Capitaine Howell Davis : le pirate caméléon des Caraïbes

Capitaine Howell Davis : le pirate caméléon des Caraïbes

Le 1er avril 1719, au large de la Sierra Leone, un capitaine négrier anglais nommé William Snelgrave perd son navire, le Bird Galley, au profit de trois équipages pirates réunis. Dépouillé, menacé par les hommes de Thomas Cocklyn, il raconte ensuite avoir été protégé par l'un des trois capitaines : Howell Davis.

Ce témoignage, publié quinze ans plus tard par la victime elle-même, est une pièce rare dans l'histoire de la piraterie. La plupart des « grands pirates » ne nous sont connus que par un livre de 1724 et par des minutes de procès. De Howell Davis, on a en plus le récit d'un homme qui lui a parlé.

Ouvrage relié en cuir ouvert sur une table en bois sombre, près d'une loupe en laiton, papier jauni et dos usé.
Ouvrage relié en cuir ouvert sur une table en bois sombre, près d'une loupe en laiton, papier jauni et dos usé.

Tu trouveras dans cet article la carrière datée, les quatre navires qu'il a commandés, ce que valent les sources, sa méthode de commandement, et une manière de vérifier en huit points n'importe quelle biographie de pirate qu'on te met sous les yeux. On verra aussi pourquoi l'étiquette « pirate des Caraïbes » lui va mal.

Les points qui comptent
  • Onze mois de carrière : de juillet 1718 au 19 juin 1719, date de sa mort dans une embuscade portugaise à Príncipe.
  • Quatre navires successifs : le Cadogan, le Buck, le Saint James (26 canons), le Rover (32 canons), et une quinzaine de prises connues, britanniques et françaises.
  • Sa méthode : faux pavillon, déguisement, bluff, jusqu'à se faire passer pour un officier du roi ou un chasseur de pirates.
  • L'essentiel de son activité se déroule au Cap-Vert et sur la côte d'Afrique de l'Ouest plutôt que dans les Antilles.
  • Il a embarqué de force Bartholomew Roberts, qui prendra sa succession sur le Rover.
  • Presque tout son récit vient d'un seul livre, A General History of the Pyrates (1724) : à citer comme récit, pas comme procès-verbal.

Howell Davis en huit lignes : ce que les sources établissent vraiment

Howell Davis est un marin gallois né vers 1690 à Milford Haven, dans le Pembrokeshire. On le trouve aussi orthographié Hywel Davies ou Davies. Il devient pirate en juillet 1718, alors qu'il est second du Cadogan, un navire négrier, capturé par Edward England au large de la Sierra Leone.

Sa jeunesse, son physique, son éventuel pavillon personnel : on ne sait pas. Les récits qui décrivent son visage ou son drapeau brodé ajoutent au dossier ce que le dossier ne contient pas.

Le reste est plus solide. Il a commandé quatre navires, opéré quelques mois dans les Antilles (Barbade, Martinique, Hispaniola, Coxon's Hole à Cuba), puis presque un an sur la route africaine : Cap-Vert, Gambie, Sierra Leone, Anamaboe, Príncipe. Il est tué le 19 juin 1719 à Príncipe, dans une embuscade montée par le gouverneur portugais.

Un point de fonctionnement, souvent oublié : Sur le Buck, Davis n'a pas été nommé capitaine : il a été élu par son équipage, comme le prévoyaient les articles signés à bord. Un capitaine pirate gardait son poste tant que les hommes y trouvaient leur compte, et il devait savoir tenir la barre et choisir la route. C'est pour ça que les insignes de capitaine qu'on retrouve aujourd'hui sur les bagues à motifs de capitaine, gouvernail, boussole, sabres croisés, ne renvoient pas d'abord à de la violence, mais à une fonction : tenir la barre, choisir une route, garantir la parole donnée à l'équipage.

Pour aller plus loin sur ce point : À l'origine du drapeau pirate | France Culture, sur radiofrance.fr.

Point 1 : vérifier les dates, onze mois et pas une décennie

La carrière pirate de Davis tient en onze mois. Elle commence à la capture du Cadogan, le 11 juillet 1718 selon la plupart des récits, le 18 selon d'autres, et s'arrête le 19 juin 1719 à Príncipe. Une semaine d'écart au départ, une date de mort stable à l'arrivée.

Cette brièveté n'est pas un détail biographique, elle limite ce qu'on peut lui attribuer. Onze mois, c'est le temps d'apprendre un métier, pas d'accumuler une légende. Tout ce qu'on lui prête de plus doit être vérifié.

Le calendrier compte aussi pour situer l'homme. Davis entre dans la piraterie l'année même où Woodes Rogers reprend Nassau pour la Couronne, en 1718, et où Barbe Noire est tué en Caroline du Nord, en novembre de la même année. Il appartient à la toute fin de l'âge d'or de la piraterie (1650-1730), au moment où les grandes bases des Bahamas se vident et où les équipages basculent vers l'Afrique de l'Ouest.

Erreur qui revient souvent dans les résumés en ligne : le ranger au XVIIe siècle, du côté des boucaniers de la Tortue. Il est un contemporain de Roberts et de Barbe Noire, pas de Henry Morgan.

Point 2 : vérifier les navires, quatre coques et quatre statuts

Un capitaine pirate ne vaut que par la coque qu'il a sous les pieds. Davis en a changé quatre fois en onze mois, et chaque changement redessine ce qu'il pouvait tenter.

Le Cadogan est un navire marchand négrier dont Edward England lui confie le commandement après l'avoir pris. L'équipage refuse de vendre la cargaison au Brésil et met le cap sur la Barbade, où l'affaire se termine mal pour Davis, emprisonné puis relâché faute de charges.

Le Buck est un sloop, enlevé par mutinerie au large de la Martinique avec Walter Kennedy et Thomas Anstis dans le coup. C'est là que Davis est élu capitaine, et c'est avec ce sloop qu'il installe une base à Coxon's Hole, à la pointe est de Cuba. Un sloop, c'est un mât, une grand-voile, un foc, peu de tirant d'eau : on double une pointe au près, on se cache dans une baie, on rattrape un marchand lourdement chargé. Rien de mieux pour un équipage de trente ou quarante hommes.

Maquette en bois d'un voilier gréé de voiles en toile écrue, posée sur une carte marine, dans un atelier éclairé par la fenêtre.
Maquette en bois d'un voilier gréé de voiles en toile écrue, posée sur une carte marine, dans un atelier éclairé par la fenêtre.

Le Saint James, pris aux îles du Cap-Vert, monte 26 canons. Le Rover, son dernier navire, en aligne 32. On passe alors du travail d'embuscade à celui d'un bâtiment capable de bloquer un mouillage, comme à Anamaboe. Je regarde toujours la mâture avant la coque, et sur ce point la progression de Davis est parlante : plus il monte en artillerie, plus il opère loin des Antilles et près des comptoirs africains.

Deux maquettes de voiliers en bois gréées de voiles en toile, avec pavillons noirs et affûts de canons, sur socles.
Deux maquettes de voiliers en bois gréées de voiles en toile, avec pavillons noirs et affûts de canons, sur socles.
Les quatre navires de Howell Davis (juillet 1718 à juin 1719)
Navire Type / armement Comment il l'obtient Période Zone principale
Cadogan Navire marchand négrier Commandement confié par Edward England après la capture Juillet 1718 Sierra Leone puis Barbade
Buck Sloop Mutinerie avec Kennedy et Anstis, puis élection Fin 1718 Martinique, Hispaniola, Coxon's Hole
Saint James Navire de 26 canons Capturé au large des îles du Cap-Vert Début 1719 Cap-Vert, Gambie
Rover Navire de 32 canons Transfert après ses prises sur la côte de Guinée Printemps 1719 Sierra Leone, Anamaboe, Príncipe
Le repère Quand un texte donne un nom de navire sans son type ni son armement, il ne te permet pas de juger ce que ce navire pouvait faire. « Le Rover, 32 canons » et « le Buck, sloop » n'autorisent pas les mêmes actions : le premier peut tenir un mouillage sous la menace, le second doit surprendre.

Point 3 : vérifier la source, tout remonte à un livre de 1724

La biographie détaillée de Davis vient d'un seul ouvrage : A General History of the Pyrates, publié à Londres en 1724 sous le nom du capitaine Charles Johnson.

Ce livre n'est ni un faux ni un document d'archive. C'est un ouvrage de librairie qui compile des témoignages de marins, des comptes rendus de procès et des passages nettement mis en scène. L'identité de son auteur reste discutée depuis le XXe siècle, certains chercheurs y voyant Daniel Defoe, d'autres non, et la question n'est pas tranchée. Le texte est consultable en édition numérisée pour qui veut lire les passages sur Davis dans leur contexte.

La contre-source, c'est Snelgrave. Le capitaine du Bird Galley publie en 1734 son propre récit de voyage en Guinée, avec plusieurs pages sur sa capture et sur les trois équipages qui se disputaient son sort. Il décrit un Davis qui négocie, qui calme ses hommes, qui rend une partie de la cargaison. Un témoin direct, avec ses propres intérêts : il écrit aussi pour se justifier auprès de ses armateurs.

Le réflexe simple, quand tu écris ou que tu lis quelque chose sur Davis : dire « selon l'Histoire générale des plus fameux pirates » plutôt que « Davis déclara ». La phrase est moins jolie, elle est juste.

Point 4 : vérifier la méthode, faux pavillon, faux officier, vrai bluff

Hisser de fausses couleurs était une pratique répandue chez les pirates : on approche sous pavillon marchand ou sous pavillon de guerre d'une nation amie, on garde le Jolly Roger plié, et on l'amène au dernier moment, à portée de voix. Davis n'a pas inventé la ruse. Il en a fait sa manière de commander.

Pavillon noir à crâne et sabres croisés, plié sur les planches du pont près de rouleaux de toile claire liés de cordage.
Pavillon noir à crâne et sabres croisés, plié sur les planches du pont près de rouleaux de toile claire liés de cordage.

Au large d'Hispaniola, selon le récit de 1724, il transforme une prise en second navire pirate factice, met des prisonniers en figuration sur le pont et obtient une reddition sans tirer. En Gambie, il se présente au fort James comme un marchand de Liverpool venu traiter, se fait recevoir par le gouverneur, et prend la place de l'intérieur. À Príncipe, il arrive en se donnant pour le commandant d'un navire du roi en chasse de pirates, obtient vivres, eau et bonne réception.

C'est cette dernière imposture qui lui coûte la vie. Un déserteur, ou un prisonnier passé à terre selon les versions, prévient le gouverneur portugais. Davis se rend à l'invitation qui lui est faite, tombe dans l'embuscade préparée sur le chemin et meurt le 19 juin 1719. La méthode qui avait produit onze mois de succès a produit aussi le piège final.

Dans ce type de déguisement institutionnel, le cas inverse est instructif : un capitaine mandaté pour chasser les pirates et pendu comme pirate. Je l'ai raconté dans mon article sur William Kidd, le chasseur de pirates devenu pirate, et les deux histoires s'éclairent l'une l'autre.

Précision Les pavillons présentés aujourd'hui comme « le drapeau de Howell Davis » sont des reconstitutions modernes. Aucune source contemporaine ne décrit un emblème personnel qui lui serait propre. Aux fêtes maritimes de Brest, quatre jours passés à noter des noms de bateaux et à regarder des pavillons hissés sur des mâts qui bougent le montrent bien : la différence entre un motif attesté et un motif dessiné pour la boutique se voit surtout dans ce qu'on écrit dessous, pas dans la toile.

Point 5 : vérifier la géographie, Caraïbes ou côte de Guinée ?

La séquence antillaise de Davis dure quelques mois : Barbade, Nassau, Martinique, Hispaniola, Coxon's Hole, sur des sloops et avec de petits équipages. Sa période productive est africaine, du Cap-Vert au golfe de Guinée, et elle occupe l'essentiel de ses onze mois.

C'est là qu'il prend le Saint James, qu'il enlève le fort de Gambie, qu'il s'associe pour quelques semaines avec Olivier Levasseur, dit la Buse, et Thomas Cocklyn. Cette alliance à trois capitaines opère à l'estuaire de la Sierra Leone au printemps 1719 et se rompt le 10 mai, après une querelle de beuverie selon le récit de 1724. Puis vient la côte de Guinée : Anamaboe, où il bloque le mouillage, et Príncipe, où il meurt.

Pourquoi l'étiquette « pirate des Caraïbes » lui reste collée, alors ? Parce qu'elle vient du cinéma, du roman et du jeu vidéo, qui ont fait des Antilles le décor unique de la piraterie. Les archives, elles, envoient Davis vers les comptoirs négriers d'Afrique de l'Ouest, un contexte plus dur à mettre en images et beaucoup moins pittoresque.

Cela a des conséquences très concrètes pour qui documente un décor, une maquette ou un costume. L'univers de Davis, c'est le sloop, le comptoir, la rade encombrée de navires négriers, l'habit d'officier marchand porté comme un déguisement. Si tu montes une tenue avec les pièces des déguisements pirate, la veste longue et le tricorne sont plus proches de lui que la chemise déchirée et le bandana.

Point 6 : vérifier la postérité, Bartholomew Roberts et la fiction

En juin 1719, à Anamaboe, l'équipage de Davis capture le Princess et embarque de force plusieurs marins. Parmi eux, un second gallois d'une trentaine d'années nommé Bartholomew Roberts. Six semaines plus tard, Davis est mort et Roberts est élu capitaine du Rover.

La suite est connue : Roberts devient le pirate le plus prolifique de la période, avec des centaines de prises portées à son compte avant sa mort en 1722. Ce qu'il retient de son bref passage sous Davis apparaît dans sa pratique : le commandement par élection, une discipline écrite et négociée avec l'équipage, et l'usage du pavillon comme moyen de pression avant le combat.

Côté fiction, une seule apparition notable : Howell Davis est un personnage non jouable dans Assassin's Creed IV Black Flag (Ubisoft), qui l'installe dans les Caraïbes et lui donne un rôle de mentor. C'est un jeu vidéo, pas un document, et c'est en grande partie de là que vient l'image caribéenne du personnage auprès des joueurs. Il n'apparaît ni dans les films Pirates des Caraïbes, ni dans One Piece.

Insignes de capitaine : gouvernail, boussole et sabres croisés

Chez un capitaine élu comme Davis, l'autorité reposait sur deux compétences vérifiables par tout l'équipage : savoir tenir la barre et savoir choisir une route. Le gouvernail et la boussole, qu'on retrouve gravés sur beaucoup d'objets de style pirate, renvoient à ces deux gestes. Les sabres croisés, eux, appartiennent au langage des pavillons, comme sur les couleurs attribuées à Calico Jack : ils servaient d'avertissement visible de loin plutôt que de description d'un combat.

Compas de laiton, manche de bois et carte usée sur l'appui de fenêtre, un voilier amarré au dehors.
Compas de laiton, manche de bois et carte usée sur l'appui de fenêtre, un voilier amarré au dehors.

Si l'idée est de porter cette imagerie tous les jours, il faut regarder la masse et la largeur avant le motif. Un anneau large, autour de 10 g, se sent en permanence à la main : on le tourne, on le sent contre un stylo, il gêne un peu sous un gant. Une pièce fine se fait oublier au bout de deux jours. Entre bijou discret et pièce de caractère, c'est ce paramètre qui tranche, plus que la gravure.

À qui elle ne conviendra pas : si tu travailles avec des gants, si tu portes déjà une chevalière au même doigt, ou si tu préfères un bijou qu'on ne remarque qu'en s'approchant, cherche plutôt un anneau étroit et sans relief. Les motifs gravés en creux sur une large surface accrochent la lumière et se voient de loin, c'est le principe même de la pièce.

Le repère La taille française d'une bague correspond à la circonférence du doigt en millimètres : un tour de doigt mesuré à 60 mm donne une taille 60. Mesure avec un mètre de couturière ou une bande de papier, en fin de journée plutôt qu'au réveil, et consulte le guide des tailles avant de choisir. Un anneau large chausse toujours un peu plus serré qu'un anneau fin, parce qu'il couvre plus de phalange. Pour l'entretien, un chiffon doux suffit, et on retire la bague pour le bricolage ou la piscine.

Le critère qui compte le plus quand on me parle de Howell Davis

Ma première question est toujours la même : quelle source ? Si la réponse est « on dit », je remets le livre de 1724 dans la boucle et je relis la phrase autrement. Voici l'ordre que je suis, et il vaut pour n'importe quel capitaine de l'âge d'or.

  1. La source: archive judiciaire, récit de voyage contemporain, ou compilation de librairie ? Les trois n'ont pas le même poids.
  2. Les dates: début et fin de carrière. Onze mois obligent à hiérarchiser les faits au lieu d'empiler les épisodes.
  3. Le statut: pirate, corsaire muni d'une commission, ou mutin d'un navire marchand ? Davis passe de la marine négrière à la piraterie par capture, pas par choix initial.
  4. Le navire: type et armement. Un sloop et un navire de 32 canons ne mènent pas la même campagne.
  5. La zone: Antilles, côte de Guinée, océan Indien. Le décor change tout le récit.
  6. Le pavillon: j'accepte « pavillon attribué à », je refuse « pavillon authentique de ».
  7. Les compagnons: England, Kennedy, Anstis, la Buse, Cocklyn, Roberts. Les carrières pirates se croisent, et les noms permettent de recouper les dates.
  8. Ce qui reste inconnu: le dire. Pour Davis, sa jeunesse, son apparence et son emblème personnel entrent dans cette case.

Mon avis, pour finir : Davis mérite mieux que le costume de pirate caribéen qu'on lui a taillé. C'est l'un des très rares capitaines de cette période dont on retient d'abord la parole, celle qui obtenait une reddition avant que le premier canon parle, et l'un des seuls dont un capitaine dépouillé ait pris la peine d'écrire du bien. Si l'imagerie du commandement t'intéresse plus que la biographie, la collection de bagues pirate de Piraterie Shop rassemble les modèles à gouvernail, boussole et sabres croisés, avec les tailles disponibles indiquées pour chacun.

Questions fréquentes

Qui était le capitaine Howell Davis ?

Un marin gallois né vers 1690 à Milford Haven, devenu pirate en juillet 1718 après la capture du navire négrier Cadogan, sur lequel il était second. Élu capitaine par ses hommes, il a commandé quatre navires en onze mois, essentiellement sur la côte d'Afrique de l'Ouest, et s'est distingué par l'usage du déguisement et du faux pavillon plutôt que par des batailles rangées.

Comment Howell Davis est-il mort ?

Tué le 19 juin 1719 à Príncipe, dans le golfe de Guinée. Il s'était présenté aux autorités portugaises comme le commandant d'un navire du roi d'Angleterre en chasse de pirates. Un homme passé à terre a révélé la supercherie, le gouverneur a monté une embuscade et Davis est tombé sur le chemin de l'invitation qu'on venait de lui adresser.

Combien de navires Howell Davis a-t-il capturés ?

Une quinzaine de prises britanniques et françaises lui sont attribuées, réparties sur ses onze mois de commandement, la plupart entre le Cap-Vert et le golfe de Guinée. Le chiffre reste un ordre de grandeur : il vient des récits de l'époque et non d'un registre complet, et les petites prises côtières échappent souvent au décompte.

Quel était le lien entre Howell Davis et Bartholomew Roberts ?

Roberts a été embarqué de force par l'équipage de Davis à Anamaboe, en juin 1719, alors qu'il était second du Princess. Six semaines plus tard, après la mort de Davis à Príncipe, il a été élu capitaine du Rover. Il reprend de son prédécesseur le commandement par élection, la discipline écrite et l'usage du pavillon comme moyen d'intimidation.

Howell Davis avait-il un drapeau pirate à lui ?

Aucune source contemporaine ne décrit un pavillon personnel de Davis. Les emblèmes qu'on lui associe aujourd'hui sur les sites et dans les jeux sont des créations modernes. Contrairement à Bartholomew Roberts ou à Calico Jack, dont des motifs sont décrits dans les textes du XVIIIe siècle, son dossier est vide sur ce point.

Howell Davis est-il un vrai pirate ou un personnage d'Assassin's Creed ?

Les deux, mais dans cet ordre. C'est un pirate historique documenté par l'Histoire générale des plus fameux pirates de 1724 et par le récit de William Snelgrave de 1734. Ubisoft en a fait un personnage d'Assassin's Creed IV Black Flag, en le rattachant aux Caraïbes et en lui donnant un rôle de mentor que les sources ne mentionnent pas.

Une bague large de style capitaine se porte-t-elle tous les jours ?

Oui, à condition d'accepter sa présence. Un anneau large d'environ 10 g se sent en permanence, gêne un peu sous un gant et frotte contre un clavier ou un guidon. En pratique, on la retire pour le bricolage, le sport et la baignade, et on la nettoie au chiffon doux. Pour un port continu sans y penser, un anneau étroit reste plus confortable.

Avant de croire ce qu'on raconte d'un capitaine, demande son navire, sa date et sa source. Les trois répondues, il ne reste plus beaucoup de légende, mais il reste un homme.