vaincu et de ses rancunes. Ses partisans assassinent Francisco Pizarro à Lima le 26 juin 1541. Le jeune Almagro est battu à Chupas en septembre 1542 et exécuté à Cuzco la même année. En quatre ans, la conquête a liquidé ses deux chefs.

Naviguer la mer du Sud au XVIe siècle : brigantins, caravelles et pilotes

Les navires de ces expéditions n'ont rien de spectaculaire. Au départ de Panama, on arme des bâtiments courts, à faible tirant d'eau, brigantins et petites caravelles, souvent construits sur place avec du bois local et des ferrures venues d'Espagne. Ils longent la côte, entrent dans les estuaires, échouent volontairement pour se caréner.

Le sud est difficile à gagner. Le courant froid qui remonte la côte, celui qu'on appellera plus tard courant de Humboldt, et les vents dominants de sud viennent tous les deux à contre. D'où le rôle central du pilote : Bartolomé Ruiz cherche les décollements de côte, tire des bordées au large, met des semaines à parcourir ce qu'un cabotage vers le nord aurait fait en quelques jours.

Ces coques n'ont pas de parenté avec les navires de l'âge d'or de la piraterie. Un sloop antillais du début du XVIIIe siècle, un seul mât, une grand-voile immense, un beaupré long, est dessiné pour le près serré et la vitesse ; une caravelle de 1526 est dessinée pour porter des hommes, des chevaux et des vivres sans se perdre. Les petits bâtiments qui tirent peu d'eau restent ma famille de bateaux préférée, mais dans un cas on cherche à explorer, dans l'autre à rattraper une proie.

Et c'est là que la chaîne se referme. Le métal du Pérou, celui de la rançon de Cajamarca puis surtout l'argent de Potosí à partir de 1545, remonte par la côte jusqu'à Panama, traverse l'isthme à dos de mulet, puis embarque à Portobelo sur les galions de la Carrera de Indias vers Séville. Deux convois annuels, un itinéraire connu, des dates prévisibles. Cette régularité crée une cible permanente, et avec elle un métier : celui des équipages qui l'attendent. Sur ce versant caribéen, l'article que j'ai écrit sur François l'Olonnais, fléau de l'Espagne continentale montre bien à quoi ressemblait la prédation sur ces routes, cent trente ans après Almagro.

Conquistador, corsaire, flibustier, pirate : quatre statuts à ne pas confondre

Le critère qui sépare ces quatre statuts n'est ni le drapeau, ni le costume, ni la violence : c'est le mandat. Une capitulation royale pour le conquistador, une lettre de marque pour le corsaire, une chasse-partie d'équipage pour le flibustier, rien du tout pour le pirate. Almagro relève entièrement de la première catégorie.

Statut Mandat Période dominante Cible Cas d'Almagro
Conquistador Capitulation signée avec la Couronne d'Espagne 1492-1570 environ Territoires et peuples à soumettre Oui : capitulation de Tolède (1529), titre d'adelantado de Nouvelle-Tolède
Corsaire Lettre de marque d'un État en guerre XVIe-XVIIIe siècle Navires de la nation ennemie Non : il ne combat pas sous commission contre un pavillon ennemi
Flibustier Chasse-partie d'équipage, parfois commission antillaise XVIIe siècle, Antilles Galions et ports espagnols Non : ses adversaires sont les Incas, puis d'autres Espagnols
Pirate Aucun : hors la loi de toutes les nations Âge d'or, 1650-1730 Tout navire marchand Non : il agit au nom du roi, même pendant la guerre civile de 1538

Mon avis sur la filiation qu'on lui prête : elle est réelle, mais inversée. Almagro n'est pas un ancêtre des flibustiers, il fait partie des hommes qui ont créé leur gagne-pain. Sans le métal andin acheminé en convois réguliers vers l'Europe, la mer des Caraïbes n'aurait pas eu de proies assez riches pour nourrir des équipages entiers pendant trois générations.

Carte marine et instruments de navigation face à une baie rocheuse aux falaises escarpées et mer agitée.
Carte marine et instruments de navigation face à une baie rocheuse aux falaises escarpées et mer agitée.

Pour vérifier soi-même dans quelle catégorie tombe un personnage, cinq réflexes suffisent :

  1. Fixer la date. Avant 1550, on est presque toujours dans la conquête espagnole ; après 1650 dans la flibuste et la piraterie.
  2. Chercher le papier. Capitulation, commission, lettre de marque : si un acte existe, l'homme n'est pas hors la loi.
  3. Identifier l'adversaire. Un État ennemi désigne un corsaire, n'importe quel marchand désigne un pirate.
  4. Regarder le navire. Grande coque de transport ou petit voilier rapide : la fonction se devine au gréement.
  5. Dater le motif. Un pavillon noir à tête de mort ne dit rien du XVIe siècle, c'est un code graphique postérieur à 1700.

Porter le versant hispanique de l'univers pirate

Le versant espagnol de cette histoire est peu représenté dans les objets pirates : on trouve beaucoup d'anglais, de sabres et de tricornes, très peu de castillan. Pourtant les avertissements, les noms de navires et les cris d'abordage de la mer des Caraïbes ont d'abord été espagnols, et un motif qui porte une inscription en castillan situe tout de suite l'imagerie de ce côté-là.

Sur un vêtement imprimé, quatre données concrètes comptent au moment de choisir : la matière, le grammage annoncé, la température de lavage, et la coupe. Un imprimé numérique sur maille polycoton supporte le lavage courant à basse température ; c'est plutôt la coupe qui déçoit, parce que beaucoup de tee-shirts imprimés taillent petit. Mesurer un tour de poitrine au mètre ruban et le comparer au guide des tailles règle la question avant la commande.

Si ce que tu cherches est un motif noir et blanc lisible, avec du texte espagnol plutôt qu'anglais, une seule pièce du catalogue correspond vraiment.

Deux cas où je conseillerais autre chose. Si tu veux un motif historiquement daté du XVIe siècle, celui-ci ne l'est pas : le crâne et les os croisés sur fond noir appartiennent aux années 1700, et le t-shirt joue sur le folklore pirate, pas sur l'époque d'Almagro. Et si tu préfères un vêtement sans imprimé frontal visible, une chemise ou une veste sombre s'intégrera mieux dans une tenue à thème.

Pour prolonger le sujet sans passer par le vêtement, le décor fonctionne bien : un pavillon fixé au mur par ses œillets, un coffre pour ranger la richesse d'une chasse au trésor, ou une reproduction de navire dans la famille des bateaux pirates pour une étagère. Vérifie les dimensions annoncées sur chaque description de modèle avant de décider de la place à lui trouver, c'est la donnée qui manque le plus souvent quand on achète en ligne. Et si le t-shirt reste la piste la plus simple, la collection de t-shirts pirates de Piraterie Shop permet de comparer les motifs et les tailles disponibles au calme.

Questions pratiques

Qui était Diego de Almagro et qu'a-t-il fait exactement ?

C'était un soldat et entrepreneur militaire castillan, né vers 1475, associé de Francisco Pizarro dans la conquête du Pérou. Son apport principal a été logistique : recrutement d'hommes, financement par emprunt, armement de navires et de renforts entre Panama et la côte péruvienne. Il a participé à la prise de Cuzco en 1533, reçu le titre d'adelantado de Nouvelle-Tolède, puis conduit la première expédition terrestre européenne vers l'actuel Chili.

Diego de Almagro était-il un pirate ou un conquistador ?

Un conquistador, sans ambiguïté. Il agissait dans le cadre de contrats passés avec la Couronne d'Espagne, la capitulation de Tolède de 1529 puis sa charge d'adelantado. Un pirate opère hors de tout mandat, un corsaire sous lettre de marque contre un ennemi désigné. L'œil perdu vers 1525 explique probablement la confusion, parce que le bandeau appartient aujourd'hui à l'imagerie pirate.

Pourquoi Almagro et Pizarro se sont-ils brouillés ?

Pour une question de parts et de territoires. En 1529, Pizarro rentre d'Espagne avec le gouvernement de la Nouvelle-Castille, alors qu'Almagro n'obtient qu'une forteresse et un titre d'hidalgo, malgré un apport financier au moins égal. La rançon de Cajamarca est ensuite partagée au détriment des hommes arrivés en renfort. Enfin, la limite entre Nouvelle-Castille et Nouvelle-Tolède laissait Cuzco dans une zone contestée.

Comment Diego de Almagro est-il mort, et en quelle année ?

Il a été exécuté au garrot dans sa prison de Cuzco en juillet 1538, puis décapité, après un procès pour trahison mené par le camp Pizarro. Il avait été vaincu quelques mois plus tôt, le 6 avril 1538, à la bataille de Las Salinas, près de Cuzco, alors qu'il était déjà malade.

Almagro a-t-il découvert le Chili ? Qu'a réellement donné son expédition de 1535 ?

Il en a fait la première reconnaissance européenne par voie terrestre, ce qui n'est pas la même chose qu'une découverte, puisque les vallées traversées étaient habitées et en partie intégrées à l'empire inca. L'expédition n'a trouvé aucun gisement d'or exploitable et a perdu un nombre considérable d'hommes dans les cols andins puis dans l'Atacama. Elle a en revanche ouvert la route qu'emprunta Pedro de Valdivia en 1540.

Qui était Diego de Almagro le Jeune et qu'est-il devenu ?

C'était le fils du conquistador, né à Panama d'une mère indigène. Après l'exécution de son père, il devient le chef du parti almagriste : ses partisans assassinent Francisco Pizarro à Lima le 26 juin 1541. Battu à la bataille de Chupas en septembre 1542 par les troupes royales, il est exécuté à Cuzco la même année, à une vingtaine d'années.

Un t-shirt pirate imprimé supporte-t-il les lavages répétés ?

Cela dépend surtout du lavage et du séchage. Sur ce modèle, la description indique une matière polycoton, une impression numérique HD et un lavage machine à 30 °C : à cette température, sur l'envers et sans sèche-linge, un imprimé numérique garde sa densité longtemps. Ce qui l'abîme le plus vite, c'est le lavage chaud, le repassage direct sur le motif et le séchage en machine.

Avant de commander un vêtement à motif, mesure ton tour de poitrine et compare-le au guide des tailles : sur un imprimé frontal, une taille trop juste déforme le dessin, et c'est la seule chose qu'on ne peut plus corriger après.