Les bateaux pirates vikings : Entre mythe et réalité

Les bateaux pirates vikings : Entre mythe et réalité

Le mot « drakkar » n'existe pas en vieux norrois. Il a été forgé au XIXe siècle à partir du scandinave drake, le dragon, alors que les équipages du VIIIe siècle appelaient leurs navires skeið, snekkja ou knarr. Presque tout ce qu'on raconte sur les bateaux pirates vikings part de ce malentendu de vocabulaire.

Navire à voile solitaire au large d'une côte rocheuse sous un ciel orageux, vagues écumantes au premier plan.
Navire à voile solitaire au large d'une côte rocheuse sous un ciel orageux, vagues écumantes au premier plan.

Le second malentendu est plus gênant quand on décore une étagère ou qu'on explique une image à un enfant : entre une coque scandinave et un navire de la piraterie caribéenne, il y a huit siècles de construction navale, deux modes de propulsion et deux façons de faire la guerre en mer.

Huit vérifications suffisent à dater une silhouette en quelques secondes, du nom du type de coque aux dimensions annoncées. La plus rapide, celle que je fais avant toutes les autres, porte sur le gréement.

En bref
  • « Drakkar » est un terme moderne : les types réels s'appellent skeið, snekkja, byrðingr, knarr, karve.
  • Les navires scandinaves ont un seul mât, une voile carrée d'environ 90 à 120 m² sur les grands modèles, des rames et un tirant d'eau très faible : ils remontent les fleuves, ce qu'aucun trois-mâts pirate ne fait.
  • Les pirates de l'âge d'or (1650-1730) naviguaient sur des sloops, des goélettes, des brigantins et parfois de gros trois-mâts armés de canons.
  • Le plus grand navire viking connu à ce jour, le Roskilde 6, mesure environ 37 m de long.
  • Aucune source ne montre de casque à cornes ni de crâne peint sur une voile : ces éléments viennent de la scène et du cinéma des XIXe et XXe siècles.
  • Pour décorer, choisis d'abord une époque : proue relevée à un mât, ou trois-mâts sombre de piraterie caribéenne.

Ce qu'on te vend sous le nom de « bateau pirate viking »

Sous cette étiquette circule une silhouette hybride : coque à proue relevée, tête de dragon, mât unique, et sur la voile un crâne blanc sur fond noir. Cet assemblage n'a jamais navigué. Il vient des illustrations populaires, et non des rapports de fouille.

On le retrouve sur les manèges de fête foraine, sur des couvertures de livres jeunesse, sur des jouets et parfois dans les vitrines de brocante. Trois styles se mélangent là-dedans, et les séparer règle la moitié des questions :

  • L'histoire scandinave attestée: les navires retrouvés en fouille, les textes, les reconstitutions navigantes.
  • L'imagerie romantique du XIXe siècle: opéra, peinture nationaliste, gravures, d'où viennent les cornes et le vocabulaire fantaisiste.
  • La fiction et le jeu d'aujourd'hui: séries, jeux vidéo, déguisements, décoration de chambre.

La confusion tient aussi à un fait réel : les Scandinaves ont bel et bien pratiqué le raid maritime, à partir de l'attaque du monastère de Lindisfarne en 793. Mais un raid viking, c'est une petite flotte de coques légères qui échoue sur une plage, frappe et repart. Une prise pirate des Caraïbes, c'est une poursuite au large, un navire rapide qui rattrape un marchand et l'aborde. Les maquettes de trois-mâts sombres regroupées dans la collection de bateaux Pirate des Caraïbes appartiennent toutes à ce second monde, pas au premier.

Pour aller plus loin sur ce point : Les navires vikings, sur pourlascience.fr.

Point 1 : vérifier le nom, skeið, snekkja, knarr

Un navire scandinave porte un nom de type précis, et ce nom dit son emploi. La snekkja est la plus courante des unités de guerre, avec une vingtaine de bancs de nage. Le skeið est un grand navire long. Le karve reste polyvalent, le byrðingr et le knarr transportent hommes, bétail et marchandises.

La différence n'est pas décorative. Un knarr est large, ventru, ponté aux extrémités, taillé pour la traversée de l'Atlantique Nord avec une cargaison : personne ne monte un raid avec ça. Un skeið est long, étroit, nerveux à la rame. Quand un texte n'emploie que « drakkar » pour désigner l'ensemble, il parle d'imagerie et pas de marine.

D'où ça vient Le français « drakkar » vient du scandinave moderne drake (dragon) et de son pluriel, repris par les auteurs et illustrateurs du XIXe siècle. Le vieux norrois connaît bien dreki, « dragon », employé pour un navire à figure de proue sculptée, mais « drakkar » avec deux k est une forme récente, qu'aucun équipage du IXe siècle n'aurait reconnue.

Point 2 : compter les mâts, lire la voilure, regarder la coque

Le gréement date un navire en une seconde. Un seul mât planté au milieu, une voile carrée, des rames : monde scandinave. Deux ou trois mâts, des focs devant, une bôme derrière : XVIIe ou XVIIIe siècle, donc piraterie caribéenne.

La voilure

Le navire scandinave porte une voile carrée unique, en laine foulée, souvent renforcée de bandes cousues en croisillons. Sur les grandes reconstitutions navigantes, la surface tourne autour de 90 à 120 m². Elle se hisse à la drisse, se réduit en ferlant le bas, et ne permet pas de remonter finement au vent comme un gréement aurique.

Côté pirate, le sloop de l'âge d'or n'a lui aussi qu'un mât, ce qui trompe beaucoup de monde, sauf que sa voile est aurique, avec une corne en haut, une bôme en bas, et un bout-dehors qui porte un ou deux focs. La goélette en a deux, le brigantin combine carré et aurique, le gros trois-mâts empile les vergues. Les rayures rouge et blanc, plausibles pour une voile scandinave teinte, sont devenues une convention d'illustrateur : leur régularité parfaite est un signe d'atelier de dessin.

La coque

La construction scandinave se reconnaît au bordé à clins: des planches de chêne qui se chevauchent, assemblées par des rivets de fer, avec un calfatage de poil animal et de goudron dans les recouvrements. La coque est symétrique d'avant en arrière, le gouvernail est latéral, monté sur le côté droit à l'arrière, d'où vient le mot « tribord » dans plusieurs langues du Nord.

Le tirant d'eau descend souvent sous le mètre. Conséquence directe : on échoue le navire sur une plage, on remonte un fleuve, on repart sans quai ni marée favorable. Une coque de la piraterie caribéenne fonctionne à l'inverse : étrave et poupe très différenciées, château arrière, gouvernail dans l'axe, franc-bord assez haut pour percer des sabords. Le sloop reste léger et se glisse dans les hauts-fonds, mais il ne s'échoue pas volontairement sur le sable pour attaquer.

Compas et cordage noir enroulé reposent sur les planches usées d'un pont de navire.
Compas et cordage noir enroulé reposent sur les planches usées d'un pont de navire.

Point 3 : chercher les rames avant de chercher les canons

La rame est le moteur tactique du navire scandinave. Elle rend l'équipage indépendant du vent, permet la manœuvre en rivière et l'accostage au mètre près. Aucun navire pirate de l'âge d'or ne fonctionne comme ça, hors chaloupe d'annexe.

À l'époque viking, on mesure d'ailleurs un navire en bancs de nage : un bâtiment « de vingt bancs » se comprend tout de suite. Sur les unités de guerre, les sabords de nage sont percés dans le bordé, avec des volets de bois qu'on referme sous voile pour éviter d'embarquer de l'eau.

Et pas la moindre artillerie à poudre au IXe siècle en Europe du Nord : lances, haches, arcs, boucliers, abordage. Les canons de 4, 6 ou 8 livres, les sabords alignés, les affûts à roulettes appartiennent exclusivement au monde de 1650-1730. Si un canon apparaît sur une coque à proue relevée, l'objet est une invention de dessinateur, ce qui est parfaitement acceptable pour un jouet du moment que personne ne le présente comme une reconstitution.

Point 4 : tête de dragon, boucliers, casque à cornes

Les têtes d'animaux sculptées sont attestées, mais elles ne sont ni systématiques ni permanentes. Le pavillon noir à crâne, lui, n'a rien à faire là : le Jolly Roger apparaît autour de 1700, neuf siècles plus tard.

La proue d'Oseberg, retrouvée en Norvège, se termine par une spirale sculptée, pas par une gueule ouverte. Les sources islandaises rapportent une prescription intéressante : ôter la figure menaçante avant d'approcher la terre, pour ne pas effrayer les esprits du pays. Une pièce démontable, donc, montée pour l'effet et retirée le reste du temps.

Les boucliers alignés le long du bordé relèvent surtout du rangement et de la parade, comme sur le navire de Gokstad où l'on a retrouvé des supports prévus pour ça. En navigation de combat, ils gênent la nage. Quant au casque à cornes, aucune fouille n'en a livré : le seul casque viking à peu près complet connu, celui de Gjermundbu en Norvège, est un casque à calotte et masque oculaire, sans la moindre corne.

D'où ça vient Les cornes viennent de la scène. Pour la création du Ring des Nibelungen de Wagner à Bayreuth en 1876, le costumier Carl Emil Doepler dessine des casques cornus pour ses personnages germaniques. L'image se diffuse ensuite par l'affiche, l'illustration scolaire puis le cinéma, jusqu'à devenir le signe universel du « viking » dans les rayons de déguisement.

Point 5 : situer la date et contrôler les dimensions

Les deux périodes ne se chevauchent à aucun moment. L'âge viking court du raid de Lindisfarne en 793 aux batailles de Stamford Bridge et Hastings en 1066. L'âge d'or de la piraterie tient entre 1650 et 1730, aux Caraïbes, sur la côte américaine et dans l'océan Indien.

Le vocabulaire suit la même séparation. D'un côté hersir, jarl, þing. De l'autre flibustier, corsaire, boucanier, trois mots qui désignent des situations juridiques différentes et qu'on emploie souvent l'un pour l'autre. Ajoute une précision qui manque presque toujours : les Scandinaves de cette période étaient aussi marchands, colons, artisans et mercenaires, de Dublin à Kiev et jusqu'à la garde varègue de Constantinople.

Côté dimensions, les repères de fouille cadrent vite les annonces fantaisistes. Le navire de Gokstad mesure environ 23 m, celui d'Oseberg environ 21 m, le Skuldelev 2 environ 30 m, et le Roskilde 6 environ 37 m, ce qui en fait le plus grand connu à ce jour. Les épaves de Skuldelev sont exposées au musée des navires vikings de Roskilde, qui en a construit des reconstitutions navigantes. L'équipage se compte en dizaines d'hommes, la capacité d'emport reste faible, l'autonomie courte.

Comparaison utile : le Queen Anne's Revenge attribué à Barbe Noire, ancien navire négrier français rebaptisé, portait une quarantaine de canons et un équipage bien plus lourd à nourrir. Une flotte viking l'emporte par le nombre de coques et la vitesse d'exécution, pas par la taille d'un navire.

Navire scandinave (VIIIe-XIe s.) et navire de piraterie (1650-1730) : ce qui change vraiment
Critère Snekkja / skeið scandinave Sloop pirate Trois-mâts armé
Période 793-1066 vers 1690-1730 vers 1650-1730
Mâts et voilure 1 mât, voile carrée en laine 1 mât, gréement aurique et focs 3 mâts, voiles carrées et auriques
Propulsion d'appoint Rames, 20 à 60 bancs Voile seule Voile seule
Longueur type 18 à 37 m 15 à 20 m 30 m et plus
Armement Armes de main, arcs Quelques canons légers Jusqu'à 40 canons
Tirant d'eau Très faible, échouage possible Faible, hauts-fonds Important, haute mer
Usage principal Raid, transport, commerce Poursuite, fuite, embuscade Combat, prise de gros navires
Silhouette en déco Proue relevée, mât unique Coque basse, un mât Coque sombre, trois mâts

Point 6 : choisir la silhouette qui correspond à ce que tu veux montrer

Décide l'époque avant l'objet. Proue relevée, mât unique et voile carrée pour l'imagerie scandinave. Trois-mâts sombre, gréement compliqué et coque courte pour la piraterie caribéenne. Un mélange des deux sur la même étagère brouille les deux.

Sur une pièce décorative, l'échelle compte moins que la lisibilité de la silhouette. Une coque courte et fine, trois mâts nettement séparés, une teinte sombre qui détache le gréement du mur : on reconnaît le navire à trois mètres. Un grand modèle grossier, avec des mâts épais et des haubans peints en relief, reste confus même de près. À la base nautique où je travaille, j'entends régulièrement des groupes appeler « drakkar » toute coque à proue relevée, y compris un canot d'aviron : la forme générale suffit à déclencher l'étiquette, d'où l'intérêt d'une silhouette franche quand on veut qu'un objet se comprenne sans explication.

Deuxième critère concret, l'entretien. Une maquette vit sur une étagère et prend la poussière dans les fils de gréement. Un modèle en plastique rigide se dépoussière au pinceau sec sans risquer de gonfler comme le ferait un textile, et un gréement simple ne s'emmêle pas si quelqu'un le déplace de temps en temps.

Vue depuis le pont d'un voilier naviguant dans un fjord montagneux au coucher de soleil, avec un oiseau en vol au-dessus de l'eau calme.
Vue depuis le pont d'un voilier naviguant dans un fjord montagneux au coucher de soleil, avec un oiseau en vol au-dessus de l'eau calme.

Quand on cherche un objet qui pose une ambiance de flibuste sur un bureau ou dans une vitrine, sans monopoliser la surface et sans réclamer de vitrine fermée, un petit trois-mâts noir répond bien : la couleur sombre isole les mâts du fond, la matière se nettoie, et le format se glisse entre deux piles de livres.

Elle ne conviendra pas si tu cherches justement une coque scandinave à proue relevée, ni si l'objet doit être manipulé longuement par un enfant : dans ce cas, un set de construction avec équipage tient mieux le jeu qu'une maquette de vitrine. Si tu hésites entre plusieurs sets à monter, j'ai comparé cinq références par nombre de pièces et par encombrement dans ce comparatif de bateaux pirate LEGO.

Autour de la maquette

Pour compléter une étagère, garde une seule époque par surface. Un coffre de rangement de petit format, un tableau de marine, un pavillon plié ou tendu : tout cela cohabite bien avec un trois-mâts. Une hache de reconstitution nordique à côté, moins.

Même logique côté costume. Une chemise à manches bouffantes, une ceinture large et un tricorne composent une silhouette de flibustier ; une chemise à laçage d'inspiration nordique tire le personnage vers le nord et le haut Moyen Âge. Les deux se tiennent séparément, l'un dans l'autre ça devient un costume de fête générique.

Ce qui compte vraiment

Mon ordre d'examen ne change pas, qu'il s'agisse d'une gravure, d'une photo de reconstitution ou d'un objet posé en vitrine.

  1. Le gréement. Nombre de mâts, forme de la voile, présence de focs. C'est ce qui date le navire le plus vite, avant la figure de proue et avant le pavillon.
  2. La ligne de flottaison. Un franc-bord bas et une coque qui affleure indiquent un bâtiment de fleuve et de plage ; une muraille haute percée de sabords indique la haute mer.
  3. Le mode de propulsion secondaire. Des sabords de nage, ou rien. La présence de rames tranche presque à elle seule.
  4. Le bordé. Clins qui se chevauchent, ou bordé lisse calfaté. Sur une maquette, le détail est souvent moulé, mais il reste visible.
  5. Le nom employé. Un type précis (snekkja, sloop, brigantin) ou un mot fourre-tout.
  6. La date annoncée. Si elle manque, la description parle d'ambiance et pas d'histoire.

Ce que je pardonne volontiers sur un objet de décoration ou un jouet : la licence d'imagination, du moment qu'elle est assumée. Un bateau de jeu avec un canon anachronique amuse un enfant de six ans et n'abîme rien. Ce que je ne pardonne pas : appeler « drakkar » un trois-mâts à canons, ou vendre une pièce comme ancienne sans la moindre source. J'ai un faible pour les petits gréements et pour les pavillons dessinés à la main, imparfaits ; ça ne m'empêche pas de vouloir qu'une étiquette dise vrai.

Si tu veux comparer plusieurs silhouettes de trois-mâts avant de fixer ton choix d'époque, les modèles réunis dans la sélection de bateaux pirate de Piraterie Shop donnent un bon aperçu des formats disponibles.

Questions fréquentes

Comment s'appellent les bateaux des Vikings ?

Par leur type : snekkja pour le navire de guerre courant, skeið pour les grandes unités longues, karve pour un bateau polyvalent, byrðingr et knarr pour le transport et le commerce. Les archéologues, eux, désignent souvent les épaves par leur lieu de découverte : Gokstad, Oseberg, Skuldelev, Roskilde. Le terme générique « navire long », langskip, existe aussi dans les sources.

Que sont les drakkars vikings, et le mot est-il historique ?

Non, le mot n'est pas historique. « Drakkar » est une forme moderne, apparue au XIXe siècle à partir du scandinave drake, dragon, et popularisée par la littérature et l'illustration. Le vieux norrois emploie bien dreki pour un navire orné d'une figure de proue sculptée, mais le mot français désigne aujourd'hui, dans l'usage courant, l'ensemble des navires scandinaves à voile carrée, sans distinguer un knarr marchand d'un navire de raid.

Quel est le plus grand bateau viking retrouvé ?

Le Roskilde 6, mis au jour dans le port de Roskilde au Danemark à la fin des années 1990, avec une longueur estimée à environ 37 m. Viennent ensuite le Skuldelev 2, autour de 30 m, construit en Irlande, puis les navires funéraires de Gokstad (environ 23 m) et d'Oseberg (environ 21 m). Ces chiffres reposent sur des restitutions à partir de bois conservés partiellement.

Quels bateaux avaient les pirates de l'âge d'or ?

Surtout des navires rapides et de faible tirant d'eau : le sloop à un mât et gréement aurique, la goélette à deux mâts, le brigantin. Les équipages capturaient aussi des navires plus lourds et les transformaient, comme le Queen Anne's Revenge de Barbe Noire, ancien négrier français armé d'une quarantaine de canons. Le choix dépendait du programme : embusquer un marchand côtier ne demande pas le même bateau que tenir tête à un vaisseau de guerre.

Les Vikings étaient-ils vraiment des pirates ?

Ils ont pratiqué le raid maritime, ce qui les rapproche de la piraterie, mais leur activité ne s'y réduit pas : commerce à longue distance, colonisation de l'Islande et du Groenland, service militaire à Byzance, fondation de villes comme Dublin. Le mot « pirate » au sens de l'âge d'or renvoie à des équipages hors de toute autorité, organisés autour de la prise en mer. Ce sont deux phénomènes différents, séparés de huit siècles.

Comment entretenir une maquette de bateau posée sur une étagère ?

Un pinceau doux et sec, passé régulièrement entre les mâts et les fils de gréement, suffit dans la plupart des cas ; la poussière devient beaucoup plus difficile à retirer une fois qu'elle s'est agglomérée avec l'humidité. Sur une pièce en plastique rigide, un chiffon à peine humide fait l'affaire pour la coque, sans produit. Évite le plein soleil derrière une vitre et la proximité d'un radiateur, qui font travailler les colles et ternissent les teintes sombres.

« Les ravages des païens détruisirent misérablement l'église de Dieu à Lindisfarne. » Chronique anglo-saxonne, entrée de l'année 793.