Alvar Nuñez Cabeza de Vaca : Du conquistador au naufragé

Alvar Nuñez Cabeza de Vaca : Du conquistador au naufragé

Sur les quelque 600 hommes partis de Sanlúcar de Barrameda le 17 juin 1527 avec Pánfilo de Narváez, quatre ont rejoint les Espagnols du Mexique neuf ans plus tard, en 1536. Álvar Núñez Cabeza de Vaca était l'un d'eux, et c'est lui qui a tenu la plume.

Cabine de navire avec cartes, cordages et vue sur l'océan agité depuis un hublot.
Cabine de navire avec cartes, cordages et vue sur l'océan agité depuis un hublot.

Ce que tu trouves plus bas : une chronologie datée de ses deux expéditions, la liste de ce qui est établi et de ce qui reste discuté (sa date de naissance, son lieu de mort, l'itinéraire de sa marche), et une façon de lire son livre Naufragios sans le prendre pour une épopée. Un rapport adressé à Charles Quint en 1542 par un homme qui réclame une charge n'est pas un journal de bord neutre.

On peut ajouter un point pratique : comment s'orienter à pied sans carte ni instrument, et comment transmettre ces repères aux enfants.

En bref
  • Álvar Núñez Cabeza de Vaca naît à Jerez de la Frontera, entre 1488 et 1495 selon les sources, et meurt vers 1559-1560, à Séville ou à Valladolid : ni la date de naissance ni le lieu de décès ne sont établis.
  • Il embarque le 17 juin 1527 comme trésorier et alguacil mayor de l'expédition de Pánfilo de Narváez vers la Floride. Partie à environ 600 hommes, elle échoue entièrement.
  • Après la perte des radeaux sur la côte du golfe du Mexique, fin 1528, il vit près de huit ans parmi des peuples du sud-est de l'Amérique du Nord, du secteur de l'actuel Galveston jusqu'au nord du Mexique.
  • Quatre survivants seulement retrouvent des Espagnols en 1536, dont Estevanico, esclave d'origine nord-africaine, que beaucoup de résumés passent sous silence.
  • Naufragios paraît en 1542; les Comentarios couvrent sa seconde expédition, au Río de la Plata, où il est gouverneur de 1541 à 1544 avant d'être arrêté par ses propres hommes et jugé par le Conseil des Indes.
  • On lui attribue la première mention européenne connue des chutes de l'Iguazú, en janvier 1542.

Álvar Núñez Cabeza de Vaca en dix repères datés

Il a été fonctionnaire de la Couronne avant d'être marcheur : trésorier d'une expédition, puis gouverneur d'une province. Appliqué à lui, le mot conquistador désigne un homme chargé des comptes et du droit, non un capitaine d'armes.

  • Vers 1488-1495: naissance à Jerez de la Frontera, en Andalousie. Un document de tutelle daté de 1509 lui donnerait quatorze ans, ce qui placerait la naissance vers 1495; d'autres sources remontent à 1488.
  • Années 1510-1520: service dans la maison des ducs de Medina Sidonia, campagnes en Italie et en Navarre selon les notices.
  • 17 juin 1527: départ de Sanlúcar de Barrameda comme trésorier et alguacil mayor de l'expédition Narváez.
  • Printemps 1528: débarquement dans la baie de Tampa, en Floride.
  • Automne 1528: construction de cinq radeaux à la baie des Chevaux, puis dispersion des embarcations en novembre.
  • 1528-1535: captivité, portage, puis déplacements comme guérisseur itinérant, de la côte du golfe jusqu'au nord du Mexique.
  • 1536: rencontre d'un détachement espagnol dans le nord-ouest du Mexique, puis Mexico.
  • 1537: retour en Espagne.
  • 1540-1544: nommé adelantado et gouverneur, il rejoint le Río de la Plata, arrive à Asunción, et se heurte aux colons jusqu'à son arrestation.
  • 1542, puis 1551: publication de Naufragios; condamnation par le Conseil des Indes, peine ensuite atténuée. Mort vers 1559-1560.
D'où ça vient Alguacil mayor se traduit à peu près par grand prévôt : celui qui exerce la police de l'expédition, arrête, garde, fait appliquer les décisions. Couplée à la charge de trésorier, la fonction fait de lui le comptable et le garant juridique du groupe. Deux titres qui expliquent pourquoi c'est lui, et pas un capitaine, qui rédige le rapport à la fin.

Origine du nom « Cabeza de Vaca » et jeunesse andalouse

Le nom vient de sa lignée maternelle et s'accompagne d'une tradition familiale, pas d'un fait documenté : un berger nommé Martín Alhaja aurait marqué avec des crânes de bovins un passage de montagne permettant aux troupes chrétiennes de contourner l'armée almohade avant la bataille de Las Navas de Tolosa, en 1212. Le récit circule dans la famille depuis longtemps ; aucune source contemporaine de la bataille ne l'atteste.

Côté paternel, il est le petit-fils de Pedro de Vera, un des protagonistes de la conquête de la Grande Canarie dans les années 1480. Son père, Francisco de Vera, meurt tôt : l'enfant est placé sous tutelle, ce qui a laissé les actes notariés qui servent aujourd'hui à discuter sa date de naissance.

Entré au service des ducs de Medina Sidonia, il y apprend ce qu'une grande maison nobiliaire apprend à ses gens : tenir des comptes, rédiger, connaître les formes du droit et des procurations. C'est cette formation, plus qu'une réputation militaire, qui lui vaut la trésorerie d'une expédition royale en 1527.

Floride 1528: l'expédition Narváez tourne au désastre

Cinq navires quittent Sanlúcar de Barrameda le 17 juin 1527 avec environ 600 hommes. Avant même de toucher le continent, l'expédition perd des hommes et des bateaux : escales à Saint-Domingue et à Cuba, désertions, tempête. Le débarquement en Floride, au printemps 1528, se fait déjà avec un effectif entamé.

La décision qui pèse le plus lourd est de séparer la troupe des navires. Narváez fait marcher ses hommes vers l'intérieur, à la recherche de l'or annoncé, en comptant retrouver la flotte plus au nord sur une côte que personne ne connaît. Cabeza de Vaca écrit s'y être opposé. Il faut lire ce désaccord pour ce qu'il est : un point rédigé quatorze ans plus tard par le survivant qui a besoin de montrer qu'il avait raison.

Suit une marche de plusieurs semaines à travers marais et pinèdes, la faim, les maladies, et la résistance organisée des Apalachee, dont les archers tiennent les Espagnols à distance. Quand la colonne revient vers la côte, il n'y a plus de navires.

À la baie des Chevaux, les survivants abattent leurs chevaux pour la viande et les peaux, fondent les étriers et les armes pour faire des outils, et construisent cinq radeaux. On n'est plus dans la navigation. Un radeau tient l'eau plate, dérive avec le courant, ne remonte pas au vent et n'a pas de gréement digne de ce nom. Sur ces embarcations, l'orientation ne tenait pas à un instrument mais à trois repères simples : la position du soleil, la ligne de côte gardée à main droite, et le savoir des populations rencontrées, qui connaissaient les points d'eau. C'est la même logique qu'on transmet aujourd'hui à un enfant avec une aiguille qui indique le nord, comme celles des boussoles jouets pensées pour les chasses au trésor.

Naufrage et captivité : huit ans dans le sud-est de l'Amérique du Nord

En novembre 1528, les radeaux se dispersent. Celui de Cabeza de Vaca échoue sur une île que les survivants nomment Malhado, dans le secteur de l'actuel Galveston, au Texas. À partir de là, son statut n'a plus rien d'un conquérant.

Il est d'abord recueilli, puis retenu, puis employé comme porteur par plusieurs groupes. Avec le temps, les rescapés acquièrent une réputation de guérisseurs et circulent d'un peuple à l'autre en soignant, ce qui leur ouvre un passage vers l'ouest. Ils ne progressent pas en conquérants ; ils progressent parce qu'on les fait passer.

Quatre hommes seulement traversent ces huit années : Cabeza de Vaca, Andrés Dorantes de Carranza, Alonso del Castillo Maldonado, et Estevanico, esclave d'origine nord-africaine appartenant à Dorantes. Ce quatrième nom disparaît de beaucoup de résumés, alors qu'il figure dans le récit et qu'il repartira plus tard vers le nord avec l'expédition de Fray Marcos de Niza.

L'itinéraire reconstitué va de la côte du golfe au nord du Mexique, avec des étapes que les historiens continuent de discuter. Le récit vaut surtout par ce qu'il décrit au passage : des groupes nommés, des maisons de nattes, des régimes alimentaires saisonniers, la figue de Barbarie, et des troupeaux de grands bovins à laine que l'on reconnaît comme des bisons, dans l'une des plus anciennes mentions européennes connues.

Ce que le texte ne contient pas mérite d'être dit une fois : le point de vue des peuples rencontrés. Aucune source écrite ne le conserve, et rien dans Naufragios ne permet de le reconstituer.

C'est documenté dans Il était venu pour conquérir l'Amérique, un naufrage ... (nationalgeographic.fr).

Río de la Plata, procès et fin de vie : la partie que les résumés escamotent

Rentré en Espagne en 1537, il obtient en 1540 ce qu'il cherchait : le titre d'adelantado et le gouvernement de la province du Río de la Plata. Ce second voyage se termine par une arrestation et un procès, ce qui explique peut-être pourquoi il est si peu raconté.

Après une traversée jusqu'au Brésil, il choisit de rejoindre Asunción par voie de terre. C'est pendant cette progression, en janvier 1542, que son groupe atteint les chutes de l'Iguazú : première mention européenne connue du site.

Depuis une plateforme en bois, cordages et gourde métallique posés face aux chutes de l'Iguazú noyées de brume.
Depuis une plateforme en bois, cordages et gourde métallique posés face aux chutes de l'Iguazú noyées de brume.

À Asunción, il se heurte à Domingo Martínez de Irala et aux colons installés, sur la répartition des charges, le traitement des populations indiennes et la conduite des expéditions vers le nord. En 1544, ses propres hommes l'arrêtent et l'expédient en Espagne comme prisonnier. Le Conseil des Indes le condamne au début des années 1550, notamment au bannissement ; la peine sera ensuite atténuée. Ses dernières années restent obscures, et sa mort, vers 1559-1560, est placée par les uns à Séville, par les autres à Valladolid.

Trois choses à écarter au passage. Il n'a pas « découvert » le Texas au sens d'une prise de possession : il l'a traversé sans moyens et sans mandat effectif. Il n'a pas cherché l'Eldorado, légende attachée à d'autres expéditions. Et le film Cabeza de Vaca, réalisé par Nicolás Echevarría en 1991, est une fiction inspirée du récit, pas un documentaire.

Les deux expéditions de Cabeza de Vaca comparées

Critère Expédition Narváez (1527-1537) Río de la Plata (1540-1545)
Rôle occupé Trésorier et alguacil mayor Adelantado et gouverneur
Départ Sanlúcar de Barrameda, 17 juin 1527 Espagne, 1540; Asunción en 1542
Effectif au départ Environ 600 hommes Plusieurs centaines de colons et soldats, chiffres variables
Territoires parcourus Floride, côte du golfe, Texas, nord du Mexique Brésil, Paraguay, Río de la Plata, Iguazú
Issue 4 survivants sur environ 600, contact espagnol en 1536 Arrêté par ses hommes en 1544, renvoyé prisonnier
Texte produit Naufragios, publié en 1542 Comentarios, rédigés par son secrétaire Pero Hernández
Ce qu'on en retient Un récit de survie et une source ethnographique Un échec administratif et un procès

Dans les deux cas il perd : d'abord la flotte, à cause d'une décision qui n'est pas la sienne, ensuite le pouvoir, pour des décisions dont il répond devant un tribunal. Les effectifs et les dates varient d'une notice à l'autre parce que les sources du XVIe siècle se contredisent, et que les chroniqueurs recopient des chiffres arrondis. Quand deux fiches encyclopédiques donnent 600 et 300 hommes, elles ne se trompent pas forcément : elles comptent au départ d'Espagne ou au débarquement en Floride.

S'orienter sans carte ni instrument : la méthode d'un homme qui marche depuis huit ans

Pendant sa marche, Cabeza de Vaca n'avait ni carte de l'intérieur du continent, ni instruments : ce qui restait de matériel est parti avec les radeaux. La boussole, à cette époque, est un instrument de bord, installé sur un navire, pas un objet de poche pour un homme à pied.

Il lui restait le soleil, dont il pouvait tirer l'est et l'ouest, la côte comme ligne directrice, les cours d'eau à remonter ou à suivre, et surtout les guides locaux. Un peuple accompagnait les rescapés jusqu'au territoire voisin, les confiait à un autre groupe, et ainsi de suite. La progression vers l'ouest s'est faite par relais humains autant que par repères naturels.

Petit drapeau rouge et objets marins exposés sur un rebord de fenêtre surplombant la mer.
Petit drapeau rouge et objets marins exposés sur un rebord de fenêtre surplombant la mer.

À la base nautique où je travaille, quand des débutants manipulent une boussole pour la première fois, la même erreur revient : ils la tiennent contre la rambarde en acier et s'étonnent que l'aiguille bouge. Quatre gestes suffisent à s'en sortir.

  1. Tenir l'instrument à plat, dans la paume ouverte, à hauteur de taille. Une aiguille inclinée frotte contre le cadran et se bloque.
  2. S'écarter du métal et de l'électronique: une trentaine de centimètres d'un téléphone, d'une boucle de ceinture, d'un portail ou d'une voiture.
  3. Laisser l'aiguille se stabiliser quelques secondes, puis tourner le corps, jamais l'objet seul, jusqu'à aligner le nord avec le repère du cadran.
  4. Choisir un point de mire dans la direction voulue, un arbre, un poteau, une maison, et marcher vers lui sans regarder l'instrument. On tient un cap avec les yeux, on le vérifie avec l'aiguille.
Un geste simple Avant de donner un cap à un enfant, fais-lui trouver le nord deux fois de suite, à deux endroits différents du jardin. S'il obtient la même direction, il a compris que le nord ne dépend pas de sa position. C'est la base de tout le reste, et cela prend deux minutes.

Pour rejouer un itinéraire dans un jardin, un parc ou une cour, l'instrument utile tient dans une main : un boîtier d'une dizaine de centimètres, léger, en plastique, qui peut tomber dans l'herbe sans conséquence et se glisser dans une poche de costume ou sous une ceinture. Le cadran d'aspect cuivre ancien relève du décor, et c'est ce décor qui fait basculer l'objet du gadget au support de jeu de rôle, à condition que l'aiguille indique réellement le nord.

Si tu cherches un instrument pour une randonnée réelle ou pour du travail à la carte, ce n'est pas celui-là : il faut une boussole de course d'orientation, avec plaquette graduée et déclinaison réglable, vendue en magasin de sport. Et pour un adulte qui veut un objet de vitrine sur un bureau, un cadran à couvercle plus lourd tiendra mieux la place qu'un boîtier de 13 cm en plastique.

Lire « Naufragios » et « Comentarios » sans se faire piéger

Le texte publié en 1542 est un rapport adressé à Charles Quint par un homme qui a survécu à un désastre et qui demande une charge. Cela ne le rend pas mensonger ; cela oriente ce qu'il raconte, ce qu'il abrège et ce qu'il met à son crédit.

Les passages où il se présente en guérisseur, soignant par le signe de croix et la prière, appartiennent à un cadre religieux de l'époque et à une stratégie d'écriture : montrer que la Providence l'a conservé, donc qu'il mérite une nouvelle mission. Le fait rapporté, c'est que les rescapés ont été accueillis et déplacés comme soignants. L'interprétation qu'il en donne est la sienne.

En français, le récit circule sous le titre Relation de voyage 1527-1537; en espagnol, les deux textes sont souvent édités ensemble sous Naufragios y Comentarios. L'édition originale, imprimée à Zamora en 1542, portait un titre bien plus long, du type La relación que dio Álvar Núñez Cabeza de Vaca de lo acaescido en las Indias. Les Comentarios, eux, ont été rédigés par son secrétaire Pero Hernández et défendent sa gestion du Río de la Plata : autant les lire comme une pièce de dossier.

Pour recouper, il y a les chroniques du XVIe siècle, les dossiers administratifs et judiciaires conservés dans les archives espagnoles, consultables via le Portal de Archivos Españoles, et les notices biographiques du Diccionario Biográfico de la Real Academia de la Historia, qui signalent les points litigieux au lieu de les lisser. Je trouve d'ailleurs que la partie la plus solide du livre n'est pas la marche, dont plusieurs étapes restent impossibles à localiser, mais les descriptions de campements, de nourriture et de saisons, trop précises pour avoir été inventées à Séville.

Sur ce point, Nuñez Cabeza De Vaca, Álvar. Naufragios Y Comentarios ... (archive.org) donne des repères vérifiables.

D'où ça vient Le titre courant Naufragios ne vient pas de l'auteur : il s'impose dans les éditions postérieures, à partir de la reprise imprimée à Valladolid en 1555, qui associe la relation aux Comentarios. Une bonne partie du livre ne parle pourtant pas de naufrage mais de marche à pied.

Prolonger l'histoire à la maison : chasse au trésor, décor et accessoires par âge

L'itinéraire se rejoue très bien en jeu, à condition de le réduire à trois étapes : un point de départ (le radeau échoué), un relais (une rencontre qui donne la direction suivante), un point d'arrivée matérialisé. Un cap donné à la boussole entre chaque étape suffit à occuper des enfants de 6 à 10 ans pendant une demi-heure.

Pour le point d'arrivée, un contenant fermé change tout : les enfants cherchent un objet précis, pas une zone vague.

Ce qu'on raconte à un enfant de cet âge : le naufrage, la faim, la marche de huit ans, les gens qui les ont nourris et guidés. Ce qu'on laisse de côté : la violence de la conquête, l'esclavage, le sort réel des populations rencontrées. Ces sujets se traitent vers 11-12 ans, et ils se traitent en dehors d'un jeu d'anniversaire.

Côté costume, mieux vaut une chemise, une ceinture large et un accessoire utile que trois accessoires décoratifs qui finissent par terre au bout de dix minutes. Les répliques de sabre restent des accessoires de costume, à usage domestique, et ne se portent pas dans la rue. Si tu prépares une après-midi complète, j'ai détaillé un déroulé heure par heure dans mon article sur les activités d'anniversaire pirate.

Pour les adultes qui décorent, il y a une comparaison instructive à faire voir : un radeau de rondins d'un côté, une coque gréée de l'autre. Une maquette ou un set de la sélection bateaux pirate miniatures posé sur une étagère donne l'échelle mieux qu'un dessin. Un radeau, c'est une plateforme qui dérive ; une caravelle ou un sloop, c'est une coque qui remonte au vent. Les 600 hommes de Narváez ont perdu la seconde catégorie et se sont retrouvés avec la première.

Et si tu cherches simplement le petit instrument qui donne un cap à une chasse au trésor, la collection boussole pirate regroupe les modèles pour enfants avec leurs dimensions et leur matière.

Questions fréquentes

Qu'a découvert Álvar Núñez Cabeza de Vaca ?

Au sens strict, il a parcouru et décrit le premier, pour un lecteur européen, une large partie de la côte du golfe du Mexique, du Texas actuel et du nord du Mexique, entre 1528 et 1536. On lui attribue aussi la première mention européenne connue des chutes de l'Iguazú, en janvier 1542. Il n'a en revanche rien conquis ni pris possession de ces territoires : il les a traversés sans troupe et sans moyens.

Qui était Álvar Núñez Cabeza de Vaca, exactement ?

Un noble andalou de Jerez de la Frontera, formé au service des ducs de Medina Sidonia, devenu trésorier et alguacil mayor de l'expédition Narváez en 1527, puis gouverneur du Río de la Plata de 1541 à 1544. Il est surtout connu comme auteur : c'est lui qui a écrit le récit de sa survie, publié en 1542.

Comment est mort Álvar Núñez Cabeza de Vaca ?

De causes naturelles, vers 1559-1560, après des années obscures suivant son procès. Le lieu est discuté : les sources donnent Séville ou Valladolid, sans acte permettant de trancher. Ni la date exacte ni le lieu de sépulture ne sont établis.

Quand est-il né, et pourquoi la date varie-t-elle selon les sources ?

Entre 1488 et 1495. Aucun registre de baptême n'a été retrouvé, et les historiens raisonnent à partir d'actes indirects : un document de tutelle de 1509 lui donnerait quatorze ans, ce qui conduit à 1495, tandis que d'autres indices administratifs le font naître autour de 1488. Les fiches qui affichent une date unique sans mention de doute choisissent l'une des hypothèses.

Pourquoi son livre s'appelle-t-il « Naufragios » et peut-on s'y fier ?

Le titre s'est imposé dans les éditions postérieures à 1542; l'original portait un titre descriptif beaucoup plus long. Sur les faits matériels, le texte reste cohérent avec ce qu'on sait par ailleurs. Sur les responsabilités, il est intéressé : c'est un rapport adressé à l'empereur par un homme qui réclame une nouvelle charge, et sa version des décisions de Narváez doit être recoupée.

Était-il un pirate ou un corsaire ?

Ni l'un ni l'autre. Il naviguait sous mandat royal, dans le cadre d'une expédition autorisée par la Couronne de Castille, et sa fonction était administrative. Le critère est simple : un corsaire agit avec une lettre de course contre les navires d'une puissance ennemie, un pirate pour son propre compte, tandis que Cabeza de Vaca tenait les comptes d'une expédition officielle. Son histoire relève de la conquête espagnole, pas de la piraterie.

Quelle boussole choisir pour un enfant, et comment la garder en état ?

Pour un enfant de 5 à 10 ans, un boîtier léger d'une dizaine de centimètres en plastique convient mieux qu'un modèle métallique, parce qu'il survit aux chutes dans l'herbe et se glisse dans une poche. Range-le à l'écart des aimants et des enceintes, qui peuvent perturber durablement l'aiguille, et nettoie le cadran à sec, sans solvant, pour ne pas ternir le plastique imitant le cuivre. Vérifie le fonctionnement avant chaque jeu : une aiguille qui reste collée sur une seule direction, quel que soit l'endroit, ne sert plus à rien.

Prends une heure pour lire les dix premières pages de sa relation avant de raconter cette histoire à quelqu'un : tu verras tout de suite ce qui est décrit et ce qui est plaidé.