Capitaine John Evans : le corsaire impitoyable des Caraïbes

Capitaine John Evans : le corsaire impitoyable des Caraïbes

En septembre 1722, dans le port de Port Royal, en Jamaïque, un second gallois sans embarquement convainc trois ou quatre hommes de le suivre. Ils prennent une pirogue, longent les coques à la rame de nuit, montent à bord d'un sloop mouillé sans surveillance et l'emmènent. Treize mois plus tard, cet homme est mort sur une plage de Grand Cayman, tué d'une balle par son propre maître d'équipage.

La carrière du capitaine John Evans a duré moins d'un an. Le mot « corsaire » lui est collé partout : il est inexact, aucune lettre de marque ne lui a jamais été délivrée. Evans était un pirate au sens juridique du terme.

Voilier en bois à deux mâts et voilure aurique, mouillé dans une baie calme bordée de collines boisées.
Voilier en bois à deux mâts et voilure aurique, mouillé dans une baie calme bordée de collines boisées.

Ce texte donne les dates, les navires, le déroulé de sa mort, un tableau pour trier les cinq John Evans que les moteurs de recherche mélangent, et une méthode simple pour vérifier soi-même à quel Evans on a affaire.

Ce qu'il faut savoir avant de lire
  • John Evans est un pirate gallois du Pembrokeshire, actif de septembre 1722 à l'été 1723 : moins d'un an de course.
  • Il n'a jamais été corsaire : pas de lettre de marque connue, pas de commission d'un État.
  • Son navire était un sloop pris à un marchand, le Lucretia and Catherine, rebaptisé Scowerer.
  • Il meurt à Grand Cayman, abattu par son maître d'équipage après avoir refusé un duel à terre.
  • La source principale est A General History of the Pyrates (1724), signée « Charles Johnson » : utile, à manier avec précaution.
  • Au moins quatre autres John Evans (officier de marine, prospecteur, archéologue, capitaine marchand) encombrent les résultats de recherche.

John Evans en dix lignes : qui il était, quand, où

John Evans est un marin gallois devenu pirate dans les Caraïbes entre septembre 1722 et l'été 1723. Il commandait un sloop volé, avec une trentaine d'hommes, et il est mort tué par un membre de son propre équipage. Rien d'autre n'est solidement établi.

  • Origine: le Pembrokeshire, dans le sud-ouest du pays de Galles. Formation de marin marchand, pas de carrière militaire.
  • Fenêtre d'activité: de septembre 1722 à l'été 1723, entre la Jamaïque, la côte nord d'Hispaniola et les îles Caïmans.
  • Statut: pirate. Un corsaire agit avec une commission écrite d'un souverain ou d'un gouverneur, contre les navires d'une nation désignée. Evans n'en a jamais eu.
  • Navires: une pirogue, puis un sloop pris à quai, puis le Scowerer.
  • Fin: abattu à Grand Cayman, équipage dispersé, butin partagé.

Chronologiquement, on est à la toute fin de l'âge d'or de la piraterie, cette période de 1650 à 1730 environ où les Caraïbes, l'océan Indien et la côte africaine voient se succéder des équipages sans commission. Bartholomew Roberts est tué en février 1722, sept mois avant les débuts d'Evans. Les répressions de Woodes Rogers et les procès des Bahamas ont déjà fait leur effet. Evans arrive tard, dans un métier qui se referme.

De maître d'équipage à Port Royal au vol d'un sloop, septembre 1722

Evans travaillait comme second sur des navires marchands opérant depuis la Jamaïque. En 1722, il se retrouve sans embarquement, comme des centaines de gens de mer après les traités de paix : la demande de matelots s'effondre, les salaires avec.

Le retour à la paix libère d'un coup des milliers de marins entraînés au combat naval. Beaucoup se rabattent sur le cabotage, où l'on paie mal et où l'on fouette encore. C'est le vivier de recrutement de la piraterie caraïbe des années 1717-1725, et le récit d'Evans commence exactement là : un homme qualifié, qui connaît les mouillages, les rades et les habitudes des capitaines, et qui n'a plus de pont sous les pieds.

Le démarrage attesté par la General History tient en une nuit. Trois ou quatre complices, une pirogue, un sloop mouillé dans la rade de Port Royal, et un départ silencieux. Les premières prises suivent immédiatement : des caboteurs, des vivres, des marchandises revendables sur la côte nord d'Hispaniola. On ne devient pas pirate avec un grand navire, on commence avec ce qui flotte, et on échange sa coque contre une meilleure à la première occasion.

Le Scowerer : ce qu'un sloop de 1722 pouvait faire, et pas faire

Peu après ses débuts, l'équipage capture au large d'Hispaniola un marchand nommé Lucretia and Catherine, le garde et le rebaptise Scowerer. C'est un sloop : un mât, une voilure aurique, un faible tirant d'eau.

Ce type de coque explique une grande partie de la piraterie des Petites Antilles. Un sloop remonte mieux au vent qu'un trois-mâts carré, se manœuvre à peu d'hommes, entre dans des baies où une frégate ne suit pas, et se cache derrière une pointe le temps qu'un convoi passe. Il porte peu de canons, embarque peu d'eau et de vivres, et ne peut pas tenir un combat rangé contre un navire de guerre. Sa force, c'est l'approche : arriver vite, se coller au marchand, être déjà à portée de voix avant que l'autre ait compris.

Avec une trentaine d'hommes à bord, la méthode n'était pas le combat mais la reddition. Le pavillon noir se hisse au dernier moment, quand la fuite n'est plus possible pour le marchand : personne n'a envie d'abîmer une cargaison ni une coque qu'on espère revendre. Les prises rapportées à Evans sont de cette nature, des navires marchands anglais et espagnols, des rançons payées en argent comptant, quelques bateaux relâchés après avoir été vidés.

J'ai un faible assumé pour ces petites coques rapides plutôt que pour les grands gréements : elles racontent mieux le métier réel, celui du mouillage discret et de la fuite par le vent arrière. Et le butin qui sortait de ces prises finissait rarement dans un coffre : il tenait dans les poches, autour du cou, ou au doigt, ce qui explique la place tenue par les anneaux et les boucles dans le costume des gens de mer, jusqu'aux bagues à tête de mort qu'on porte aujourd'hui pour d'autres raisons.

Cinq John Evans à ne pas confondre

« Capitaine John Evans » est un nom si banal au pays de Galles que la recherche renvoie au moins cinq personnages sans rapport entre eux. Un seul est pirate. Les autres sont un officier de la Royal Navy, un prospecteur d'or, un archéologue et un capitaine marchand.

Personnage Dates Activité Lien avec la piraterie
John Evans, pirate gallois actif 1722-1723 Capitaine du sloop Scowerer, Caraïbes Le sujet de cet article
John Evans, officier de la Royal Navy capitaine en 1748 Commande le Flamborough puis le Squirrel Aucun : marine d'État, période postérieure
John Evans, prospecteur et député 1816-1879 Mines d'or du Cariboo, Colombie-Britannique Aucun : « capitaine » était un surnom donné par ses hommes
John Evans, archéologue et numismate 1823-1908 Préhistoire, géologie, monnaies Aucun
John Evans « the Younger », de Borth 1828-1894 Capitaine marchand gallois, goélettes vers l'Amérique du Sud Aucun : marine marchande

Le cas de l'archéologue mérite une précision, parce que c'est celui qui produit le plus de bruit dans les résultats. Sir John Evans (1823-1908) est le père d'Arthur John Evans, l'homme des fouilles de Cnossos en Crète, dont l'Encyclopædia Universalis donne la biographie. Deux Evans, deux générations, zéro rapport avec les Caraïbes.

  1. Regarde la date d'activité. Le pirate n'existe dans les sources qu'entre septembre 1722 et 1723. Tout ce qui est daté d'après 1730 concerne quelqu'un d'autre.
  2. Vérifie le lieu. Pembrokeshire pour l'origine, Jamaïque, Hispaniola et îles Caïmans pour l'activité. Le Cariboo, la Crète ou Borth sortent du dossier.
  3. Cherche un nom de navire. Scowerer et Lucretia and Catherine sont les deux seuls attachés au pirate.
  4. Interroge le mot « capitaine ». Élu par un équipage, grade de la marine d'État, ou surnom honorifique : ce ne sont pas les mêmes fonctions.
  5. Remonte à 1724. Si un récit ne peut pas être ramené à la General History ou à une archive coloniale, tiens-le pour une hypothèse.

Mort à Grand Cayman : un capitaine tué par son propre équipage

À l'été 1723, au mouillage de Grand Cayman, le maître d'équipage du Scowerer reproche à Evans sa part et son commandement. Evans lui propose de régler l'affaire à terre au pistolet, selon l'usage des équipages. L'homme refuse de descendre. Evans le frappe alors de sa canne, le maître d'équipage sort un pistolet et lui tire une balle dans la tête.

La suite est aussi révélatrice que le coup de feu. Le tireur saute par-dessus bord pour échapper au reste de l'équipage. Privés de capitaine et sans personne pour tenir le rôle, les hommes se séparent et partagent le butin accumulé en moins d'un an, chiffré autour de 9 000 livres sterling dans le récit de 1724. C'est un ordre de grandeur, pas une comptabilité.

Un capitaine pirate n'était pas un maître après Dieu. Il était élu par vote de l'équipage, révocable par le même vote, et son autorité pleine se limitait le plus souvent à la chasse et au combat. Le reste du temps, le quartier-maître arbitrait les litiges, la chasse-partie fixait les parts et les dédommagements pour blessure, et le conseil de l'équipage décidait de la route. Refuser un duel proposé selon l'usage, puis frapper un homme avec une canne comme on frappait un matelot sur un marchand, c'était sortir du contrat.

Bon à savoir Quatre mots circulent comme des synonymes et n'en sont pas. Le corsaire agit avec une lettre de marque délivrée par un État, en temps de guerre, et rend des comptes devant un tribunal des prises. Le pirate attaque pour son compte, sans commission : c'est un crime jugé comme tel. Le flibustier désigne les équipages des Antilles des XVIIe et XVIIIe siècles, souvent à la frontière des deux statuts. Le boucanier renvoie d'abord aux chasseurs installés à Hispaniola et à la Tortue, qui fumaient la viande sur des boucans avant de prendre la mer. Evans n'entre que dans la deuxième catégorie.

Lire les sources : ce que « Charles Johnson » raconte, ce qu'on peut vérifier

Presque tout ce qu'on sait d'Evans vient d'un seul livre : A General History of the Robberies and Murders of the Most Notorious Pyrates, publié à Londres en 1724 sous le nom de « Captain Charles Johnson ». Une seule source pour une biographie entière, cela impose de la prudence sur les détails.

Un livre relié cuir ouvert sur une table drapée de bleu, entouré d'une loupe en laiton, de chandeliers et d'une carte marine pliée.
Un livre relié cuir ouvert sur une table drapée de bleu, entouré d'une loupe en laiton, de chandeliers et d'une carte marine pliée.

L'identité de l'auteur reste inconnue. L'attribution à Daniel Defoe, avancée au milieu du XXe siècle, a été contestée depuis et n'est plus tenue pour acquise. Le livre a été écrit peu après les faits, par quelqu'un qui avait accès à des dépositions, à des comptes rendus de procès et aux gazettes de Londres et de Boston. Il mélange donc des éléments solides et des développements de plume, notamment les dialogues et les discours de capitaines, qu'aucune archive ne peut confirmer.

Ce que d'autres documents peuvent corroborer, c'est l'ossature : la disette d'emplois maritimes en Jamaïque après 1720, les déclarations de capitaines marchands dépouillés, les correspondances de gouverneurs coloniaux réclamant des navires de guerre, la fréquentation des îles Caïmans par les équipages en carénage. Ce qui reste suspendu, c'est le détail : les mots échangés à Grand Cayman, le nombre exact d'hommes, le montant du butin.

Quand je tombe sur une biographie de pirate, je commence toujours par la même chose, c'est de chercher d'abord la trace matérielle : une épave, un inventaire de prise, une déposition, une lettre de gouverneur. Pour Evans, il n'y a rien de cet ordre à ma connaissance. Cela ne fait pas de lui un personnage inventé, cela veut dire qu'on le connaît par un récit, et par un seul.

Un mot de cadre, puisqu'on parle d'attaques de navires : tout cela appartient à l'histoire du XVIIIe siècle. La piraterie maritime d'aujourd'hui est un crime qui fait des morts et des otages, et n'a rien à voir avec le folklore.

Ce qu'un pirate portait sur lui : le butin qui tient au doigt

Sur un sloop de trente hommes, personne n'a de coffre-fort et personne ne va en banque. La richesse d'un marin tenait dans ses poches, autour de son cou et à ses doigts.

Un objet porté sur soi devait aussi tenir le coup. L'eau salée, l'humidité permanente, la sueur : un métal doré ou un laiton se ternit en quelques semaines dans ces conditions, là où l'acier inoxydable moderne, le 316L, ne noircit pas et supporte le chlore. Et un anneau de 10 g au doigt ne gêne aucun geste, ne s'accroche pas dans un cordage, ne pèse pas dans une manœuvre.

Bague crâne en acier posée sur une ardoise sombre humide, près d'un manche en bois et laiton.
Bague crâne en acier posée sur une ardoise sombre humide, près d'un manche en bois et laiton.

Le crâne, lui, n'est pas une invention de pirate. Le motif de la tête de mort est un symbole de mortalité très répandu dans l'Europe des XVIIe et XVIIIe siècles : on le trouve gravé sur les pierres tombales, dans les gravures d'emblèmes, dans les registres de confréries. Les équipages l'ont repris sur leurs pavillons, parfois accompagné d'un sablier ou d'un bras armé, avant que le costume et le bijou s'en emparent à leur tour.

Si l'idée d'un objet à garder sur soi te parle plus qu'un pavillon accroché au mur, c'est vers ce répertoire qu'il faut regarder : un anneau au motif franc, dans un métal qui ne demande pas d'entretien, à la bonne taille pour être porté tous les jours sans y penser.

Elle ne conviendra pas à qui cherche quelque chose de discret : le motif est frontal, le relief se voit de loin, et dans certains contextes professionnels ça se remarque. Pour un usage plus sobre, un anneau large sans figure, ou une chevalière à motif gravé en creux, passe plus facilement au quotidien.

Le détail qui aide Pour trouver ta taille, découpe une bandelette de papier de 5 mm de large, enroule-la autour du doigt concerné en fin de journée, doigt chaud, marque le point de recouvrement au stylo et mesure la longueur obtenue à la règle. Ce chiffre en millimètres est directement la taille française : 57 mm de circonférence, taille 57. Si l'articulation est plus large que la base du doigt, prends le point le plus large et arrondis au demi-point supérieur, sinon la bague ne passera pas.

Prolonger l'histoire d'Evans chez soi

Premier point à écarter : aucun pavillon personnel n'est attribué à John Evans. Si un drapeau est vendu comme « le sien », c'est un dessin de fabricant. Rien n'interdit de l'aimer, mais ce n'est pas un emblème documenté.

Pour un mur, deux directions cohérentes avec ce qu'on vient de lire. Un Jolly Roger générique, crâne et os croisés, qui correspond au type de pavillon qu'un sloop comme le Scowerer pouvait hisser. Ou le pavillon d'un capitaine attesté, celui de Bartholomew Roberts ou celui de Calico Jack, dont l'origine est traçable. Regarde les dimensions annoncées avant d'acheter, et la présence d'œillets métalliques si tu veux pouvoir le tendre sans le trouer. Sur les motifs les plus reconnaissables et leur histoire, j'ai détaillé les cas les plus solides dans mon top 8 des drapeaux pirates les plus célèbres.

Pavillon noir à tête de mort et os croisés hissé sur un mât de bois, cordages et ciel gris au-dessus de la mer.
Pavillon noir à tête de mort et os croisés hissé sur un mât de bois, cordages et ciel gris au-dessus de la mer.

Un pavillon punaisé sur un mur et un pavillon hissé sur un mât qui bouge ne sont pas le même objet. Le second se salit, se déchire au battant, s'use aux œillets. Si tu veux le mettre dehors sur une hampe de jardin, choisis une toile polyester et accepte qu'elle vieillisse.

Pour matérialiser le type de navire dont parle cet article, un sloop ou une goélette en modèle réduit convient mieux qu'un grand vaisseau de ligne, historiquement hors sujet ici. Les modèles et sets de construction sont regroupés du côté des bateaux pirate: vérifie l'encombrement au sol et le nombre de pièces avant de choisir, un set monté prend souvent plus de place qu'on ne l'imagine. Un coffre en bois sert très bien de rangement d'appoint ou de décor de fête, à condition de le prendre pour ce qu'il est : un objet fabriqué récemment, pas une pièce d'époque.

Pour une soirée costumée sur ce thème, la base tient en trois pièces : une chemise ample, une large ceinture, un tricorne ou un foulard, à compléter côté déguisement pirate. Un sabre en mousse ou gonflable est un accessoire de jeu : il reste à la maison ou dans la salle louée, et ne se promène pas dans la rue. Côté bijou, les autres têtes de mort et les tailles disponibles en millimètres sont réunies dans la collection bagues pirate.

Les questions qu'on me pose

John Evans était-il un pirate ou un corsaire ?

Un pirate. Aucune lettre de marque, aucune commission de la Couronne britannique ou d'un gouverneur colonial ne lui est connue, et il s'est attaqué à des navires anglais comme espagnols. Un corsaire opérait sous commission écrite, contre une nation désignée, et devait faire juger ses prises. L'usage du mot « corsaire » pour Evans est une facilité de langage qui se recopie de texte en texte.

Combien de temps a duré sa carrière ?

Environ treize mois, de septembre 1722 à l'été 1723. C'est court même pour l'époque : beaucoup d'équipages tenaient un ou deux ans avant la capture, la dispersion ou la mort du capitaine. Cette brièveté explique le peu de traces documentaires qu'il a laissées.

Comment est mort le capitaine John Evans ?

Tué d'une balle de pistolet par son propre maître d'équipage, à Grand Cayman. Le récit de 1724 rapporte une dispute sur la part et le service, un duel à terre proposé par Evans puis refusé, un coup de canne, et le coup de feu. Le tireur a sauté par-dessus bord et l'équipage s'est séparé après avoir partagé le butin.

Quel navire commandait-il, et pourquoi un sloop ?

Le Scowerer, ancien marchand Lucretia and Catherine capturé au large d'Hispaniola. Le sloop est le bâtiment typique de la piraterie caraïbe de ces années : un mât, voilure aurique, faible tirant d'eau, bonne vitesse au près, équipage réduit. Il permet de rattraper un caboteur et de disparaître dans une baie, mais pas d'affronter un navire de guerre.

Avait-il un pavillon personnel ?

Rien de tel n'est documenté. Les pavillons individualisés qu'on connaît, comme ceux attribués à Barbe Noire, à Roberts ou à Stede Bonnet, sont décrits dans des dépositions, des gazettes ou des gravures d'époque. Pour Evans, aucune description de motif n'a été conservée. Les drapeaux vendus sous son nom sont des créations contemporaines.

Une bague en acier se porte-t-elle vraiment tous les jours ?

Oui, à deux conditions. La taille doit être juste, mesurée en millimètres de circonférence plutôt qu'estimée, sinon l'anneau tourne ou bloque l'articulation. Et un relief marqué frotte : sur un anneau porté à la main dominante, les arêtes s'adoucissent avec le temps. Un acier inoxydable 316L comme celui annoncé sur ce modèle ne noircit pas et supporte l'eau chlorée, ce qui limite l'entretien à un rinçage à l'eau claire et un séchage au chiffon.

« Cette maxime, attribuée à Bartholomew Roberts, résume une philosophie de vie hédoniste et insouciante. » Propos attribué à Bartholomew Roberts dans A General History of the Pyrates, 1724.